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Orgueil mal placé

Publié par le Dateur en Série le 3 mai, 2010 dans First date

Je faisais les cents pas devant un petit café dans le coin de Joliette. Le rendez-vous était prévu à 20 heures bien précises. J’y suis depuis 19h50, je préfère attendre que de faire attendre lors de ces premières rencontres. Elle n’a pas de cellulaire ou peut-être que si et qu’elle n’a pas voulu me donner son numéro de peur que je sois un maniaque qui l’harcellerait jour et nuit pour lui demander si sa culotte est en coton ou en dentelle, noire ou fushia. Bref, je ne peux pas la rejoindre alors je me fis à sa parole et elle sera là à 20 heures comme promis.

Elle est peut-être à l’intérieur du café. Je n’aime pas entrer dans des endroits inconnus seul. J’ai l’impression que tout le monde le constate que je ne viens pas de la place. C’est un petit café tranquille. Il a plusieurs sections. Les gens parlent tout bas, d’autres lisent. Rien avoir avec un Tim Horton. Je n’aime pas trop l’endroit, trop éclairé, trop calme. Je jète un coup d’œil dans tout les recoins, elle n’y est pas. Il n’est que 20h05, pas de panique.

Je vais attendre à l’extérieur et je lui proposerai d’aller à coté. Vue de l’extérieur, ça semble être un petit bar tranquille avec des bonnes bières compte tenu des affiches qui s’y trouvent. Et bon, de l’alcool, ça détend l’atmosphère plus que du café. Elle fini par arriver. Elle est jolie, grande et brune. Ça va jusqu’à présent, je n’ai pas un choc.

Le bar est complètement désert exception faite de quelques habitués accoudés au bar et qui connaissent la serveuse. Le bar étant ce qui semblait être avant une maison, nous choisissons une pièce où il y a un deux divans et une petit table au centre, comme dans votre salon. Elle s’assoie sur un et moi sur l’autre. Pas trop vite.

C’est ici que ça se complique. Je ne sais pas si c’est l’ambiance monotone, les divans en soft touch patchés avec du Duct Tape et pas très confortable ou le fait que j’irais me coucher mais la discussion est ennuyante.

On parle de nos anciennes relations, elle me parle de sa coloc je lui parle de mon travail et je l’écoute sur le sien. Des conversations qui pourraient être intéressante si elle avait le moindre dynamisme dans sa voix. Et je ne suis pas placé pour parler, elle ne me donne pas le goût d’en avoir plus. Ou vice versa? Peu importe, c’est plate. En plus, elle boit un café Baileys. Est-ce qu’il y a un verre plus ordinaire à commander un samedi soir à 21 heures? C’est bon, je vous assure, j’aime ça. Mais moi j’ai pris une bière. Prend un drink mais pas un café!

Bien cute la jeune fille mais on dirait que ça ne fit pas avec moi. Et il n’y a rien de mal à ça. J’achève ma bière et je vais lui proposer d’aller dehors tout simplement où je lui dirai que j’ai passé une belle soirée mais sans plus. Elle pleurera peut-être ou pas mais j’aurai été honnête.

Ma dernière gorgée coule lentement dans ma bouche lorsqu’elle me dit les mots magiques.

- Écoute je vais être honnête mais…

Quoi! C’est moi qui voulait le dire en premier. Elle m’a tellement prit de cours. Oui, bien sur,  je lui ai dit que moi non plus que ça ne cliquait pas. Mais j’ai été si surpris que j’ai balbutié quelque chose de façon poche, les lèvres encore collées sur mon verre de bière flatte. Je rageais intérieurement de ma réaction si bête. Au lieu de paraître du gars qui se fichait d’elle et qui partageait la même opinion sur la soirée ennuyante, j’ai eu l’air de faire pitié et que ma façon de réagir était de la comédie pour ne pas être seul dans mon bateau.

Je suis revenu chez moi sous la pluie en tapant la tête sur mon steering. Maudit orgueil mal placé.

D.

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Trop belle?

Publié par le Dateur en Série le 7 avr, 2010 dans First date

J’étais en file à la Banquise avec une date très ennuyante. Pas trop mon genre en fait. Je lui avais donné une deuxième chance pourtant. La pauvre elle n’a pas su en tirer profit. Le genre avec des cheveux tressés en guise de bandeau. Je ne sais pas trop comment vous l’expliqué je ne suis pas coiffeur. Mais ça faisait hippie ou gitane. Pas ce qui m’allume vraiment. En fait, pas une fille poche mais, une fille que je trouve poche. Mon téléphone sonne. Mon dieu, toute une revenante.

En fait vous ne la connaissez pas. Un vrai pétard. Je ne l’ai jamais vu en personne mais elle m’appelle et me texte. Elle est toujours in and out mais plus souvent out.

- Oui allo?
- Allo ça va? Bla bla bla je suis en congé dimanche prochain ça te dis d’aller souper?
- Ouais, j’aimerais bien aller souper avec toi je suis libre, dis-je devant ma date plate sans gène.

Touloudoudoudoudou (petit carillon qui nous fait voyager dans le temps jusqu’au dimanche prévu)

Alors me voilà dans le Vieux-Montréal. Nous nous sommes stationné à deux endroits différents et elle vient de m’appeler pour me dire qu’elle était tout près. Je sais que dans quelques secondes, elle va tourner le coin et que je vais enfin la voir depuis tout ce temps. Une petite veste noire, des jeans, les cheveux blonds platine, ça ne peut qu’être elle au loin. Échange de sourires pas trop certain, elle me reconnaît.

Nous sommes allés dans un petit café avant notre souper. J’étais plutôt intimité par sa beauté. Des yeux brillants et un sourire parfait et blanc comme dans Occupation Double. Je me sentais comme dans le film Trop belle. Quant à elle, elle me parlait avec une aisance déconcertante. De ses voyages, ses expériences, ses activités, ses projets. Visiblement, je ne suis pas du tout dans le coup.

Pourtant, nous sommes tout de même aller mangé au Steak Frites. Elle est très amical alors difficile de savoir si elle est intéressée ou simplement gentille. Durant le service, le serveur ne manque pas de laisser quelques commentaires à mon invité comme quoi elle est belle. Pas de quoi s’affoler, il n’a rien d’un Gerard Butler. Moi non plus, mais bon.

Le ventre plein et un peu dégourdi par l’alcool nous avons marché vers son véhicule (ne vous inquiétez pas, j’ai dit dégourdi pas ivre mort). Elle m’a invité à monter pour aller me reconduire à ma voiture. Devant mon auto, elle aurait pu me pousser à coups de pied au derrière ou pire, me dire qu’on ne serait qu’amis mais elle s’est plutôt mise sur les 4 flasheurs. J’embrasse ou pas? Impression de déjà vu…

- Câlins?

Je me suis approché d’elle pour la prendre dans mes bras et lui donné deux becs sur les joues. Elle a tourné un peu sa tête m’invitant à l’embrasser. Un long baiser doux où nos langues venaient s’effleurer. C’était parfait. Avant de refermer la portière, je suis revenu sur mes pas pour lui en laisser un dernier à la volée. Plus heureux que ça, je sautais en claquant mes deux pieds ensembles.

Sur la route, elle m’a rappelé pour me dire qu’elle avait adoré sa soirée, que j’embrassais bien et qu’elle voulait me revoir mercredi, et je cite, ASSURÉMENT.

Trop beau pour être vrai tout ça, non? C’est bien ce que je disais… j’ai passé mon mercredi à boire avec Morsure.

D.

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Rencontre silencieuse

Publié par le Dateur en Série le 1 avr, 2010 dans First date

Au boulot, je suis un peu distrait. Je souris aux clients qui passent sans vraiment les regarder. Il fait beau, on croirait l’été et n’ai aucune envie d’avoir mes fesses assises sur une chaise. Pourtant, je dois les garder dans cette position jusqu’à 19 heures. Heure à laquelle la sirène sonne et que je crierai Yabadabadou.

Brrr brrr. Bordel, pas trop discret la vibration de mon cellulaire sur un bureau en bois. Tout le monde se tourne vers moi.

- Divertis moi, mon cours est ennuyant.

Je suis un clown de service moi encore. Cette fille est tellement belle mais tellement imprévisible. Depuis que je lui parle, nos conversations sont complètement décousues et elle répond hyper lentement et là, elle veut que la divertisse.

- Euhm… ok, tu fais quoi de bon ce soir?
- Tu me sors.
- Ok…

Et me voilà avec une date. Une fille dont je ne connais ni d’Ève ni d’Adam. Qu’est-ce que ça va bien donner. Une chose est sur, on va avoir des choses à dire. Je connais son ASV au moins. C’est sérieux.

J’ai mon petit papier m’indiquant le trajet dans ma main droite, la gauche sur mon volant. J’avance tranquillement sur les quatre flasheurs à la recherche de la bonne adresse. Elle s’approche de mon véhicule. Ne manque que la musique de film tellement cette fille est belle.

Nous n’avons pris qu’une bière. La discussion était moyenne et je croyais que c’était fichu. Elle m’a pourtant invité chez elle pour prendre une St-Ambroise qui trainait dans le fond de son frigo et écouter ZombieLand. Quelle romantisme. À peine la moitié de la bouteille de bu, qu’elle somnolait sur moi. J’ai donc décidé de partir.

- Tu viens me reconduire à la porte?
- …
- Tu peux me le dire si tu veux que je parte ou pas?
- …

Je lui parlais mais elle se tenais devant moi, immobile, sans mot même si ce que je disais se terminais avec un point d’interrogation. J’ai tourné la poignée de la porte et elle m’a agrippé et m’a approché vers elle pour m’embrasser. Après ce court baiser elle m’a repoussé vers l’extérieur de son appartement.

En quittant elle me regardait descendre silencieux les marches et lorsque je me suis retourné vers elle pour la saluer une dernière fois, elle a fermé la porte.

Jamais j’ai terminé une rencontre avec autant de questions en tête. Bizarre, mystérieuse mais tellement belle à la fois… Je n’ai pourtant pas l’impression de la connaître plus.

D.

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Flirt glacial

Publié par le Dateur en Série le 4 fév, 2010 dans First date

Il fait froid, bon sang. L’Avocate me dit que ce n’est pas si pire tout en claquant des dents. Elle hausse les épaules aussi pour essayer tant bien que mal de cacher ses oreilles. Mais il ne fait pas si froid selon elle. Pour ma part, je grelotte. Le sang a décidé déjà d’arrêter d’aller dans mes extrémités. Je sautille pour me garder au chaud. Mais j’endure. Car on est à ce moment. CE moment. Le moment où on se raccompagne à nos véhicules respectifs et on se demande après une date: « On s’embrasse ou pas ». Là ou à la prochaine rencontre. Si prochaine il va y avoir.

« Hey tu t’en vas où avec ta belle histoire toi? C’est qui ça l’Avocate? », que vous vous dites.

Et vous avez totalement raison! L’Avocate est une de ces lectrices qui a pris son courage à deux mains pour me parler plus personnellement et me rencontrer. Courage ou folie… on verra plus tard. Je vous raconte.

Elle m’attendait dans un café. Mes lunettes étaient embuées. J’avais beau scruter à la loupe l’endroit bondé de gens, je ne voyais rien. Je ne voulais pas m’asseoir avec la mauvaise personne, alors je suis sorti. Je l’ai appelée et elle est venue me rejoindre à l’extérieur et nous nous sommes dirigés juste en face dans un St-Hub. Elle a prit une bière fancy et moi une bière tomate. On ne trahi pas ses racines. Après m’avoir jeté quelques regards douteux et déçus après avoir prononcé Budweiser - je m’excuse auprès des amateurs de vraie bière, je ne voudrais pas repartir un autre débat – la conversation n’a jamais cessé. Au point où le concierge qui mettait les chaises sur les tables nous a fait penser de regarder nos montres.

23h10! Déjà? Ben oui. Direction vers un petit pub avec un nom irlandais. Mc quelque chose. J’ai pris une Grolsh pour regagner mes points perdus. Elle a tellement aimé ça qu’elle a dansé nue sur la table. Bon ok je rêve.

Mais nous revoilà à 1 heure du matin sur le trottoir à côté de l’endroit où j’ai garé mon auto. Moins 1000 degrés sans le facteur vent. Le seul moyen de me réchauffer fût de la prendre dans mes bras. Rendu là, la bouche n’est pas trop loin.

La bouche sèche, les lèvres gercées par le vent, la froidure nocturne, tous ces éléments ont fait en sorte qu’on se riait dans la bouche. On voulait, oui. C’était bon, oui. Mais difficile à faire sans rire. Après cinq minutes de pseudo embrassage, nous avons fixé la date de notre prochain rendez-vous à mardi.

J’ai ramassé mon oreille droite par terre complètement blanche en souriant et j’ai pris le volant de ma voiture et je suis retourné chez moi. L’Avocate marchait au loin en direction de sa voiture. Elle était dos à moi.

Et ouais, elle sont belles tes fesses!

D.

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