Category Archives: États d’âme

Les rondeurs de mesdames

Ça brasse sur la page de fans de Dateur en série. J’ai ouvert une boîte de Pandore cette nuit en parlant des filles avec des rondeurs. Avec un gros R. Ben un R majuscule car le mot gros peut être offensant. Alors que je naviguais sur un site de rencontre, je suis tombé sur une fiche d’une fille qui s’affirme ouvertement ronde.  Ronde comme on en voit ici et là. Rien pour alarmer tout le quartier.

Par contre, dans son album photos, on pouvait la voir dans une robe serrée à motif léopard ou bien encore contre une clôture, bien cambrée pour dévoiler son postérieur à qui je n’ose donner de qualificatifs superlatifs de peur de me faire lancer des tomates. Des grosses tomates. Ben, des tomates mures là. Je m’excuse, je ne voulais pas dire ça.

On entend souvent les personnes de tailles fortes s’affirmer en tant que féminine et être à l’aise avec leur rondeur. Avant même qu’on en parle, elle mentionnent dans leur profil que « Si tu n’aimes pas les rondeurs, d’aller sur une autre fiche, mais j’aime mon corps et je me trouve belle ».

Alors, tout ça m’amène à vouloir lancer un petit débat. Ça vous tente?

Qu’est-ce que la féminité? Est-ce de prendre des photos sexy et aguichantes?
Y’a-t-il une limite de poids pour ne plus porter des vêtements moulants?
Pourquoi les gars qui aiment les filles minces sont considérées comme étant superficiels et que ceux qui aiment les filles ronde sont corrects?

Pour ma part, je trouve que peut importe le poids, ce type de photo n’ont pas leur place sur des sites de rencontre. Sur des photos, il est important de montrer ce qu’on souhaite attirer. Donc il va de soit que de se pencher, les fesses faces à l’objectif ce n’est pas winner si on affirme vouloir une relation sérieuse.

Mais on dirait que lorsqu’on dénonce une personne avec de fortes rondeurs, peut importe ce qu’elle fait, on se fait taper dessus. Si j’avais critiqué une fille mince pour son habillement serré ou sa pose subjective, qui serait allé la défendre?

Mais une personne grosse (ah pis là, je le dis!), c’est délicat. Faut pas trop en parler, hein? Et pourquoi?

Allez j’attends vos commentaires méchants! J’espère que les gens d’accord avec moi se manifesterons pour une fois!

J’en ai marre d’aller au bat tout seul!

L’auteur du texte a lui-même une petite bedaine de bière et ne porte pas de camisole serrée ou de v-neck moulant.

D.

Blues d’automne – Un an plus tard

Ces temps-ci, c’est la mort. Je ne sais vraiment pas quoi vous écrire, vous savez? En fait, je me sens un peu comme dans ce texte-là mais pas pareil au fond. Je ne rumine pas une vieille histoire d’amour ratée et je ne bois pas seul dans ma chambre. Pas encore en tout cas.

Les nuits sont fraîches, on laisse tomber les shorts pour les jeans. Je porte plus souvent mes hoodies que j’adore. Dans ma nouvelle chambre, j’ouvre un peu la fenêtre pour laisser l’air frais pénétrer (je pense toujours croche quand je lis ce mot même hors de son contexte sexuel) la pièce. Je m’abrille dans ma douillette neuve ultra moelleuse et beaucoup trop confortable. C’est parfait. Ou presque. Mon lit est si grand pour une seule personne. Je n’ai plus ce lit qui m’attirait vos moqueries. L’automne ce n’est pas fait pour être célibataire.

L’automne c’était ma saison préférée avant mais maintenant, ça craint.

Ah, il y a l’école aussi. Et ma vie professionnelle. Mais ça, vous vous torchez les fesses avec, hein? Vous ne voulez que des histoires de sexe et d’échecs amoureux. Je m’en fous, je vais en parler quand même.

J’avais débuté un certificat universitaire en administration. Et assis dans la classe ce lundi, j’ai presque fait une indigestion. Au sens figuré. Parce que le sens propre n’aurait pas été propre. Du moins, pas au sens propre. J’ai donc décidé de lâcher tout ça, moyennant des frais d’annulation de 40 dollars mais, ça, je m’en fiche. Le verbe foutre est tout à l’honneur ce soir. Je vais alors me concentrer sur mon cours de philosophie qui me manque pour avoir mon DEC. Je hais les philosophes. Ou les professeurs. Un des deux, ça c’est sur.

Côté professionnel, j’ai envie d’un défi plus grand mais, je suis pris dans ma zone de confort. Pas évident de tout lâcher pour repartir à zéro. Une rencontre avec une orienteur est prévue. Elle est psy aussi, je vais peut-être lui glisser un mot ou deux en même temps.

Alors je suis là, à errer dans cet automne qui n’est même pas commencée. Et qui s’annonce ennuyante. Si jamais vous êtes célibataire et jolie, écrivez-moi. J’ai d’ailleurs changé mon courriel (en souhaitant qu’il fonctionne correctement). C’est info@dateurenserie.net. Si jamais, en plus, vous êtes bonne en dissertation philosophique, vous partez avec une longueur d’avance.

Ouin, tout ça pour dire que je ne sais pas quoi écrire…

D.

Les paris sont ouverts

D. je veux savoir de quoi. Je revois ce soir un ancien kick du Cégep. Dois-je m’attendre à quelque chose?

J’ai reçu ce courriel dans ma boite de réception au travail de la part de J. Certaines privilégiées (elle ne sont pas plus que 150) ont mon adresse e-mail professionnelle. J’ai répondu avec mon tact habituel quelque chose comme ça.

Chère J,

rase ton chaton car ce soir tu vas t’envoyer en l’air ou bien tu te retrouvera à genou avec quelque chose dans la bouche.

D.

S’en suit une série de courriels et de textos où elle me garanti que les intentions du jeune homme sont pures et dénudés de pulsions sexuelle rudes. Elle justifie ses propos complètement loufoques avec des arguments tels que:

1) Il veut simplement me faire visiter son nouvel appart.
2) Je ne suis pas son genre de fille, voyons!
3) S’il avait voulu de moi il se serait déjà manifesté avant.
4) Ça fait trois ans qu’on s’est vu!

Ses arguments tiennent autant la route qu’un vélo sur une patinoire fraichement zambonisée.

- Tu ne trouves pas ça étrange qu’un gars effectue un come-back pour te faire visiter son nouvel appartement au même moment où toi, t’es nouvellement célibataire et que tu prends possession de ton nouveau condo, qui plus est, est situé près de chez lui.
- Tu veux parier?
- Je ne refuse jamais un pari.
- Si tu gagnes tu auras la récompense de ton choix. Mais comme je gagnerai, j’aurai droit à quoi?
- À rien.
- Pourquoi?
- Parce que c’est sur que ce mec va vouloir voir tes gros seins en béton et que tu vas perdre ma grande!
- On verra bien.
- Haha
, en pensant à son joli visage recouvert de… m’enfin, vous comprenez.

J’attends le verdict… Et vous? Vous croyez qu’un mec peut faire un come-back auprès d’une jolie fille sans arrières pensées?

(Au risque de copier La Clique du Plateau) Commentaire inutile à m’envoyer: Tu dois être jaloux pour écrire ce texte-là, hein?

D.

Revoir son ex… encore

- Alors tu vas raconter notre soirée quand sur ton blogue?, qu’elle m’a texté le lendemain.

Mon Ex écrit tellement bien. Au moins dix fois plus que moi. Alors, quand elle me dit que j’écris bien et qu’elle veut que j’écrive sur elle, ça me stresse. Je veux être à la hauteur de ses attentes. De vos attentes. Des miennes. Ça va comme suit.

*****

T’es la devant moi. À deux ou trois mètres. Tu t’apprêtes à retourner chez toi par le métro Berri-Uqam parce que ton chum t’attend. T’es une bonne petite blonde alors tu ne le fais pas languir. Même si je crois – j’espère – que tu veux rester encore un petit peu. Que tu veux que ça soit moi ton lift.

Et moi, je suis la devant toi. J’ai les mains dans mes poches parce que je sais pas quoi en faire. T’es tellement belle, j’ai juste envie de les mettre sur ton visage et de t’embrasser. L’idée m’a d’ailleurs passé par la tête au moins 300 fois. Je veux dire, dans les dernières 300 secondes.

- Bon retour!
- Ouais!

Pas de bec, pas de câlin. Complètement figé devant toi. Et je suis retourné vers mon véhicule. Comme un maudit chokeux. J’ai attendu un peu au coin. Au cas ou tu reviendrais. La lumière est rouge mais je pourrais bien traverser pareil. Or, j’attends. Un peu, au cas.

Pourtant, plus tôt dans la soirée, ma confiance débordait au Ste-Élizabeth. La Boréal à 3,75 dollars aidait pas mal, faut l’avouer. Les allusions au fait qu’on allait s’embrasser étaient omniprésentes. Je n’avais rien à perdre de te le dire au fond. Tu rougissais et ça te rendait nerveuse. J’aimais ça. De savoir que ça ne te rendait pas indifférente, ça ne me donnait pas le goût de changer de sujet.

Cependant, au Presse Café pour dégriser, je me suis trouvé un peu nul pour un Dateur en série quand tu m’as caressé le coté. Je ne sais pas comment l’appeler cette partie du corps-là. Celle qu’on touche pour dire à l’autre « Viens t’en plus près de moi. ». On va dire le dos, ok? Je n’ai rien fait. J’aurais pu, j’ai choké.

Pis encore là, la porte pesante du métro vient tout juste de se refermer sur toi. J’ai envie de te courir après mais je continue à marcher dans l’autre direction. J’ai gardé mon cellulaire dans ma main. Je sais que tu vas me texter dans 5 minutes pour me dire quelque chose.

- Drôle de soirée hein?
- Drôle? Qu’est-ce que tu as trouvé drôle?
- Ben les allusions au fait qu’on allait se frencher?
- Tu aurais voulu?
- Je t’aurais laissé faire.

Damn

*****

Et vous… l’auriez-vous fait? Vous reprendriez-vous un autre soir?

D.