Monthly Archives: février 2010

Se faire prendre

Lundi dernier, j’étais paisiblement installé dans mon lit avec N, On s’amusait avec mon nouveau portable. Parfois juste les moments à ne rien faire de constructifs sont amusants lorsqu’on est bien avec quelqu’un. Naviguer sur Youtube et compagnie est une de ces choses-là. Écrasés, collés, de la bonne musique. Rien de plus. Mais pourquoi plus quand c’est déjà parfait?

Dans mon navigateur Firefox – quelqu’un utilise encore Internet Explorer ici? – j’ai des petits boutons qui me permettre d’accéder à mes sites favoris. Réseau Contact, Google, Facebook et… Dateur en série. Vous me voyez déjà venir, hein?

- J’ai quelque chose à te montrer sur Facebook!
- Ok go!

Étant un utilisateur médiocre du TouchPad de mon portable, j’ai cliqué malencontreusement sur le site à droite de celui du célèbre site de socialisation. La page s’ouvre. Les images d’un IPhone, de deux condoms bleus flash s’affichent sur mon écran. Profession: Dateur en série. Merde!

- Oh, c’est quoi ça?
- Ah… rien, rien, un site que je lis de temps en temps, lui dis-je tout en cliquant sur le bon site.

On navigue, on baise et on dort. Pas de question sur le mystérieux site.

Le lendemain soir elle m’écrit tout bonnement sur MSN.

- Tu écris bien!
- De quoi tu parles?, répondis-je l’air innocent. J’aurais joint l’émoticon de l’innocence mais je ne l’ai pas.
- Le Dateur en série là. Tu écris bien moi je trouve. Je suis allée voir en arrivant chez moi. Ça m’intriguait trop.
- J’imagine que tu ne veux plus me parler jamais, hein? Je ne suis qu’un sale courailleux n’est-ce pas?
- Ben ça, j’en doutais déjà un peu. Mais non sérieusement, ça me permet de mieux te comprendre. Je comprends pourquoi tu as si peur de l’engagement maintenant.

Je vous ai déjà dit que N. était la meilleure fille du monde?

Maintenant oui.

D.

Petit bonheur matinal

spooning

Toum, douloudoum, douloudoudoudoudoudoum, doudouloudoudoudoudoudoudoudoudoudou, toudou, toutouloudoudoum

L’alarme de mon cellulaire fait cette chanson. Si on peut appeler ça une chanson. C’est aussi agressant le de lire que de l’entendre. Sinon plus. Surtout à 5h45. Je ne suis pas dans mon petit lit simple. N est à coté de moi. C’est son lit en fait. Nous ne sommes pas chez des inconnus dont nous avons squatté le lit. Détrompez-vous.

Je dois quitter car j’ai prévue prendre le traversier de 6h30 pour retourner dans mon petit patelin gagner ma vie. Mais j’ai froid un peu. Je me tourne vers elle et je passe mon bras droit sous son oreiller et je l’enlace de mon bras gauche qu’elle agrippe instinctivement comme enfant le fait avec la jambe de sa mère. Mon torse se réchauffe petit à petit contre son dos brûlant.

Je replace l’alarme à 6h17. Je prendrai celui de 7 heures. Juste quelques minutes de plus dans ce bonheur matinal.

À et 17, pas une minute de plus, l’alarme militaire se refait entendre. Je vous éviterai les onomatopées agressants. Et pourquoi pas une petite demi-heure encore. Je ne serai pas en retard.

Son corps s’emboîte si bien dans mes bras. Sa chaleur est juste parfaite. Apaisante, enveloppante. Pourquoi ne pas en profiter un peu plus.

Et un autre 30 minutes, puis un autre, jusqu’à 8h20. Je me rhabille avec l’enthousiasme de quelqu’un qui s’en va travailler. Ses bras sont toujours placés comme s’ils tenaient mon bras.

- Bonne journée, lui dis-je en l’embrassant sur le front.
- Mmmm mmm, bafouilla-t-elle endormie en guise de « toi aussi ».

Et elle s’est retournée pour cacher sa tête dans son oreiller.

Maudite chanceuse.

D.

Ça fait peur…

Alors cette fameuse St-Valentin? Vous l’avez fêtée? Vous qui êtes en couple depuis longtemps vous y pensez encore? Et les célibataires? Vous êtes sortis entre gars et entre filles pour boycotter cette fête de l’amour? Ou bien comme moi, vous avez choisi une personne pour prendre le rôle de la valentine l’instant d’une soirée?

Vendredi dernier, vers 15 heures, N et moi sommes partis sur la 40 en direction de la très romantique ville de Québec. Tant qu’à jouer le jeu on va le jouer comme du monde, non? Nous avions réservé au Grand Hôtel Times, un loft avec cuisinette. Et dans notre idée, cuisinette rimait avec le fait de se faire la bouffe, principalement une raclette. Alors, nous avions tout ce qui faut même un fil d’extension.

Arrivés à la réception, on nous fait signer un document comment quoi on ne fumerait pas dans la chambre. Pas le droit de fumer, pas le droit de faire de la raclette ça allait de soit. Il fallait cuisiner de quoi de romantique avec un simple four micro-ondes, un espace comptoir de 30 centimètres et un lavabo. Nous avons opté pour le poulet. Bon ce n’est pas un blogue de cuisine ici.

À la dernière bouchée notre magnifique volaille IGA, nous entamions notre deuxième bouteille de vin. Comme la piscine fermait à 22 heures elle est allé enfiler son maillot. Elle était belle. Je me suis approché d’elle. Nous ne nous sommes rien dit. Je lui ai enlevé son bikini dans le temps de le dire et je l’ai poussé sur l’immense lit king drapé de draps blancs. Je vous jure, ce n’est pas pour faire de la poésie, le lit était comme ça. Nous avons fait l’amour sans dire un seul mot au rythme de Pierre Houde, Richard Garneau et des Indiens qui criaient pendant la cérémonie d’ouverture des Jeux. Un bon résultat. Je te le dis.

Nous avons apporté notre deuxième bouteille à la piscine. Le party était pris. Rien à voir avec la St-Valentin. Plein de parents de jeunes joueurs de hockey en tournoi dans la capitale qui festoyaient pendant que leurs jeunes dormaient. Et des parents, ça fêtent fort. Même un s’est lancé tout habillé dans la piscine.

Quand la dernière goutte de la bouteille fut versée, nous sommes retourné à la chambre où un bon rosée Gallo et du sexe nous attendait. Pendant que je devait vérifier quelque chose d’important sur l’ordinateur, soit par combien le Canadien s’était fait battre, elle est allée s’étendre dans le lit.

- Ah ben, une autre défaite!
- …
- N?

Je me suis retourné. Elle dormait déjà en étoile dans le lit. L’alcool l’avait emmener dans les bras de Morphée. Pour la St-Valentin endiablée qu’elle m’avait promise, on repassera. J’ai du me résigner que c’était l’heure de dormir. Au diable le rosé et le gâteau au fromage qui restera sagement sur sa tablette du mini-frigo.

Blotti contre elle sous les grosses couvertures je me suis finalement dit que je n’étais pas si pire que ça au fond. Plutôt bien même. Un bonheur qui fait réfléchir. Un bonheur qui me travaille à quelque part qu’on n’a pas touché depuis longtemps…

Ça fait peur.

D.

Road trip aux États-Unis

Connaissez-vous une route plus longue et plus ennuyeuse que la 401, en Ontario. Avant je croyais la 30 d’une platitude des plus intenses mais cette portion de la transcanadienne en Ontario est un somnifère plus performant. On se reporte il y a deux weekends. Il est quoi? 5 heures du matin. Au moins. Je suis au volant de la voiture de N. Nous revenons d’Akwesasne dans l’État de New-York. Calmez-vous. C’est encore bien loin de la Grosse Pomme! C’est en fait à cheval sur l’Empire State et l’Ontario. Un road trip de 2 heures environ.

Y’a quoi à faire là-bas? Absolument rien en fait à part l’excitation enfantine de traverser les lignes et un Casino! Un Casino Mohawk, ça sonne plus sin city non? Comme nous sommes partis à 23 heures de Montréal, nous sommes arrivés là-bas vers 1 heures 30 du matin. 3 heures plus tard, 150 dollars chaque en moins dans nos poches et 52 bâillements, nous avons décidé de quitter. Mais pas question de faire toute la route sinon je meurs.

Il y a un Confort Inn à coté. Peut-être nous feront-ils un prix compte tenu qu’il est tard. Visiblement pas. 75 dollars US. Ma fatigue ne vaut pas ça encore. Allons voir en Ontario.

- N?…
- Oui?
- Ben, tu sais ce qui me réveillerait?
- Non?…
- Ben tsé…

Elle baissa sa tête et détacha mon pantalon. Et elle arrêta une minute plus tard.

- Je ne suis pas ben pis je ne suis pas dedans à fret de même…

Penaud j’ai remonté ma fermeture éclair et je me suis concentré sur la route tant bien que mal à la recherche d’un motel bas de gamme où dormir. Nous sommes finalement arrivés au Québec sans avoir trouvé un motel sur notre route ontarienne. Soudain, une pancarte bleue indiquant un hébergement avec une petite flèche flanquée d’un 5 capte notre attention. Le sommeil à moins de cinq kilomètres.

Le nom semblait plus classe que l’établissement. Un chinois qui baragouine l’anglais nous accueille et nous remet une petite clé. Chambre 4. Dans le temps de le dire je me retrouve nu sous les draps, fin prêt à dormir. Mais la toilette fait du bruit. Le fan mène un train d’enfer et crache des feuilles mortes que l’automne a laissées. Bref, coté qualité-prix, on repassera.

On retourne à la réception et nous demandons à être remboursés. Je négocie sauvagement en franglais avec le chinois en robe de chambre qui visiblement n’a pas envie, lui, de négocier et j’obtiens mon remboursement. Comptant car il ne comprend pas son terminal pour carte de crédit.

Plus jamais de Chinois qu’on s’est dit. Le soleil commençait à se pointé le bout du nez sur l’autoroute du Souvenir. À chaque motel où on sonnait, un asiatique unilingue anglais se pointait et proposait des tarifs allant jusqu’à 90 dollars pour dormir jusqu’à midi. Du vol. C’est à Brossard où notre profilage racial s’est arrêté. 50 dollars pour dormir jusqu’à 14 heures. Chinois ou pas, on prend! On se serait cru dans une chambre froide. Le décor était tiré des années 50 avec la traditionnelle couverture fleurie.

Fatigués de notre nuit interminable, on s’est collé sous la mince douillette. Ma pipe avortée en mémoire.

- Ça te tentes-tu?
- Non, toi?
- Non. Ben… pas tant…

D.

Méli-mélo du mardi

J’avais envie de vous parler de tout plein de choses aujourd’hui, alors voilà le retour du méli-mélo!

L’Avocate

Je devais voir l’Avocate ce soir. Mais je crois que la pauvre a chopé la gastro. Alors afin d’éviter d’être sur le carreau je vais te laisser chez toi!

À moins que tu aies trop célébré la victoire des Saints. Ailes de poulet, bières (surtout de la Bud), chips et compagnie ça reste parfois sur le coeur. On va se reprendre, hein?

N

Ah cette chère N. Elle n’est jamais retombée dans les pommes. On se voit vraiment souvent depuis le début de janvier. Quatre ou cinq fois par semaine. C’est elle ma Valentine cette année. On va jouer le faux-couple quelque part au Québec. Je vous en reparlerai! J’ai quelques histoires dans mon sac qui viendront sous peu pour égayer vos matins.

Réseau Contact et la Fondation des Maladies du Cœur

Bon… pas que je veux faire de la pub pour le gros Québecor mais je trouvais la cause sympathique. Une lectrice m’a donné le lien vers cette promotion du célèbre site de rencontre et comme mon père est décédé du cœur j’ai accepté d’en parler. Ceux qui vont sur Réseau Contact peuvent avoir l’information ici et si vous voulez faire un don sans aller vous montrer la binette sur ce site-là allez tout simplement ! St-Valentin… cœur… vous voyez le lien? Quel marketing efficace!

Pages Facebook et Twitter

J’aimerais ça vous voir sur mes pages en grand nombre. Alors je relance l’invitation. Facebook et Twitter. Déjà 66 personnes quand même.

C’est déjà tout?

Ben oui.

D.