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Juste un léger trouble psychyatrique…

- Aweille, dis oui, ça m’excite full ça!
- Humm non, je ne suis vraiment pas sur, j’aime pas ça moi… Ça m’éteint plutôt même!
que je lui ai répondu.
- Mais là, je suis allée les louer, il faudrait bien qu’on les regarde…
- J’adore la porn, tu sais? J’en consomme parfois… Mais la porn

Résumé de mon party de bureau

Gros seins siliconés. Le paradis – s’il est un – de la boule refaite se trouve à ma job.
Robes de soirée au décolleté plongeant. Plongeant comme dans le tremplin de 10 mètres.
Mon Ex qui me texte 6 mois plus tard. Elle choisi vraiment ses soirées. J’imagine qu’elle le sent.
Bar ouvert de 18 heures à minuit.
Plein de jeunes filles saoules qui se collent sur toi parce que trop d’UpperCut.

Mais…
Elles sont toutes en couple et/ou enceinte cette année ou quoi?

Alors on s’agace toute la soirée, on revient seul à la maison et on se réveille le lendemain avec ce mal de tête féroce et cette envie de baiser qui n’arrive pas à s’estomper. Et qui démange… juste là, là.

Bref, rien de différent de vos party à vous, n’est-ce pas?

D.

Comment PY Lord m’a sauvé la vie

Elle est assise dans ses marches et moi je suis devant elle, debout. J’ai la main dans la poche et je joue avec mes clés. Je me tiens à une bonne distance d’elle. Je ne suis pas dans sa bulle et ni elle dans la mienne. C’est froid.

Mais pourtant, elle parle. Je veux partir. Je sens aussi qu’elle s’ennuie avec moi donc je ne devrais pas m’en faire de lui dire que je ne rentrerai pas chez elle. Mais au cas où elle aurait aimé ça, je ne veux pas lui faire de peine. Alors, j’attends le bon moment pour m’en aller. J’ai pensé lui faire conter jusqu’à dix les yeux fermés mais, non. Ce n’est pas fin.

Au départ, nous étions supposés aller prendre un verre au Miss Villeray et se faire ensuite une raclette et boire du vin rouge. Le plan tout indiqué pour les rapprochements. Ça devait cliquer ça ne pouvait en être autrement. Ça allait bien pourtant sur Monclasseur. Et on rigolait bien dans nos textos.

Nous avons marché jusqu’au cabaret à quelques minutes de marche. J’étais déjà tanné. Je parlais, je posais des questions mais, je ne recevais que des réponses fermées auxquelles il est impossible de relancer. C’est aussi pire que quelqu’un qui ne répond qu’avec un LOL sur MSN. On ne peut rien faire contre ça. Sinon poser une autre question. Après cinq on s’écoeure.

Nous n’avons pris qu’une bière chacune. J’aurais pris une pinte mais, comme elle a choisi un verre il était évident qu’elle avait déjà hâte de partir. Un maigre vingt minutes. J’ai même payé pour elle. Quel idiot.

- J’ai pas très faim, on fait le tour du parc?
- Ok…

Après cette marche, nous sommes repassés devant chez elle. Elle s’est assise, je suis resté debout. Pendant un bon quinze minutes.

- Bon on fait qu’on fait, que je lui ai dit en souhaitant un refus. On ne jasera pas sur le portique toute la soirée.
- Tu peux venir, mais j’écoute Occupation double à 8h30.
- Ah ben tu sais… je n’aime pas vraiment ça moi, OD, je vais rentrer chez moi.
- Ok.

Pas de déception. Rien. On aurait même dit du soulagement. On ne s’est jamais redonné de nouvelles par la suite.

Et c’est comme ça que cette émission insipide m’a sorti d’embarras!

D.

Seul à ma table

Seul à ma table, je regarde mes collègues souriants. C’est une soirée reconnaissance pour souligner les années de service des valeureux employés qui année après année sont toujours au poste. Pourtant, moi, je me force pour sourire. Je ne sais pas s’ils s’en rendent compte que je fake.

Seul à ma table, je me demande ce qu’ils diraient sur moi, si je fêtais aussi mes quinze ans d’ancienneté. Me rendrais-je jusque-là? J’en doute.

Seul à ma table, je regarde les gens sur la piste de danse. D’habitude, je suis là avec eux mais ce soir, je n’en ai pas envie.

- Allez viens danser!, me dit ma collègue en tirant sur mon bras mou.

Je reste assis sur ma chaise et je refuse poliment prétextant que je ne sais pas danser. Et pourtant, mon déhanchement de bassin rendrait jaloux bien des latinos.

Seul à ma table, je regarde mes collègues qui commandent des uppercuts et toutes sortes d’alcools vraiment bon dans lesquels je devrais avoir envie de me gaver. D’habitude je suis le premier à sortir la carte de crédit pour boire et payer des tournées. Va savoir, ce soir je n’en ai pas envie.

Seul à ma table ce soir, je me sens vide. Un peu comme hier et le soir d’avant. J’ai besoin de me retrouver. Savoir où je m’en vais.

Chère psy, je compte sur toi!

D.

Blues d’automne – Un an plus tard

Ces temps-ci, c’est la mort. Je ne sais vraiment pas quoi vous écrire, vous savez? En fait, je me sens un peu comme dans ce texte-là mais pas pareil au fond. Je ne rumine pas une vieille histoire d’amour ratée et je ne bois pas seul dans ma chambre. Pas encore en tout cas.

Les nuits sont fraîches, on laisse tomber les shorts pour les jeans. Je porte plus souvent mes hoodies que j’adore. Dans ma nouvelle chambre, j’ouvre un peu la fenêtre pour laisser l’air frais pénétrer (je pense toujours croche quand je lis ce mot même hors de son contexte sexuel) la pièce. Je m’abrille dans ma douillette neuve ultra moelleuse et beaucoup trop confortable. C’est parfait. Ou presque. Mon lit est si grand pour une seule personne. Je n’ai plus ce lit qui m’attirait vos moqueries. L’automne ce n’est pas fait pour être célibataire.

L’automne c’était ma saison préférée avant mais maintenant, ça craint.

Ah, il y a l’école aussi. Et ma vie professionnelle. Mais ça, vous vous torchez les fesses avec, hein? Vous ne voulez que des histoires de sexe et d’échecs amoureux. Je m’en fous, je vais en parler quand même.

J’avais débuté un certificat universitaire en administration. Et assis dans la classe ce lundi, j’ai presque fait une indigestion. Au sens figuré. Parce que le sens propre n’aurait pas été propre. Du moins, pas au sens propre. J’ai donc décidé de lâcher tout ça, moyennant des frais d’annulation de 40 dollars mais, ça, je m’en fiche. Le verbe foutre est tout à l’honneur ce soir. Je vais alors me concentrer sur mon cours de philosophie qui me manque pour avoir mon DEC. Je hais les philosophes. Ou les professeurs. Un des deux, ça c’est sur.

Côté professionnel, j’ai envie d’un défi plus grand mais, je suis pris dans ma zone de confort. Pas évident de tout lâcher pour repartir à zéro. Une rencontre avec une orienteur est prévue. Elle est psy aussi, je vais peut-être lui glisser un mot ou deux en même temps.

Alors je suis là, à errer dans cet automne qui n’est même pas commencée. Et qui s’annonce ennuyante. Si jamais vous êtes célibataire et jolie, écrivez-moi. J’ai d’ailleurs changé mon courriel (en souhaitant qu’il fonctionne correctement). C’est info@dateurenserie.net. Si jamais, en plus, vous êtes bonne en dissertation philosophique, vous partez avec une longueur d’avance.

Ouin, tout ça pour dire que je ne sais pas quoi écrire…

D.