Ça fait peur…
Alors cette fameuse St-Valentin? Vous l’avez fêtée? Vous qui êtes en couple depuis longtemps vous y pensez encore? Et les célibataires? Vous êtes sortis entre gars et entre filles pour boycotter cette fête de l’amour? Ou bien comme moi, vous avez choisi une personne pour prendre le rôle de la valentine l’instant d’une soirée?
Vendredi dernier, vers 15 heures, N et moi sommes partis sur la 40 en direction de la très romantique ville de Québec. Tant qu’à jouer le jeu on va le jouer comme du monde, non? Nous avions réservé au Grand Hôtel Times, un loft avec cuisinette. Et dans notre idée, cuisinette rimait avec le fait de se faire la bouffe, principalement une raclette. Alors, nous avions tout ce qui faut même un fil d’extension.
Arrivés à la réception, on nous fait signer un document comment quoi on ne fumerait pas dans la chambre. Pas le droit de fumer, pas le droit de faire de la raclette ça allait de soit. Il fallait cuisiner de quoi de romantique avec un simple four micro-ondes, un espace comptoir de 30 centimètres et un lavabo. Nous avons opté pour le poulet. Bon ce n’est pas un blogue de cuisine ici.
À la dernière bouchée notre magnifique volaille IGA, nous entamions notre deuxième bouteille de vin. Comme la piscine fermait à 22 heures elle est allé enfiler son maillot. Elle était belle. Je me suis approché d’elle. Nous ne nous sommes rien dit. Je lui ai enlevé son bikini dans le temps de le dire et je l’ai poussé sur l’immense lit king drapé de draps blancs. Je vous jure, ce n’est pas pour faire de la poésie, le lit était comme ça. Nous avons fait l’amour sans dire un seul mot au rythme de Pierre Houde, Richard Garneau et des Indiens qui criaient pendant la cérémonie d’ouverture des Jeux. Un bon résultat. Je te le dis.
Nous avons apporté notre deuxième bouteille à la piscine. Le party était pris. Rien à voir avec la St-Valentin. Plein de parents de jeunes joueurs de hockey en tournoi dans la capitale qui festoyaient pendant que leurs jeunes dormaient. Et des parents, ça fêtent fort. Même un s’est lancé tout habillé dans la piscine.
Quand la dernière goutte de la bouteille fut versée, nous sommes retourné à la chambre où un bon rosée Gallo et du sexe nous attendait. Pendant que je devait vérifier quelque chose d’important sur l’ordinateur, soit par combien le Canadien s’était fait battre, elle est allée s’étendre dans le lit.
- Ah ben, une autre défaite!
- …
- N?
Je me suis retourné. Elle dormait déjà en étoile dans le lit. L’alcool l’avait emmener dans les bras de Morphée. Pour la St-Valentin endiablée qu’elle m’avait promise, on repassera. J’ai du me résigner que c’était l’heure de dormir. Au diable le rosé et le gâteau au fromage qui restera sagement sur sa tablette du mini-frigo.
Blotti contre elle sous les grosses couvertures je me suis finalement dit que je n’étais pas si pire que ça au fond. Plutôt bien même. Un bonheur qui fait réfléchir. Un bonheur qui me travaille à quelque part qu’on n’a pas touché depuis longtemps…
Ça fait peur.
D.
Pendant que tu dors
T’es belle. Je te regarde dormir pendant que j’écris ce texte. Ben, je l’écris dans ma tête car ton clavier est plein de vin et les touches de la rangée du QWERTY ne répondent plus. Elles répondent en fait des chiffres. J’ai une bonne mémoire de toute manière, je vais tout recracher rendu chez moi.
Si hier soir on m’avait dit que je serais chez toi, je ne l’aurais pas cru. Depuis le jour où tu m’as écrit après avoir découvert mon blogue et l’avoir lu en entier, nos discussions n’ont pas toujours été faciles. C’est probablement le plus gros euphémisme de la Terre. Je m’étais toujours demandé si tu voulais vraiment me voir ou bien si tu niaisais. Mais comme l’alcool fait dire la vérité, je te rappelle que tu m’as texté 1000 fois pendant que je me rendais chez toi que tu avais hâte que j’arrive. Ça m’a fait un petit velours!
Boire du vin à s’en saouler un dimanche après-midi, c’est toute une folie dans ma vie. Une première date assez spéciale. Surtout avec une fille déjà saoule depuis ce matin. Après qu’on ait englouti chacun deux Cold Shot, nous sommes allés nous asseoir. Juste le fait de ta cuisse contre la mienne, je n’y croyais pas encore. Ça semblait totalement délibéré et j’aimais bien. Mon dieu que je voulais te sauter dessus. Je n’ai pas eu à le faire. Je te cite:
- Quand je lisais ton blogue, je te voulais tellement!
- Et là?…
Et t’as agrippé mon visage dans tes mains et on s’est embrassés. J’ai tellement trouvé ça beau. On vient tout juste de faire l’amour et tu t’es endormie juste après. Tu as tellement eu un weekend de débauchée, je comprends. Tu sembles être bien. Tu ronfles intensément.
Il fallait que je dégrise un peu. Alors, j’ai fait ta vaisselle et j’ai passé le Swiffer dans le salon. J’ai fait de mon mieux car la lingette était vraiment sale. Je pense que tout est Ok.
En quittant, j’ai tenté de te réveiller mais en vain. Alors le message texte que tu liras, je te l’ai envoyé en te regardant dormir.
Tu es belle quand tu dors. Moins quand tu ronfle par contre. Repose-toi Sand, on se reprend. Je t’ai laisse l’autre bouteille de vin sur le frigo. J’espère que tu vas m’attendre.
D.
24 heures chrono: But recherché = sexualité
22h00: Des envies sexuelles ça frappent à tout moment. On ne s’y attend pas. À l’école, au boulot, sur la toilette, en train de faire ses emplettes ou, dans mon cas, en train de jouer à un jeu d’ordi on-ne-peu-moins-érotique. Paf, et une image de fille en train de me faire une fellation me prend directement la queue à deux mains.
22h05: Je débute une petite recherche sur ReseauContact. Ah et tient, pourquoi ne pas y’aller avec une spécification particulière. But = Sexualité. On ne se trompera pas.
22h45: Un popup apparait dans ma fenêtre. J’avais une réponse d’une demoiselle à qui je venais tout juste d’écrire. Elle me laissait son MSN que j’ai inscrit immédiatement pour l’ajouter à ma liste de contact.
22h46: Début de la discussion
23h00: Allons droit au but. Je lui fais part de mes intentions pour le soir même. Elle est partante, et on discute encore un peu.
Minuit: Je suis en route vers chez elle. Quel plan fou. C’est mon genre et j’aime ce genre de plan.
00h45: Les réparations sur les routes sont nombreuses et je dois prendre de multiples détours. Maudit jean Charest à marde, c’est beau de refaire les chaussées mais, toutes en même temps? Pas sur!
1h15: J’arrive finalement chez elle après m’être stationné très loin. Je cours un peu car le point de congélation est atteint et dans ma tête on est encore en août et je ne porte qu’un hoodie. Brrr. On discute assis dans son lit.
1h45: Je décide que je ne suis pas venu ici pour discuter je propose de dormir. On se met à l’aise et on éteint les lumières.
1h46: On s’embrasse et ensuite je ne sais plus. Ben quoi? La lumière fermée alors je n’ai rien vu. Par contre c’était bien bon.
5h30: L’alarme de mon cellulaire sonne m’annonçant que je dois partir. J’ai recouru jusqu’à ma voiture. Plus vite car il faisait encore plus froid.
On verra s’il y a une suite à ça.
D.
Mon petit doigt me dit que… la suite
Je m’en confesse, je suis un vrai agace. Je pense, sans prétention avoir le sens du punch et du suspense. Et ça ben ça vous fait chier, Et moi ça me réjouit. Si vous saviez le punch d’un film après les 5 premières minutes vous en cesseriez l’écoute et moi je veux que vous reveniez alors je fais pareil.
Alors, de retour avec ma vierge épleurée que non, je n’ai pas carté. Et oui je crois qu’elle avait 18 ans. Comment ça? Comme ça. C’est tout. Juste de penser qu’elle pourrait avoir 17 ans mon cœur lève. Si j’ai des lectrices de 17 ans, je m’en excuse. Réessayez l’an prochain pour obtenir votre chance. Long préambule pour arriver ici…
Nous n’avons pas fait l’amour. Elle s’est simplement occupée de moi. Point. Ensuite, dodo.
Le lendemain matin, avec nos haleines de bombe bactériologique, nous avons eu une seconde tentative. La porte était par contre toujours coincée. J’ai eu beau essayer de défoncer avec mon bélier mais l’escouade tactique n’a jamais pu pénétrer. Non mais avouez que côté subtilité je me donne pour ne pas être catalogué comme un blogue érotique.
Deux jours plus tard, elle m’avait supprimé de Monclasseur. J’ai exigé des explications en SMS même si je m’en foutais un peu…
- Je ne veux rien savoir d’un gars qui veut juste du cul!
- Qui t’as dit que je ne voulais que ça?
- En tout cas je me suis senti vraiment forcée
- Vraiment? Tu n’es pas capable de dire non?
- C’est toujours toi qui a raison Monsieur Parfait?
- Ok, bye bye on reprendra cette discussion quand tu seras moins fachée.
Et la discussion n’a jamais été reprise.
D.





