Monthly Archives: avril 2010

Flirt sur Ebay

Baratimbouboum… mon alarme de cellulaire sonne à 9h43 en ce dimanche matin. L’enchère des billets du Canadien que je convoite se termine dans 2 minutes. Je m’installe à l’ordinateur. Vous connaissez le trucs… on attend que les secondes s’écoulent et dans les derniers moments on fait une mise qui battra sans doute l’autre principal intéressé aux précieuses entrées pour le Centre Bell.

10 secondes… 300$ et paf… Non! Je ne suis pas assez haut! Moi qui voulais tant les avoir.

Quelques secondes plus tard, je reçois un courriel de deuxième chance et vous connaissez la suite. Je suis le plus rapide et je gagne la paire de billet.

J’écris au vendeur pour lui donner mon courriel et qu’il m’envoie le fichier PDF à faire imprimer. Vive la technologie! Il s’agit en fait d’une vendeuse.

Allo mon chanceux! J’aurais tellement aimé y’aller mais bon je suis étudiante, fin de session et mon  budget est limité tu comprends?

Je réplique.

Ah oui je suis allez lundi bla bla bla c’était vraiment une belle ambiance! De toute façon on va gagner tu pourras te reprendre en 2ème ronde!

Réponse instantanée de sa part

Ouais bla bla bla bonhomme sourire ici et là. Go Habs go. À la prochaine!

Je n’en manque pas une..

Ah ouais? À la prochaine? On est tu en train de faire connaissance via Ebay?

Elle m’envoie une photo. Elle est super belle. En plein mon genre. Le style fan du canadien sexy. Elle me laisse son numéro, on se rencontre dans l’après-midi et on baise torridement.

Le texte est à 95% vrai. Trouvez le faux maintenant. Bon match!

D.

Le début n’est pas garant de la fin

Ouais ouais, ce soir je rentre dans le club en mode chacal! Ce soir dans le club ça va être bestial! C’est ça que je me chante à répétition sous la douche. Quelle belle chanson de Fatal Bazooka, non? Bon la suite ne s’applique pas à moi mais c’est une autre histoire.

Congé vendredi, pas le choix de sortir au Café Campus. Il y a quelque chose de mieux le jeudi soir quelque part? Non, je ne crois pas. Savonne les cheveux, deux fois, frotte dans tout les coins, trime le paquet… tout à coup, tsé! Au lieu de finir avec le savon fort qui pique, je mets du Axe bleu ben comme faut. Ça l’air que j’ai juste à frotter et les filles nous tournent autour tel des mouches autour d’une bouse.

Pardonnez-moi la métaphore douteuse. Oui, très douteuse. Bref, je sors en grand.

La soirée tant attendue débute d’une toute autre façon. Tout d’abord, la fille la plus jolie du groupe viens me voir… pour me demander si c’était moi qui avais sortie avec son amie. « Ouais pourquoi? » « Non rien, ahaha ». On va l’oublier. J’en convient c’était pas le coup du siècle cette fille-là, hein?

Plus tard, en pleine discussion, un type fortement éméché tiens une grosse poubelle dans ses mains. Tout se passe très vite mais la poubelle grossit de plus en plus pour finalement me rentrer dans la poitrine. Un coup de poubelle? Pourquoi moi? Je ne le saurai jamais. Sûrement à cause que j’espérais une soirée parfaite. C’est toujours comme ça.

Un bon Jack-Coke me remettra d’aplomb sans doute. Deux filles s’approchent de moi dans la file menant au bar.

- Allo, on te regarde et on voulait te dire que tu étais très beau.
- Ah, merci beaucoup, ne sachant pas trop quoi répondre et trouvant surtout qu’il y avait anguille sous roche.

Morsure arrive. Je lui raconte mon histoire des deux filles. Il se met a rire. Il les a envoyé me dire cela comme défi. Je te déteste tellement mon meilleur ami!

La barmaid s’approche de moi pour me demander ma commande.

- Wow tu sens vraiment bon, c’est quoi?
- Ah, c’est gentil, c’est du Axe… ça sent encore?
- Ben oui! Ça fait changement des autres clients qui sentent le swing! Ahah! Tu prends quoi à boire?

Et on a parlé toute la soirée comme ça! Avant de fermer sa caisse, l’impensable arriva. Elle sorti un papier.

- Alors, ton nom c’est quoi que je t’ajoute à Facebook?

De retour à la maison complètement fatigué, j’ouvre mon ordinateur et la page du célèbre site de socialisation. Une demande d’amitié en attente. La barmaid.

Sentir bon, je vous le dis, ça marche. Merci Axe, merci!

D.

Flash-back: Regard révélateur (2002)

Août 2002

- Mes parents partent pour le week-end tu viens?
- Ah oui ça serait le fun!

Qu’est-ce que je viens de répondre là? Dans quoi je suis en train de m’embarquer? Tout en faisant mon sac à dos avec boxeurs, bas, brosses à dents et autres, je prends conscience que cette fille habite à une heure et 30 de chez moi mais que comme je n’ai pas de voiture encore je devrais prendre l’autobus, le métro et une fois de plus l’autobus. J’ai déjà pris le métro une fois ou deux mais jamais seul. Je vais me perdre, me faire attaquer, sans doute.

Cependant, cette fille est tellement sexy. Elle à 15 ans. C’est correct pour un gars de 19 ans, non? Elle est petite et mince. Des cheveux brun coupés au carré un peu plus haut que ses épaules. Elle m’a même envoyé des photos suggestives avec sa webcam cheap. En bikini, oui monsieur. Alors j’y vais quoi qu’il advienne.

Alors me voilà au métro Radisson. Il y a un stationnement bondé de autobus. Je ne dois pas me tromper… je ne voudrais pas arriver à Hull ou bien n’importe quel village perdu des Laurentides. Et si elle n’était pas au rendez-vous ou qu’elle m’avait donné un faux numéro de bus pour me jouer un tour? Gardez toujours dans l’optique que je n’ai rien vue dans la vie à 19 ans. Donc je capote. C’est le bout du monde pour moi.

L’autobus blanc menant à Chertsey se met en marche. On roule parmi les petits villages pendant une bonne heure et demie. L’autobus tourne dans un petit stationnement. Elle est la à m’attendre devant la porte. Un t-shirt moulant noir et une mini jupe en jeans. Je ne suis pas monté pour rien, l’envie est là plus que jamais.

Après le souper tardif, nous nous sommes assis au salon par formalité car plus les secondes s’écoulaient, plus la distance encore nous diminuait. Je l’ai prise dans mes bras et je l’ai lancé dans son lit. Nous avons fait l’amour comme un gars de 19 ans pas très expérimenté et une fille de 15 qui l’est tout autant.

Quand j’ai rouvert mes yeux le matin, elle me fixait avec ce drôle de regard. Ce sourire trop heureux d’être en ma présence.

- Salut… tu me regardes depuis longtemps?
- Quelques minutes… je t’aime!

Elle me la dit avec tellement de conviction. Tellement d’assurance que j’allais lui répondre « moi aussi ». Spontanément, je n’ai trouvé que « Merci » à lui répondre. « Merci », voyons donc! C’est pire que « pas moi désolé ». Tant qu’à y être « Moi, je te déteste»? Je n’ai vu qu’une seule issue à mon malaise…

- Humm… à quelle heure le prochain bus? J’ai de quoi après-midi.

Mettons.

D.

Trop belle?

J’étais en file à la Banquise avec une date très ennuyante. Pas trop mon genre en fait. Je lui avais donné une deuxième chance pourtant. La pauvre elle n’a pas su en tirer profit. Le genre avec des cheveux tressés en guise de bandeau. Je ne sais pas trop comment vous l’expliqué je ne suis pas coiffeur. Mais ça faisait hippie ou gitane. Pas ce qui m’allume vraiment. En fait, pas une fille poche mais, une fille que je trouve poche. Mon téléphone sonne. Mon dieu, toute une revenante.

En fait vous ne la connaissez pas. Un vrai pétard. Je ne l’ai jamais vu en personne mais elle m’appelle et me texte. Elle est toujours in and out mais plus souvent out.

- Oui allo?
- Allo ça va? Bla bla bla je suis en congé dimanche prochain ça te dis d’aller souper?
- Ouais, j’aimerais bien aller souper avec toi je suis libre, dis-je devant ma date plate sans gène.

Touloudoudoudoudou (petit carillon qui nous fait voyager dans le temps jusqu’au dimanche prévu)

Alors me voilà dans le Vieux-Montréal. Nous nous sommes stationné à deux endroits différents et elle vient de m’appeler pour me dire qu’elle était tout près. Je sais que dans quelques secondes, elle va tourner le coin et que je vais enfin la voir depuis tout ce temps. Une petite veste noire, des jeans, les cheveux blonds platine, ça ne peut qu’être elle au loin. Échange de sourires pas trop certain, elle me reconnaît.

Nous sommes allés dans un petit café avant notre souper. J’étais plutôt intimité par sa beauté. Des yeux brillants et un sourire parfait et blanc comme dans Occupation Double. Je me sentais comme dans le film Trop belle. Quant à elle, elle me parlait avec une aisance déconcertante. De ses voyages, ses expériences, ses activités, ses projets. Visiblement, je ne suis pas du tout dans le coup.

Pourtant, nous sommes tout de même aller mangé au Steak Frites. Elle est très amical alors difficile de savoir si elle est intéressée ou simplement gentille. Durant le service, le serveur ne manque pas de laisser quelques commentaires à mon invité comme quoi elle est belle. Pas de quoi s’affoler, il n’a rien d’un Gerard Butler. Moi non plus, mais bon.

Le ventre plein et un peu dégourdi par l’alcool nous avons marché vers son véhicule (ne vous inquiétez pas, j’ai dit dégourdi pas ivre mort). Elle m’a invité à monter pour aller me reconduire à ma voiture. Devant mon auto, elle aurait pu me pousser à coups de pied au derrière ou pire, me dire qu’on ne serait qu’amis mais elle s’est plutôt mise sur les 4 flasheurs. J’embrasse ou pas? Impression de déjà vu…

- Câlins?

Je me suis approché d’elle pour la prendre dans mes bras et lui donné deux becs sur les joues. Elle a tourné un peu sa tête m’invitant à l’embrasser. Un long baiser doux où nos langues venaient s’effleurer. C’était parfait. Avant de refermer la portière, je suis revenu sur mes pas pour lui en laisser un dernier à la volée. Plus heureux que ça, je sautais en claquant mes deux pieds ensembles.

Sur la route, elle m’a rappelé pour me dire qu’elle avait adoré sa soirée, que j’embrassais bien et qu’elle voulait me revoir mercredi, et je cite, ASSURÉMENT.

Trop beau pour être vrai tout ça, non? C’est bien ce que je disais… j’ai passé mon mercredi à boire avec Morsure.

D.