Monthly Archives: août 2009

Flirt au Café Campus

On débute les vacances en force! Depuis une semaine, Jess est pas mal distante. Un projet n’attend pas l’autre et visiblement je n’en fait pas parti. Qu’à cela ne tienne, R, un nouveau dossier Réseau Contact s’est manifesté. Samedi dernier je devais sortir au Café Campus et je l’ai avisé de cette sortie. Par contre, elle sortait déjà dans un autre bar. Tant pis.

Cath, le fils du prof d’économie, Steve et moi sommes donc arrivés à 22h45 question de profiter des spéciaux. Ça me fait toujours bien rire de voir que certaines personnes, beaucoup trop pauvre, remplissent leur table du plus grand nombre de verres de bière à 1$ possible. Je n’ose même pas imaginer la température de leurs bières à 2h du matin. Bref, je préfère payer un peu plus cher pour un produit de qualité.

Vous vous souvenez de ma belle serveuse. Elle se souvenait de moi. Elle m’a même payé des shooters sans que je lui demande. On se donne même des petits noms. Je pense que c’est dans la poche. Je n’ai pas osé renverser ma bière comme Marc Boilard le prescrit dans son billet. Mais est-ce vraiment éprouvée comme technique. J’aimerais une version barmaid svp!

Durant la soirée je reçois une bine, un petit coup sur l’épaule. Je me retourne. C’est R. Avec son petit mohawk, look tomboy. Vraiment jolie. Je balbutie un truc du genre:

- Hein… R!… Salut!
- Salut ça va!
- Ben ouais… tu n’allais pas à un autre bar?
- Ouais mais c’était nul alors…

Et là, présentation officielle de son amie à mes amis. Quelques shooters pour se détendre et se familiariser. Le fils du prof d’économie, un peu trop saoul s’est mis à lui poser des questions sur nous deux, sur son intérêt. On relaxe champion, on ne se connait presque pas! Et pour se connaître, rien de tel qu’une danse lascive. Comme la vie m’aime, le DJ a sélectionné pour l’occasion, Suavemente d’Elvis Crespo. J’ai pris R par la main.

- Viens t’en sur la piste de danse toi!
- Ok!

Pas de baiser. Juste des lèvres qui s’approchent. Qui se disent «je te veux, mais pas tout de suite». Je me suis vite rendu compte que j’avais une érection. J’ai détourné mon regard vers la petite-pas-jolie-en-sueur-habillée-trop-serré juste à côté de moi et tout était entré dans l’ordre.

À la fin de la soirée je suis allé la reconduire à son véhicule qui n’était pas garé bien loin. Devant sa voiture, elle parlait mais je ne l’écoutais pas. J’ai pris son visage dans mes mains et je l’ai embrassée.

Dring, dring!

- T’es où? On t’attend!
- Ouais, ouais, j’arrive! Désolé c’était mes amis… on se revoit?
- Ouais, j’aimerais ça!

D.

Je suis fu-fu-fucké dans ma tête!

Disais-je sur l’air de Je danse dans ma tête de notre Céline Nationale!

Je vous apprends quelque chose si je vous dis que je ne sais pas ce que je veux? Que je suis clairement fucké dans ma tête? Du moins en ce qui à trait aux relations?

Au début je courrais après Jess pour l’avoir.
Je l’ai eu et après cela, c’est elle qui courrait après moi.
J’ai perdu de l’intérêt avec le temps car elle me courrait – trop – après
Visiblement elle s’est essoufflée de me courir après et commence à être distante.

Et là… c’est moi qui court après elle de nouveau.

Avec mon Ex c’était parfait, ça n’allait jamais bien et j’avais constamment l’impression de travailler pour arriver à mes fins. Je courrais tellement et si vite que je voyais toujours Usain Bolt au dessous de mon épaule.

Allez donc savoir! J’ai besoin d’un psy ou je suis tout à fait normal? Le sondage est lancé!

***

Je suis en vacances jusqu’au 7 septembre. Je ne serai peut-être pas très productif durant cette période.

D.

C’est ça l’amour?

Jess et moi avons eu notre première fin de semaine ensemble. Oui, vous avez bien lu. J’ai passé les deux nuits du week-end dernier chez elle. À prime abord, je ne devais que m’y rendre pour le samedi soir après son travail pour une fondue, dormir là et bonsoir la visite. Mais comme la vie est ce qu’elle est et que tout change constamment à la dernière minute – du moins dans ma vie – mon petit plan bien banal s’est transformé en premier week-end à deux. Presque 48 heures ensemble. Un peu vite je trouve. Pas vous?

1 heure du matin, samedi le 22 août.

- Aweille, viens donc.
- Je veux bien mais il est 1 heure du matin et tu travailles demain de 16h à 22h. Je ne repartirai pas chez nous pour revenir après pour la fondue.
- T’as qu’à rester ici. Je te donnerai la clé si tu veux sortir.

La clé? C’est pire ou moins pire que d’avoir sa brosse à dent chez l’autre? De toute façon, j’aurais fait quoi samedi après-midi? Je n’ai aucun autre plan.

- Euh, bon, ok… j’arrive j’imagine.

J’ai fait mon sac en prévision de 2 jours loin de la maison et je suis parti. Arrivé chez elle, je n’ai pas eu à attendre aussi longtemps pour faire l’amour. Un peu moins bon que la dernière fois. La fatigue? L’effet nouveauté qui s’estompe déjà? La facilité? Allez savoir mais nous avons dormi après. Et ce jusqu’à midi.

Nous sommes allés dîner sur une terrasse. Et à l’intérieur ensuite après m’être fait dévorer une jambe par les guêpes. Elles sont voraces cette année. Vous ne savez pas qui j’ai croisé dans la rue? La Chiro. Nous nous sommes regardés et ensuite nos têtes ont fuit dans une autre direction. Et bof, je ne suis pas retombé en amour. Pas de punch ici.

***

6 heures de temps dans un appartement qui n’est pas le tien, c’est long. La Coupe Roger à la télévision? Les femmes au tennis sont un peu moins jolies que du temps de Kournikova. Un petit tour du MSN? Personne. Ouin juste 16h30… le temps va être long. Dodo alors.

Pour un lever à 20h. Le temps d’aller faire l’épicerie pour la fondue. J’ai bu la moitié de la bouteille avant qu’elle arrive. J’étais déjà feeling quand elle est arrivée. Après le copieux repas bien arrosé, je n’avais qu’une envie. Dormir. Et elle? Baiser. On a été quitte pour se bouder et un dodo dos à dos. Notre premier déjà à notre troisième nuit ensemble. Ça part mal.

Et le lendemain c’était pire. On a commencé à se lancer des flèches. Boudage et jalousie au rendez-vous. Son ex est un texteur compulsif, il y a de quoi se poser des questions. On a même fait semblant d’être fâchés,surtout lorsque j’ai feint de quitter avec mon sac dans les mains. Le genre de fausse chicane pour voir la réaction de l’autre. Le provoquer. Voir ses limites. Voir si l’autre tient à nous. De l’enfantillage à son meilleur! Je suis bon là-dedans! Et elle aussi.

C’est tu ça l’amour? Si c’est ça, je ne suis plus sur d’en vouloir…

D.

Une nuit bien courte

Mercredi, 19 août 2009.

Ça sent presque l’amour, hein? Moi aussi je sentais ça le lendemain matin. Ça sent meilleur qu’une chambre fermée où on a fait du sexe toute la nuit. Ben ce n’est pas parce que ça sent mauvais que ce n’est pas bon là! Faut toute vous expliquer.

Bref, cette odeur de perfection ne dure jamais bien longtemps. L’équilibre doit se former et c’est ce qui s’est passé lorsqu’elle m’a texté un truc qu’on a déjà tous entendu.

- Appelle-moi, faut qu’on se parle.

Traduction libre: Appelle moi que je te dompe.

Donc, je l’ai appelé. Elle m’a dit que j’avais l’air désespéré de me matcher (hâte serait plus le mot exact selon moi) et qu’elle trouvait ça un peu looser de se rencontrer sur internet. Ça surprend le lendemain d’une si belle nuit. Je patinais un peu à trouver une solution. Je ne me souviens même plus de ce que j’ai pu raconter, mais je l’ai convaincu que ne n’était pas si pire. Je trouve toujours les mots dans les situations critiques. Comme la fois où, saoul mort, j’avais traité une fille de pute et que ça c’était su. Le chum-date-mec-de-la-soirée-de-la-fille ne l’avait pas trouvé drôle. Je méritais une solide tape sur la gueule, mais bon menteur, je m’en était tiré qu’avec une bonne frousse. Ne jamais dire de méchancetés sur les autres, les mots ne vous sauverons pas toujours.

Me voilà donc à minuit en route vers chez elle. Et je travaille à 9h le lendemain. Comme preuve de non-désespoir, il se fait mieux. Une heure de route aller, une pour le retour il ne m’en reste que 7 pour avoir une soirée convenable, dormir, me laver et déjeuner. C’était le pire plan du monde moi qui aime ma nuit de 8 heures.

Elle revenait du travail et elle portait encore son kit d’infirmière. On est loin de l’infirmière de film porno. Le chandail manche courte aucunement décolleté, les pantalons appareillés et les running shoes. Ce n’est pas la robe courte et les talons hauts. Triste. Je l’ai attendu dans son lit pendant qu’elle se lavait. J’ai feint de dormir quand elle est revenue. Comique sans bon sens.

Une fille c’est magnifique quand elle combat pour ne pas que ça aille plus loin. Une fille qui a envie de s’envoyer en l’air mais par principe, refuse. Ça ne dure jamais bien longtemps. Il suffit de trouver et de travailler les points faibles. Mais elle est tenace la petite Jess. Elle n’a pas envie que je m’en sorte si aisément. Si bien qu’il a fallu que j’attende jusqu’à 4h30 du matin avant de planter mon drapeau et de crier victoire.

Et étrangement, je ne ressentais pas le besoin de partir. Marc Boilard, dans son dernier texte, nous dit que les filles doivent coucher avec le gars pour voir son intérêt. Je crois que le gars a aussi besoin de le faire pour connaître son propre intérêt envers une fille.

Et l’intérêt est là.

Je suis parti à 5h30 non pas parce que j’avais eu ce que je voulais mais parce que le soleil se levait. Bonjour la nuit de 3 heures!

D.