Monthly Archives: novembre 2010

Ce matin, j’ai envie…

Ce matin, j’ai envie de devenir le meilleur blogueur du monde. Rien de moins. Juste comme ça, en claquant des doigts. Que vous buviez des yeux mes textes et que vous frissonniez comme si je vous les susurrais tendrement à l’oreille.

Que dans vos pauses au bureau, je ne sois que votre sujet de conversation favori et que vous fassiez de gros yeux à ceux et celles qui osent parler de d’autres choses.

Que le fait de me rencontrer en cachette soit votre petit fantasme secret et que ce soit ce matin que vous vous dites: « Allez, je n’ai rien à perdre ». Tout ça parce qu’après la lecture de mon blogue vous avez des chaleurs incontrôlables et l’entre-jambe un peu plus humide. J’ai envie que ça arrive. Ça se pourrait!

Remarquez, j’aurais aussi envie ce matin que le combat interminable entre l’amour et la libido qui pousse dans mon bas ventre chaque soir se termine. Et que le premier l’emporte sur le second. Ben sans l’achever non plus. Simplement que la libido baisse les armes. Qu’ils deviennent amis, tsé.

De vous raconter comment j’ai réussi à dire « Je t’aime » à une fille plutôt que de lui dire que je ne suis pas sur et que je veux prendre mon temps. Trop de temps.

J’ai envie de ben des affaires ce matin, hein? Ce doit être la neige.

D.

L’asie, ce n’est pas si beau que ça!

*** En référence à un autre texte sur une autre asiatique! ***

- Salut je voulais juste savoir si t’étais libre vendredi, on serait dû, enfin je pense, avant d’appuyer sur la touche envoyer de mon cellulaire Samsung complètement merdique.
-Écoute, j’ai ben aimé ça avec toi, mais ça peut prendre un bout avant que ça se refasse.
- Ah bon? Et pourquoi?
- Bah, pour que l’envie revienne tsé. Écoute si tu n’es pas content, il y a peut-être plein d’autres petites connes sur Monclasseur qui vont vouloir coucher avec toi. Ahah
(prenez un ton d’attitude ici)
- Hey ben… si l’envie te reprend récris moi pis on verra à ce moment-là si j’ai envie bye bye.

Cependant, à ce moment précis je savais que je n’en aurait plus jamais envie. Et pourtant ça avait été si… chaud?

*****

Une date d’après-midi. Je n’en fais que très rarement. De mémoire de dateur en tout cas. Un vrai plan cul. Rien d’autre était prévue au programme. Que du sexe et j’en avais besoin. J’ai dû mettre une bonne demie heure à chercher sa maison parmi les rénovations crasseuses de son secteur. Un demi sous-sol dont l’adresse est dissimulée derrière un arbuste, pas évident à trouver. Surtout quand on ne pense qu’à ce qui nous attend.

Et ce qui m’attendait comblait mes attentes. Une magnifique asiatique, toute petites. Un sourire éclatant. Elle sentait bonne. Mais par-dessus tout, c’était une asiatique et je devais rayer ça de ma to-do-list au plus vite.

Je me suis assis sur son sofa. Sans attendre, elle a chevauché ma cuisse droite et je me suis approché un peu d’elle, sa petite poitrine dans son chandail moulant blanc tout près de mon visage. Vous voyez le topo? Mes mains ont glissé le long de ses jambes et un peu sous son chandail. Elle a pris mon visage dans ses mains pour m’embrasser.

La grosse affaire, écoute j’aurais cru a un film! Bref!

On s’est dirigé dans chambre où je l’ai plaqué contre un mur tout en lui retirant ses vêtements. C’est vraiment une copieuse car elle a fait la même chose après!

Donc, comme je sens que vous êtes mouillée et/ou bandé (ce qui serait douteux), je vais appuyer sur Forward. Bon il est où là ce piton là… ah le voilà! Bading-badang, liche-liche, miam-miam, sperme-dans-la-face, ahhh, soulagement, parle, rigole, frenche on se rhabille. STOP.

- Tu sais, je ne veux pas nécessairement être en amour pour le moment mais je veux pas que ce soit juste un one night là, que je lui dis, juste pour rappeler.
-Ben non, je veux là même chose que toi, crois moi!, me dit-elle en me souriant.

*****

Ben ouin, c’est ça!

D.

L’ignorance

- Allo t’es toujours en vie?

Un petit texto, juste pour voir. Ou un courriel. Pas très long juste pour avoir des nouvelles, t’sais. Pas de réponse. Un jour un bombardement de SMS et le lendemain, il y en a plus. Un jour ta sonnerie se fait retentir sans arrêt et le lendemain, tu n’attends qu’après ça.

Pouvez-vous me dire pourquoi les gens utilisent cette méthode pour démontrer aux autres qu’ils ne veulent plus rien savoir de vous?

Ah oui, je l’utilisais quand j’étais plus jeune. J’étais un bad guy. À défaut de savoir quoi dire j’imagine que je ne disais rien et que j’espérais que la fille trouve elle-même les réponses à ma place.

Mais avouez que c’est cheap. On pense faire moins de peine avec l’ignorance, mais je pense que c’est pire que de la vérité toute crue.

« T’es pas mon genre, je n’ai rien ressenti ». Ça se dit, ça s’amène bien d’une façon gentille. Ça déçoit, certes, mais tu ne passes pas pour un lâche après.

Vous faites poireauter un mec ou une fille qui vous achale incessamment? Cessez ça immédiatement et dites lui! Clairement et poliment.

C’était l’éditorial engagé du dimanche soir. Merci!

D.

Comment PY Lord m’a sauvé la vie

Elle est assise dans ses marches et moi je suis devant elle, debout. J’ai la main dans la poche et je joue avec mes clés. Je me tiens à une bonne distance d’elle. Je ne suis pas dans sa bulle et ni elle dans la mienne. C’est froid.

Mais pourtant, elle parle. Je veux partir. Je sens aussi qu’elle s’ennuie avec moi donc je ne devrais pas m’en faire de lui dire que je ne rentrerai pas chez elle. Mais au cas où elle aurait aimé ça, je ne veux pas lui faire de peine. Alors, j’attends le bon moment pour m’en aller. J’ai pensé lui faire conter jusqu’à dix les yeux fermés mais, non. Ce n’est pas fin.

Au départ, nous étions supposés aller prendre un verre au Miss Villeray et se faire ensuite une raclette et boire du vin rouge. Le plan tout indiqué pour les rapprochements. Ça devait cliquer ça ne pouvait en être autrement. Ça allait bien pourtant sur Monclasseur. Et on rigolait bien dans nos textos.

Nous avons marché jusqu’au cabaret à quelques minutes de marche. J’étais déjà tanné. Je parlais, je posais des questions mais, je ne recevais que des réponses fermées auxquelles il est impossible de relancer. C’est aussi pire que quelqu’un qui ne répond qu’avec un LOL sur MSN. On ne peut rien faire contre ça. Sinon poser une autre question. Après cinq on s’écoeure.

Nous n’avons pris qu’une bière chacune. J’aurais pris une pinte mais, comme elle a choisi un verre il était évident qu’elle avait déjà hâte de partir. Un maigre vingt minutes. J’ai même payé pour elle. Quel idiot.

- J’ai pas très faim, on fait le tour du parc?
- Ok…

Après cette marche, nous sommes repassés devant chez elle. Elle s’est assise, je suis resté debout. Pendant un bon quinze minutes.

- Bon on fait qu’on fait, que je lui ai dit en souhaitant un refus. On ne jasera pas sur le portique toute la soirée.
- Tu peux venir, mais j’écoute Occupation double à 8h30.
- Ah ben tu sais… je n’aime pas vraiment ça moi, OD, je vais rentrer chez moi.
- Ok.

Pas de déception. Rien. On aurait même dit du soulagement. On ne s’est jamais redonné de nouvelles par la suite.

Et c’est comme ça que cette émission insipide m’a sorti d’embarras!

D.