Monthly Archives: décembre 2010

Ma lettre au Père-Noël

Cher Père-Noël,

bien que je ne crois pas vraiment en vous, je prends tout de même les quelques minutes que j’ai de libre pour vous écrire cette lettre. Notez que malgré le fait que j’ai de forts doutes sur votre réelle existence, je vous vouvoie tout de même. Juste au cas.

Pardonnez mon retard. Je sais que vous devez être en train de faire le tune up de votre traîneau question de voir s’il fera la ride comme il faut lors de cette longue nuit. Peut-être même êtes-vous en train d’enfiler déjà votre écarlate accoutrement.

Je pense être malgré tout raisonnable pour cette année. Vous n’avez qu’à lire (ou demandez à vos lutins de vous faire un résumé) mon blogue pour constater à quel point j’ai été sage.

Alors, voici ce que je désire.

- Durant votre périple nocturne, pourriez-vous me kidnapper une petite chinoise ou une asiatique. Jolie et majeure.

- J’aimerais ça réussir un trip à trois. Tout le monde l’a fait au moins une fois et moi je ne l’ai fait qu’à moitié. Ça me démange autant que la gamine qui désire avoir du stuff d’Anna Montana. Je connais ça car ma filleule adore et non pas parce que j’écoute ses chansons en cachette. Bref, je suis sur que vous pouvez m’arranger ça.

- Avec toutes les maisons que vous allez visiter, donnez leur mon Twitter. J’aimerais ça avoir une coupe d’abonnés de plus. Devenir une vedette, pis toute.

- Finalement, c’est mon année chanceuse qui débute la semaine prochaine. Alors, je demanderais pour terminer, l’Amour. J’ai mis un gros A car je n’ai pas envie d’un petit truc fake. J’ai envie de me fait mal tellement c’est fort. J’aime ça les drames.

Ah oui, aussi j’aimerais la paix dans le monde. Tsé je ne suis pas si égoïste, je pense aux autres!

Signé en espérant fortement que vous réalisiez mes souhaits,

Le Dateur en série.

D.

Résumé de mon party de bureau

Gros seins siliconés. Le paradis – s’il est un – de la boule refaite se trouve à ma job.
Robes de soirée au décolleté plongeant. Plongeant comme dans le tremplin de 10 mètres.
Mon Ex qui me texte 6 mois plus tard. Elle choisi vraiment ses soirées. J’imagine qu’elle le sent.
Bar ouvert de 18 heures à minuit.
Plein de jeunes filles saoules qui se collent sur toi parce que trop d’UpperCut.

Mais…
Elles sont toutes en couple et/ou enceinte cette année ou quoi?

Alors on s’agace toute la soirée, on revient seul à la maison et on se réveille le lendemain avec ce mal de tête féroce et cette envie de baiser qui n’arrive pas à s’estomper. Et qui démange… juste là, là.

Bref, rien de différent de vos party à vous, n’est-ce pas?

D.

Flash-back: En manque à n’en plus voir clair (2004)

Juin 2004… époque où ce n’était pas encore tout le monde qui possédait une photo dans son ordinateur.

- Voir que tu n’as pas de photo?
- Bah je te dis que si… je suis désolée.
- Même pas des amis qui pourraient t’en envoyer une.
- Et non…
- Et là, tu veux que je m’en vienne te voir alors que je ne sais même pas de quoi tu as l’air?
- Grosso modo c’est ça.
- Ouan… bon ok je m’en viens.

Je me suis demandé intérieurement dans quoi je venais encore de m’embarquer! C’est ben mon genre ça, d’écouter mes envies plutôt que ma raison. Raison qui m’aurait dit de ne pas dépenser 20 dollars d’autobus et une journée entière pour voir une fille qui n’est peut-être pas mon genre.

Ma mère m’a toujours dit d’écouter ma petite voix intérieure. Ce n’est pas de ma faute si la mienne est dans mon scrotum. Bref.

J’ai pris l’autobus en direction de Montréal. Elle m’attendait près d’un parc à l’endroit et à l’heure que l’on avait convenus plus tôt. Elle était de dos. Une rousse d’environ cinq pieds et quatre. Plutôt bien roulée. Le sourire aux lèvres, j’ai tenté de lui faire un saut en la surprenant sournoisement.

Étrangement, c’est plutôt moi qui fut surpris. Les rousses vous savez, soit qu’elles sont très jolies ou très moches. Le juste milieu n’existe pas chez les rousses. Je vous laisse deviner la catégorie dans laquelle elle se trouvait. La mauvaise bien entendu.

- Hey allo D.
- Allo…, que je lui ai répondu en en reprenant mes esprits. Hey… tu ne sais pas quoi, j’ai eu un appel dans l’autobus et il y a un super gros party chez mes amis ce soir alors je ne pourrai pas coucher ici… j’espère que ça ne te dérange pas?
- Non c’est correct voyons donc!

Soulagement intérieur, elle n’y a vu que du feu. N’empêche qu’étant déjà là, je me suis dit j’étais aussi bien d’en profiter. Ce n’est quand même pas la fille la plus laide du monde.

Si bien que de fil en aiguille je me suis retrouvé à cheval sur elle. Quant elle, elle tentait de faire sortir ma petite voix intérieure à l’aide de ses mains.

Ah… ahh.. oufff…

Malaise.

*****

Nos sens sont si troublés lorsqu’on est en manque de sexe. J’étais bien heureux d’avoir feint le party chez des amis avant et non pas après. Ça parait toujours mieux!

D.