Monthly Archives: janvier 2010

À en perdre connaissance…

rencontreN

*** Vite un nouveau texte pour passer à autre chose ***

Reportons nous en début janvier. Êtes-vous capable? Je vais prendre le temps qu’il faut. Toup touloup toup toup… Ok? Bon!

C’est vendredi, je n’ai rien à faire. Ça arrive souvent. Je navigue tout bonnement sur Réseau Contact. Il y a cette fille à qui j’ai écrit il y a 2 ou 3 jours sans avoir eu aucune réponse. Triste, elle est belle mais pas pitoune de club. Bref, belle mais accessible pour un gars pour moi. Faut savoir jouer dans sa ligue. Je décide de lui récrire. J’ai rien à perdre.

Je reçois une réponse positive, parle parle sur MSN, jase jase au téléphone, planifie une sortie pour le lendemain. Le plan? Souper et brosse. J’aime bien! Tout c’est fait rapidement. De week-end ennuyeux, je suis rendu avec un week-end que plusieurs célibataires envieraient.

C’est au Boston Pizza qu’on se donne rendez-vous. Il est 17h30. C’est désert. Le souper se déroule bien. On quitte alors que tout le monde arrive pour le match. Je vous fais ça court. Le propos croustillant n’est pas là. Direction ensuite pour Mon Ami Pierrot, une boite à chanson sur la rive sud de Montréal annexée a une hôtel. J’y suis déjà allé avec elle!

Je suis allé prendre une douche pour me rafraîchir avant de sortir. Je dansais au rythme de l’eau brûlante et glaciale qui sortait de la pomme de douche. Trouver la température idéale est une tâche ardue dans ce genre d’endroit. Soudain la porte s’est ouverte. Au travers du rideau, j’apercevais une silhouette de femme nue.

Elle est venu me rejoindre sous le minuscule jet tout de même chaud mais insuffisant pour deux. Nous nous sommes mis à nous embrasser et à nous caresser. L’eau redevenait froide de façon intermittente mais nous n’en tenions pas rigueur. Sous la douche il faisait chaud. Très chaud.

Ses yeux se sont mis à virer à l’envers. Ses jambes ont ramolli. Je l’ai retenue et je l’ai assise dans le bain.

- N? T’es là?
- …

Je lui ai mis un peu d’eau froide dans le visage. Elle est revenue à la raison… le temps que je l’assois dans la chambre sur le tapis où elle est retombée à nouveau dans les vapes.

J’ai beau avoir ma carte de secouriste, laissez-moi vous dire que je capotais. « Bonsoir monsieur l’agent, ben j’étais à une firstdate et voilà elle est morte nue dans mes bras. Oui oui, dans la douche, pif paf.»

Ses yeux se sont rouverts. Son souper, lui, est sorti. Copieusement à part de ça.

- On reste tranquille dans la chambre, t’en dis quoi?
- Ouais, bonne idée, m’a-t-elle répondu gênée en constatant son dégât.
- Ramasse ton petit snack, brosse tes dents et je t’attends en d’sous des draps!, lui répondis-je en riant.

D.

Rectifications – Le comble

Jamais je n’aurais pensé faire autant de remous avec cette histoire qui m’apparaissait tellement banale à prime abord. J’aimerais simplement rectifier certains faits qui j’espère, vous aideront à vous faire comprendre le fond de ma pensée.

Vous savez depuis bientôt un an j’écris ici des choses qui ne font pas toujours l’unanimité. Les discussions ont été toujours animées et j’adore ça. Elle ont été fait dans le respect, exception faite de quelques hurluberlus en manque d’attention.

Par contre, dans ce dernier texte j’ai reçu une série de commentaires très personnels à mon endroit. Que je suis cave, borné que je ne comprend rien à rien. Bref, le pire des trous du cul. Et vous vous en êtes donné à coeur joie en m’écrivant ces attaques sur 25 lignes de long. Sachez que ça me blesse un peu. Vous dire que je m’en fou éperdument car j’écris à visage caché serait vous mentir.

Bref, je sais que les MTS sont quelque chose de malheureux. Je suis conscient que ce n’est pas drôle ce qui arrive. Je sais aussi que c’est répandu. Je sais tout ça!

Je sais aussi que j’ai réagit de façon excessive. Ma façon de réagir a été la même en d’autres occasions comme par exemple la fois où on m’a dit que j’étais pas du goût de la fille.

Elle m’aurait dit n’importe quoi qui n’aurait pas fait mon affaire et que j’aurais du savoir à l’avance que j’aurais réagit comme ça. Ce n’est pas une question de jugement sur les maladies et de la mépriser à cause qu’elle a chopé ça. C’est triste pour elle. Vraiment.

Mais moi, je ne pouvais pas continuer. MOI MOI MOI. Si un autre le veut, go for it mon ami. Mais si je n’ai plus droit à mes propres choix, il me reste quoi maintenant?

Ceci dit ma réaction a été excessive et impolie. Je me suis excusé auprès d’elle et elle a dit que c’était humble de ma part et que mes excuses étaient acceptées. Je l’ai fait il y a à peine trois heures.

Merci à ceux qui ont compris que ce qu’il fallait critiquer était mon départ précipité du bar et non mon incompréhension de la maladie.

Je pense sincèrement avoir fait le tour de la question. Vous pouvez garder votre opinion que vous avez de moi mais je tenais à m’expliquer pour mon honneur.

D.

Le comble

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Mon téléphone cellulaire fait un vacarme en vibrant sur le bureau en mélamine. Brrrrrr. Quelque chose comme ça. Un message texte.

- Ce soir, t’as envie d’aller prendre un verre?

Parfois on n’a pas à trop faire d’effort. Et ça tombe bien car ces temps-ci, je n’ai pas envie d’en faire. Me voilà donc en route le soir venu en direction de Montréal.

Je déteste aller chercher les gens. J’ai mon petit papier dans les mains avec l’adresse mais je peine à voir les numéros sur les portes. Vivement les bonnes vieilles boites aux lettres sur le bord du chemin. Alors j’avance tranquillement sur les quatre flasheurs les yeux plissés à essayer de trouver mon numéro chanceux.

Une grande fille aux cheveux longs s’approche tranquillement de mon véhicule. C’est elle. Elle s’assoit. Elle est belle et elle sent bon. Elle me propose un petit bar branché avec des chandelles sur les tables. Les divans sont en cuir bruns. L’ambiance est vraiment chaleureuse. Propice aux flirts. Dommage que j’aie oublié le nom.

On commande une bouteille de vin. Le serveur la dépose sur la table et je lui verse un verre.

- La bouteille n’est pas encore débouchée Monsieur, me dit le serveur
- Je sais, je blaguais.

Je ne blaguais pas du tout. Honte à moi, j’étais certain qu’elle était ouverte.

La discussion va bon train. Boulot, école, loisirs. Tous les sujets sont passés au peigne fin. Si bien qu’on approche le sujet un peu plus sexuel. On parle des choses que l’on aime ou aime moins. Nos langues sont plus pendues, alcool aidant.

- Je dois te dire quelque chose…
- Vas y…
- Ben j’ai l’herpès!

Et là j’embarque dans son jeu, étant persuadé que c’est faux.

- Ce n’est pas faux?
- Non…
- Tu es consciente que tout s’arrête ici là? Je suis vraiment fâché que tu ne me l’as pas dit avant. J’ai fait une heure de route pour venir te voir, disons que je me serais passé de ça!

J’ai déposé 10 dollars sur table et je suis parti en la laissant seule.

Réaction excessive de ma part? On peut la féliciter de son honnêteté mais est-elle un peu tardive? Pas que je méprise les gens souffrant de telles maladies mais ne croyez-vous pas que c’est un détail plus important à mentionner au départ que de dire que tu préfères le vin rouge plutôt que le blanc?

Bref, je croyais avoir tout vu mais là c’est le comble!

D.

Flash-back: Ma 2ème blonde (2001) – Part II

Ma relation avec Bo-T15 est on ne peut moins sérieuse. En effet, j’approche du 2 mois de relation. Ben quoi, c’est sérieux ça non? 2 mois c’est presque des noces de Jell-O. Faque, hein?

C’est par un soir de veillée Pascale. Je connais mes fêtes religieuses. Je viens d’ailleurs tout juste depuis quelques mois d’avoir le pouvoir de dire « Non Maman, je vais plus à l’Église ». La majorité m’aura apporté ça de plus. Bref, cette fête est entre le Vendredi Saint et Pâques. Étrangement, c’est toujours un samedi.

Sur MIrc, elle se connecte. On n’a pas MSN ni de cell comme je vous disais alors on se rejoignait là!

- Tu fais quoi ce soir mon amour, que je lui ai dit
- Ah je vais chez ma grand-mère pour Pâques, ça ne me tente pas. J’aimerais mieux être avec toi tu sais?
- Ah t’es cute, moi aussi j’aimerais ça être avec toi!
- Ah je t’aime!
- Ah moi aussi!

Quétaine, mais ça, on le voit pas quand on aime!

La soirée passe, les minutes sont longues sans ma belle Bo-t15. Soudain, son frère se connecte. Tiens, il n’est pas chez grand-maman lui? Peut-être qu’il ne l’aime pas autant que sa soeur.

Il vient me parler.

- Tu n’es pas avec ma sœur ce soir?
- Hey, non elle est parti chez ta grand-mère!
- Pas vraiment man… elle est en haut avec un gars…
- Quoi?
- Ben je pensais que tu le savais…

Vers 23 heures, elle se reconnecte. Je fais l’innocent mais je bouille intérieurement.

- Allo mon amour!
- Allo D. mon chéri!
- alors chez ta grand-mère?
- Ah c’était long et plate, en plus ma cousine est conne j’étais plus capable de l’endurer je voulais être juste avec toi!
- Ah c’est gentil… et c’est pour ça que tu me mens en pleine face?
- De quoi tu parles?
- Ben du gars avec qui tu étais dans ta chambre…
- Ah ce n’est pas ce que tu crois…

Je pensais qu’on disait juste ça dans les films « ce n’est pas ce que tu crois« . C’est ici que ma vie a commencé à en avoir l’air d’un.

D.