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Concours « Pire Date » – Dévoilement du gagnant

Sans plus tarder… toutes nos félicitations à Manylle qui se mérite une magnifique caméra Flip Mino HD. Elle a obtenu 42% des 285 votes. Merci aussi aux autres participants et leur histoire de date ratée… je me sens maintenant moins seul dans mon bateau! Les résultats du vote sont ici. Voici le texte de la gagnante!

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Superman (appelons-le comme ça, pour les besoins de la cause) travaillait avec Exhibitionniste. La première fois où je l’ai vu, c’était un mercredi soir au bar du coin. – Le mercredi c’est karaoké – j’étais complètement trop pleine de sangria avec une jupe jeans beaucoup trop courte.

Putain qu’il était beau. Grand et bien shapé, étudiant en architecture… Tout pour me plaire! On se lançait des petits regards, des Oops! J’ai touché ta main! Mon cœur frappait plus fort dans ma cage thoracique que le lapin rose de Duracell sur son p’tit criss de tambour.

On a finalement décidé de se faire un plan date; ciné, bain moussant. – Un running gag parce qu’un soir j’ai malencontreusement oublié mon Bubble Bath dans son char alors qu’il me ramenait chez moi.

Je voulais mourir tellement j’étais nerveuse! Juste à l’idée de le voir prendre son bras de vitesse pour le mettre en 5, j’en avais des sueurs! Merde qu’il était sexy, même s’il porte toujours sa boucle de ceinture Superman …

On est arrivé à temps pour la représentation de 21h pour Rush Hour 3. Je ne tenais pas en place tant j’étais énervée. J’avais les mains moites, je trouvais que Jackie Chan était particulièrement drôle, pis j’le faisais savoir à la salle tellement mon rire de cochon résonnait dans toute la pièce. J’étais tellement nerveuse que j’ai échappé mon gros pop corn extra beurre sur son chandail blanc, et mon pepsi format brontosaure sur ses genoux.

Moi j’ai trouvé ça drôle, mais lui y’avait l’air plutôt fâché…

Bon. Au moins il n’est pas repartit chez lui.

Arrivé chez moi, pas le temps de rien dire qu’il avait la langue dans ma bouche, les mains déboutonnant mon chemisier. Il y avait du linge un peu partout dans l’appart pendant que le bain chaud était en train de couler.

La mousse débordait, il y avait de l’eau partout dans la salle de bain. Plus je le suçais, plus je ne savais pas si mon excitation prenait le dessus sur le feeling de l’eau trop chaude sur ma peau ou si c’était le contraire.

Wow. Là, ça ne va pas!

- J’AI CHAUD!!! Lui dis-je en perdant pied en voulant sortir du bain.
- Es-tu correcte?

J’ai eu l’impression de m’écrouler sur le sol, nue et toute mouillée sur le linge de Superman. Je ne sais pas combien de temps s’est passé avant que j’reprenne conscience, mais quand j’ai ouverts les yeux, j’me suis dis: Sacrament! J’espère qu’il ne s’en ait pas rendu compte!

- Manylle? T’es au courant que tu viens de perdre connaissance?
- Ah… Non non. Je faisais juste m’étendre, le plancher est froid.
– Esti de conne! –

Pour lui montrer que tout allait bien, j’ai décidé de me lever comme pour dire: Ah! ¨Ça a fait du bien, j’me sens mieux maintenant! Bien oui… POUF! Dans les pommes – encore! –

Je crois qu’il m’a aidé à me relever, je m’en suis pas tellement rendue compte. Une fois réveillée, j’ai fais comme si tout était sous contrôle, qu’il n’avait pas à s’inquiéter.
Une fois que tout était revenu à la normal, je l’ai amené dans mon lit, toujours allumée de la pipe avortée plus tôt. Il avait l’air nerveux.

Là, le brasier s’est éteint. POCHE, POCHE, POCHE! C’est la première fois que je regardais le plafond, et l’horloge en alternance. Je rêvassais à mon examen du lendemain, voir si j’avais bien emmagasiné mes définitions anthropologiques.
Je le regardais, la face crispé – quoi? Il aimait ça lui?! – les yeux fermés, concentré. À quoi pouvait-il penser de même!?

On changea de position à quelques reprises avant qu’il me dise mal à l’aise:

- On arrête tu?
- Heu… Pardon???
- Ben, je sais pas, je pense que j’suis fatigué. Ça te dérange tu?

Franchement… Y’a tu vraiment quelqu’un qui aurait dit: Ben oui criss que ça me dérange! Baise-moi comme du monde! Finis ta job!!

- Ben… J’pense que tu vas t’en aller.
- Quoi? Ben là, excuse moi…
- Non, non. Tu comprends pas là. Sacre-moi ton camp! On arrête tu! Non mais criss!
- Autant me dire que j’t’écœure un coup partit!

Je l’ai mis dehors, sans même prendre le temps qu’il ait remit ses culottes. Je n’avais jamais été autant insultée. Je suis débarqué de mon nuage assez vite. Tout nu dans mon lit, démuni comme un petit chien, il me faisait pitié. Il fallait qu’il dégage, et ça, au plus vite.

Quelques moi plus tard, il m’a finalement avoué que j’étais un test… Il est gai!

Il pouvait bien tripper sur des gars en collants lui!

Manylle

Flash-back: Ma pire date ever – Part I (2005)

grelotter

Je fais un petit saut dans le temps pour participer aussi à ma façon au concours que j’ai lancé et qui se termine lundi prochain. La course est extrêmement serrée, les participants ont besoin de vos votes! Les textes sont disponibles ici.

Alors voici ma pire date à vie. Pas facile de choisir dans l’océan de dates ratées que j’ai eu, mais j’ai choisi celle-ci. Tout ça se passe en 2005. Un 19 février pour être plus précis. M’enfin, si je me fis à La liste. Ça va comme suit. Aweille mon Réj, part moi une toune triste! Ouais celle-là, c’est bon!

*****

Mon cellulaire sonne à 7h15. Je reprends le peu d’esprits qu’il me reste après cette nuit alcoolisée. Pourquoi sonne-t-il un samedi matin? Les idées se replacent peu à peu dans ma tête comme un casse-tête. Un téléphone nocturne, une fille du Saguenay sur qui je suis virtuellement amoureux, un rancart planifié avec elle, des parents absents pour le weekend, un trajet de 9 heures en bus, un départ dans 45 minutes. Bon sang, qu’est-ce que j’ai bu hier?

Je prépare mes choses à la hâte et je m’en vais au terminus d’autobus qui me mènera à Montréal, ensuite à Québec et finalement Jonquière. Dans quoi je viens de m’embarquer!

- Bonjour, aller-retour pour Jonquière, svp.
- 120 dollars.
- Quoi? Tabarnak!!!,
fulminais-je dans ma tête en lui tendant ma carte de crédit.
- Je vous ai entendu, soyez poli.
- Vous êtes télépathe? Comme Sookie Stackhouse?
- Non ça parait simplement dans ta face,
dit-elle en me remettant le papier à signer.

Le trajet se passa correctement mais longuement. Sans Ipod, sans livre. Je ne savais même pas ce qu’était un SMS à l’époque. De la route, des arbres. Beaucoup d’arbres. Et que des kilomètres de bitume enneigé à contempler. J’essaye de dormir un peu. Sur le dos ou sur le côté avec un coton ouaté en guise d’oreiller de fortune. Pas moyen de fermer l’œil. Je plonge dans mes pensées et je m’invente des jeux dans ma tête. Pendant neuf heures. J’ai dû refaire le monde des dizaines de fois.

JONQUIÈRE, sur une petite pancarte verte. Enfin.

Elle m’attendait à la sortie de l’autobus. Elle se ressemblait mais, en mieux. Nous avons marché jusqu’à chez elle. Après les présentations et les discussions d’usages, nous nous sommes embrassés. Son portable a sonné. Elle s’est excusé et elle est allée parler dans la pièce d’à côté, la porte verrouillée, comme si elle voulait cacher quelque chose. Pendant trente longue minutes. Précisons longues car l’attente est toujours insupportable lorsque nous sommes bandés.

Elle est finalement sortie et nous sommes allés dans le spa pour poursuivre ce que nous avions débuté auparavant.

- Tu as des condoms?, qu’elle me dit pendant que je détachais le haut de son bikini.
- Oui mais merde, ils sont dans mon sac à l’intérieur.

Je suis sortie de l’eau les épaules près des oreilles tellement il faisait froid. Le vent pinçait sur mon corps encore mouillé. Mon maillot collé sur ma peau laissait voir une érection fort convaincue.

Près de la porte patio avec mon préservatif en main, je regardais l’abri Tempo qui résistait de peine et de misère aux bourrasques glaciales.

- Elle est mieux de valoir la peine, celle-là! Un, deux, trois, go!

J’ai pris une bonne respiration et j’ai couru, les pieds dans la neige, vers le spa.

La suite mercredi… Ça vous laisse le temps d’imaginer le pire!

D.

S’amouracher d’une danseuse

stripper

*** Les votes pour le concours « La pire date ever » sont maintenant ouverts jusqu’au 16 août. Vous pouvez voter une fois par jour ***

Sur un coup de tête, Steve, Le fils du prof d’économie (il aime tellement ça quand je plugue son nom dans mon blogue) et moi avons décidé d’aller aux danseuses à 1h20 du matin. Temps du parcours pour s’y rendre? Une heure. Faites le calcul, un vrai plan de … de personnes de couleur.

On s’installe à une petite table, à siroter une bière. De la Bud en fait…on fait avec ce qu’on a. À trois pour 20 dollars – un vrai vol – on la déguste comme si c’était un grand cru en s’imaginant que des arômes très riches nous surprendraient bien un jour. En vain. C’est que de la Budweiser D., tu t’attendais à quoi?

Comme il est tard, c’est au tour de la dernière danseuse de s’exécuter. Elle a 20 ans, tout au plus. Une magnifique blonde, les cheveux jusqu’au haut des fesses, les jambes élancées. Une poitrine petite, mais parfaite. Pour ceux et celles qui ne croient pas en Dieu, elle incarne la preuve vivante qu’Il existe. Elle sourit en dansant. Elle semble aimer ça. On y croit.

La gueule à terre, je la regarde danser.  Les gars se couchent sur le stage de forme ovale, un 10 dollars dans la bouche – très gross selon moi. Elle se déhanche dans leur visage, le vagin à deux pouces de leur bouche. J’espère qu’elle a prit sa douche que je me dis.

Et là, je deviens un peu triste. Une si belle fille, si jeune. Sûrement hyper brillante. Gâcher sa vie de la sorte. Et d’un autre coté, j’aime bien la voir nue et j’ai envie de me payer une petite danse privée.

En fait, j’ai envie de plus que ça. J’ai envie qu’elle me voit, moi. J’ai envie qu’en croisant mes yeux, la belle blonde décide de tout foutre en l’air pour moi. D’avoir une vie normale, et bien rangée.

Qu’elle me dise de l’attendre après son shift pour la raccompagner chez elle et me remercier de lui avoir ouvert les yeux.

- J’en ai marre des pervers qui ne pense qu’à me toucher toute la soirée. Toi tu ne pense pas qu’à ça, hein?, qu’elle me demanderait inquiète, les yeux remplit d’eau.
- Évidemment que non!
- On dors-tu collé toute la nuit, je n’ai pas envie d’être seul ce soir.
- Bien sûr ma belle blonde. Je t’aime tant, tsé.
- Oh moi aussi. Je l’ai su dès que je t’ai vu que tu n’étais pas comme les autres.

*****
La shooter girl arrive complètement bourrée et me tire de ma rêverie amoureuse. Elle tient difficilement trois bouteilles d’alcool différents dans ses mains. Je lui prends quatre shooters, c’est toujours bien vu d’inviter la serveuse à boire. Je ne suis visiblement pas le premier ce soir, de toute façon. Je paye et on les boit.

- 12 dollars!
- Je viens de payer…
- T’es sur? Haha je suis trop saoûle… je te laisse caresser mes cheveux pour me faire pardonner. Ils sont doux, hein?
- Oui.
(Va t’en maintenant)

À bien y penser, les filles des bars de danseuses ne sont peut-être pas pour moi. Ne me reste que la bibliothèque maintenant!

D.

Revoir son ex… encore

- Alors tu vas raconter notre soirée quand sur ton blogue?, qu’elle m’a texté le lendemain.

Mon Ex écrit tellement bien. Au moins dix fois plus que moi. Alors, quand elle me dit que j’écris bien et qu’elle veut que j’écrive sur elle, ça me stresse. Je veux être à la hauteur de ses attentes. De vos attentes. Des miennes. Ça va comme suit.

*****

T’es la devant moi. À deux ou trois mètres. Tu t’apprêtes à retourner chez toi par le métro Berri-Uqam parce que ton chum t’attend. T’es une bonne petite blonde alors tu ne le fais pas languir. Même si je crois – j’espère – que tu veux rester encore un petit peu. Que tu veux que ça soit moi ton lift.

Et moi, je suis la devant toi. J’ai les mains dans mes poches parce que je sais pas quoi en faire. T’es tellement belle, j’ai juste envie de les mettre sur ton visage et de t’embrasser. L’idée m’a d’ailleurs passé par la tête au moins 300 fois. Je veux dire, dans les dernières 300 secondes.

- Bon retour!
- Ouais!

Pas de bec, pas de câlin. Complètement figé devant toi. Et je suis retourné vers mon véhicule. Comme un maudit chokeux. J’ai attendu un peu au coin. Au cas ou tu reviendrais. La lumière est rouge mais je pourrais bien traverser pareil. Or, j’attends. Un peu, au cas.

Pourtant, plus tôt dans la soirée, ma confiance débordait au Ste-Élizabeth. La Boréal à 3,75 dollars aidait pas mal, faut l’avouer. Les allusions au fait qu’on allait s’embrasser étaient omniprésentes. Je n’avais rien à perdre de te le dire au fond. Tu rougissais et ça te rendait nerveuse. J’aimais ça. De savoir que ça ne te rendait pas indifférente, ça ne me donnait pas le goût de changer de sujet.

Cependant, au Presse Café pour dégriser, je me suis trouvé un peu nul pour un Dateur en série quand tu m’as caressé le coté. Je ne sais pas comment l’appeler cette partie du corps-là. Celle qu’on touche pour dire à l’autre « Viens t’en plus près de moi. ». On va dire le dos, ok? Je n’ai rien fait. J’aurais pu, j’ai choké.

Pis encore là, la porte pesante du métro vient tout juste de se refermer sur toi. J’ai envie de te courir après mais je continue à marcher dans l’autre direction. J’ai gardé mon cellulaire dans ma main. Je sais que tu vas me texter dans 5 minutes pour me dire quelque chose.

- Drôle de soirée hein?
- Drôle? Qu’est-ce que tu as trouvé drôle?
- Ben les allusions au fait qu’on allait se frencher?
- Tu aurais voulu?
- Je t’aurais laissé faire.

Damn

*****

Et vous… l’auriez-vous fait? Vous reprendriez-vous un autre soir?

D.