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À la manière de « Bref »

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Bref, ce matin-là j’ai dit à N. qu’elle allait avoir un appel, vers 17 heures. C’était important il fallait qu’elle réponde. Que la dame lui poserait quelques ques- tions et que j’aurais les papiers demain.

Le lendemain soir, elle venu chez moi expressément pour ça.

– Ouais juste ici là, sur la ligne. Tu signes.

Petit conte de Noël quasiment cute

princesse

- Allez, raconte-moi un conte de Noël!
– Ah, come on, il est minuit dépassé. Pourquoi tu ne dors pas comme tout le monde?

Ouais, je raconte parfois des contes de princesses et de fées à N. mais, je vous assure là, on n’est pas un couple, ok? Si vous ne me croyez pas, rencontrez-moi, je vais vous le prouver!

- Allez juste un petit.
– Ouan ok, ça va. Des princesses que tu veux?
– Ouiiiiii, me répondit-elle avec autant de « i » qu’une gamine de 5 ans – qui en a pourtant 23 – prononcerait.

- Bon ben, dans un royaume vraiment lointain là,

J’assume que je ne sais pas dire bye au gens

Vers 21 heures jeudi dernier, Madame Sarcastique m’invite à aller la voir après son souper.

- Je te texte en finissant, tu viendras me voir.
- Ok ouais, ça me tente mais pas trop tard, là!

C’est finalement que trois heures plus tard que j’ai finalement eu de ses nouvelles.

- Toujours partant?
- Bof, il est tard… si on se rejoint à la même endroit je veux bien.
- Ok… à quelle heure tu peux être là?
- Minuit trente environ. Et je suis en culotte de jogging et j’ai la même veste que l’autre jour. Et je ne suis pas peigné. Any problem?
- Non je m’en fous.

Pour une deuxième date, je ne pouvais pas faire pire côté apparence. J’ai toujours dis que la deuxième rencontre revêtait un caractère plus important que la première car elle confirme ou infirme les impressions de la first date. Une chose est sûre, ce soir les bonnes impressions – s’il y a lieu – n’allaient pas être physique.

Nous avons discuté pendant un peu plus d’une heure dans son véhicule, avec les sièges baissés. Elle était si belle, juste là près de moi, en position horizontale. Heureusement qu’il faisait noir car, j’aurais eu bien du mal à cacher cette fâcheuse érection dans mes sweatpants. Ça toujours été ma phobie, à la petite école, d’en avoir une pendant un exposé oral alors que je portais quotidiennement des culottes de coton ouaté. Mais ça, c’est une autre histoire.

J’ai bien tenté quelques approches mais, elle est si froide ou bien tellement sur la défensive (allez donc savoir!) qu’on ne sait pas trop si elle a envie ou non. Alors je reculais ou bien elle me repoussait. Ouais je reculais, j’aime mieux ça, c’est moins démotivant. Devant le statut quo qui prévalait entre nous depuis tout ce temps, j’ai décidé de partir. Il était déjà tard et je travaillais le lendemain. Non, en fait je m’en foutais de ça. J’étais simplement en maudit qu’elle ne m’empoigne pas clairement pour me chevaucher.

- Et ce soir, tu vas me dire bye comment?

Je me suis approché d’elle tranquillement. Et j’ai approché lentement mes lèvres près des siennes et j’ai continué vers sa joue gauche où j’y ai déposé un baiser.

- Bye, bon retour!, lui répondit-je tout en fermant la portière avant de me retourner le sourire aux lèvres, fier de mon coup. Très fier.

Sur le chemin du retour, elle m’a texté. C’est un classique ou quoi d’envoyer un feed-back d’après rencontre. On fait tous ça mais, pourquoi on ne se le fait pas en personne? M’enfin…

- Je voulais te frencher mais mon envie de voir comment tu allais me saluer était trop fort, ahah!

Ouais, ben la prochaine fois ma chère Sarcastique, tu le feras si tu le veux tant! Quant à moi, je n’arrive pas à lire la game.

Ou bien j’ai perdu la main. Ce qui serait encore pire…

D.

La patience est une vertu

Gloung! « Je suis en bas, Hyundai noire, je t’attend, c’est long! » que le message texte disait.

Je venais tout juste de sortir de la douche. Mes cheveux dégoûtent encore et ça coule le long de mon dos. Je suis définitivement en retard et je fais attendre J qui s’est déplacée pour son 14732ème come-back. J’enfile les premiers morceaux qui me tombent sous la main… très loin du kit first date où l’ont veut bien paraître. Tant mieux ça fit. De toute manière, quoi que je porte, J me trouve toujours très attirant. Quoi! C’est vrai je vous jure! Demandez-lui!

Une Hyundai Noire, il y en a comme huit dans la rue… Bon, la voilà. Un gros salut souriant. Un câlin s’impose. Elle m’a serré si fort que je semblait être un soldat qui revient de guerre et qui revoit sa douce.

Sur la route menant à la terrasse où on allait manger, j’ai croisé La Rousse, la Copine (nouvelle amie qui est en fait la blonde de Morsure) et une collègue. Moi qui aime tant dater dans la discrétion, on repassera pour cette fois.

Le souper s’est bien déroulé, la chimie ne s’étant jamais estompée même après ces nombreuses ruptures en fracas qui, chaque fois, aurait pu être la dernière fois que l’ont se parle. Et pourtant… elle revenait toujours. Toujours elle car moi, j’ai bien trop d’orgueil. Du moins, assez pour ne pas refaire les premiers pas mais, pas assez pour ne pas lui donner une autre chance.

Je l’ai emmenée au quai. Oui, ce quai-là. Je les emmène toutes là, ça marche à tout coup. En plus, il n’y a jamais personne à part quelques poteux qui n’en tiennent pas rigueur. Assise sur un cube de ciment près de l’eau – on fait ce qu’on peut avec le romantisme… je vous aurais bien dit un trône en velours – je me suis approché d’elle, entre ses jambes. Mes mains sur le bloc de béton de chaque coté d’elle. Et je me suis approché doucement pour l’embrasser. Ça faisait 3 ans depuis le dernier baiser donc, j’ai attendu à quelques millimètres de ses lèvres. Pas longtemps mais, juste assez pour profiter du moment qui était plus qu’imminent. Imaginez une personne que vous désirez ardemment depuis 3 ans et que je vous l’embrassez à nouveau. Vous voyez? Ben c’était ce feeling-là.

On s’est dirigez ensuite vers chez moi. Dans ma chambre. Dans mon lit. Sous les draps.

Depuis le temps que ça devait se faire tout ça!…

D.