Category Archives: Rions un peu

Flirt malsain

T’es belle, tu me fais de l’œil. Y’en a plein d’autres autour de toi mais tu ressort visiblement du lot. Je me tire une chaise devant toi, pour te parler, pour te toucher. Tu dis rien, je le savais que tu voulais. Tu veux tout le temps, tu dis oui à tout le monde. Mais c’est moi ton préféré. Je le sais que je vais t’avoir, hein? Rassure-moi donc.

*****

Le contact étant ainsi fait entre toi et moi, j’ai l’impression d’être seul au monde maintenant. Je te touche là où tu aimes. Sur ton petit bouton. Oui oui, celui-là. Le petit rouge, ne fait pas semblant que tu n’es pas au courant, belle agace. Ça fonctionnait au début mais là, je ne pogne plus!

Tu émets des petits sons quand je te touche. Ça m’excite beaucoup quand je les entends tu sais? Je suis persuadé que tu peux les faire plus forts. Plus longtemps. Plus vite. Tu me fais languir depuis trop longtemps maintenant, ma belle. Laisse toi donc aller un peu plus… Juste pour moi.

Dans un dernier espoir, j’effleure ton petit bouton rouge et j’appuie plus fort.

Tu cris, tu cris… et ça y est!

Le « L » manquant pour faire Wheel. J’accède enfin au jeu bonus de la machine à sous du casino: Wheel of fortune. Merci ma belle!

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- Tu parles à une machine tu sais D.?

- Oui N., tout à fait…

Juste accroc au sexe vous pensiez?

D.

Zone inexplorée

Couché dans mon lit, je vis des sensations que je n’ai jamais connues auparavant.

Mes orteils se font aller dans tout les sens et tentent d’agripper les couvertures. Mes mains serrent l’oreiller mou sous ma tête. Mes fesses se contractent un peu plus souvent qu’à l’habitude. Mon ventre se contracte à en faire mal. Ma respiration est beaucoup plus rapide et je laisse pousser malgré moi des petits sons qui pourraient éveiller l’ouïe fine de certains dormeurs.

Le moment de tout relâcher arrive. Je n’en peux plus. Tu sens la pression dans ta main. Tu approches ta bouche.

L’extase. Un dernier souffle. Mes muscles se détendent. Le silence.

*****

Avec ton petit doigt dans mon cul, ce n’est pas pareil on dirait.

J’aime ça. C’est nouveau. C’est spécial.

Oui c’est ça, c’est spécial.

D.

Flirt au Valentine

Je croquais dans mon hamburger plate de chez Dic Ann’s. Pas de sauce forte parce que je ne l’aime pas. N. me demande:

- Ouin, ben je ne trouverai pas l’homme de ma vie ici… tu penses qu’il y en a qui ont déjà trouvé l’âme soeur dans un fast-food?
- Bien sûr!

S’en suit une discussion complètement délurée et improvisée. Excusez-là d’avance. Prononcé tel que lu. Place au théâtre.

*****

Y la regardait dans la file d’à coté menant au comptoir des commandes de chez Valentine en se léchant les babines. Y sait pu trop si c’était elle qui lui faisais faire ça ou ben les deux hot-dogs steamés qu’il allait prendre.

- Deux hot-dogs steamés all dress avec du chou!, dit-il à la serveuse.
- Pour vrai? C’est mes préférés,
lui dit la jolie fille d’à coté.
- Vous êtes seule? On pourrait en jaser à ma table.
- Bien sûr, j’en serais ravie.

Le gars y’a recommencé à se lécher les babines mais… un peu plus. Y’avait hâte de finir son hot-dog pour l’inviter chez eux.

Y’ont pas dis grand chose en mangeant. A le regardait pis y’a regardait. On peut savoir pas mal de chose en regardant quelqu’un manger. Pis de la façon qu’elle mangeait son all dress extra chou y se doutait pas mal qu’a dirait oui quand y lui demanderait:

- Viens-tu chez nous?
- Ben ouais!
- C’est quoi ton nom?
- Linda, toé?
- Marcel.

Linda pis Marcel c’est bon ça. Y pouvaient juste se rencontrer au Valentine c’est deux-là.

L’heure du souper est arrivée pis y’ont commencé à avoir une petite faim.

- On fait tu v’nir une bonne pizza bacon.
- Non! Tu me niaise moi aussi j’aime ça.

Le fruit du hasard. Tsé quand tu tombe sur la bonne personne, les coïncidences sont frappantes. Aussitôt le téléphone raccroché avec la pizzeria 2 pour 1 crasse, Linda a la pognée Marcel par les fesses pis elle la entraînée dans sa chambre.

*****

Ding dong. Le livreur avait beau sonner, mais les deux tourtereaux faisaient l’amour. Ça faisait longtemps faque y se donnaient corps et âme.

Y’avait pu le goût de la pizza. Y’avais le goût d’eux autres.

Le livreur les entendait de l’autre côté de la porte du 3 et demi mal isolé. Y’a sourit un peu gêné, mais y’a un peu de jalousie qui l’envahissait.

- Je trouverai jamais personne moi! C’est sûrement pas dans un fast-food que m’a me caser.

Y’avait tord je cré ben! Ça se peut des histoires comme Marcel pis Linda.

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- Je raconte tu ça sur mon blogue N.?
- T’es même pas game!

Et voilà.

D.

Overdose

Ah rassurez-vous je n’ai pas fait de l’héroïne dans le fond d’une ruelle perdue d’un quartier malfamé. Ni quelconque autres drogues d’autres cette fois-ci. Je parle d’overdose de boules. Ben de seins là. Je ne pensais jamais me rendre jusque-là.

Je vais toujours au moins une fois par été aux glissades d’eau du Mont St-Sauveur. C’est un moment amusant car en plus de jouer dans l’eau, je peux zieuter des filles en bikini. Et aujourd’hui, météo aidant, il y avait de jolies pointures.

J’en ai vu de toutes sortes. Des vrais, des faux. Des dures, des tombants. Des petits comme des gros. Des biens ronds tout comme des formes un peu hésitantes. Des poitrines italiennes, asiatiques, noires et des blanches.

À gauche, à droite. À chaque battement de paupière, une nouvelle paire faisait sont apparition dans ma mire. Rien à faire, c’était une invasion. La Normandie du Sein.

Mais ELLE. Celle assise sur la terrasse avait une longueur d’avance sur toute les autres. J’ai siroté ma Miller Chill en lui jetant un œil furtif plus souvent qu’à mon tour. Ses cheveux bruns avec des mèches blondes mouillés flottaient au vent. Même si elle était sur sa chaise, elle semblait vraiment grande. Un ventre plat et tout bronzé comme dans les annonces du Ab King Pro. Et sa poitrine… juste de l’écrire, j’en ai des spasme dans les doigts. Et elle s’est levée. Rejoindre son copain, plus grand, plus sexy, plus tatoué que moi.

Les autres filles se ressemblaient toute après ça. Des milliers de totons se ballotant dans des maillots multicolores sans intérêt parmi lesquels deux seuls captaient encore mon attention au loin. Si bien qu’à trop en voir et à ne plus retrouver le buzz parfait comme un surfeur recherche sa vague parfaite, je suis presque devenu écœuré et overdosé à la fin de ma journée.

Alors ce soir, cure de désintox. J’éteins mon cell, je ne sors pas et j’écoute la lutte.

J’espère ça va me revenir!

D.

Et si j’étais resté?

gsp

Je sens la fin qui approche. Celle de mon joli minois qui plait tant aux demoiselles. Du moins certaines. Deux ou trois toujours? Bref.

Une espèce de gars musclé que je n’ai pas vu arriver vient de me projeter au sol de toute ses forces dans l’appart de Sand. Le genre UFC. Le style Georges St-Pierre mais probablement moins fort que lui mais assurément plus que moi. Au moins le double à en juger la vitesse à laquelle mes fesses se sont retrouvées contre le sol. Mais il n’a pas finit avec moi, je le vois s’approcher de moi à travers les étoiles que ma chute a provoquées. Je ne peux pas me sauver à moins de sortir par le patio et me lancer du haut du troisième étage, ce qui serait ma mort assurée. Mort frappé ou écrasé?… telle est la question.

*****

Je passais pourtant une superbe soirée avec Sand jusqu’à présent. Un six pack de Miller Chill et une bouteille de vin que nous avions achetés à l’épicerie du coin. Une pizza cheap mais ô combien délicieuse devant le film The Doors avec Val Kilmer dans son jeune temps. La soirée idéale en ce samedi de pluie.

- Il est juste en anglais ça te dérange?
- Euhm, oui je suis complètement nul.
- J’ai les sous-titres au pire… mais anglais aussi.
- J’ai le choix?
- Non.

Une vraie princesse cette Sand. Je le sais, elle le sait. Elle en profite et je finis toujours par faire ses quatre volontés. GSP l’appelle.

- Chut ferme-là! qu’elle me dit. Oui, allo! en lui répondant
- Bla bla bla… je voulais juste m’assurer que tu étais seule.

Méchant crinqué ce mec. Un vrai jaloux possessif. Imaginez s’ils étaient en couple. On continue à boire et je n’en tiens pas vraiment rigueur. La soirée va bon train pendant quelques heures. Il ne nous reste plus d’alcool donc nous décidons d’aller chercher un autre 6 pack dans un dépanneur près de chez elle pour terminer la soirée. Un dépanneur arabe où on ne parle ni français ni anglais comme il s’en fait par millier à Montréal. Pour me remercier d’avoir payé la caisse de bière elle me surprend avec un baiser sur le seuil de la porte principale de son bloc appartement.

Dans son salon, on s’embrasse encore un peu tout en décapsulant notre prochaine bouteille. Son portable se remet à sonner. C’est encore le combattant extrême qui souhaite s’assurer que tout est ok.

- Tu es sur qu’il ne se pointera pas? J’ai un peu peur.
- Mais non! Il n’a même pas d’auto!

Rassuré, j’embrasse Sand tout en l’étendant sur son sofa. Ma bouche descend tranquillement sur son énorme poitrine que sa camisole dévoilait agressivement. À son tour elle se relève et se met à détacher ma ceinture.

Toc toc toc. La porte s’ouvre tranquillement. Sand ne barre jamais sa porte. C’est le mastodonte. Je me lève et je rattache ma ceinture en toute hâte en souhaitant qu’il n’ait rien vu. La seule phrase qui me vint en tête et qu’on entend toujours dans les films est « C’est pas ce que tu crois! » que je n’ai malheureusement jamais eu le temps de prononcer. J’étais déjà au sol.

*****

Gloung. Sur la Métropolitaine, je reçois un SMS de Sand.

- Ouf tu as bien fait de partir quand tu avais peur, il est arrivé 10 minutes après que tu sois parti.

Ouf, en effet! Imaginez si j’étais resté!

D.