Flash-back: Ma pire date ever – Part II (2005)
Pour ne pas que certaines lectrices me texte le soir en exigeant violemment la suite… voici la partie finale de ma pire date.
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La vapeur humide que le spa créait dans l’abri contrastait fortement avec le froid strident ressenti lors de ma course épique. La neige dans mes cheveux et sous mes pieds n’a pas mis de temps à fondre. Je suis rentré dans l’eau en retirant mon maillot. Mes idées perverses étant plus forte que le gel à l’extérieur, je n’avais rien perdu de mon flegme et j’ai pu mettre le condom aisément.
Ma première expérience dans l’eau fût plutôt ordinaire. Ma partenaire n’était pas très participante et la sensation dans l’eau… relativement faible. Nous sommes rentrés à l’intérieur pour un film.
Toc toc. Ça cogne à la porte. J’aperçois la silhouette d’un garçon costaud à l’air badboy derrière les rideaux. Celui-ci et ma conquête semblaient bien se connaître. C’est avec lui qu’elle parlait au téléphone une heure plus tôt, en cachette, à l’abri des oreilles sournoises. Il est invité pour le film et je me retrouve seul sur mon sofa.
Contrarié de la situation et tout de même fatigué après cette rude journée de route et cette épreuve aquatique, je suis allé me coucher dans sa chambre en laissant les deux amis dans le salon.
Je me suis réveillé au milieu de la nuit. Seul dans son grand lit. Dans la maison le silence total. Je suis descendu au rez-de-chaussée. Personne. Tout comme dans la cave. M’a-t-elle laissé seul dans sa grande maison pour sortir? Je suis remonté à l’étage où se trouve les chambres à coucher. J’ai ouvert une autre porte. Le noir total.
- Allô? T’es là?
- Oui…
- T’es toute seule?
- Oui oui…
- Tu aurais pu venir me rejoindre tu sais, c’est ton lit après tout.
- Elle n’est pas toute seule, répondit le gars.
- Oups désolé.
Je ne me suis jamais senti autant niaisé de toute ma vie. J’étais définitivement de trop dans cette maison. Dans cette ville. Il fallait que je parte au plus vite d’ici. Je m’imaginais les pires scénarios hollywoodiens. Ce gars va me tuer au cours de la nuit et je dois m’enfuir. Pas question de se faire un petit déjeuner à trois.
Je suis retourné dans sa chambre pour consulter l’horaire des autobus. J’ai réglé mon alarme à 5h15 pour le premier départ de la journée qui était à 6 heures. En sortant de chez elle, le système d’alarme de sa maison a retentit. J’ai couru le plus vite pendant que j’ai pu, sous la neige abondante et le froid nordique. Un peu plus loin, j’ai téléphoné à un taxi en mentionnant les deux noms de rues situées au-dessus du panneau STOP. Je n’avais aucune idée où j’étais et encore moins où le terminus se trouvait.
À mon retour, 9 heures plus tard, j’avais un message d’elle sur mon MSN.
- Pas mal cave d’être partit sans dire bye. Je ne veux plus jamais te reparler!
Moi non plus, ça tombe bien!
D.
Flash-back: Ma pire date ever – Part I (2005)
Je fais un petit saut dans le temps pour participer aussi à ma façon au concours que j’ai lancé et qui se termine lundi prochain. La course est extrêmement serrée, les participants ont besoin de vos votes! Les textes sont disponibles ici.
Alors voici ma pire date à vie. Pas facile de choisir dans l’océan de dates ratées que j’ai eu, mais j’ai choisi celle-ci. Tout ça se passe en 2005. Un 19 février pour être plus précis. M’enfin, si je me fis à La liste. Ça va comme suit. Aweille mon Réj, part moi une toune triste! Ouais celle-là, c’est bon!
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Mon cellulaire sonne à 7h15. Je reprends le peu d’esprits qu’il me reste après cette nuit alcoolisée. Pourquoi sonne-t-il un samedi matin? Les idées se replacent peu à peu dans ma tête comme un casse-tête. Un téléphone nocturne, une fille du Saguenay sur qui je suis virtuellement amoureux, un rancart planifié avec elle, des parents absents pour le weekend, un trajet de 9 heures en bus, un départ dans 45 minutes. Bon sang, qu’est-ce que j’ai bu hier?
Je prépare mes choses à la hâte et je m’en vais au terminus d’autobus qui me mènera à Montréal, ensuite à Québec et finalement Jonquière. Dans quoi je viens de m’embarquer!
- Bonjour, aller-retour pour Jonquière, svp.
- 120 dollars.
- Quoi? Tabarnak!!!, fulminais-je dans ma tête en lui tendant ma carte de crédit.
- Je vous ai entendu, soyez poli.
- Vous êtes télépathe? Comme Sookie Stackhouse?
- Non ça parait simplement dans ta face, dit-elle en me remettant le papier à signer.
Le trajet se passa correctement mais longuement. Sans Ipod, sans livre. Je ne savais même pas ce qu’était un SMS à l’époque. De la route, des arbres. Beaucoup d’arbres. Et que des kilomètres de bitume enneigé à contempler. J’essaye de dormir un peu. Sur le dos ou sur le côté avec un coton ouaté en guise d’oreiller de fortune. Pas moyen de fermer l’œil. Je plonge dans mes pensées et je m’invente des jeux dans ma tête. Pendant neuf heures. J’ai dû refaire le monde des dizaines de fois.
JONQUIÈRE, sur une petite pancarte verte. Enfin.
Elle m’attendait à la sortie de l’autobus. Elle se ressemblait mais, en mieux. Nous avons marché jusqu’à chez elle. Après les présentations et les discussions d’usages, nous nous sommes embrassés. Son portable a sonné. Elle s’est excusé et elle est allée parler dans la pièce d’à côté, la porte verrouillée, comme si elle voulait cacher quelque chose. Pendant trente longue minutes. Précisons longues car l’attente est toujours insupportable lorsque nous sommes bandés.
Elle est finalement sortie et nous sommes allés dans le spa pour poursuivre ce que nous avions débuté auparavant.
- Tu as des condoms?, qu’elle me dit pendant que je détachais le haut de son bikini.
- Oui mais merde, ils sont dans mon sac à l’intérieur.
Je suis sortie de l’eau les épaules près des oreilles tellement il faisait froid. Le vent pinçait sur mon corps encore mouillé. Mon maillot collé sur ma peau laissait voir une érection fort convaincue.
Près de la porte patio avec mon préservatif en main, je regardais l’abri Tempo qui résistait de peine et de misère aux bourrasques glaciales.
- Elle est mieux de valoir la peine, celle-là! Un, deux, trois, go!
J’ai pris une bonne respiration et j’ai couru, les pieds dans la neige, vers le spa.
La suite mercredi… Ça vous laisse le temps d’imaginer le pire!
D.
Flash-back: Une petite histoire cute (2002)
Février 2002
Ça fait maintenant plus d’un an que je suis célibataire. J’avais l’habitude d’avoir des petites blondinettes aux 2-3 mois. J’étais une machine, je disais « Je t’aime » comme d’autres disent « Bonjour ». Et là, j’apprivoise petit à petit le célibat. J’y prends goût, même. Je dirais que c’est à partir de cette époque que j’ai façonné ma personnalité de Dateur en série. Aux alentours de l’âge de 20 ans.
C’est par un vendredi qu’une amie me demande d’aller voir son spectacle de danse à l’école secondaire.
- Ah come on, viens donc!
- Bof tu sais moi la danse…
- Y va avoir plein de belles filles!
- Ben c’est ça je dis… j’aime ça moi la danse!
Alors je me suis assis au 2ème balcon avec La Rousse déjà mon amie à l’époque. Au moins, je pourrai jaser avec quelqu’un si les ballets classiques ou la danse moderne des jolies adulescentes ne viennent pas chercher ma fibre artistique.
Les lumières se ferment et l’animatrice se présente sous le spot blanc lumineux au centre de la scène de l’auditorium.
Elle est belle et elle dégage une énergie qui réussit à m’atteindre malgré ma position éloignée . Les jeunes filles ont beau danser en tenue sexy et serrée, je n’attends qu’elle revienne entre deux danses pour l’écouter parler.
- La Rousse! C’est qui ça! Je dois lui parler un jour dans ma vie!
- C’est une telle bla bla bla, elle a un chum je crois.
Moment gâché.
Six mois plus tard
Une amie à moi dans le temps vient me saluer. Elle est avec celle qui avait capté mon attention il y a 6 mois. J’ai peu de temps, je dois la faire rire. Elle doit se souvenir de moi.
- Allo!… miam… attends je finis ma pointe de pizza. Elle sourit. Allo! C’est donc toi la meilleure-animatrice-de-spectacles-de-danse-d’école-du-monde?
Le contact était créé. Je savais que je n’avais pas de temps pour la flirter alors elle devait retourner chez elle et savoir qui j’étais.
Deux jours plus tard, elle m’écrivait sur Mirc. Et on a eu un magnifique 3 mois ensemble. La clé c’est l’humour, n’oubliez-le jamais messieurs dames!
D.
Flash-back: Regard révélateur (2002)
Août 2002
- Mes parents partent pour le week-end tu viens?
- Ah oui ça serait le fun!
Qu’est-ce que je viens de répondre là? Dans quoi je suis en train de m’embarquer? Tout en faisant mon sac à dos avec boxeurs, bas, brosses à dents et autres, je prends conscience que cette fille habite à une heure et 30 de chez moi mais que comme je n’ai pas de voiture encore je devrais prendre l’autobus, le métro et une fois de plus l’autobus. J’ai déjà pris le métro une fois ou deux mais jamais seul. Je vais me perdre, me faire attaquer, sans doute.
Cependant, cette fille est tellement sexy. Elle à 15 ans. C’est correct pour un gars de 19 ans, non? Elle est petite et mince. Des cheveux brun coupés au carré un peu plus haut que ses épaules. Elle m’a même envoyé des photos suggestives avec sa webcam cheap. En bikini, oui monsieur. Alors j’y vais quoi qu’il advienne.
Alors me voilà au métro Radisson. Il y a un stationnement bondé de autobus. Je ne dois pas me tromper… je ne voudrais pas arriver à Hull ou bien n’importe quel village perdu des Laurentides. Et si elle n’était pas au rendez-vous ou qu’elle m’avait donné un faux numéro de bus pour me jouer un tour? Gardez toujours dans l’optique que je n’ai rien vue dans la vie à 19 ans. Donc je capote. C’est le bout du monde pour moi.
L’autobus blanc menant à Chertsey se met en marche. On roule parmi les petits villages pendant une bonne heure et demie. L’autobus tourne dans un petit stationnement. Elle est la à m’attendre devant la porte. Un t-shirt moulant noir et une mini jupe en jeans. Je ne suis pas monté pour rien, l’envie est là plus que jamais.
Après le souper tardif, nous nous sommes assis au salon par formalité car plus les secondes s’écoulaient, plus la distance encore nous diminuait. Je l’ai prise dans mes bras et je l’ai lancé dans son lit. Nous avons fait l’amour comme un gars de 19 ans pas très expérimenté et une fille de 15 qui l’est tout autant.
Quand j’ai rouvert mes yeux le matin, elle me fixait avec ce drôle de regard. Ce sourire trop heureux d’être en ma présence.
- Salut… tu me regardes depuis longtemps?
- Quelques minutes… je t’aime!
Elle me la dit avec tellement de conviction. Tellement d’assurance que j’allais lui répondre « moi aussi ». Spontanément, je n’ai trouvé que « Merci » à lui répondre. « Merci », voyons donc! C’est pire que « pas moi désolé ». Tant qu’à y être « Moi, je te déteste»? Je n’ai vu qu’une seule issue à mon malaise…
- Humm… à quelle heure le prochain bus? J’ai de quoi après-midi.
Mettons.
D.






