Monthly Archives: décembre 2009

Un petit conte de Noël triste

noeltriste

Il était une fois une petite fille exceptionnelle. Une fille d’une infinie beauté et brillante. Une fille qui s’exprime extrêmement bien aussi. Je fais même plus de fautes de français qu’elle mais ça, c’est pas dur! En fait, une fille qui a tous les outils pour réussir dans la vie. Car, qu’on le veuille ou non, les gens qui n’ont pas de talents ben, ils ne réussissent pas à moins d’avoir de bons contacts.

Bref, alors que cette fille aurait dû réussir, elle a plutôt choisi la voie inverse. La voie de la déchéance. L’abus d’alcool, la drogue et la fête à outrance. Vous savez, faut pas la culpabiliser la petite. C’est si bon, ça l’air. Tout en étant totalement nocif.

La fille fréquente des gens qui ne sont pas nécessairement de bonnes références dans sa vie. Dur de s’en sortir quand les gens autour d’elle lui offre speed, alcool, cocaïne et plein d’occasions pour consommer tout ça.

Cette fille je l’ai rencontré à quelques reprises dans mon passé. Les bouteilles trainent partout dans son appartement. Gardez-y vos souliers, vous risqueriez de vous mouiller les chaussettes. Quelques grains blancs, qu’elle n’a pas réussi à se mettre dans le nez, parsèment aussi sa table de salon.

J’ai beau essayer de me foutre d’elle. De me dire qu’elle court elle-même à sa perte. Que c’est son problème. Mais je reviens toujours à éprouver de la pitié pour elle. Surtout en cette période des Fêtes qu’elle passe gelée comme une balle et saoule comme une botte.

En espérant que 2010 soit meilleur pour toi. Que tu te reprennes en main. La vie est belle, tu sais? Ça serait dommage que tu la scrapes encore plus!

Je n’ai peut-être pas réussi à te faire prendre conscience que tu t’en allais nulle part mais il y a des gens qui peuvent t’aider.

Encore faut-il que tu le veuilles. Bonne année!

D.

Ce qui se passe au party de bureau…

… Reste au party de bureau… Souhaitons-le!

J’espère que personne ne va nous trouver. Je suis saoul. Je suis assis sur la toilette, les pieds contre la porte de la cabine. Sur moi, il y a ma collègue. Détromper-vous, on est habillé. Quelqu’un vient d’entrer, si quelqu’un aurait vu 4 pieds sous la porte… imaginez la machine à rumeur. Je vous raconte.

C’est mon party de Noël de ma job. Des gens bien fringués, du beau monde. Bar ouvert. L’arme mortelle des partys de bureau. Celle par qui les photos de fesses sur le photocopieur ont été inventées. Et moi, un bar open ça me rend dingue comme une toutoune devant une van de puff aux fruits. C’est une madame avec qui je travaille qui dit ça. Ça me fait rire les expressions d’antan.

J’ai bu, j’ai bu. Un peu de n’importe quoi. Quand c’est gratuit, on essaye, on est plus aventurier. Plus cave aussi. Ma collègue est en couple. Elle est saoule aussi. Et pas mal à hommes. Comme la majorité d’entre vous, mesdames. D’après moi, elle prend des shooter de libido extra œstrogène. J’ai fait ma bio en secondaire 5, je connais ça. Elle passe son temps à me tirer par le bras pour aller danser. J’aime danser alors pourquoi pas!

Mais cette fois, c’était un slow. Je ne me souviens plus de la chanson mais je me souviens de ses becs dans le cou. Et elle me refait ça pour 2-3 slows. J’y ai pris goût et je ne réponds plus de moi-même. Je ne suis qu’un homme après tout.

Il est tard et il n’y a presque plus personne. Je lorgne la salle de bain pas trop loin. Je ne vous ferai pas un dessin mais, il y a la salle de réception et la porte des toilettes est derrière un mur. Bref, personne ne me verrait entrer.

Je l’entraine donc subtilement dans ce coin tranquille. Je jette un coup d’œil dans la salle de bain. Les lumières sont fermés. Parfait. Je la prends par le bras, je la pousse à l’intérieur et en moins de deux je verrouille la cabine. Je l’ai regardé droit dans les yeux. J’ai envoyé dans les siens toute l’envie sexuelle que j’ai accumulée dans tous les partys où elle était là et que j’avais envie de l’embrasser sans l’avoir fait. J’ai pris son visage dans mes mains et je l’ai embrassée. Dix secondes, peut-être un peu plus.

La lumière s’est allumée. Quelqu’un allait satisfaire un besoin à l’urinoir. Je me suis assis sur la toilette et elle sur moi. Durant cette période de répit elle s’est rendu compte d’une chose… elle est en couple.

Il est 1h15. Dans la salle le party est fini. Dans la salle de bain aussi visiblement.

D.

Dater via Facebook

Vous m’excuserez mes absences prolongées mais, que voulez-vous? Les dates ne courent pas les rues par les temps qui courent. Et non, je ne ferai pas un appel à tous pour que vous m’écriviez sur mon courriel dateurenserie@live.ca. Ça ferait bien trop désespéré, non? Et j’étais en fin de session intensif jusqu’à hier soir. Non mais UN cours. Ouf, pas facile!

Aujourd’hui, je répondrai à la question à laquelle vous vous poser tous j’en suis sure: Pouvons-nous flirter sur Facebook? Moi qui étais persuadé du contraire, force est de constater que oui!

Angecornu m’a parlé d’un petit groupe sur Facebook. Je suis célibataire (Qc). Alors je vais voir et je zieute les membres du groupe. Je tombe sur la jolie Colombienne. Je craque bien entendu car vous connaissez mon goût pour le multiculturisme.

Donc nous revoilà 2 mois plus tard, donc dimanche dernier. Elle a finalement accepté de me voir. En fait c’est elle qui m’a même proposé le dimanche. On a plutôt mal choisi notre journée. Une pas pire tempête sévi sur le Québec. Sur l’autoroute, ça roule pare-choc à pare-choc. Pour empirer la situation, je suis trois charrues qui déblayent l’autoroute. Impossible de les dépasser. Pouvez-vous bien me dire, quelles sont les chances que ce soit moi qui sois directement derrières elles. Pourquoi pas directement devant. Loi de Murphy encore. Je hais ce type et sa fichue loi qui ne fait que s’abattre sur moi!

J’arrive tout même le premier car elle aussi, a eu de la malchance sur la route. J’ai même eu le temps d’aller lire le journal au Tim Horton. Elle a stationnée sa voiture juste à coté de la mienne. Plus belle encore que ses photos. Souriante, des yeux magnifiques, très petite. Tellement latine. Vous auriez tous croqué dedans chers amis. Comme dans le fruit interdit.

Parce que les dimanche soirs de tempête nous limite un peu coté activité, nous avons opté pour le classique du restaurant. Et ensuite une bière. Je l’ai fait beaucoup parler. Technique FBI de Marc Boilard! C’est ça la clé messieurs. Montrez-vous intéressé!

Bref, pas de punchs comme ceux dont vous êtes habitués pour cette première rencontre. Pas de bec, pas de sexe. C’est La Rouquine qui va être fière de moi, hein? Simplement une rencontre normale.

Et si la normalité me faisait du bien pour une fois? La normalité fait des textes assez normaux aussi. Enfin, à suivre!…

D.

Flash-back: Ma 2ème blonde (2001)

Avril 2001

Depuis déjà 6 mois que j’acquiers de l’expérience avec les femmes. J’y prends goût petit à petit. On se rend vite compte qu’il n’y a rien de sorcier à flirter un peu et d’atteindre nos buts. J’ai déjà embrassé 4 filles dans la moitié d’une année. Je suis un vrai tombeur. Mais je suis puceau encore. J’attends la bonne. « La Bonne« , j’en rit un peu aujourd’hui. Enfin bref…

J’ai commencé a chatté avec une fille sur MIrc. Bo-t15. Beauté. Quinze comme dans son âge. J’ai 18 ans, ce n’est pas si mal! Elle habite dans ma ville, c’est déjà un gros plus car je n’ai pas encore de voiture et il y a trop de neige pour sortir mon vélo. Elle fume, mais ça ne me fait rien. En fait, je ne sais pas ce que ça fait d’embrasser une fumeuse. J’imagine que ce n’est pas si pire.

Un soir, ou plutôt une nuit on décide que c’est l’heure de se voir. Je suis jeune, je suis tenace, j’ai marché une heure pour me rendre à l’endroit du rendez-vous. Tempête de neige en prime. Mais la neige c’est romantique, non? Je suis arrivé à notre lieu de rendez-vous. Personne. J’ai attendu une heure sans jamais voir ma Bo-t15. Sans cellulaire, sans argent, sans rien, je suis revenu chez moi. Dans la tempête toujours. Beaucoup moins romantique sur le chemin du retour. Elle a eu un empêchement et comme les SMS n’existaient pas en 2001…

Elle m’a refait le coup une autre fois, mais beaucoup moins loin. J’étais là, à nouveau à attendre. Je suis reparti. Elle m’a dit par après m’avoir vu tourner les talons. Elle croyait que j’avais été déçu. Je l’ai cru. La troisième fut la bonne.

Il faisait beau cette journée-là. On a marché. Quand on est jeune et qu’on n’a pas d’argent, on marche. On s’en contente et on l’apprécie. Par la suite, elle m’a invité chez elle. Il y avait personne.

Dans sa chambre, elle a verrouillé la porte. Au cas. On s’est étendu dans son lit. Et on s’est embrassé toute l’après midi. Toute la soirée aussi. S’embrasser, c’est gratuit. C’est bon. Le temps passe vite. Déjà 20 heures, je dois partir.

Comme une fille de 15 ans, elle m’a dit je t’aime.

Et comme un gars sans expérience de 18 ans, je lui ai dit moi aussi.

D.