Monthly Archives: septembre 2009

À Jess: E-mail que je ne t’enverrai jamais…

Salut Jess!

Je t’écris pour la dernière fois ne t’inquiète pas. Mais lis au moins ce dernier message. Ça me fait du bien de te l’écrire et je ne voudrais pas qu’il tombe dans l’oubli.

Tu sais, toi et moi ça été houleux au départ. C’est allé rapidement et j’ai paniqué. Je me suis sorti un peu de l’histoire et ça t’a fait reculer. Quand j’ai vu que tu te distançais ça m’a fait réagir et prendre conscience que tu n’étais pas une date comme les autres. Pas une de plus à ma liste innombrable de rencontres. On doit souvent perdre quelqu’un pour se rendre compte de l’importance que cette personne a dans notre vie.

C’est vrai que nos caractères étaient un peu trop semblables. On aurait surement fini par se tuer. Mais on meurt tous de quelque chose. Ça ou frapper par une voiture. Quelle est la différence?

Quand tu m’as dit que tu as couché avec un autre gars, ça m’a fait tout drôle. Moi aussi, j’ai rencontré d’autres filles. Je m’en confesse. Mais je t’avoue aussi que je me sentais bizarre en revenant et je ne pensais pas vraiment à la soirée que je venais de passer mais plutôt à toi. Je me sentais coupable même si je ne te devais rien. Je m’étais très sincèrement attaché à toi… même que l’épaisse couche de roche qui recouvre mon cœur – je crois qu’on appelle ça comme ça – commençait à se fissurer.

Mais depuis une semaine tu ne me donnes plus de nouvelle. Plus d’invitation. Plus de bonne nuit. Même pas de réaction à mon dernier au revoir officiel. J’ai la forte impression que tu te fiches royalement de moi et personnellement je trouve ça très dur après la chimie – j’ai la prétention de quoi croire qu’il y en avait une – qu’on avait.

Alors, difficilement je te dis, bonne chance Jess. Merci pour les trois semaines magnifiques.

D.

Où es-tu?

Je te cherche depuis quelque temps là. Ça fait un bon deux semaines que tu t’es poussée je ne sais pas où ni avec qui. Tu étais toujours là quand j’en avais besoin. Tu étais même l’unique responsable de mes succès sexuels!

Une amitié comme ça, c’est fort c’est sincère. Pourquoi tu m’as lâché? J’ai l’air fin moi devant les filles, je ne sais plus quoi faire.

Allez Érection, reviens. Ce n’est pas ben drôle!

*****

Mardi, moi et R. avions prévu un plan tout à fait charmant. Cinéma et motel. Un motel une étoile genre. Pas bien plus. Je ne sais même pas si elle brille encore. Le film était OSS 117. C’est bon mais je préférais le premier. C’est l’histoire de… ah pis non vous vous en tapez ce n’est pas le blogue de René Homier-Roy ici.

Fin du film, 20h30. Elle m’a suivi avec sa voiture jusqu’au motel. Pour les siestes de 4 heures je vous le recommande. Il s’agit du Motel Rideau. Sara vous fournira une photo dans les commentaires. La petite chinoise à la réception me donne ma clé dans un franglais approximatif et je me dirige vers la chambre 24 qui nous a été assignée.

Aussitôt la porte refermée, je plaque ma compagne de la soirée contre le mur et je la déshabille en un rien de temps. En passant, je parle de R. et non pas de la chinoise. Son unique rôle à cette asiatique dans notre histoire est me remettre la clé. Vous aviez saisi? Ensuite, nous sommes ensuite allés sous la douche question d’être un peu plus frais. Et l’eau, bien, c’est excitant.

C’est supposé… mon érection désertait toujours. Et R., elle, était visiblement dans un autre mood que moi. Et que se passe-t-il quand on ne bande pas? On se sent nul, l’orgueil en mange un coup et on bande encore moins. Elle rentre presque vers l’intérieur si bien qu’on a presqu’un vagin.

Je me suis dirigé dans le lit pensant que ça reviendrait. J’ai réussi à en avoir une… pendant une minute. Un genre d’érection-agace. Un trou dans un nuage, une lueur d’espoir. Et au meilleur moment, ça ramollit.

Demain sur les boites de lait vous verrez mon érection. D’un coup vous l’auriez aperçue.

D.

Sur les lèvres ou sur les joues?

Pourquoi rétrograder aux joues après avoir connu les lèvres? Pour introduire mon petit sujet du jour je vous ramène à mon histoire de mardi avec R où j’ai délibérément omis un passage car je savais que je vous en reparlais plus tard.

Voici le paragraphe que vous auriez du lire:

Elle m’attendait adossée au mur extérieur de la station Berri-Uqam sur St-Denis. Elle m’a accueilli avec deux baisers sur les joues. Ça me rassurait de voir qu’elle était aussi jolie que ce qu’elle laissait percevoir samedi dans la noirceur du bar et de la nuit. [...]

J’ai une autre histoire semblable pour renforcer la véridicité de la situation.

Janvier 2006, j’ai même la date si vous la voulez. J’ai une rencontre avec une fille dans le défunt et très chic Motel Canada situé quelque part sur le boulevard Taschereau. Dans l’une de ses chambres thématiques en plus. L’Amazonienne ou quelque chose comme ça. Les murs étaient recouverts de bambou. Vraiment. Bref, soirée alcoolisée parsemée de sexe ici et là. Le lendemain, quand je la dépose devant chez elle, elle me tend sa joue droite. Au moment où j’allais là gifler, j’ai compris qu’elle voulait que je l’embrasse. Une joue tendue qui signifie clairement « ne m’embrasse pas ailleurs ».

Pourquoi deux becs secs sur les joues alors que nous nous étions embrassés goulument auparavant? Cette situation m’est souvent arrivée et je n’ai jamais trop compris le pourquoi du comment.

Qu’est-ce qui peut bien provoquer cela? La gêne? La peur que l’autre se fasse des idées et qu’il prenne le baiser comme un au revoir engageant. L’inconfort de la sortie du cadre qui permettait ce genre de rapprochements (bar, nuit, chambre…)?

Une chose est certaine, je préfère m’abstenir que d’offrir deux baisers sur les joues. Et vous?

D.

Cas problème: La révélation de Jess

Je vous ai parlé dans mon texte de jeudi que Jess m’avait fait une révélation. Je vous raconte.

Nous sommes allés diner jeudi midi dans un petit restaurant de cuisine canadienne. Spaghetti sauce à la viande, poutine et steak haché dans le menu. Le restaurant est désert mais la serveuse nous installe dans la plus petite banquette du monde à 3 pouces du comptoir où elle prépare le café. L’intimité est à son comble.

La discussion est relaxe jusqu’à ce qu’elle me parle d’un gars.

- Ouin, il s’est déjà passé un peu plus avec lui!
- Genre la semaine passé? Haha!

Haha parce que je l’ai dit à la blague. Et la… silence…

- C’était la semaine passé?
- Ben tu étais distant je pensais que tu ne voulais plus me voir!

Ça m’a fait un petit quelque chose. Je ne peux vraiment pas me fâcher de cette situation mais n’empêche que ça me titille. Personne n’aime imaginer sa fréquentation dans le lit de quelqu’un d’autre. J’ai l’impression de ne plus être aussi important pour elle que j’avais pu l’imaginer. D’être facilement remplaçable. « On remplace un pape » que ma mère me dirait pour m’encourager.

Je sais vous vous dites que je ne suis pas mieux. Que j’ai R. aussi en même temps et tout plein d’autres que je n’hésiterais pas à ajouter dans ma liste. Et vous auriez tout à fait raison. Je suis toujours comme ça moi. Je m’attends à l’exclusivité de la part de la fille alors que moi-même je ne l’offre pas à l’autre.

Suis-je le seul comme ça? Pourquoi réagissons-nous ainsi même si nous ne sommes pas mieux?

D.

Où baiser?

Mardi midi, je suis revenu de chez Jess où j’ai joué à Docteur D. J’étais très fatigué car on dort très mal avec quelqu’un qui se mouche et qui tousse à toutes les trente secondes. Je n’avais que quelques heures devant moi pour faire une sieste. À 16 heures, je devais aller rejoindre R. aux Trois Brasseurs pour une rencontre plus officielle que celle que nous avions eu dans un état avancé au Café Campus précédemment. Un Super Tuesday.

Elle m’attendait adossée au mur extérieur de la station Berri-Uqam sur St-Denis. Ça me rassurait de voir qu’elle était aussi jolie que ce qu’elle laissait percevoir samedi dans la noirceur du bar et de la nuit. Pas de mohawk cette fois mais une jolie petite tuque. En fait, pas une tuque mais un genre de chapeau qui ressemble à ça et qui fait très estival quand même. Ai-je l’air de Jean Airoldi?

Après le copieux repas, direction cinéma. Signe que la technologie prend trop de place dans nos vies, il n’y a plus de commis pour les billets. Que des distributeurs automatiques. L’attente est plus longue, 50% des gens ne savent pas comment ça fonctionne. Bref un recul net du service offert. Une dame me demande de l’aide:

- Désolé, comment ça fonctionne?
- Choisissez le nombre de places que vous voulez.
- Juste une!
- Faites « Continuer » là!
- C’est pas 5 dollars le mardi?
- Ailleurs oui mais pas ici on dirait!
- Mais pourquoi…
- Je travaille pas ici moi, merde!

Bon je ne l’ai pas dit mais je l’ai pensé fortement. Plus elle prenait son temps à ne rien comprendre plus nous étions en retard pour notre film… que nous ne sommes pas allés voir. Honte à vous madame!

Après la bière et les shooters au Ste-Élisabeth, la tension sexuelle s’est fait sentir. Mais où la libérer? Montréal étant la ville à mi-chemin pour nous. Nous avons essayé le Parc Lafontaine mais il y avait encore des joueurs de pétanque et de balle en action. Aucune intimité. Surtout avec la police bien présente. Les toilettes?… dégoutantes. On oubli ça!

Résolus à se reprendre, je l’ai caressé tout le long du trajet jusqu’au métro. Vu qu’elle portait une jupe, j’avais le beau jeu. J’aurais bien aimé une fellation mais j’attire la police comme la peste. Mauvaise expérience passée. Vous êtes vous déjà arrêtés à tout ce qui pouvait se passer dans les voitures que vous croisiez?

Nous nous reprendrons certes. Où seriez-vous allés exception faite d’un motel crasse sur le Boulevard Taschereau?

D.