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Se mettre à nu

Petit sujet léger en ce samedi.

Jeudi soir, je suis allé au Party de l’APP en compagnie de bien trop de gens pour vous les énumérer. Le glamour était au rendez-vous. Hôtesses sexy, limousines, caméramans, photographes. Il ne manquait que le caviar… qui était remplacé par du pop-corn, allez donc savoir.

Après avoir passer une heure au rez-de-chaussée sur marché Bonsecours à trouver la fête plutôt ennuyeuse je demande à un employé qui s’affairait à nettoyer le plancher souillé par la bière:

- Y’a pas grand monde, hein? Vous n’attendiez pas 2000 personnes?
- Ils sont tous en haut, vas voir il y a même des danseuse n…

Avant même qu’il ne termine de dire le mot « nues », j’étais déjà à l’étage supérieure où j’ai constaté avec stupéfaction que, oui, deux jolies femmes se pavanaient dans une cage toute petite. J’ai du prendre pas moins de 100 photos d’elles et elles se prêtaient à mon jeu.

« Place-toi comme ça », « fait-moi la meilleure pose de ta vie » « Souris » « Air farouche », et elles m’écoutaient. Je me sentais tel un vrai photographe de magasine, si bien qu’une des deux a écrit son email dans mon cellulaire pour que je lui envoie les photos.

À la fin de la soirée, une fille visiblement éméchée ou exhibitionniste ou bien les deux s’est rendue au tatoueur style airbrush et a littéralement levé son chandail pour se faire « tatouer » sous les yeux de nombreux garçons ébahis donc les miens tout particulièrement.

Pas de classe ou fille ouverte? Avez vous déjà fait ce genre de choses en public? Vous êtes vous déjà prêté au jeu du photographe ou bien de la photographiée? Pouvez-vous m’envoyer ces photos? Merci d’avance! Bon week-end!

D.

Où baiser?

Mardi midi, je suis revenu de chez Jess où j’ai joué à Docteur D. J’étais très fatigué car on dort très mal avec quelqu’un qui se mouche et qui tousse à toutes les trente secondes. Je n’avais que quelques heures devant moi pour faire une sieste. À 16 heures, je devais aller rejoindre R. aux Trois Brasseurs pour une rencontre plus officielle que celle que nous avions eu dans un état avancé au Café Campus précédemment. Un Super Tuesday.

Elle m’attendait adossée au mur extérieur de la station Berri-Uqam sur St-Denis. Ça me rassurait de voir qu’elle était aussi jolie que ce qu’elle laissait percevoir samedi dans la noirceur du bar et de la nuit. Pas de mohawk cette fois mais une jolie petite tuque. En fait, pas une tuque mais un genre de chapeau qui ressemble à ça et qui fait très estival quand même. Ai-je l’air de Jean Airoldi?

Après le copieux repas, direction cinéma. Signe que la technologie prend trop de place dans nos vies, il n’y a plus de commis pour les billets. Que des distributeurs automatiques. L’attente est plus longue, 50% des gens ne savent pas comment ça fonctionne. Bref un recul net du service offert. Une dame me demande de l’aide:

- Désolé, comment ça fonctionne?
- Choisissez le nombre de places que vous voulez.
- Juste une!
- Faites « Continuer » là!
- C’est pas 5 dollars le mardi?
- Ailleurs oui mais pas ici on dirait!
- Mais pourquoi…
- Je travaille pas ici moi, merde!

Bon je ne l’ai pas dit mais je l’ai pensé fortement. Plus elle prenait son temps à ne rien comprendre plus nous étions en retard pour notre film… que nous ne sommes pas allés voir. Honte à vous madame!

Après la bière et les shooters au Ste-Élisabeth, la tension sexuelle s’est fait sentir. Mais où la libérer? Montréal étant la ville à mi-chemin pour nous. Nous avons essayé le Parc Lafontaine mais il y avait encore des joueurs de pétanque et de balle en action. Aucune intimité. Surtout avec la police bien présente. Les toilettes?… dégoutantes. On oubli ça!

Résolus à se reprendre, je l’ai caressé tout le long du trajet jusqu’au métro. Vu qu’elle portait une jupe, j’avais le beau jeu. J’aurais bien aimé une fellation mais j’attire la police comme la peste. Mauvaise expérience passée. Vous êtes vous déjà arrêtés à tout ce qui pouvait se passer dans les voitures que vous croisiez?

Nous nous reprendrons certes. Où seriez-vous allés exception faite d’un motel crasse sur le Boulevard Taschereau?

D.

Docteur D.

Après Grey’s Anatomy et House M.D., voici la nouvelle émission à caractère médico-sexuelle: Docteur D. Chaque semaine, notre toubib se déplace chez une nouvelle victime, la drogue au tylenol et lui fait l’amour, prétextant qu’il s’agit d’une nouvelle médecine alternative.

Lundi soir, j’ai reçu un message texte vers minuit de la pauvre Jess, grippée à souhait:

- J’ai froid viens me réchauffer et me soigner.
- Qu’as-tu comme médicament à la maison?
- Rien…
- J’arrive avec ce qu’il faut! Comment est ta toux?
- Ahum ahum…
- Oh je vois, une toux sèche.

Alors je suis parti en direction de chez elle en cherchant un dépanneur ouvert 24 heures pour y acheter du sirop, des tylénol, des pastilles… et une brosse à dents car j’avais oublié la mienne. Le gros kit pour lui faire plaisir. C’est lorsqu’on cherche quelque chose qu’on ne le trouve pas. La recherche des précieux médicaments a allongé mon trajet de 30 minutes. Chaque dépanneur que je croisais était soit fermé ou n’avait pas ce que je voulais et me référait plus loin.

Après lui avoir administré tout ça et l’avoir frictionné avec du Vicks – tellement romantique – nous avons fait l’amour. Je ne sais pas si ce sont les médicaments ou l’acte en tant que tel, mais ses voies respiratoires se sont soudainement libérées. Les miennes aussi tellement l’odeur du Vicks était forte. Il faut dire aussi qu’avec elle, la respiration est intense lorsqu’il s’agit de s’envoyer en l’air.

Qu’est-ce que je ne ferais pas pour la science, hein?

Et pendant ce temps, ma nouvelle brosse à dents fraternise avec la sienne dans le pot près du lavabo…

D.

C’est ça l’amour?

Jess et moi avons eu notre première fin de semaine ensemble. Oui, vous avez bien lu. J’ai passé les deux nuits du week-end dernier chez elle. À prime abord, je ne devais que m’y rendre pour le samedi soir après son travail pour une fondue, dormir là et bonsoir la visite. Mais comme la vie est ce qu’elle est et que tout change constamment à la dernière minute – du moins dans ma vie – mon petit plan bien banal s’est transformé en premier week-end à deux. Presque 48 heures ensemble. Un peu vite je trouve. Pas vous?

1 heure du matin, samedi le 22 août.

- Aweille, viens donc.
- Je veux bien mais il est 1 heure du matin et tu travailles demain de 16h à 22h. Je ne repartirai pas chez nous pour revenir après pour la fondue.
- T’as qu’à rester ici. Je te donnerai la clé si tu veux sortir.

La clé? C’est pire ou moins pire que d’avoir sa brosse à dent chez l’autre? De toute façon, j’aurais fait quoi samedi après-midi? Je n’ai aucun autre plan.

- Euh, bon, ok… j’arrive j’imagine.

J’ai fait mon sac en prévision de 2 jours loin de la maison et je suis parti. Arrivé chez elle, je n’ai pas eu à attendre aussi longtemps pour faire l’amour. Un peu moins bon que la dernière fois. La fatigue? L’effet nouveauté qui s’estompe déjà? La facilité? Allez savoir mais nous avons dormi après. Et ce jusqu’à midi.

Nous sommes allés dîner sur une terrasse. Et à l’intérieur ensuite après m’être fait dévorer une jambe par les guêpes. Elles sont voraces cette année. Vous ne savez pas qui j’ai croisé dans la rue? La Chiro. Nous nous sommes regardés et ensuite nos têtes ont fuit dans une autre direction. Et bof, je ne suis pas retombé en amour. Pas de punch ici.

***

6 heures de temps dans un appartement qui n’est pas le tien, c’est long. La Coupe Roger à la télévision? Les femmes au tennis sont un peu moins jolies que du temps de Kournikova. Un petit tour du MSN? Personne. Ouin juste 16h30… le temps va être long. Dodo alors.

Pour un lever à 20h. Le temps d’aller faire l’épicerie pour la fondue. J’ai bu la moitié de la bouteille avant qu’elle arrive. J’étais déjà feeling quand elle est arrivée. Après le copieux repas bien arrosé, je n’avais qu’une envie. Dormir. Et elle? Baiser. On a été quitte pour se bouder et un dodo dos à dos. Notre premier déjà à notre troisième nuit ensemble. Ça part mal.

Et le lendemain c’était pire. On a commencé à se lancer des flèches. Boudage et jalousie au rendez-vous. Son ex est un texteur compulsif, il y a de quoi se poser des questions. On a même fait semblant d’être fâchés,surtout lorsque j’ai feint de quitter avec mon sac dans les mains. Le genre de fausse chicane pour voir la réaction de l’autre. Le provoquer. Voir ses limites. Voir si l’autre tient à nous. De l’enfantillage à son meilleur! Je suis bon là-dedans! Et elle aussi.

C’est tu ça l’amour? Si c’est ça, je ne suis plus sur d’en vouloir…

D.