Monthly Archives: septembre 2009

Blues d’automne

Je suis assis confortablement sur mon fauteuil d’ordinateur. Je fixe la page blanche de mon document Word qui, je le sais va se remplir. Je viens d’ouvrir une bouteille de rouge mais je n’ai malheureusement rien à célébrer ce soir. Un Tommasi 2006. Un cadeau de fête de mon employeur. Ça fait 9 mois qu’elle traine dans le garde-manger. Je m’étais dis que je la garderais pour une occasion spéciale mais elle n’est jamais venue.

Je suis de retour d’une balade en voiture. Quand je décide de faire des balades seul à cette heure si tardive c’est que j’ai des idées à remuer. Je ne pense qu’à Jess depuis le début de la soirée. De mon courriel stupide que je lui ai envoyé.

J’ai mis le contact dans ma Hyundai froide. L’automne est déjà bien ancré. Il n’a vraiment pas mis de temps. J’ai réglé la température là où le bleu et le rouge se rejoignent. Pas trop chaud ni trop froid. J’ai fermé la radio car à cette heure il n’y que de la musique de club à toutes les chaînes.

Je me suis arrêté sur le bord de la chaussée, j’ai pris la petit tablette de papier dans ma boite à gants et j’ai gribouillé quelques mots. Pour m’aider à réfléchir et pour pouvoir coucher sur papier plus tard ce à quoi j’ai réfléchis. Je suis reparti. Direction Tim Hortons. Avec un Cappuccino glacé, ça pense mieux.

- Bonjour, puis-je prendre votre commande?
- Ouais, un moyen Cappuccino glacé. Ah et puis non, un grand.

Je voulais faire une longue balade.

J’ai pris le même trajet que moi et Jess avions pris la première fois lorsqu’elle était venue me voir ici. Repenser à nos débuts. Revenir en arrière. Penser que c’est possible de le faire. Elle était tellement belle assise à côté de moi. Je suis allé boire mon breuvage sur le quai là où nous nous étions embrassés la première fois. Me remémorer ce moment une seconde fois. Écouter le bruit des vagues formé par le vent d’automne. Tout ça, ça m’aide à réfléchir. C’est comme ça, laissez-moi mon petit bonheur.

Parlant de bonheur, je vais me servir une seconde coupe. Voilà qui est fait.

Je suis revenu par la même route que lorsque je l’ai reconduit à son véhicule. En fait, je refais toujours le même trajet quand je me promène en auto. Je refais toujours les mêmes choses. Ce soir je n’ai pas eu le choix, une route était barrée. J’ai changé ma routine. J’ai tourné à gauche plutôt que de continuer. Aussi tordu que ça puisse paraitre, j’ai vu un signe dans ça. Et si j’étais l’unique responsable de mon malheur, que mes échecs amoureux étaient causés par le fait que je fais toujours les mêmes erreurs. Quand on cherche des réponses et des signes on les déniche un peu partout.

C’est bien beau tout ça mais je repense toujours à elle. Je me demande ce qu’elle a fait de ma brosse à dents. Elle l’a surement mise à la poubelle. C’est surement la troisième coupe de vin qui me fait réfléchir à des choses aussi futiles.

750 millilitres de vin, c’est beaucoup pour une seule personne. Je ne la boirai pas toute cette bouteille. Je l’avais gardée pour une occasion spéciale.

Je l’avais gardé pour nous deux.

D.

Mon petit doigt me dit que… la suite

Je m’en confesse, je suis un vrai agace. Je pense, sans prétention avoir le sens du punch et du suspense. Et ça ben ça vous fait chier, Et moi ça me réjouit. Si vous saviez le punch d’un film après les 5 premières minutes vous en cesseriez l’écoute et moi je veux que vous reveniez alors je fais pareil.

Alors, de retour avec ma vierge épleurée que non, je n’ai pas carté. Et oui je crois qu’elle avait 18 ans. Comment ça? Comme ça. C’est tout. Juste de penser qu’elle pourrait avoir 17 ans mon cœur lève. Si j’ai des lectrices de 17 ans, je m’en excuse. Réessayez l’an prochain pour obtenir votre chance. Long préambule pour arriver ici…

Nous n’avons pas fait l’amour. Elle s’est simplement occupée de moi. Point. Ensuite, dodo.

Le lendemain matin, avec nos haleines de bombe bactériologique, nous avons eu une seconde tentative. La porte était par contre toujours coincée. J’ai eu beau essayer de défoncer avec mon bélier mais l’escouade tactique n’a jamais pu pénétrer. Non mais avouez que côté subtilité je me donne pour ne pas être catalogué comme un blogue érotique.

Deux jours plus tard, elle m’avait supprimé de Monclasseur. J’ai exigé des explications en SMS même si je m’en foutais un peu…

- Je ne veux rien savoir d’un gars qui veut juste du cul!
- Qui t’as dit que je ne voulais que ça?
- En tout cas je me suis senti vraiment forcée
- Vraiment? Tu n’es pas capable de dire non?
- C’est toujours toi qui a raison Monsieur Parfait?
- Ok, bye bye on reprendra cette discussion quand tu seras moins fachée.

Et la discussion n’a jamais été reprise.

D.

Mon petit doigt me dit que…

Je vous avais parlé d’une histoire qui m’est arrivée la semaine dernière. Je vous raconte!

Je suis sur la 20 au beau milieu des champs en route vers un contact tout frais connu sur Monclasseur. À peine majeure mais elle semble plus vieille que son âge. J’essaie de me convaincre avec ça que c’est socialement acceptable. Je suis en retard, c’est bien mon genre. Elle aussi visiblement. Je suis devant la maison qui porte l’adresse qu’elle m’a texté depuis une bonne quinzaine de minutes. Une fille restera toujours une fille.

Lorsqu’elle est sortie j’ai vite constaté qu’elle était très grande. Elle est brune, souriante et des seins, ma foi, très bien proportionnés pour sa grandeur. Comprendre: gros.

Comme il s’agissait d’une rencontre de dernière minute nous ne savions pas trop où aller ni quoi faire. J’ai opté pour le Mont Royal en grand romantique que je suis. La Roumaine m’y avait déjà emmené et j’avais trouvé ça bien joli malgré le brouillard. Ce soir là, le Mont Royal n’avait rien d’un endroit romantique. Ça ressemblait plus au Club LaBoom. Les voitures pimpées crachaient de la musique de club si forte que mes tympans ont explosés. Les gens buvaient allègrement de la bière et dansaient.

Sous les rythmes de la musique, nous nous sommes embrassés. Et c’est ici que ça se complique. Elle était si intense que si elle avait pu entrer dans mes jeans elle l’aurait fait. Et elle a prononcé les mots à ne JAMAIS prononcer lors d’une première rencontre.

- Je t’aime
- Pardon?
- Ben je t’aime capote pas, c’est un je t’aime de même!
- Ah…

La soirée s’est poursuivie et l’envie de dormir ensemble m’est passée par la tête. Malgré la peur créée par son « je t’aime » hâtif, j’avais le goût d’un peu plus. Direction le motel où j’avais emmené R. 3 semaines plus tôt. Saviez-vous que le pont Champlain est congestionné même à 2 heures du matin? Moi oui, je le sais.

Arrivés au motel, nous nous sommes vite retrouvés nus comme des vers. Au moment où mon index allait donner le coup de grâce, j’ai senti une petite résistance à l’intérieur…

- Es-tu vierge?…
- Non!… ben oui… mais tsé… presque… pas tout à fait…

Et misère…

D.

Se mettre à nu

Petit sujet léger en ce samedi.

Jeudi soir, je suis allé au Party de l’APP en compagnie de bien trop de gens pour vous les énumérer. Le glamour était au rendez-vous. Hôtesses sexy, limousines, caméramans, photographes. Il ne manquait que le caviar… qui était remplacé par du pop-corn, allez donc savoir.

Après avoir passer une heure au rez-de-chaussée sur marché Bonsecours à trouver la fête plutôt ennuyeuse je demande à un employé qui s’affairait à nettoyer le plancher souillé par la bière:

- Y’a pas grand monde, hein? Vous n’attendiez pas 2000 personnes?
- Ils sont tous en haut, vas voir il y a même des danseuse n…

Avant même qu’il ne termine de dire le mot « nues », j’étais déjà à l’étage supérieure où j’ai constaté avec stupéfaction que, oui, deux jolies femmes se pavanaient dans une cage toute petite. J’ai du prendre pas moins de 100 photos d’elles et elles se prêtaient à mon jeu.

« Place-toi comme ça », « fait-moi la meilleure pose de ta vie » « Souris » « Air farouche », et elles m’écoutaient. Je me sentais tel un vrai photographe de magasine, si bien qu’une des deux a écrit son email dans mon cellulaire pour que je lui envoie les photos.

À la fin de la soirée, une fille visiblement éméchée ou exhibitionniste ou bien les deux s’est rendue au tatoueur style airbrush et a littéralement levé son chandail pour se faire « tatouer » sous les yeux de nombreux garçons ébahis donc les miens tout particulièrement.

Pas de classe ou fille ouverte? Avez vous déjà fait ce genre de choses en public? Vous êtes vous déjà prêté au jeu du photographe ou bien de la photographiée? Pouvez-vous m’envoyer ces photos? Merci d’avance! Bon week-end!

D.