Monthly Archives: avril 2009

Avoir un bon back-up

Mercredi soir, vers 19h40, je mettais la dernière barre sur le T et le dernier point sur le I de mon examen. Fin de session. Yé. Début de la session d’été, mardi prochain. Bouh. Comment fêter le mieux la fin d’une session et d’une épreuve finale qui ont relativement bien été versus l’étude que j’y ai mise? Une date, voyons! Mais pas une date de sexe. Non, non, j’ai pris une résolution dans ma vie. Il n’y a pas juste le 1er janvier qu’on peut en prendre. Je vous en parlerai dans un texte futur. Bref, c’est une potentielle, une fille qui pourrait devenir plus qu’un bon petit coup qui n’apporte rien de plus qu’un soulagement éphémère. Son nom de code? L’optométriste.

Comme Morsure et le Photographe avaient un party à Montréal, je décide de les embarquer avec moi, conscience environnementale oblige. Conscience économique aussi. Départ vers 21h. Rendu près de l’Île, j’appelle ma date pour lui annoncer mon arrivée. Elle me dit qu’elle préfère se déplacer en métro, pour l’allée et le retour. Ce qui implique un retour vers 23 heures. Assez insultant de faire une heure de route pour qu’une seule bière. Elle a peur, elle est novice dans les rencontres virtuelles. Comprenable? Je vous laisse en juger. Comme je suis en route et qu’il est illégal de parler avec un portable en voiture, je lui dis que je la rappelle sous peu.

Ce fut plutôt sous long. Ça ne se dit même pas, mais je le dis moi. Quand je suis fâché, je déparle. Mon copilote a oublié d’apporter les indications menant à l’endroit du party. Je les vois là, elles sont sur la table. Complètement inutile où elle se trouve. Et comme Westmount et moi faisons deux, on s’est joyeusement perdu parmi plein de noms de rues anglais qui m’étaient inconnus jusqu’à date. Je me demande où les gens de l’Ouest font le plein de leur voiture, mais nous avons mis 20 minutes pour trouver un dépanneur. Indications en mains, j’appelle L’Optométriste qui n’a jamais répondu.

Je me retrouve avec 2 heures à tuer et une envie de pisser pressante, mais ça, ça n’a pas rapport dans l’histoire. J’ai toujours envie quand il ne faut pas. Besoin d’un back-up imminent. Qui pourrais-je appeler et qui ne serait pas fâchée d’être un bouche-trou. La Blogueuse Mystère.

- Allo, t’es libre quand pour une bière?
- 23h

J’aime ça simple de même! La bière fut plutôt remplacée par un dodo collé et 23h par 23h30. À 1h30 j’ai reçu un téléphone du Photographe pour me dire de venir le chercher et que Morsure restait à coucher à ce party. Ça m’apprendra à être gentil!

Mais quand même, merci gentille back-up!

D.

Chercher les signes

Est-ce que ça peut plus sentir l’été que ça? Ce soir j’ai eu mon premier BBQ de l’été avec Moi et l’Autre, L’Inuit, Le Photographe, L’Obsédée et Morsure. Tous des gens avec des petits noms cutes! Soirée qui s’est terminée un peu trop tôt à mon goût. J’avais envie d’être entouré, de profiter de la brise. Celle des soirs d’été, ni trop chaude, ni trop froide. Celle qui me transporte et me fait réfléchir, qui m’amène dans la lune. Dans ma lune, il y a du vent. C’est l’élément qui m’apaise le plus. Je dors avec un ventilateur à l’année.

J’en ai donc profité pour aller m’éclairer les idées en voiture les fenêtres baissées avec un cappuccino glacé suprême choco-brownies, je me gâte. Besoin de penser à ma vie. À mes dates qui n’en finissent plus de finir et de s’accumuler. Qu’est-ce que je recherche dans tout ça? Le sexe ne me donne même plus la satisfaction d’avant. Quand je reviens d’une date, je me sens coupable. Coupable d’ajouter un nouveau nom à la Liste. La Dateur’s List. C’est comme la Shindler’s List mais sans l’Oscar qui vient avec. Ou l’Oscar de la vie vide.

Mon patron nous a parlé lors d’une réunion qu’il se fiait beaucoup aux signes, aussi anodins soient-ils, que la vie lui apporte. Que ça l’aidait lors de certaines décisions. Cette nuit, en voiture, j’ai changé l’itinéraire habituel de mes ballades qui ne me mène nulle part. Nulle part comme mes dates. Au lieu de tourner en rond dans la ville et dans ma vie, je suis allé en zig zag. Briser la routine. À la recherche des signes. Ils se trouvent peut-être dans les rues que je vais découvrir.

Les rues portent toutes des maudits noms de fleurs. Le genre de quartier préfabriqué ou toute les maisons se ressemblent. Sans cachet particulier. Comme les jours de ma vie. Plate. Comme la rue. Vide. Méchants signes.

Les signes sont poches un peu cette nuit. Je suis peut-être aveugle, je ne veux peut-être pas les voir. Mon patron – encore – nous disait, toujours à propos des signes, qu’il demandait à son père au ciel de l’aider à les voir. Je ne lui parle pas souvent au mien qui s’y trouve aussi. Je ne suis pas du genre à quêter. « Hey yo p’pa bring me the signs!« 

Je ne sais pas s’Ils ont Internet en haut, mais p’pa, viens-donc lire mon blogue! Ton fils a pu d’allure!

D.

Once you go black…

Vous savez mon obsession intense sur les ménages à trois. Mon aventure ratée et V. qui est venue m’allumer sur la possibilité que ça se produise de façon imminente n’ont fait qu’alimenter mon envie. Mais ne trouve pas deux filles qui veulent mon membre qui veut! Tâche très ardue, vous voyez! Cependant, je ne vous ai jamais parlé d’un autre fantasme que j’avais mis un peu en veilleuse. 2009 sera l’année de la culture pour moi. Noires, Asiatiques, Arabes, bring em’ all!

Beyonce, une pas pire noire

Beyonce, une pas pire noire

Sur l’heure du souper ce soir, La Black était connectée. C’est un récent dossier obtenu via RéseauContact. Un peu jeune, elle n’a que 18 ans. Recrue de l’armée. Pas trop mon style de personne, mais, elle est noire. Et les noires, les belles, ben ça me donne le goût! Le goût de réaliser mon fantasme.

Dans mon petit patelin éloigné des villes multiethniques, les Noirs ne courent pas les rues. Ils marchent sur les trottoirs et sont dix tout au plus. Si peu nombreux qu’on les nomme plutôt que de les compter.

On se rejoint à mi-chemin pour prendre une glace. Son parfum sent vraiment bon. Un nom italien, quelque chose comme ça. Je n’y connais rien. Elle est aussi jolie que sur ses photos. Elle porte par contre une grosse chaîne dans le cou avec sa plaque de soldate qui me rappelle que la semaine elle manipule des AK-47 ou des armes comme ça. Je n’y connais rien non plus. Mais ça refroidit.

Après la crème glacée, l’envie de baiser m’envahit. En fait, je mens, car j’ai été envahi dès l’âge de 18 ans et je suis pourri de l’intérieur. J’ai toujours envie. Ça tombe bien elle aussi. Arrêtez de payer des verres aux filles, payez-leur un cornet et elles s’étendent toutes en Y dans le lit dans le temps de le dire.

J’ai toujours rêvé de toucher à des seins noirs. Je suis heureux que pour ma première fois, les seins était d’une taille qui semble être back-order ces temps-ci. Le C qui se tient. Un C pour Cercle. Pas un C pour Catastrophique. C’est bizarre un mamelon noir. Je ne suis pas habitué. Mais la couleur café de son corps nu dans le lit me donne le goût de passer à l’action.

Après lui avoir fait un cunnilingus de 10 heures où elle a fini par me dire qu’elle était vaginale, j’ai eu droit à une fellation de Noire. Une fellation de Noire c’est plus excitant parce c’est nouveau. C’est comme la première pipe avec une Blanche. On s’en rappelle.

La première baise avec une Noire c’est la même chose. C’est comme si tu étais puceau. Tu viens vite, mais tu t’en fous, car tu as réalisé ton fantasme! Vite, mais intense. C’est mieux que long et ennuyant. Un peu dans la douche, un peu dans le lit. Je délimite mon territoire.

Le vieil adage dit: Once you go black, you never go back. Peut-être pas, mais c’est un fichu bon dossier d’ouvert!

D.

Quand je « re-date » la Blogueuse Mystère

22h00. Coin Sherbrooke et Berri sur les 4 flasheurs. J’attends impatiemment la Blogueuse Mystère. Elle aussi. Nous avons faim. Faim comme dans on se mange par l’intérieur. Mes deux petites toasts du matin sont pas mal digérées-évacuées. Il fait beau et chaud et on décide de trouver une terrasse. On y va en métro. Ça monté les prix, hein? Moi qui ne le prends jamais depuis que j’ai une voiture. J’ai dis au caissier – qui semble s’ennuyer depuis que le système d’achat de billets est aussi automatisé – que « dans mon temps » les tickets étaient à 33 sous chacun. Il ne la pas rit. Moi oui. Vous?

La quête d’une cuisine ouverte offrant une terrasse extérieure à 11 heures est une chose ardue à Montréal. Premier essai dans un restaurant fast-food de la place Jacques-Cartier. Le commis au comptoir nous dit d’aller nous assoir dehors. Le serveur nous dit que la cuisine est fermée. Bel agace. Il nous dit d’aller voir au resto d’en face. Le resto d’en face nous dit d’aller en face. Impasse. On opte dont pour les Trois Brasseurs. Près d’une fenêtre fermée, c’est PRESQUE dehors, non?

Pourquoi pas une petite séance de karaoké pour terminer la soirée? Fabio et Steven doivent bien s’ennuyer de nous. Pas de tant que ça. J’essaye de faire mon habitué de la place et j’appelle Fabio Steven. J’ai l’air un peu niaiseux. Je fini par chanter A bohemian rhapsody de Queen avec un des patrons (je n’ose plus m’avancer sur leur nom). Une vieille dame saoule me tapote l’épaule à mon moment préféré. Vous savez lequel!

- Donne-moi le micro!
- Non!

Fin de l’altercation.

À ma sortie, un peu chaudasse je constate qu’une pharmacie s’appelle Thèrese Péres, pharmacienne. Mignon, je ris car j’ai bu. En passant devant la fameuse ruelle, l’envie d’y aller m’a traversée l’esprit mais j’ai chaud et ce ne serait pas très attirant pour elle.

Quelques minutes plus tard, dans le lit, une bouche de blogueuse a compris mon envie. Si on dort mieux la tête vide, sachez qu’il en est de même pour les testicules.

Bonne nuit!

D.