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Ma lettre au Père-Noël

Cher Père-Noël,

bien que je ne crois pas vraiment en vous, je prends tout de même les quelques minutes que j’ai de libre pour vous écrire cette lettre. Notez que malgré le fait que j’ai de forts doutes sur votre réelle existence, je vous vouvoie tout de même. Juste au cas.

Pardonnez mon retard. Je sais que vous devez être en train de faire le tune up de votre traîneau question de voir s’il fera la ride comme il faut lors de cette longue nuit. Peut-être même êtes-vous en train d’enfiler déjà votre écarlate accoutrement.

Je pense être malgré tout raisonnable pour cette année. Vous n’avez qu’à lire (ou demandez à vos lutins de vous faire un résumé) mon blogue pour constater à quel point j’ai été sage.

Alors, voici ce que je désire.

- Durant votre périple nocturne, pourriez-vous me kidnapper une petite chinoise ou une asiatique. Jolie et majeure.

- J’aimerais ça réussir un trip à trois. Tout le monde l’a fait au moins une fois et moi je ne l’ai fait qu’à moitié. Ça me démange autant que la gamine qui désire avoir du stuff d’Anna Montana. Je connais ça car ma filleule adore et non pas parce que j’écoute ses chansons en cachette. Bref, je suis sur que vous pouvez m’arranger ça.

- Avec toutes les maisons que vous allez visiter, donnez leur mon Twitter. J’aimerais ça avoir une coupe d’abonnés de plus. Devenir une vedette, pis toute.

- Finalement, c’est mon année chanceuse qui débute la semaine prochaine. Alors, je demanderais pour terminer, l’Amour. J’ai mis un gros A car je n’ai pas envie d’un petit truc fake. J’ai envie de me fait mal tellement c’est fort. J’aime ça les drames.

Ah oui, aussi j’aimerais la paix dans le monde. Tsé je ne suis pas si égoïste, je pense aux autres!

Signé en espérant fortement que vous réalisiez mes souhaits,

Le Dateur en série.

D.

Ce matin, j’ai envie…

Ce matin, j’ai envie de devenir le meilleur blogueur du monde. Rien de moins. Juste comme ça, en claquant des doigts. Que vous buviez des yeux mes textes et que vous frissonniez comme si je vous les susurrais tendrement à l’oreille.

Que dans vos pauses au bureau, je ne sois que votre sujet de conversation favori et que vous fassiez de gros yeux à ceux et celles qui osent parler de d’autres choses.

Que le fait de me rencontrer en cachette soit votre petit fantasme secret et que ce soit ce matin que vous vous dites: « Allez, je n’ai rien à perdre ». Tout ça parce qu’après la lecture de mon blogue vous avez des chaleurs incontrôlables et l’entre-jambe un peu plus humide. J’ai envie que ça arrive. Ça se pourrait!

Remarquez, j’aurais aussi envie ce matin que le combat interminable entre l’amour et la libido qui pousse dans mon bas ventre chaque soir se termine. Et que le premier l’emporte sur le second. Ben sans l’achever non plus. Simplement que la libido baisse les armes. Qu’ils deviennent amis, tsé.

De vous raconter comment j’ai réussi à dire « Je t’aime » à une fille plutôt que de lui dire que je ne suis pas sur et que je veux prendre mon temps. Trop de temps.

J’ai envie de ben des affaires ce matin, hein? Ce doit être la neige.

D.

L’ignorance

- Allo t’es toujours en vie?

Un petit texto, juste pour voir. Ou un courriel. Pas très long juste pour avoir des nouvelles, t’sais. Pas de réponse. Un jour un bombardement de SMS et le lendemain, il y en a plus. Un jour ta sonnerie se fait retentir sans arrêt et le lendemain, tu n’attends qu’après ça.

Pouvez-vous me dire pourquoi les gens utilisent cette méthode pour démontrer aux autres qu’ils ne veulent plus rien savoir de vous?

Ah oui, je l’utilisais quand j’étais plus jeune. J’étais un bad guy. À défaut de savoir quoi dire j’imagine que je ne disais rien et que j’espérais que la fille trouve elle-même les réponses à ma place.

Mais avouez que c’est cheap. On pense faire moins de peine avec l’ignorance, mais je pense que c’est pire que de la vérité toute crue.

« T’es pas mon genre, je n’ai rien ressenti ». Ça se dit, ça s’amène bien d’une façon gentille. Ça déçoit, certes, mais tu ne passes pas pour un lâche après.

Vous faites poireauter un mec ou une fille qui vous achale incessamment? Cessez ça immédiatement et dites lui! Clairement et poliment.

C’était l’éditorial engagé du dimanche soir. Merci!

D.

La fin est proche

Et non je ne suis pas commandité par Vidéotron pour ce billet! Bien que je prennes les commandites de tout le monde, seul Axe a été game de me solliciter. De toute façon, ce n’est pas le propos du prochain texte.

Ça fait maintenant plus d’un an et demi que je blogue sur les dates, les nombreuses que j’ai ratées, les si peu que j’ai réussies. Les amourettes intenses qui ont duré des fractions de secondes et les autres plus rares qui ont durées, mais que j’ai fuies faute d’être réellement prêt à m’embarquer. Faute de le sentir, juste LÀ, où on est supposé le sentir. Dans le ventre, mais ce n’est pas défini vraiment.

Ces derniers temps, je regarde le nombre de billets par mois que je vous écris et se maintient toujours bien en deçà de dix. On peut mettre le blâme sur le manque de date. Mais la motivation de jouer ce personnage de Dateur en série diminue grandement. Les besoins de la personne derrière le personnage ont grandement évolués.

Vous l’avez peut-être remarqué dans certains de mes billets. Les sentiments ont pris grandement le dessus sur les besoins physiques. Le rôle au départ devait être une espèce de courailleux gentil qui aime le flirt tout en ayant une porte – très peu – ouverte à l’amour. Étant donné que l’amour ce n’est pas facile, pas rose et etc. Toutes les raisons étaient bonnes pour rester dans ma zone de confort.

Maintenant, le Dateur en Série ne date plus en série. Certes, il en a envie quelques soirs où sa libido est dans le tapis comme un peu tout le monde. Mais ce dont il a envie vraiment c’est d’avoir une blonde pour Noël et de lui acheter une bague grosse DE MÊME! Effet de l’automne froid et pluvieux qu’on connait, peut-être.

Mais ce blogue, c’est en même temps mon bébé. Même si sa fin est imminente, j’ai du mal à le laisser partir. Ce billet, je l’ai mûri longuement, j’y pense depuis un bout, surtout depuis la découverte de celui-ci par ma famille (tu dois être fier maudit stooler!). Par contre, je ne peux pas l’effacer vulgairement de la toile comme ça, net, fret, sec. Ceci dit, comme une personne qui apprend à ses proches qu’il va mourir – désolé pour la comparaison bouetteuse – je vous annonce que ce blogue est sur ses derniers miles sans pour autant connaitre sa date de péremption. Je ne fais que me préparer au jour J. Et vous en préparer aussi.

Il y aura d’autres billets où je raconterai mes dates, bien entendu. Mais ces rencontres auront pour but de trouver une fille qui voudra bien de moi dans sa vie et non pas que dans son lit. Toute la nuance est là.

Les commentaires d’encouragement sont appréciés et peuvent permettre de prolonger l’espérance de « vie » de ce blogue. Mais il mourra de sa belle mort.

Un jour. Inévitablement.

D.

Blues d’automne – Un an plus tard

Ces temps-ci, c’est la mort. Je ne sais vraiment pas quoi vous écrire, vous savez? En fait, je me sens un peu comme dans ce texte-là mais pas pareil au fond. Je ne rumine pas une vieille histoire d’amour ratée et je ne bois pas seul dans ma chambre. Pas encore en tout cas.

Les nuits sont fraîches, on laisse tomber les shorts pour les jeans. Je porte plus souvent mes hoodies que j’adore. Dans ma nouvelle chambre, j’ouvre un peu la fenêtre pour laisser l’air frais pénétrer (je pense toujours croche quand je lis ce mot même hors de son contexte sexuel) la pièce. Je m’abrille dans ma douillette neuve ultra moelleuse et beaucoup trop confortable. C’est parfait. Ou presque. Mon lit est si grand pour une seule personne. Je n’ai plus ce lit qui m’attirait vos moqueries. L’automne ce n’est pas fait pour être célibataire.

L’automne c’était ma saison préférée avant mais maintenant, ça craint.

Ah, il y a l’école aussi. Et ma vie professionnelle. Mais ça, vous vous torchez les fesses avec, hein? Vous ne voulez que des histoires de sexe et d’échecs amoureux. Je m’en fous, je vais en parler quand même.

J’avais débuté un certificat universitaire en administration. Et assis dans la classe ce lundi, j’ai presque fait une indigestion. Au sens figuré. Parce que le sens propre n’aurait pas été propre. Du moins, pas au sens propre. J’ai donc décidé de lâcher tout ça, moyennant des frais d’annulation de 40 dollars mais, ça, je m’en fiche. Le verbe foutre est tout à l’honneur ce soir. Je vais alors me concentrer sur mon cours de philosophie qui me manque pour avoir mon DEC. Je hais les philosophes. Ou les professeurs. Un des deux, ça c’est sur.

Côté professionnel, j’ai envie d’un défi plus grand mais, je suis pris dans ma zone de confort. Pas évident de tout lâcher pour repartir à zéro. Une rencontre avec une orienteur est prévue. Elle est psy aussi, je vais peut-être lui glisser un mot ou deux en même temps.

Alors je suis là, à errer dans cet automne qui n’est même pas commencée. Et qui s’annonce ennuyante. Si jamais vous êtes célibataire et jolie, écrivez-moi. J’ai d’ailleurs changé mon courriel (en souhaitant qu’il fonctionne correctement). C’est info@dateurenserie.net. Si jamais, en plus, vous êtes bonne en dissertation philosophique, vous partez avec une longueur d’avance.

Ouin, tout ça pour dire que je ne sais pas quoi écrire…

D.