Monthly Archives: novembre 2009

Un bain tourbillon c’est toujours gagnant

- Tu fais quoi ce soir?, me dit Sand.
- Rien du tout, tu proposes?
- Je ne sais pas, t’as des idées?
- Et si on partait en road trip vers Ottawa.

Et de fil en aiguille nous avons opté pour faire cette ballade dans la merveilleuse région de… Lanaudière. Faut avoir les moyens de nos ambitions et les ambitions de nos moyens comme dirait mon professeur. Ben quoi? Rien de tel qu’une promenade dans St-Liguori non? Que je vous vois dire le contraire. Mes hommages aux Liguorois ou Liguorien. À vous autres, là.

Bref, je suis allé la chercher vers 21H30. Sur de mon chemin, je n’ai pas consulté le petit Post-It que je m’étais fait pour noter mon chemin dimanche dernier. Bien entendu, je me suis perdu royalement dans les rues industrielles de Montréal. Chemin Rockland par la 15 via la 40. J’ai même fait honte à tous les hommes en demandant mon chemin juste pour vous dire à quel point j’étais perdu. Je n’ai rien compris, la dame parlait en russe… j’étais vraiment loin.

Elle m’attendait dans les marches de son appartement quand je suis arrivé. Il nous restait 8 minutes pour nous procurer de la bière que nous voulions boire dans un motel. Anecdote lors de l’achat de la bière: L’employé du Shell sur Jarri est un trou du cul. En lui tendant le reçu de ma transaction que je n’avais pas besoin il me répond avec arrogance :

- I’m not the garbage man!!!

Trou de cul et anglais en plus. Je brandis la Loi 101!

Direction 40 Est vers Repentigny. Ensuite Ste-Marie-Salome, St-Ligori, St-Jacques, Joliette et St-Charles-Borromé. Une révélation nous est apparue au milieu de nul part dans la nuit où les mots magiques s’illuminaient en néon bleu.

Motel Joliette. VACANT. La joie après 2 heures de routes de campagne qui semblent mener nul part.

Le tenancier – chinois, ça va de soit – nous informe qu’il en coûte « Quatvinonze doard avec bi toubion doube ». Moins de 100 dollars pour une chambre avec bain tourbillon double, je n’ai pas revu ça depuis la belle époque du Motel Canada. Je l’ai rempli. Au cas.

Il était 2 heures du matin et nous voulions sortir dans un petit bar pas très loin. 45 minutes avant le Last Call et que les lumières s’allument. Nous avons englouti tous les shooters inimaginables dans le temps de le dire. Et nous sommes revenus au motel.

J’ai bien fait de remplir le bain. Rien à rajouter! Clin d’œil, clin d’œil. Le pouce dans les airs, toute.

D.

Pendant que tu dors

PendantQueTuDors

T’es belle. Je te regarde dormir pendant que j’écris ce texte. Ben, je l’écris dans ma tête car ton clavier est plein de vin et les touches de la rangée du QWERTY ne répondent plus. Elles répondent en fait des chiffres. J’ai une bonne mémoire de toute manière, je vais tout recracher rendu chez moi.

Si hier soir on m’avait dit que je serais chez toi, je ne l’aurais pas cru. Depuis le jour où tu m’as écrit après avoir découvert mon blogue et l’avoir lu en entier, nos discussions n’ont pas toujours été faciles. C’est probablement le plus gros euphémisme de la Terre. Je m’étais toujours demandé si tu voulais vraiment me voir ou bien si tu niaisais. Mais comme l’alcool fait dire la vérité, je te rappelle que tu m’as texté 1000 fois pendant que je me rendais chez toi que tu avais hâte que j’arrive. Ça m’a fait un petit velours!

Boire du vin à s’en saouler un dimanche après-midi, c’est toute une folie dans ma vie. Une première date assez spéciale. Surtout avec une fille déjà saoule depuis ce matin. Après qu’on ait englouti chacun deux Cold Shot, nous sommes allés nous asseoir. Juste le fait de ta cuisse contre la mienne, je n’y croyais pas encore. Ça semblait totalement délibéré et j’aimais bien. Mon dieu que je voulais te sauter dessus. Je n’ai pas eu à le faire. Je te cite:

- Quand je lisais ton blogue, je te voulais tellement!
- Et là?…

Et t’as agrippé mon visage dans tes mains et on s’est embrassés. J’ai tellement trouvé ça beau. On vient tout juste de faire l’amour et tu t’es endormie juste après. Tu as tellement eu un weekend de débauchée, je comprends. Tu sembles être bien. Tu ronfles intensément.

Il fallait que je dégrise un peu. Alors, j’ai fait ta vaisselle et j’ai passé le Swiffer dans le salon. J’ai fait de mon mieux car la lingette était vraiment sale. Je pense que tout est Ok.

En quittant, j’ai tenté de te réveiller mais en vain. Alors le message texte que tu liras, je te l’ai envoyé en te regardant dormir.

Tu es belle quand tu dors. Moins quand tu ronfle par contre. Repose-toi Sand, on se reprend. Je t’ai laisse l’autre bouteille de vin sur le frigo. J’espère que tu vas m’attendre.

D.

Plan B : B pour Belmont

J. s’est connectée sur MSN jeudi soir pour élaborer le plan de notre soirée de vendredi. Je crois que nous avons élaboré ce plan des dizaines de fois. Avec elle, tout doit être confirmé et reconfirmer jusqu’à la dernière heure.

- Alors, c’est quoi le plan?, me dit-elle.
- Ben comme prévue, on se rejoint à St-Bruno pour 17 heures.
- Ok! Ah oui je voulais te le dire là, c’est purement amical et y’aura jamais plus.
- Quoi?…

Et c’est comme ça que je lui ai remontré la porte une xième fois dans ma vie. Jusqu’au jour, dans 10 ans peut-être, elle reprendra contact avec moi après une rupture douloureuse. Et naïf comme je suis, mes bras seront grands ouverts. Dossier fermé!

Bref, ça prenais un Plan B. B comme dans Belmont. Et Le Fils du prof d’économie tient à ce que je parle de cette soirée. Soirée pour le moins hétéroclite. On a tous des gangs ici et là qui n’ont pas trop de liens entre eux. Prenez une personne dans chacune d’elles et sortez tous ensemble. Déjà, ça s’annonce spécial. Alors si vous n’aimez pas mon texte (je pense en particulier à mon clan – car maintenant ils en sont un – Anti-D) vous mettrez cela sur la faute au Fils!

Je vais aborder ce texte de la même façon que mes souvenirs se présentent dans ma tête, soit en petits bouts.

- Tournée de shooter avec le barman Alain. Un chic type!
- Je me suis littéralement fait clanché par une magnifique fille de 19 ans dans l’art de boire un shooter de 3 onzes de téquila. Elle n’a même pas grimacé. Et moi… tellement. Mes chances la ramener chez moi étaient donc nulles.
- Ça l’air de Virginie Cossa était quelque part dans le bar. Allez donc savoir.
- Le Canadien ne joue pas vraiment tard. C’était la reprise.
- Avec un bar bill, on ne s’en sauve jamais en bas des 3 chiffres.
- Rich, l’ami disparu depuis des années, a vomi tout le long du retour. Calculez ça comme vous voulez mais, 1 heure ça en fait beaucoup.

Faites votre propre histoire mais moi je vais au gym faire fondre les 120 dollars que j’ai bus.

Moral de l’histoire: Quand une date vous fait faux bond, noyez votre peine.

D.

Come-back de J

Jeudi dernier, tout juste après le congé du Jour du Souvenir, j’ouvre mon poste informatique à mon travail. Je rentre mes codes secrets pour accèder à mon compte. Des mots aussi difficiles à trouver que des fruits et légumes jumelés à un chiffre bien connu au lit. Le Dateur reste le Dateur. J’ouvre mon logiciel de courriel. Une tonne de messages en rouge m’indique qu’ils sont non-lus. Il suffit d’une journée et ça se rempli quand on est un homme important!

Un en particulier attire mon attention. Enlarge your Penis. Pas besoin, merci. J’avais aussi un courriel d’elle. Je l’avais joyeusement virée de bord quand elle était en couple. J’ai le droit. J’étais saoul aussi. Mais ce nouveau message qu’elle me laissait était dans une tout autre dynamique. J, qu’on va l’appeler, était de retour dans le merveilleux monde du célibat.

Nous nous sommes textés tout le weekend à raison de 24000 messages… l’heure. Elle travaille de nuit alors je ne dors pas fort disons.

Hier, j’avais un rendez-vous dans son bout. Nous avons donc profité de ce fait pour aller souper au Chenoy’s. Le nec plus ultra du boulevard Taschereau. Ceux qui connaissent savent que je ne suis pas sérieux. Mais coté poutine à 3 heures du matin, vous allez où sur la Rive Sud? C’est ça je me disais.

La chimie fut excellente. En deux ans, elle a changé pour le mieux. Une petite tatouée sans que ça soit trop. Des yeux magnifiques qui le sont juste quand elle me regarde. Bon ce bout là, je le trouvais cute et je me permet d’y croire. Alors, hein… pas de commentaires. Au dessert, je feuillette la carte.

- Ahah, on prend un gâteau au carottes?
- Ahah!
- Non mais y’a juste les gens de 50 ans et plus qui aiment ça où quoi? J’ai jamais vu de jeunes commander ça!
- Moi non plus!

La serveuse revient avec un gâteau au carotte. On éclate de rire à voir l’air de la serveuse. La pauvre, elle avait pensé qu’on avait déjà fait notre choix. Elle est revenue avec un copieux gâteau au chocolat gros comme la table. Nous l’avons terminé 6 heures plus tard et avons permis d’éradiquer la faim dans le monde avec celui-ci. Vous regarderez aux nouvelles.

Dehors, nous nous sommes entendus pour nous revoir vendredi. L’air froid la faisait sautiller. Je me plaisais à croire qu’elle sautillais aussi car elle avait hâte.

Et si c’était vrai?

D.

Y’a de ces folles

Je pensais avoir tout vu. Mais j’ai encore des croutes à manger, je crois. Je vous explique un peu le topo.

Une fille me répond sur Réseau Contact. À date vous me suivez? C’est bon. La fille est jolie et cherche à faire une rencontre. Elle est au bon endroit et elle est tombée sur le bon gars. On s’échange nos MSN, le classique de la cruise internet.

Parle-parle, jase-jase, la fille me prend de court avec une rencontre. C’est bien la première fois.

- Mardi? Déjà? Euhm… ok!, que j’ai répondu encore un peu sous le choc.
- On peut s’appeler?

Ah le fameux téléphone! Je déteste quand une fille me demande ça. Ça ne me dérange pas plus que ça, mais avant de dormir. Pas quand je parle à tout plein de monde. Je suis du genre à dire tout haut ce que j’écris à quelqu’un d’autre.

Mais cette fille est insistante. Elle use de menaces enfantines… dans lesquelles je tombe.

- Dis-moi-le tout de suite là si tu ne veux pas me parler, hein. Je vais aller me coucher.
- Bon ok…

Et là, elle parle! Et mon dieu, elle parle tellement que je ne sais plus de quoi! Ni de quoi elle parle. Surement des hommes. Ah j’entends le mot ex… Ouais ça doit être de ça, elle parle des hommes. Mais ne me demandez pas ce qu’il a fait le pauvre, mais j’espère qu’il était sourd. Ah bon, c’est à mon tour de parler.

- Bla bla bla… allo? T’es là?
-…

La ligne a coupé… dommage! Je la texte. « Je crois que la ligne a coupé on dirait ». Elle rappelle. Elle est tenace, tsé. Elle veut entendre ma douce voix et c’est bien normal. Vous voudriez tous l’entendre.

- Bla bla bla… allo? Le signal a coupé encore!, que je dis… à personne, pour me déculpabiliser de raccrocher à nouveau. La ligne est mauvaise, je n’y peux rien. Dommage, je parlais depuis un bout et en plus, c’était brillant ce que je disais. Je reçois un texte. Elle est en maudit que la ligne coupe. En maudit après moi. Moi, le nouveau responsable des communications chez Télus.

- Bon regarde laisse faire ça. J’te laisse à tes petits n’amis. Textuellement dit comme ça. Un message texte, c’est souvent textuellement dit, non? Quelle drama queen! Après ce fâcheux incident, je me dis que j’allais laisser faire pour la rencontre.

Le lendemain matin, alors que je préparais mes bonnes toasts, je reçois un message sur MSN. Elle veut me voir ce soir (mardi), car elle a une mauvaise journée. Oh la pauvre. Elle a donc la mémoire courte.

Je lui ai dit tout simplement que j’étais désolé et que je n’avais pas apprécié sa réaction de la veille et que ce n’était pas ma faute si la ligne coupait. En parlant au Je, pour faire plaisir à mes plus psychologues lectrices. Je ne voulais pas imaginer une crise si j’étais un jour en couple avec elle. J’ai eu droit à une jolie réponse polie qui débutait bien ma journée.

- OK, va te faire foutre, bye!

Ah oui j’oubliais, avant que vous me disiez d’arrêter de flirter des mineures, la fille a 27 ans!

D.