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Le début n’est pas garant de la fin

Ouais ouais, ce soir je rentre dans le club en mode chacal! Ce soir dans le club ça va être bestial! C’est ça que je me chante à répétition sous la douche. Quelle belle chanson de Fatal Bazooka, non? Bon la suite ne s’applique pas à moi mais c’est une autre histoire.

Congé vendredi, pas le choix de sortir au Café Campus. Il y a quelque chose de mieux le jeudi soir quelque part? Non, je ne crois pas. Savonne les cheveux, deux fois, frotte dans tout les coins, trime le paquet… tout à coup, tsé! Au lieu de finir avec le savon fort qui pique, je mets du Axe bleu ben comme faut. Ça l’air que j’ai juste à frotter et les filles nous tournent autour tel des mouches autour d’une bouse.

Pardonnez-moi la métaphore douteuse. Oui, très douteuse. Bref, je sors en grand.

La soirée tant attendue débute d’une toute autre façon. Tout d’abord, la fille la plus jolie du groupe viens me voir… pour me demander si c’était moi qui avais sortie avec son amie. « Ouais pourquoi? » « Non rien, ahaha ». On va l’oublier. J’en convient c’était pas le coup du siècle cette fille-là, hein?

Plus tard, en pleine discussion, un type fortement éméché tiens une grosse poubelle dans ses mains. Tout se passe très vite mais la poubelle grossit de plus en plus pour finalement me rentrer dans la poitrine. Un coup de poubelle? Pourquoi moi? Je ne le saurai jamais. Sûrement à cause que j’espérais une soirée parfaite. C’est toujours comme ça.

Un bon Jack-Coke me remettra d’aplomb sans doute. Deux filles s’approchent de moi dans la file menant au bar.

- Allo, on te regarde et on voulait te dire que tu étais très beau.
- Ah, merci beaucoup, ne sachant pas trop quoi répondre et trouvant surtout qu’il y avait anguille sous roche.

Morsure arrive. Je lui raconte mon histoire des deux filles. Il se met a rire. Il les a envoyé me dire cela comme défi. Je te déteste tellement mon meilleur ami!

La barmaid s’approche de moi pour me demander ma commande.

- Wow tu sens vraiment bon, c’est quoi?
- Ah, c’est gentil, c’est du Axe… ça sent encore?
- Ben oui! Ça fait changement des autres clients qui sentent le swing! Ahah! Tu prends quoi à boire?

Et on a parlé toute la soirée comme ça! Avant de fermer sa caisse, l’impensable arriva. Elle sorti un papier.

- Alors, ton nom c’est quoi que je t’ajoute à Facebook?

De retour à la maison complètement fatigué, j’ouvre mon ordinateur et la page du célèbre site de socialisation. Une demande d’amitié en attente. La barmaid.

Sentir bon, je vous le dis, ça marche. Merci Axe, merci!

D.

Ça fait peur…

Alors cette fameuse St-Valentin? Vous l’avez fêtée? Vous qui êtes en couple depuis longtemps vous y pensez encore? Et les célibataires? Vous êtes sortis entre gars et entre filles pour boycotter cette fête de l’amour? Ou bien comme moi, vous avez choisi une personne pour prendre le rôle de la valentine l’instant d’une soirée?

Vendredi dernier, vers 15 heures, N et moi sommes partis sur la 40 en direction de la très romantique ville de Québec. Tant qu’à jouer le jeu on va le jouer comme du monde, non? Nous avions réservé au Grand Hôtel Times, un loft avec cuisinette. Et dans notre idée, cuisinette rimait avec le fait de se faire la bouffe, principalement une raclette. Alors, nous avions tout ce qui faut même un fil d’extension.

Arrivés à la réception, on nous fait signer un document comment quoi on ne fumerait pas dans la chambre. Pas le droit de fumer, pas le droit de faire de la raclette ça allait de soit. Il fallait cuisiner de quoi de romantique avec un simple four micro-ondes, un espace comptoir de 30 centimètres et un lavabo. Nous avons opté pour le poulet. Bon ce n’est pas un blogue de cuisine ici.

À la dernière bouchée notre magnifique volaille IGA, nous entamions notre deuxième bouteille de vin. Comme la piscine fermait à 22 heures elle est allé enfiler son maillot. Elle était belle. Je me suis approché d’elle. Nous ne nous sommes rien dit. Je lui ai enlevé son bikini dans le temps de le dire et je l’ai poussé sur l’immense lit king drapé de draps blancs. Je vous jure, ce n’est pas pour faire de la poésie, le lit était comme ça. Nous avons fait l’amour sans dire un seul mot au rythme de Pierre Houde, Richard Garneau et des Indiens qui criaient pendant la cérémonie d’ouverture des Jeux. Un bon résultat. Je te le dis.

Nous avons apporté notre deuxième bouteille à la piscine. Le party était pris. Rien à voir avec la St-Valentin. Plein de parents de jeunes joueurs de hockey en tournoi dans la capitale qui festoyaient pendant que leurs jeunes dormaient. Et des parents, ça fêtent fort. Même un s’est lancé tout habillé dans la piscine.

Quand la dernière goutte de la bouteille fut versée, nous sommes retourné à la chambre où un bon rosée Gallo et du sexe nous attendait. Pendant que je devait vérifier quelque chose d’important sur l’ordinateur, soit par combien le Canadien s’était fait battre, elle est allée s’étendre dans le lit.

- Ah ben, une autre défaite!
- …
- N?

Je me suis retourné. Elle dormait déjà en étoile dans le lit. L’alcool l’avait emmener dans les bras de Morphée. Pour la St-Valentin endiablée qu’elle m’avait promise, on repassera. J’ai du me résigner que c’était l’heure de dormir. Au diable le rosé et le gâteau au fromage qui restera sagement sur sa tablette du mini-frigo.

Blotti contre elle sous les grosses couvertures je me suis finalement dit que je n’étais pas si pire que ça au fond. Plutôt bien même. Un bonheur qui fait réfléchir. Un bonheur qui me travaille à quelque part qu’on n’a pas touché depuis longtemps…

Ça fait peur.

D.

Bonne année 2010

Je suis réveillé depuis à peine quelques minutes. Pas trop amoché. Pourtant, j’ai bu comme un trou. C’était la veille du jour de l’an et le Canadien a gagné. J’aime me donner des raisons morales pour boire. Vous ne m’en tiendrez pas rigueur j’en suis convaincu, hein? Et en plus, mon portefeuille est plein ce matin. Encore 5 beaux billets verts tout neufs. La barmaid a fermé sa caisse avant que je paye mon bar bill. « Ça va être notre secret », qu’elle m’a dit. Je l’aime cette barmaid.

Hier j’ai flirté. Avec tellement de monde que je ne connais pas du tout. Je ne pourrais même pas vous en parler de tout ces gens. Je pigeais une fille ici et là. Une Stéphanie, je crois, à qui j’ai parlé plus longtemps qu’aux autres. Je me suis retourné et elle était là. Le jour de l’an ça rime avec sexe dans ma tête. Pas dans la sienne visiblement. Son amie pas trop cute a vu mon jeu au loin. Elle l’a tirée par le bras :

- Il veut juste ton cul, bla bla bla. Reviens tout de suite.

Merde, elles sont toujours au rendez-vous pour tout gâcher ces filles-là!

Pas même 3h15, les lumières se sont allumées et la musique s’est tue. J’étais seul. La soirée qui aura duré 5 heures m’en aura paru 2. Les policiers avaient déjà envahi le party pour ralentir les ardeurs des plus fêtards dont je faisait partie. Quelques malchanceux ont été démasqués. Il faut 18 ans pour sortir, c’est la loi.

Les deux dernières années j’avais une fille à mon bras pour le retour à la maison. Le New Year Sex fait tellement du bien. Cette année je retourne bredouille chez moi. Je me sens comme le pauvre Vinnie qui ne s’est pas fait repêcher par l’équipe Canadienne. Une année on court après toi, l’autre on t’ignore. Faut s’y faire.

J’ai mis mon manteau et placé mon capuchon avec du poil sur ma tête. Je suis sorti l’air déconfit avec les mains dans les poches. À l’extérieur, j’entends un gros « Dddddd!!! » d’une voix féminine. Je me retourne. Elle est tellement belle parmi les flocons de neige qui commençaient à tomber paisiblement. On se « parle » depuis quelques semaines sur MSN. Cette fille est mon fantasme secret depuis 3 ans je crois. Et maintenant, c’est elle qui crie mon nom dans la rue. Je crois que j’ai fait bonne impression en 3 minutes.

Je suis retourné chez moi, peinard, en me trainant les pieds dans la neige en souhaitant que mon cellulaire vibre… Hélas.

*****

Aujourd’hui, dès la première heure de mon réveil, j’ai pensé à vous écrire. Je sais que je vous délaisse un peu par les temps qui courent. Je voulais simplement vous remercier pour la fidélité à laquelle vous me suivez. En février, quand j’ai débuté l’aventure de ce blogue, jamais je n’aurais pu imaginer que vous seriez si nombreux à suivre mes péripéties sans queue ni tête.

À vous tous, Merci! Je vous souhaite une bonne année ainsi que tout ce qui sera bon dans vos vies.

D.

Un bain tourbillon c’est toujours gagnant

- Tu fais quoi ce soir?, me dit Sand.
- Rien du tout, tu proposes?
- Je ne sais pas, t’as des idées?
- Et si on partait en road trip vers Ottawa.

Et de fil en aiguille nous avons opté pour faire cette ballade dans la merveilleuse région de… Lanaudière. Faut avoir les moyens de nos ambitions et les ambitions de nos moyens comme dirait mon professeur. Ben quoi? Rien de tel qu’une promenade dans St-Liguori non? Que je vous vois dire le contraire. Mes hommages aux Liguorois ou Liguorien. À vous autres, là.

Bref, je suis allé la chercher vers 21H30. Sur de mon chemin, je n’ai pas consulté le petit Post-It que je m’étais fait pour noter mon chemin dimanche dernier. Bien entendu, je me suis perdu royalement dans les rues industrielles de Montréal. Chemin Rockland par la 15 via la 40. J’ai même fait honte à tous les hommes en demandant mon chemin juste pour vous dire à quel point j’étais perdu. Je n’ai rien compris, la dame parlait en russe… j’étais vraiment loin.

Elle m’attendait dans les marches de son appartement quand je suis arrivé. Il nous restait 8 minutes pour nous procurer de la bière que nous voulions boire dans un motel. Anecdote lors de l’achat de la bière: L’employé du Shell sur Jarri est un trou du cul. En lui tendant le reçu de ma transaction que je n’avais pas besoin il me répond avec arrogance :

- I’m not the garbage man!!!

Trou de cul et anglais en plus. Je brandis la Loi 101!

Direction 40 Est vers Repentigny. Ensuite Ste-Marie-Salome, St-Ligori, St-Jacques, Joliette et St-Charles-Borromé. Une révélation nous est apparue au milieu de nul part dans la nuit où les mots magiques s’illuminaient en néon bleu.

Motel Joliette. VACANT. La joie après 2 heures de routes de campagne qui semblent mener nul part.

Le tenancier – chinois, ça va de soit – nous informe qu’il en coûte « Quatvinonze doard avec bi toubion doube ». Moins de 100 dollars pour une chambre avec bain tourbillon double, je n’ai pas revu ça depuis la belle époque du Motel Canada. Je l’ai rempli. Au cas.

Il était 2 heures du matin et nous voulions sortir dans un petit bar pas très loin. 45 minutes avant le Last Call et que les lumières s’allument. Nous avons englouti tous les shooters inimaginables dans le temps de le dire. Et nous sommes revenus au motel.

J’ai bien fait de remplir le bain. Rien à rajouter! Clin d’œil, clin d’œil. Le pouce dans les airs, toute.

D.