3

Flirt glacial

Publié par D. le 4 fév, 2010 dans First date

Il fait froid, bon sang. L’Avocate me dit que ce n’est pas si pire tout en claquant des dents. Elle hausse les épaules aussi pour essayer tant bien que mal de cacher ses oreilles. Mais il ne fait pas si froid selon elle. Pour ma part, je grelotte. Le sang a décidé déjà d’arrêter d’aller dans mes extrémités. Je sautille pour me garder au chaud. Mais j’endure. Car on est à ce moment. CE moment. Le moment où on se raccompagne à nos véhicules respectifs et on se demande après une date: « On s’embrasse ou pas ». Là ou à la prochaine rencontre. Si prochaine il va y avoir.

« Hey tu t’en vas où avec ta belle histoire toi? C’est qui ça l’Avocate? », que vous vous dites.

Et vous avez totalement raison! L’Avocate est une de ces lectrices qui a pris son courage à deux mains pour me parler plus personnellement et me rencontrer. Courage ou folie… on verra plus tard. Je vous raconte.

Elle m’attendait dans un café. Mes lunettes étaient embuées. J’avais beau scruter à la loupe l’endroit bondé de gens, je ne voyais rien. Je ne voulais pas m’asseoir avec la mauvaise personne, alors je suis sorti. Je l’ai appelée et elle est venue me rejoindre à l’extérieur et nous nous sommes dirigés juste en face dans un St-Hub. Elle a prit une bière fancy et moi une bière tomate. On ne trahi pas ses racines. Après m’avoir jeté quelques regards douteux et déçus après avoir prononcé Budweiser - je m’excuse auprès des amateurs de vraie bière, je ne voudrais pas repartir un autre débat – la conversation n’a jamais cessé. Au point où le concierge qui mettait les chaises sur les tables nous a fait penser de regarder nos montres.

23h10! Déjà? Ben oui. Direction vers un petit pub avec un nom irlandais. Mc quelque chose. J’ai pris une Grolsh pour regagner mes points perdus. Elle a tellement aimé ça qu’elle a dansé nue sur la table. Bon ok je rêve.

Mais nous revoilà à 1 heure du matin sur le trottoir à côté de l’endroit où j’ai garé mon auto. Moins 1000 degrés sans le facteur vent. Le seul moyen de me réchauffer fût de la prendre dans mes bras. Rendu là, la bouche n’est pas trop loin.

La bouche sèche, les lèvres gercées par le vent, la froidure nocturne, tous ces éléments ont fait en sorte qu’on se riait dans la bouche. On voulait, oui. C’était bon, oui. Mais difficile à faire sans rire. Après cinq minutes de pseudo embrassage, nous avons fixé la date de notre prochain rendez-vous à mardi.

J’ai ramassé mon oreille droite par terre complètement blanche en souriant et j’ai pris le volant de ma voiture et je suis retourné chez moi. L’Avocate marchait au loin en direction de sa voiture. Elle était dos à moi.

Et ouais, elle sont belles tes fesses!

D.

Mots-clefs :, , ,

 
22

À en perdre connaissance…

Publié par D. le 29 jan, 2010 dans First date

*** Vite un nouveau texte pour passer à autre chose ***

Reportons nous en début janvier. Êtes-vous capable? Je vais prendre le temps qu’il faut. Toup touloup toup toup… Ok? Bon!

C’est vendredi, je n’ai rien à faire. Ça arrive souvent. Je navigue tout bonnement sur Réseau Contact. Il y a cette fille à qui j’ai écrit il y a 2 ou 3 jours sans avoir eu aucune réponse. Triste, elle est belle mais pas pitoune de club. Bref, belle mais accessible pour un gars pour moi. Faut savoir jouer dans sa ligue. Je décide de lui récrire. J’ai rien à perdre.

Je reçois une réponse positive, parle parle sur MSN, jase jase au téléphone, planifie une sortie pour le lendemain. Le plan? Souper et brosse. J’aime bien! Tout c’est fait rapidement. De week-end ennuyeux, je suis rendu avec un week-end que plusieurs célibataires envieraient.

C’est au Boston Pizza qu’on se donne rendez-vous. Il est 17h30. C’est désert. Le souper se déroule bien. On quitte alors que tout le monde arrive pour le match. Je vous fais ça court. Le propos croustillant n’est pas là. Direction ensuite pour Mon Ami Pierrot, une boite à chanson sur la rive sud de Montréal annexée a une hôtel. J’y suis déjà allé avec elle!

Je suis allé prendre une douche pour me rafraîchir avant de sortir. Je dansais au rythme de l’eau brûlante et glaciale qui sortait de la pomme de douche. Trouver la température idéale est une tâche ardue dans ce genre d’endroit. Soudain la porte s’est ouverte. Au travers du rideau, j’apercevais une silhouette de femme nue.

Elle est venu me rejoindre sous le minuscule jet tout de même chaud mais insuffisant pour deux. Nous nous sommes mis à nous embrasser et à nous caresser. L’eau redevenait froide de façon intermittente mais nous n’en tenions pas rigueur. Sous la douche il faisait chaud. Très chaud.

Ses yeux se sont mis à virer à l’envers. Ses jambes ont ramolli. Je l’ai retenue et je l’ai assise dans le bain.

- N? T’es là?
- …

Je lui ai mis un peu d’eau froide dans le visage. Elle est revenue à la raison… le temps que je l’assois dans la chambre sur le tapis où elle est retombée à nouveau dans les vapes.

J’ai beau avoir ma carte de secouriste, laissez-moi vous dire que je capotais. « Bonsoir monsieur l’agent, ben j’étais à une firstdate et voilà elle est morte nue dans mes bras. Oui oui, dans la douche, pif paf.»

Ses yeux se sont rouverts. Son souper, lui, est sorti. Copieusement à part de ça.

- On reste tranquille dans la chambre, t’en dis quoi?
- Ouais, bonne idée, m’a-t-elle répondu gênée en constatant son dégât.
- Ramasse ton petit snack, brosse tes dents et je t’attends en d’sous des draps!, lui répondis-je en riant.

D.

Mots-clefs :, , ,

 
34

Le comble

Publié par D. le 26 jan, 2010 dans First date

*** Joignez ma page Facebook! ***

Mon téléphone cellulaire fait un vacarme en vibrant sur le bureau en mélamine. Brrrrrr. Quelque chose comme ça. Un message texte.

- Ce soir, t’as envie d’aller prendre un verre?

Parfois on n’a pas à trop faire d’effort. Et ça tombe bien car ces temps-ci, je n’ai pas envie d’en faire. Me voilà donc en route le soir venu en direction de Montréal.

Je déteste aller chercher les gens. J’ai mon petit papier dans les mains avec l’adresse mais je peine à voir les numéros sur les portes. Vivement les bonnes vieilles boites aux lettres sur le bord du chemin. Alors j’avance tranquillement sur les quatre flasheurs les yeux plissés à essayer de trouver mon numéro chanceux.

Une grande fille aux cheveux longs s’approche tranquillement de mon véhicule. C’est elle. Elle s’assoit. Elle est belle et elle sent bon. Elle me propose un petit bar branché avec des chandelles sur les tables. Les divans sont en cuir bruns. L’ambiance est vraiment chaleureuse. Propice aux flirts. Dommage que j’aie oublié le nom.

On commande une bouteille de vin. Le serveur la dépose sur la table et je lui verse un verre.

- La bouteille n’est pas encore débouchée Monsieur, me dit le serveur
- Je sais, je blaguais.

Je ne blaguais pas du tout. Honte à moi, j’étais certain qu’elle était ouverte.

La discussion va bon train. Boulot, école, loisirs. Tous les sujets sont passés au peigne fin. Si bien qu’on approche le sujet un peu plus sexuel. On parle des choses que l’on aime ou aime moins. Nos langues sont plus pendues, alcool aidant.

- Je dois te dire quelque chose…
- Vas y…
- Ben j’ai l’herpès!

Et là j’embarque dans son jeu, étant persuadé que c’est faux.

- Ce n’est pas faux?
- Non…
- Tu es consciente que tout s’arrête ici là? Je suis vraiment fâché que tu ne me l’as pas dit avant. J’ai fait une heure de route pour venir te voir, disons que je me serais passé de ça!

J’ai déposé 10 dollars sur table et je suis parti en la laissant seule.

Réaction excessive de ma part? On peut la féliciter de son honnêteté mais est-elle un peu tardive? Pas que je méprise les gens souffrant de telles maladies mais ne croyez-vous pas que c’est un détail plus important à mentionner au départ que de dire que tu préfères le vin rouge plutôt que le blanc?

Bref, je croyais avoir tout vu mais là c’est le comble!

D.

Mots-clefs :, , , , , ,

 
10

Une lectrice normale?

Publié par D. le 5 jan, 2010 dans First date

Vous savez une personne normale là. Qui ne se poudre pas le nez, qui ne fréquente pas 14 gars différents ou qui est stable dans sa tête. Ah vous êtes sûrement nombreuse comme ça. Mais les quelques lectrices que j’ai rencontrées avaient toutes un petit quelque chose qui nous rappelait qu’il ne fallait pas s’engager avec elles.

Pourquoi cette introduction? Je veux vous emmener ici. Il y a quoi? Une semaine? Ou peut-être deux. Dans le temps des Fêtes on perd un peu la notion du calendrier avec tous les congés. Bref, j’ai reçu un courriel d’une gentille lectrice qu’on surnommera E entre nous. Je ne crois pas avoir utilisé cette voyelle encore. Elle me souhaitait Joyeux Noël ainsi que tous les vœux qu’on répète à tout le monde à l’occasion de la fête du petit Jésus.

Pensez-vous sincèrement que je l’ai laissé filer en lui disant simplement merci vous aussi? Poser la question c’est lui répondre. Alors on s’est échangés des courriels aussi long que ma b… euh, ouin. Jusqu’au jour fatidique!

- Allô! Je dois passer voir ma tante et imagine où elle habite? À (insérez ici le nom d’un village quelconque à 10 minutes de chez moi). Alors bla bla bla veux-tu que l’ont se voit un peu le temps d’un café au Tim?

Ma réponse fut un oui bien senti. Tout le monde danse, rendez-vous à 14 heures.

Je suis parti dans ma super Hyundai Accent sale et elle m’attendait déjà dans sa je-ne-sais-plus-quoi-je-ne-connais-rien-aux-chars-moi-j’ai-un-blogue-de-dates-pas-d’autos blanche sale elle aussi. Première impression: Wow. Grande, mince, cheveux foncés courts et giga méga souriante! J’aime. Si bien que je me mets à stresser. La beauté m’intimide.

On s’est promené en voiture tout l’après midi. Je lui ai fait visiter mon petit patelin pendant 3 heures en faisant semblant de me perdre un peu pour passer plus de temps avec elle. Malgré ma gêne, je me suis immédiatement senti à l’aise avec elle. On s’est obstinés sur mille et un sujets. Sur les origines de mon blogue, sur les rencontres hommes-femmes. Tu m’excuseras de ne pas t’avoir posé beaucoup de questions, hein? On va se reprendre promis!

Plus tard, pendant que la radio jouait une chanson qui lui rappelait un événement malheureux, nos mains se sont instinctivement emboitées de façon parfaite une dans l’autre. J’étais bien. Vite de même. Je suis allé la ramener à son véhicule car elle était déjà en retard. On s’est serrés dans nos bras avant de nous quitter.

Cute hein comme histoire? Essuyez vos larmes quand même.

Ce blogue est rendu littéralement un site de rencontre. Et parfois, on fait de jolies trouvailles.

N’est-ce pas E?

D.

Mots-clefs :, , , ,

 
4

Dater via Facebook

Publié par D. le 18 déc, 2009 dans First date

Vous m’excuserez mes absences prolongées mais, que voulez-vous? Les dates ne courent pas les rues par les temps qui courent. Et non, je ne ferai pas un appel à tous pour que vous m’écriviez sur mon courriel dateurenserie@live.ca. Ça ferait bien trop désespéré, non? Et j’étais en fin de session intensif jusqu’à hier soir. Non mais UN cours. Ouf, pas facile!

Aujourd’hui, je répondrai à la question à laquelle vous vous poser tous j’en suis sure: Pouvons-nous flirter sur Facebook? Moi qui étais persuadé du contraire, force est de constater que oui!

Angecornu m’a parlé d’un petit groupe sur Facebook. Je suis célibataire (Qc). Alors je vais voir et je zieute les membres du groupe. Je tombe sur la jolie Colombienne. Je craque bien entendu car vous connaissez mon goût pour le multiculturisme.

Donc nous revoilà 2 mois plus tard, donc dimanche dernier. Elle a finalement accepté de me voir. En fait c’est elle qui m’a même proposé le dimanche. On a plutôt mal choisi notre journée. Une pas pire tempête sévi sur le Québec. Sur l’autoroute, ça roule pare-choc à pare-choc. Pour empirer la situation, je suis trois charrues qui déblayent l’autoroute. Impossible de les dépasser. Pouvez-vous bien me dire, quelles sont les chances que ce soit moi qui sois directement derrières elles. Pourquoi pas directement devant. Loi de Murphy encore. Je hais ce type et sa fichue loi qui ne fait que s’abattre sur moi!

J’arrive tout même le premier car elle aussi, a eu de la malchance sur la route. J’ai même eu le temps d’aller lire le journal au Tim Horton. Elle a stationnée sa voiture juste à coté de la mienne. Plus belle encore que ses photos. Souriante, des yeux magnifiques, très petite. Tellement latine. Vous auriez tous croqué dedans chers amis. Comme dans le fruit interdit.

Parce que les dimanche soirs de tempête nous limite un peu coté activité, nous avons opté pour le classique du restaurant. Et ensuite une bière. Je l’ai fait beaucoup parler. Technique FBI de Marc Boilard! C’est ça la clé messieurs. Montrez-vous intéressé!

Bref, pas de punchs comme ceux dont vous êtes habitués pour cette première rencontre. Pas de bec, pas de sexe. C’est La Rouquine qui va être fière de moi, hein? Simplement une rencontre normale.

Et si la normalité me faisait du bien pour une fois? La normalité fait des textes assez normaux aussi. Enfin, à suivre!…

D.

Mots-clefs :, , , ,

Copyright © 2009-2010 Profession: Dateur en Série Tout droits réservés.
Desk Mess Mirrored v1.4.5 Theme par BuyNowShop.com.

Ce blogue est propulsé par WordPress