Monthly Archives: août 2010

J’assume que je ne sais pas dire bye au gens

Vers 21 heures jeudi dernier, Madame Sarcastique m’invite à aller la voir après son souper.

- Je te texte en finissant, tu viendras me voir.
- Ok ouais, ça me tente mais pas trop tard, là!

C’est finalement que trois heures plus tard que j’ai finalement eu de ses nouvelles.

- Toujours partant?
- Bof, il est tard… si on se rejoint à la même endroit je veux bien.
- Ok… à quelle heure tu peux être là?
- Minuit trente environ. Et je suis en culotte de jogging et j’ai la même veste que l’autre jour. Et je ne suis pas peigné. Any problem?
- Non je m’en fous.

Pour une deuxième date, je ne pouvais pas faire pire côté apparence. J’ai toujours dis que la deuxième rencontre revêtait un caractère plus important que la première car elle confirme ou infirme les impressions de la first date. Une chose est sûre, ce soir les bonnes impressions – s’il y a lieu – n’allaient pas être physique.

Nous avons discuté pendant un peu plus d’une heure dans son véhicule, avec les sièges baissés. Elle était si belle, juste là près de moi, en position horizontale. Heureusement qu’il faisait noir car, j’aurais eu bien du mal à cacher cette fâcheuse érection dans mes sweatpants. Ça toujours été ma phobie, à la petite école, d’en avoir une pendant un exposé oral alors que je portais quotidiennement des culottes de coton ouaté. Mais ça, c’est une autre histoire.

J’ai bien tenté quelques approches mais, elle est si froide ou bien tellement sur la défensive (allez donc savoir!) qu’on ne sait pas trop si elle a envie ou non. Alors je reculais ou bien elle me repoussait. Ouais je reculais, j’aime mieux ça, c’est moins démotivant. Devant le statut quo qui prévalait entre nous depuis tout ce temps, j’ai décidé de partir. Il était déjà tard et je travaillais le lendemain. Non, en fait je m’en foutais de ça. J’étais simplement en maudit qu’elle ne m’empoigne pas clairement pour me chevaucher.

- Et ce soir, tu vas me dire bye comment?

Je me suis approché d’elle tranquillement. Et j’ai approché lentement mes lèvres près des siennes et j’ai continué vers sa joue gauche où j’y ai déposé un baiser.

- Bye, bon retour!, lui répondit-je tout en fermant la portière avant de me retourner le sourire aux lèvres, fier de mon coup. Très fier.

Sur le chemin du retour, elle m’a texté. C’est un classique ou quoi d’envoyer un feed-back d’après rencontre. On fait tous ça mais, pourquoi on ne se le fait pas en personne? M’enfin…

- Je voulais te frencher mais mon envie de voir comment tu allais me saluer était trop fort, ahah!

Ouais, ben la prochaine fois ma chère Sarcastique, tu le feras si tu le veux tant! Quant à moi, je n’arrive pas à lire la game.

Ou bien j’ai perdu la main. Ce qui serait encore pire…

D.

Cas problème: Aimer la seule personne qui ne nous aime pas

À lire seulement si vous êtes prêtes à entendre la vérité qui fait donc mal.

Je discutais hier soir avec une lectrice sur le merveilleux chat de Facebook. On requiert souvent mon opinion sur les relations hommes-femmes. Je vous dis toujours ce que votre meilleure copine ne vous dira jamais.

Voilà le problème qu’elle m’a si gentillement autorisé à exposer.

La « victime »: Jeune fille début vingtaine. Jolie, attirante. Pourrais charmer beaucoup d’hommes.

Le « méchant »: Un jeune homme beau garçon. Selon les dires de la victime, il aurait affirmer à quelqu’un qu’il ne voudrait pas de blonde, il serait trop bien pour elle et aurait un harem.

Le problème: Il agit comme un lover avec elle malgré le fait qu’il ne veut rien de plus. Elle développe des sentiments pour lui qu’elle n’ose pas dévoiler. La victime aimerait trouver un moyen de lui donner envie d’être en amour avec elle.

Un classique, non?

Combien de fois j’ai vu des filles vraiment belles et célibataires depuis toujours. Ces filles avaient des offres constamment mais elle avaient toutes un dénominateur commun. Elle ne désirait qu’un seul homme:  Celui qui ne veut rien savoir d’elles. Du moins pas amoureusement.

Ce gars-là affirmera toujours qu’il ne souhaite pas être en couple en ce moment. Alors la fille s’accroche et tente par tout les moyens de trouver une faille qui le fera changer d’idée. Ça vous dit quelque chose? Toi aussi tu es comme ça en ce moment, hein? Ah non, TOI, c’est toujours un peu différent de la situation de la voisine alors tu continues parce qu’il a fait ceci ou cela, parce qu’il t’a texté un soir qu’il s’ennuyait de toi ou bien qu’il t’a pris très fort dans ses bras.

Mais… IL NE TE VEUT PAS COMME BLONDE.

Mesdames, ces hommes ne se réveilleront pas un matin tout bonnement en se disant: « Ah tiens, je me sens prêt… hier non mais ce matin, oui! ».

Il vont le faire quand ils vont trouver la bonne. Et malheureusement, ce n’est pas vous.

Les solutions? Endurez secrètement la situation et pleurez dans votre lit quand il vous ne vous appelle pas. Profitez pleinement des rares moments où vous vous sentez vivre en sa présence.

Ou bien, faites une femme de vous et dites lui que vous éprouvez des sentiments à son égard et que vous désirez cesser la relation qui vous tourmente. Prenez ensuite une grande respiration. Supprimez son numéro de votre cellulaire afin d’éviter de faire un drunk-text ou bien un je-m’ennuie-donc-dans-mon-grand-lit-seule-sans-lui-text.

Maintenant, vous êtes prête à passer à autre chose. Quand on vous dit que le temps règle tout, ce n’est pas juste une phrase poche… c’est vrai!

Bonne chance mesdames! Peut-être que je me trompe. Et vous chers lecteurs? Vous lui diriez quoi à cette pauvre « victime »?

D.

L’art de ne pas savoir dire bye aux gens

Que cela vous plaise ou non, j’ai rencontré une fois de plus une nouvelle lectrice. Les auteurs de blogues coquins sont de toutes parts sollicités pour des rencontres. Je n’ose pas imaginer le nombre de courriels de demande de rancarts que Melodie Nelson ou L’Infid-Elle reçoivent par jour. Moi ça tourne plus autour d’une par mois.

*****

Nuit de lundi à mardi

Il est présentement une heure du matin. Je roule dans un rang de campagne, avec du blé d’inde à perte de vue comme décor, en direction Verchères – qui se trouve pile à mi-chemin entre nos deux villes – pour une rencontre nocturne avec cette lectrice particulièrement jolie. Une brunette en plus de ça. Elle part déjà avec une bonne longueur d’avance, j’ai toujours préféré les brunes aux blondes. Il faut choisir son camp un jour ou l’autre. J’ai réussi à la convaincre après beaucoup trop de temps, de niaisage et de changement d’idée. Cependant, elle valait la peine de partir si tard malgré le boulot tôt le matin. J’imagine que je valais le coup aussi.

Elle m’attendait sur un coin de rue près de l’église. Le point le plus facile à trouver dans un village perdu. Je me suis garé derrière elle. En débarquant du véhicule, je me suis demandé ce que j’allais dire en premier. Je me questionne toujours sur la façon dont je vais débuter la discussion.

- Ouin, pas facile de trouver où t’étais!
- J’ai bien vu ça, tu commençais à pogner les nerfs au téléphone!
, qu’elle me répondit en riant. Ou bien elle ne riait pas, je ne sais plus. Le ton semblait moqueur en tout cas.

Appelons la, Madame Sarcastique. Plus de diminutif de prénom maintenant. Comme son nom l’indique, elle a clairsemé la rencontre de plusieurs sarcasmes. Moi-même à l’occasion, j’utilise ce genre d’humour mais elle, elle joue dans les ligues majeures. Et disons qu’à une première rencontre, ce n’est pas évident de faire la part des choses.

Nous avons marché dans les rues où elle m’a parlé de mon blogue, de comment elle l’avait découvert, de certains textes qui l’avaient marquée. Mais comme je n’aime pas entretenir le rapport blogueur-lectrice lors de mes rencontres, j’ai ricoché sur sa vie personnelle. Vers deux heures elle voulait retourner aux voitures. Je me disais qu’elle était déjà tannée de ma présence. Mais au lieu de partir elle s’est accotée sur le coffre de sa voiture et moi je me suis assis sur le capot de la mienne.

À partir de ce moment là, je ne me souviens plus trop ce qu’on racontait. Je ne pensais qu’à la façon subtile que je pourrais utiliser pour aller me positionner à côté d’elle et ensuite l’embrasser. Elle était tellement belle dans son jeans skinny et son gros kangourou d’une université ontarienne qu’elle a déjà fréquentée.

Mais j’ai tellement failli à ma tâche. De façon magistrale à part de ça.

Au moment de quitter je me suis dirigé vers la porte de mon véhicule. Elle est restée sur sa valise comme si elle attendait quelque chose. En mettant la clé dans la serrure de ma portière, elle m’a dit:

- Je ne sais pas trop comment tu dis bye avec tes autres dates.
- C’est super simple! Tu prends ta main comme ceci et tu l’envoie de gauche à droite… comme ça. Facile, non?

Elle a rit. Mais très jaune. Serin même. Sur le coup, j’étais très fier de moi. J’avais prouvé que je n’étais pas aussi facile que ce que mon blogue peut démontrer.

Sur le chemin du retour par contre, les lettres F-A-I-L tournaient en rond dans ma tête. Il fallait corriger mon erreur immédiatement en arrivant. Nous sommes arrivées en même temps sur MSN.

- Désolé pour le départ poche. Je t’avoue, j’ai choké. J’aurais aimé t’embrasser…
- Dommage! Une autre fois, on verra, hein?

FAIL FAIL FAIL et RE-FAIL!

D.

L’Asie, c’est beau!

Ce week-end, j’avais quelques heures à tuer entre deux couches de peinture – je me concocte une chambre de pacha. C’est beau rêver un peu, non? – . Quoi de mieux que d’utiliser cette période pour renouer avec les rencontres. Un nouveau dossier, une lectrice de surcroît. En plus, mon fantasme depuis toujours: une asiatique. Alors attendez que je calcule… Asiatique, jolie, lectrice de mon blogue, elle en écrit un aussi et n’a que le mot sexe en bouche… ça fait déjà… euhm… assez de points en tout cas pour que je me déplace à Montréal dans une fenêtre de temps plutôt courte!

Je suis arrivé avant elle au terminus. J’observais la porte et je cherchais un teint… jaune? Enfin, un teint asiatique et des yeux bridés. Soudain une jeune fille qui portait un short très court et un chandail bleu poussa la porte menant vers les abribus. J’ai appuyé sur le bouton vert de mon cellulaire dans le dernier message texte que j’ai reçu d’elle. Ça sonne.

- Allô?
- Allô, c’est toi là-bas avec la robe bleue?
- Ce n’est pas une robe!
- Je ne connais rien à la mode moi, regarde à ta gauche… oui voilà… la voiture noire, c’est moi.

Elle s’est assise dans mon véhicule. Son parfum était très invitant. Elle était identique à ses photos. Petite, mince et son chandail moulant dévoilait ses petits seins orientaux. J’aime l’Asie. Depuis toujours… je ne vous en ai jamais parlé? Ah…

Comme le temps nous manquait, nous ne sommes allés qu’au Parc Lafontaine. Je cherchais un endroit tranquille où marcher. Comme il venait de pleuvoir, l’endroit allait être pratiquement désert. C’était bien le cas à l’exception de quelques coureurs téméraires.

Assis sur un petit banc devant la marre, nous avons discuté de tout et de rien laissant à l’occasion de long silences ponctuer la conversation. Rien de gênant.

- C’est fou pareil la nature dans la ville comme ça, non?
- Bah, si on oublie les sirènes de police, j’imagine que oui.

Mes mains on finit par se perdre dans ses long cheveux noirs – un peu mêlés –. L’attente depuis tout ces mois de discussions virtuelles et messagetextuelles était devenue trop insupportable. Elle était là, à quelques centimètres de moi, le contact physique déjà crée. Je me suis approché d’elle et je l’ai embrassée. L’heure de partir avait malheureusement sonnée au moment où tout commençait à devenir intéressant. Je devais faire une seconde couche de peinture chez moi.

Dans ma voiture, ses cuisses dénudées par son short archi-court m’ont inspiré. Petit à petit, j’ai glissé ma main plus haut, repoussant les limites en attendant une résistance… qui n’est jamais venue. Bien au contraire. Par contre, vos shorts mesdames… ne pourraient-ils pas être un peu plus lousse? Tsé juste pour nous faciliter la tâche.

Elle a quitté mon véhicule en m’embrassant. On s’est promis de se reprendre très bientôt. Après une noire, je m’étais juré d’essayer de nouvelles nationalités. Je ne suis plus trop loin du but. À suivre… peut-être?

D.