Category Archives: États d’âme

L’ignorance

- Allo t’es toujours en vie?

Un petit texto, juste pour voir. Ou un courriel. Pas très long juste pour avoir des nouvelles, t’sais. Pas de réponse. Un jour un bombardement de SMS et le lendemain, il y en a plus. Un jour ta sonnerie se fait retentir sans arrêt et le lendemain, tu n’attends qu’après ça.

Pouvez-vous me dire pourquoi les gens utilisent cette méthode pour démontrer aux autres qu’ils ne veulent plus rien savoir de vous?

Ah oui, je l’utilisais quand j’étais plus jeune. J’étais un bad guy. À défaut de savoir quoi dire j’imagine que je ne disais rien et que j’espérais que la fille trouve elle-même les réponses à ma place.

Mais avouez que c’est cheap. On pense faire moins de peine avec l’ignorance, mais je pense que c’est pire que de la vérité toute crue.

« T’es pas mon genre, je n’ai rien ressenti ». Ça se dit, ça s’amène bien d’une façon gentille. Ça déçoit, certes, mais tu ne passes pas pour un lâche après.

Vous faites poireauter un mec ou une fille qui vous achale incessamment? Cessez ça immédiatement et dites lui! Clairement et poliment.

C’était l’éditorial engagé du dimanche soir. Merci!

D.

Seul à ma table

Seul à ma table, je regarde mes collègues souriants. C’est une soirée reconnaissance pour souligner les années de service des valeureux employés qui année après année sont toujours au poste. Pourtant, moi, je me force pour sourire. Je ne sais pas s’ils s’en rendent compte que je fake.

Seul à ma table, je me demande ce qu’ils diraient sur moi, si je fêtais aussi mes quinze ans d’ancienneté. Me rendrais-je jusque-là? J’en doute.

Seul à ma table, je regarde les gens sur la piste de danse. D’habitude, je suis là avec eux mais ce soir, je n’en ai pas envie.

- Allez viens danser!, me dit ma collègue en tirant sur mon bras mou.

Je reste assis sur ma chaise et je refuse poliment prétextant que je ne sais pas danser. Et pourtant, mon déhanchement de bassin rendrait jaloux bien des latinos.

Seul à ma table, je regarde mes collègues qui commandent des uppercuts et toutes sortes d’alcools vraiment bon dans lesquels je devrais avoir envie de me gaver. D’habitude je suis le premier à sortir la carte de crédit pour boire et payer des tournées. Va savoir, ce soir je n’en ai pas envie.

Seul à ma table ce soir, je me sens vide. Un peu comme hier et le soir d’avant. J’ai besoin de me retrouver. Savoir où je m’en vais.

Chère psy, je compte sur toi!

D.

La fin est proche

Et non je ne suis pas commandité par Vidéotron pour ce billet! Bien que je prennes les commandites de tout le monde, seul Axe a été game de me solliciter. De toute façon, ce n’est pas le propos du prochain texte.

Ça fait maintenant plus d’un an et demi que je blogue sur les dates, les nombreuses que j’ai ratées, les si peu que j’ai réussies. Les amourettes intenses qui ont duré des fractions de secondes et les autres plus rares qui ont durées, mais que j’ai fuies faute d’être réellement prêt à m’embarquer. Faute de le sentir, juste LÀ, où on est supposé le sentir. Dans le ventre, mais ce n’est pas défini vraiment.

Ces derniers temps, je regarde le nombre de billets par mois que je vous écris et se maintient toujours bien en deçà de dix. On peut mettre le blâme sur le manque de date. Mais la motivation de jouer ce personnage de Dateur en série diminue grandement. Les besoins de la personne derrière le personnage ont grandement évolués.

Vous l’avez peut-être remarqué dans certains de mes billets. Les sentiments ont pris grandement le dessus sur les besoins physiques. Le rôle au départ devait être une espèce de courailleux gentil qui aime le flirt tout en ayant une porte – très peu – ouverte à l’amour. Étant donné que l’amour ce n’est pas facile, pas rose et etc. Toutes les raisons étaient bonnes pour rester dans ma zone de confort.

Maintenant, le Dateur en Série ne date plus en série. Certes, il en a envie quelques soirs où sa libido est dans le tapis comme un peu tout le monde. Mais ce dont il a envie vraiment c’est d’avoir une blonde pour Noël et de lui acheter une bague grosse DE MÊME! Effet de l’automne froid et pluvieux qu’on connait, peut-être.

Mais ce blogue, c’est en même temps mon bébé. Même si sa fin est imminente, j’ai du mal à le laisser partir. Ce billet, je l’ai mûri longuement, j’y pense depuis un bout, surtout depuis la découverte de celui-ci par ma famille (tu dois être fier maudit stooler!). Par contre, je ne peux pas l’effacer vulgairement de la toile comme ça, net, fret, sec. Ceci dit, comme une personne qui apprend à ses proches qu’il va mourir – désolé pour la comparaison bouetteuse – je vous annonce que ce blogue est sur ses derniers miles sans pour autant connaitre sa date de péremption. Je ne fais que me préparer au jour J. Et vous en préparer aussi.

Il y aura d’autres billets où je raconterai mes dates, bien entendu. Mais ces rencontres auront pour but de trouver une fille qui voudra bien de moi dans sa vie et non pas que dans son lit. Toute la nuance est là.

Les commentaires d’encouragement sont appréciés et peuvent permettre de prolonger l’espérance de « vie » de ce blogue. Mais il mourra de sa belle mort.

Un jour. Inévitablement.

D.

Les rondeurs de mesdames

Ça brasse sur la page de fans de Dateur en série. J’ai ouvert une boîte de Pandore cette nuit en parlant des filles avec des rondeurs. Avec un gros R. Ben un R majuscule car le mot gros peut être offensant. Alors que je naviguais sur un site de rencontre, je suis tombé sur une fiche d’une fille qui s’affirme ouvertement ronde.  Ronde comme on en voit ici et là. Rien pour alarmer tout le quartier.

Par contre, dans son album photos, on pouvait la voir dans une robe serrée à motif léopard ou bien encore contre une clôture, bien cambrée pour dévoiler son postérieur à qui je n’ose donner de qualificatifs superlatifs de peur de me faire lancer des tomates. Des grosses tomates. Ben, des tomates mures là. Je m’excuse, je ne voulais pas dire ça.

On entend souvent les personnes de tailles fortes s’affirmer en tant que féminine et être à l’aise avec leur rondeur. Avant même qu’on en parle, elle mentionnent dans leur profil que « Si tu n’aimes pas les rondeurs, d’aller sur une autre fiche, mais j’aime mon corps et je me trouve belle ».

Alors, tout ça m’amène à vouloir lancer un petit débat. Ça vous tente?

Qu’est-ce que la féminité? Est-ce de prendre des photos sexy et aguichantes?
Y’a-t-il une limite de poids pour ne plus porter des vêtements moulants?
Pourquoi les gars qui aiment les filles minces sont considérées comme étant superficiels et que ceux qui aiment les filles ronde sont corrects?

Pour ma part, je trouve que peut importe le poids, ce type de photo n’ont pas leur place sur des sites de rencontre. Sur des photos, il est important de montrer ce qu’on souhaite attirer. Donc il va de soit que de se pencher, les fesses faces à l’objectif ce n’est pas winner si on affirme vouloir une relation sérieuse.

Mais on dirait que lorsqu’on dénonce une personne avec de fortes rondeurs, peut importe ce qu’elle fait, on se fait taper dessus. Si j’avais critiqué une fille mince pour son habillement serré ou sa pose subjective, qui serait allé la défendre?

Mais une personne grosse (ah pis là, je le dis!), c’est délicat. Faut pas trop en parler, hein? Et pourquoi?

Allez j’attends vos commentaires méchants! J’espère que les gens d’accord avec moi se manifesterons pour une fois!

J’en ai marre d’aller au bat tout seul!

L’auteur du texte a lui-même une petite bedaine de bière et ne porte pas de camisole serrée ou de v-neck moulant.

D.

Blues d’automne – Un an plus tard

Ces temps-ci, c’est la mort. Je ne sais vraiment pas quoi vous écrire, vous savez? En fait, je me sens un peu comme dans ce texte-là mais pas pareil au fond. Je ne rumine pas une vieille histoire d’amour ratée et je ne bois pas seul dans ma chambre. Pas encore en tout cas.

Les nuits sont fraîches, on laisse tomber les shorts pour les jeans. Je porte plus souvent mes hoodies que j’adore. Dans ma nouvelle chambre, j’ouvre un peu la fenêtre pour laisser l’air frais pénétrer (je pense toujours croche quand je lis ce mot même hors de son contexte sexuel) la pièce. Je m’abrille dans ma douillette neuve ultra moelleuse et beaucoup trop confortable. C’est parfait. Ou presque. Mon lit est si grand pour une seule personne. Je n’ai plus ce lit qui m’attirait vos moqueries. L’automne ce n’est pas fait pour être célibataire.

L’automne c’était ma saison préférée avant mais maintenant, ça craint.

Ah, il y a l’école aussi. Et ma vie professionnelle. Mais ça, vous vous torchez les fesses avec, hein? Vous ne voulez que des histoires de sexe et d’échecs amoureux. Je m’en fous, je vais en parler quand même.

J’avais débuté un certificat universitaire en administration. Et assis dans la classe ce lundi, j’ai presque fait une indigestion. Au sens figuré. Parce que le sens propre n’aurait pas été propre. Du moins, pas au sens propre. J’ai donc décidé de lâcher tout ça, moyennant des frais d’annulation de 40 dollars mais, ça, je m’en fiche. Le verbe foutre est tout à l’honneur ce soir. Je vais alors me concentrer sur mon cours de philosophie qui me manque pour avoir mon DEC. Je hais les philosophes. Ou les professeurs. Un des deux, ça c’est sur.

Côté professionnel, j’ai envie d’un défi plus grand mais, je suis pris dans ma zone de confort. Pas évident de tout lâcher pour repartir à zéro. Une rencontre avec une orienteur est prévue. Elle est psy aussi, je vais peut-être lui glisser un mot ou deux en même temps.

Alors je suis là, à errer dans cet automne qui n’est même pas commencée. Et qui s’annonce ennuyante. Si jamais vous êtes célibataire et jolie, écrivez-moi. J’ai d’ailleurs changé mon courriel (en souhaitant qu’il fonctionne correctement). C’est info@dateurenserie.net. Si jamais, en plus, vous êtes bonne en dissertation philosophique, vous partez avec une longueur d’avance.

Ouin, tout ça pour dire que je ne sais pas quoi écrire…

D.