Monthly Archives: juin 2010

Les paris sont ouverts

D. je veux savoir de quoi. Je revois ce soir un ancien kick du Cégep. Dois-je m’attendre à quelque chose?

J’ai reçu ce courriel dans ma boite de réception au travail de la part de J. Certaines privilégiées (elle ne sont pas plus que 150) ont mon adresse e-mail professionnelle. J’ai répondu avec mon tact habituel quelque chose comme ça.

Chère J,

rase ton chaton car ce soir tu vas t’envoyer en l’air ou bien tu te retrouvera à genou avec quelque chose dans la bouche.

D.

S’en suit une série de courriels et de textos où elle me garanti que les intentions du jeune homme sont pures et dénudés de pulsions sexuelle rudes. Elle justifie ses propos complètement loufoques avec des arguments tels que:

1) Il veut simplement me faire visiter son nouvel appart.
2) Je ne suis pas son genre de fille, voyons!
3) S’il avait voulu de moi il se serait déjà manifesté avant.
4) Ça fait trois ans qu’on s’est vu!

Ses arguments tiennent autant la route qu’un vélo sur une patinoire fraichement zambonisée.

- Tu ne trouves pas ça étrange qu’un gars effectue un come-back pour te faire visiter son nouvel appartement au même moment où toi, t’es nouvellement célibataire et que tu prends possession de ton nouveau condo, qui plus est, est situé près de chez lui.
- Tu veux parier?
- Je ne refuse jamais un pari.
- Si tu gagnes tu auras la récompense de ton choix. Mais comme je gagnerai, j’aurai droit à quoi?
- À rien.
- Pourquoi?
- Parce que c’est sur que ce mec va vouloir voir tes gros seins en béton et que tu vas perdre ma grande!
- On verra bien.
- Haha
, en pensant à son joli visage recouvert de… m’enfin, vous comprenez.

J’attends le verdict… Et vous? Vous croyez qu’un mec peut faire un come-back auprès d’une jolie fille sans arrières pensées?

(Au risque de copier La Clique du Plateau) Commentaire inutile à m’envoyer: Tu dois être jaloux pour écrire ce texte-là, hein?

D.

Revoir son ex… encore

- Alors tu vas raconter notre soirée quand sur ton blogue?, qu’elle m’a texté le lendemain.

Mon Ex écrit tellement bien. Au moins dix fois plus que moi. Alors, quand elle me dit que j’écris bien et qu’elle veut que j’écrive sur elle, ça me stresse. Je veux être à la hauteur de ses attentes. De vos attentes. Des miennes. Ça va comme suit.

*****

T’es la devant moi. À deux ou trois mètres. Tu t’apprêtes à retourner chez toi par le métro Berri-Uqam parce que ton chum t’attend. T’es une bonne petite blonde alors tu ne le fais pas languir. Même si je crois – j’espère – que tu veux rester encore un petit peu. Que tu veux que ça soit moi ton lift.

Et moi, je suis la devant toi. J’ai les mains dans mes poches parce que je sais pas quoi en faire. T’es tellement belle, j’ai juste envie de les mettre sur ton visage et de t’embrasser. L’idée m’a d’ailleurs passé par la tête au moins 300 fois. Je veux dire, dans les dernières 300 secondes.

- Bon retour!
- Ouais!

Pas de bec, pas de câlin. Complètement figé devant toi. Et je suis retourné vers mon véhicule. Comme un maudit chokeux. J’ai attendu un peu au coin. Au cas ou tu reviendrais. La lumière est rouge mais je pourrais bien traverser pareil. Or, j’attends. Un peu, au cas.

Pourtant, plus tôt dans la soirée, ma confiance débordait au Ste-Élizabeth. La Boréal à 3,75 dollars aidait pas mal, faut l’avouer. Les allusions au fait qu’on allait s’embrasser étaient omniprésentes. Je n’avais rien à perdre de te le dire au fond. Tu rougissais et ça te rendait nerveuse. J’aimais ça. De savoir que ça ne te rendait pas indifférente, ça ne me donnait pas le goût de changer de sujet.

Cependant, au Presse Café pour dégriser, je me suis trouvé un peu nul pour un Dateur en série quand tu m’as caressé le coté. Je ne sais pas comment l’appeler cette partie du corps-là. Celle qu’on touche pour dire à l’autre « Viens t’en plus près de moi. ». On va dire le dos, ok? Je n’ai rien fait. J’aurais pu, j’ai choké.

Pis encore là, la porte pesante du métro vient tout juste de se refermer sur toi. J’ai envie de te courir après mais je continue à marcher dans l’autre direction. J’ai gardé mon cellulaire dans ma main. Je sais que tu vas me texter dans 5 minutes pour me dire quelque chose.

- Drôle de soirée hein?
- Drôle? Qu’est-ce que tu as trouvé drôle?
- Ben les allusions au fait qu’on allait se frencher?
- Tu aurais voulu?
- Je t’aurais laissé faire.

Damn

*****

Et vous… l’auriez-vous fait? Vous reprendriez-vous un autre soir?

D.

24 heures chrono: Pentagone amoureux

Parce que moi les triangles… je n’aime pas ça!

Vendredi soir

17h00: Tergiversations avec Sand à propos de la soirée qu’on devait passer. Quand c’est simple on (j’) aime ça faire ça compliqué. Je suis déjà supposé être parti depuis belle lurette.

17h30: J me propose de terminer la soirée avec elle. Comme je ne pense pas dormir chez Sand compte tenu de son UFC qui me fait peur, j’accepte.

17h45: Après quinze minutes de discussions avec J, le plan est finalement refusé. Selon moi.

17h46: Je propose à N. (dossier réouvert en passant) de terminer la soirée avec elle.

17h47: Acceptation de sa part.

18h00: Départ vers Montréal pour les Francos. Je ne veux pas rater Pépé goes français.

19h00: Arrivée chez Sand. Elle sent très bonne. Je respire un bon coup, reprends mes esprits et mets le véhicule en marche.

20h00: Je trouve enfin un stationnement. Coin Amherst et René-Levesque. Les Francos débutent près du Complexe Desjardins. Trente minutes nous séparent de la scène. C’était le plus proche.

20h30: Je peux enfin boire une bière. Pépé est bon. « Ne la laisse pas tomber… elle est si fragile. Être une femme libéré tu sais c’est pas si facile! »

20h35: Je reçois un SMS de mon Ex: Es-tu aux Francos? Je répond par l’affirmative… pas de réponse.

20h45: Je m’assois par terre pour écouter la fin du spectacle mais l’endroit ne me plais pas vraiment et je suis caché par deux personnes debout. Je me relève immédiatement. Quelqu’un me frappe dans le dos. C’est mon Ex. J’étais assis juste à coté d’elle. Allo-ça-va-oui-toi. Je suis avec une fille et elle est avec son chum. On fait la conversation très courte mais mon rythme cardiaque a tout de même monté d’un cran. Elle s’en est surement rendue compte. Je suis gêné.

21h30: On décide d’aller boire dans un petit bar.

22h00: En retournant vers le véhicule, on aperçoit une pauvre petite fille malade et infirme chanter avec une voix d’or. Je m’apprête à lui lancer un 2 dollars mais, voyant ses parents non loin d’elle, je remets mon 2 piasses dans mes poches. Je n’encourage pas l’exploitation d’enfants.

22h30: Réception d’un SMS de J: J’imagine qu’on laisse tombé? Pensant que c’était déjà officiel et que j’étais en voiture, je ne réponds pas.

23h00: Direction Miss Villeray pour une brosse torride avec Sand. C’est la première qu’on y va. J’adore.

Minuit: Réception d’un texto de N. Les nombreuse téquila que je me suis engloutis m’avais fait oublié mon rendez-vous nocturne avec elle. Elle est très fâchée. Mais je négocie son amitié par un dîner le lendemain. Elle accepte à contrecœur.

00h30: Réception d’un SMS de mon Ex. Elle était contente de m’avoir vu et elle aimerait qu’on se revoit sous peu. Comme je la marierais sur-le-champs j’accepte sans hésiter.

2h30: Je suis complètement démoli. Je rentre chez Sand dormir. J’ai envie de lui faire l’amour mais ma tête veut exploser et il fait chaud. J’opte pour l’option de m’enfoncer dans son gros oreiller mou.

8h30: Ma tête menace vraiment d’exploser. À chaque battement de cœur, un énorme coup se fait sentir à l’intérieur de celle-ci.

10h00: Je quitte Sand. pour voir N. Le dîner se passe au Boston Pizza. La serveuse est complètement sexy et le sourire me revient.

21h50: J. lis le blogue de N. Elle est en beau ta*****k. Je suis un trou du cul.

21h55: Je finis par l’assumer.

D.

Et si j’étais resté?

gsp

Je sens la fin qui approche. Celle de mon joli minois qui plait tant aux demoiselles. Du moins certaines. Deux ou trois toujours? Bref.

Une espèce de gars musclé que je n’ai pas vu arriver vient de me projeter au sol de toute ses forces dans l’appart de Sand. Le genre UFC. Le style Georges St-Pierre mais probablement moins fort que lui mais assurément plus que moi. Au moins le double à en juger la vitesse à laquelle mes fesses se sont retrouvées contre le sol. Mais il n’a pas finit avec moi, je le vois s’approcher de moi à travers les étoiles que ma chute a provoquées. Je ne peux pas me sauver à moins de sortir par le patio et me lancer du haut du troisième étage, ce qui serait ma mort assurée. Mort frappé ou écrasé?… telle est la question.

*****

Je passais pourtant une superbe soirée avec Sand jusqu’à présent. Un six pack de Miller Chill et une bouteille de vin que nous avions achetés à l’épicerie du coin. Une pizza cheap mais ô combien délicieuse devant le film The Doors avec Val Kilmer dans son jeune temps. La soirée idéale en ce samedi de pluie.

- Il est juste en anglais ça te dérange?
- Euhm, oui je suis complètement nul.
- J’ai les sous-titres au pire… mais anglais aussi.
- J’ai le choix?
- Non.

Une vraie princesse cette Sand. Je le sais, elle le sait. Elle en profite et je finis toujours par faire ses quatre volontés. GSP l’appelle.

- Chut ferme-là! qu’elle me dit. Oui, allo! en lui répondant
- Bla bla bla… je voulais juste m’assurer que tu étais seule.

Méchant crinqué ce mec. Un vrai jaloux possessif. Imaginez s’ils étaient en couple. On continue à boire et je n’en tiens pas vraiment rigueur. La soirée va bon train pendant quelques heures. Il ne nous reste plus d’alcool donc nous décidons d’aller chercher un autre 6 pack dans un dépanneur près de chez elle pour terminer la soirée. Un dépanneur arabe où on ne parle ni français ni anglais comme il s’en fait par millier à Montréal. Pour me remercier d’avoir payé la caisse de bière elle me surprend avec un baiser sur le seuil de la porte principale de son bloc appartement.

Dans son salon, on s’embrasse encore un peu tout en décapsulant notre prochaine bouteille. Son portable se remet à sonner. C’est encore le combattant extrême qui souhaite s’assurer que tout est ok.

- Tu es sur qu’il ne se pointera pas? J’ai un peu peur.
- Mais non! Il n’a même pas d’auto!

Rassuré, j’embrasse Sand tout en l’étendant sur son sofa. Ma bouche descend tranquillement sur son énorme poitrine que sa camisole dévoilait agressivement. À son tour elle se relève et se met à détacher ma ceinture.

Toc toc toc. La porte s’ouvre tranquillement. Sand ne barre jamais sa porte. C’est le mastodonte. Je me lève et je rattache ma ceinture en toute hâte en souhaitant qu’il n’ait rien vu. La seule phrase qui me vint en tête et qu’on entend toujours dans les films est « C’est pas ce que tu crois! » que je n’ai malheureusement jamais eu le temps de prononcer. J’étais déjà au sol.

*****

Gloung. Sur la Métropolitaine, je reçois un SMS de Sand.

- Ouf tu as bien fait de partir quand tu avais peur, il est arrivé 10 minutes après que tu sois parti.

Ouf, en effet! Imaginez si j’étais resté!

D.