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L’art de ne pas savoir dire bye aux gens

Que cela vous plaise ou non, j’ai rencontré une fois de plus une nouvelle lectrice. Les auteurs de blogues coquins sont de toutes parts sollicités pour des rencontres. Je n’ose pas imaginer le nombre de courriels de demande de rancarts que Melodie Nelson ou L’Infid-Elle reçoivent par jour. Moi ça tourne plus autour d’une par mois.

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Nuit de lundi à mardi

Il est présentement une heure du matin. Je roule dans un rang de campagne, avec du blé d’inde à perte de vue comme décor, en direction Verchères – qui se trouve pile à mi-chemin entre nos deux villes – pour une rencontre nocturne avec cette lectrice particulièrement jolie. Une brunette en plus de ça. Elle part déjà avec une bonne longueur d’avance, j’ai toujours préféré les brunes aux blondes. Il faut choisir son camp un jour ou l’autre. J’ai réussi à la convaincre après beaucoup trop de temps, de niaisage et de changement d’idée. Cependant, elle valait la peine de partir si tard malgré le boulot tôt le matin. J’imagine que je valais le coup aussi.

Elle m’attendait sur un coin de rue près de l’église. Le point le plus facile à trouver dans un village perdu. Je me suis garé derrière elle. En débarquant du véhicule, je me suis demandé ce que j’allais dire en premier. Je me questionne toujours sur la façon dont je vais débuter la discussion.

- Ouin, pas facile de trouver où t’étais!
- J’ai bien vu ça, tu commençais à pogner les nerfs au téléphone!
, qu’elle me répondit en riant. Ou bien elle ne riait pas, je ne sais plus. Le ton semblait moqueur en tout cas.

Appelons la, Madame Sarcastique. Plus de diminutif de prénom maintenant. Comme son nom l’indique, elle a clairsemé la rencontre de plusieurs sarcasmes. Moi-même à l’occasion, j’utilise ce genre d’humour mais elle, elle joue dans les ligues majeures. Et disons qu’à une première rencontre, ce n’est pas évident de faire la part des choses.

Nous avons marché dans les rues où elle m’a parlé de mon blogue, de comment elle l’avait découvert, de certains textes qui l’avaient marquée. Mais comme je n’aime pas entretenir le rapport blogueur-lectrice lors de mes rencontres, j’ai ricoché sur sa vie personnelle. Vers deux heures elle voulait retourner aux voitures. Je me disais qu’elle était déjà tannée de ma présence. Mais au lieu de partir elle s’est accotée sur le coffre de sa voiture et moi je me suis assis sur le capot de la mienne.

À partir de ce moment là, je ne me souviens plus trop ce qu’on racontait. Je ne pensais qu’à la façon subtile que je pourrais utiliser pour aller me positionner à côté d’elle et ensuite l’embrasser. Elle était tellement belle dans son jeans skinny et son gros kangourou d’une université ontarienne qu’elle a déjà fréquentée.

Mais j’ai tellement failli à ma tâche. De façon magistrale à part de ça.

Au moment de quitter je me suis dirigé vers la porte de mon véhicule. Elle est restée sur sa valise comme si elle attendait quelque chose. En mettant la clé dans la serrure de ma portière, elle m’a dit:

- Je ne sais pas trop comment tu dis bye avec tes autres dates.
- C’est super simple! Tu prends ta main comme ceci et tu l’envoie de gauche à droite… comme ça. Facile, non?

Elle a rit. Mais très jaune. Serin même. Sur le coup, j’étais très fier de moi. J’avais prouvé que je n’étais pas aussi facile que ce que mon blogue peut démontrer.

Sur le chemin du retour par contre, les lettres F-A-I-L tournaient en rond dans ma tête. Il fallait corriger mon erreur immédiatement en arrivant. Nous sommes arrivées en même temps sur MSN.

- Désolé pour le départ poche. Je t’avoue, j’ai choké. J’aurais aimé t’embrasser…
- Dommage! Une autre fois, on verra, hein?

FAIL FAIL FAIL et RE-FAIL!

D.

L’Asie, c’est beau!

Ce week-end, j’avais quelques heures à tuer entre deux couches de peinture – je me concocte une chambre de pacha. C’est beau rêver un peu, non? – . Quoi de mieux que d’utiliser cette période pour renouer avec les rencontres. Un nouveau dossier, une lectrice de surcroît. En plus, mon fantasme depuis toujours: une asiatique. Alors attendez que je calcule… Asiatique, jolie, lectrice de mon blogue, elle en écrit un aussi et n’a que le mot sexe en bouche… ça fait déjà… euhm… assez de points en tout cas pour que je me déplace à Montréal dans une fenêtre de temps plutôt courte!

Je suis arrivé avant elle au terminus. J’observais la porte et je cherchais un teint… jaune? Enfin, un teint asiatique et des yeux bridés. Soudain une jeune fille qui portait un short très court et un chandail bleu poussa la porte menant vers les abribus. J’ai appuyé sur le bouton vert de mon cellulaire dans le dernier message texte que j’ai reçu d’elle. Ça sonne.

- Allô?
- Allô, c’est toi là-bas avec la robe bleue?
- Ce n’est pas une robe!
- Je ne connais rien à la mode moi, regarde à ta gauche… oui voilà… la voiture noire, c’est moi.

Elle s’est assise dans mon véhicule. Son parfum était très invitant. Elle était identique à ses photos. Petite, mince et son chandail moulant dévoilait ses petits seins orientaux. J’aime l’Asie. Depuis toujours… je ne vous en ai jamais parlé? Ah…

Comme le temps nous manquait, nous ne sommes allés qu’au Parc Lafontaine. Je cherchais un endroit tranquille où marcher. Comme il venait de pleuvoir, l’endroit allait être pratiquement désert. C’était bien le cas à l’exception de quelques coureurs téméraires.

Assis sur un petit banc devant la marre, nous avons discuté de tout et de rien laissant à l’occasion de long silences ponctuer la conversation. Rien de gênant.

- C’est fou pareil la nature dans la ville comme ça, non?
- Bah, si on oublie les sirènes de police, j’imagine que oui.

Mes mains on finit par se perdre dans ses long cheveux noirs – un peu mêlés –. L’attente depuis tout ces mois de discussions virtuelles et messagetextuelles était devenue trop insupportable. Elle était là, à quelques centimètres de moi, le contact physique déjà crée. Je me suis approché d’elle et je l’ai embrassée. L’heure de partir avait malheureusement sonnée au moment où tout commençait à devenir intéressant. Je devais faire une seconde couche de peinture chez moi.

Dans ma voiture, ses cuisses dénudées par son short archi-court m’ont inspiré. Petit à petit, j’ai glissé ma main plus haut, repoussant les limites en attendant une résistance… qui n’est jamais venue. Bien au contraire. Par contre, vos shorts mesdames… ne pourraient-ils pas être un peu plus lousse? Tsé juste pour nous faciliter la tâche.

Elle a quitté mon véhicule en m’embrassant. On s’est promis de se reprendre très bientôt. Après une noire, je m’étais juré d’essayer de nouvelles nationalités. Je ne suis plus trop loin du but. À suivre… peut-être?

D.

Lettre à la personne qui m’a stoolé

Cher Stooler (un porte-panier pour les gens hors Québec),

Ce midi je suis arrivé pour dîner chez moi. Ma mère affichait une mine très basse. Ça lui arrive. Ça arrive à tout le monde.

- Faut je te parle. Tu es pour quelque chose dans mon air bête.
- Ah oui?
- Tu as un blogue ça l’air… ta sœur me la dit.

Ma sœur ne lit pas de blogue. Je me demande même si elle savait ce que c’était avant de tomber sur le mien. Elle est plutôt du genre à aller voir des petits chats sur Youtube. Elle trouve ça drôle.

Tu es donc inévitablement quelqu’un qui lit ce blogue, qui sait qui je suis et qui a jugé bon de dire à ma sœur que son frère était un amateur des rencontres virtuelles et de la volupté des femmes. Tu es une personne complètement sans jugement qui a décidé d’ébranler des relations familiales qui tiennent déjà à un fil.

Tu as peut-être pensé que ma sœur aimerait ça lire ma vie intime. Mais j’en doute. Tu savais d’avance que ça se rendrait à l’oreille de ma mère, la personne que j’aime probablement le plus au monde et dont j’essaye de faire sourire chaque jour. Cette nouvelle l’a déçue. Je la comprend, elle ne saisi pas vraiment c’est quoi la blogosphère à son âge. Tu voulais foutre la merde et c’est fait.

En essayant de savoir qui tu étais espèce de personne sans vie, je me suis buté à une réponse : « Promesse de ne rien dire ». Alors toi espèce de merde qui exige l’anonymat au détriment de celle des autres je te dis : Va chier!

J’espère que tu te sens bien fier en ce moment d’avoir créer tout un remous dans ma famille. Mais cela ne m’arrêtera pas d’écrire des textes sur ma vie, je suis pas mal plus fort que ça. J’adore bloguer et c’est sur ce thème que je réussi le mieux.

Et toi, tu es un(e) looser(se) de la pire espèce! Honte à toi!

D.

Le Dateur se drogue

S’il y avait un come-back des plus improbables, c’était bien celui de Sand. Après toutes les histoires qu’on avait vécues qui dépassaient largement l’imagination et le fait qu’il était évident qu’un gentil garçon comme moi n’était pas son genre et qu’une vilaine fille comme elle n’était pas le mien, tout être normal aurait décliné une reprise de contact.

Suis-je normal? Bonne réponse!

C’était donc vendredi il y a deux semaines.

- Qu’est-ce qu’on fait pour notre come-back Sand?
- On pourrait prendre du kratom!
- Du kra-quoi?

S’en suit une explication qui ressemble à ceci.

- C’est légal? (Car moi je suis la loi au point-virgule près, voyons!)
- Très légal, on achète ça dans un magasin de hippie-raver.
- C’est quoi le buzz?
- Tu mélange ça dans de l’eau et du jus et tu te sens comme si tu étais saoul mais lucide et sans les effets du lendemain de veille.

Le meilleur des deux mondes quoi! Alors je suis allé la chercher et nous nous sommes rendus dans la petite boutique perdue, coin Prince-Arthur et De Bullion. Un commis avec une barbe des séries – en fait il se la fait pousser depuis 1993 je crois – est derrière son comptoir. Son magasin est rempli de t-shirts multicolores et placardé d’invitations pour des soirées rave ou de spectacles de musique spirituelle et relaxante. Allez-donc savoir!

Nous avons pris 20 grammes. Le kratom ressemble à de la farine mais de couleur vert-brun. Enfin rien d’appétissant sachant que je devrai le boire plus tard. Rendus à la maison, elle a fait bouillir de l’eau pour faire infuser la fameuse substance. L’eau est devenu couleur Fleuve St-Laurent. Même avec le jus d’orange, la couleur n’en était pas plus attrayante. En plus, les petits grains ne se diluent pas complètement dans l’eau.

L’odeur? Celle du thé. Le goût? Complètement dégueulasse. Après avoir pris une bonne gorgée, on se sent comme si ont avait avalé une poignée de sable. En voulez-vous?

J’ai réussi tout de même de peine et de misère a boire mon grand verre de plastique. Mais l’effet recherché ne s’est pas fait sentir.

- Tu ne sens rien?
- Vraiment rien? C’est normal?
- Ouais peut-être, je vais t’en faire un peu plus.
- Euhm… ok!

Après mon deuxième verre, toujours rien. J’ai même plutôt faim. On part donc s’acheter une poutine sur le plateau Mont-Royal. Soudainement j’ai senti une petite chaleur m’envahir. Et puis rapidement l’impression d’être dans un four crématoire. Je suis devenu étourdi et la sueur perlait sur mon front. Ma respiration s’est accélérée grandement. J’ai garé ma voiture sur le coté croyant que j’allais vomir. Les symptômes se sont estompés en quelques minutes pour revenir un peu plus tard.

J’avais si chaud que je marchais en t-shirt sous la pluie battante et le tonnerre qui grondait sans en tenir rigueur. Je n’avais qu’une envie: m’étendre et dormir. Je me suis couché rendu chez elle, avec l’impression de rentrer dans le matelas tellement j’étais mort de fatigue.

Même effets que l’alcool sans les mauvais cotés et la lucidité? Mon œil Sand! J’aime mieux oublier des soirées avec la boisson que de me rappeler de celle-là!

D.

Dieu m’a choisi d’entre tous!

Voici un message reçu dans ma junkmail de Dateur en série. Je me demande bien sur quoi dieu se base aujourd’hui pour avoir choisi le Dateur comme héritier…

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Que la Paix et la miséricorde de Dieu soient avec vous.

Bien aimé, [bon ça part ben!]

De nos jours, les prières valent du temps ; beaucoup plus précieux que l’or et le diamant. [bla bla bla bla bla...baratin!]

Au bout de six ans de mariage, il mourait après une brève et simple maladie de 4 jours. Depuis sa mort, je me débattais aussi dans des maladies comme le cancer du cerveau et le diabète ce qui m’a poussé à venir me soigner ici à (LONDRE). Tout récemment, mon docteur m’a dit que je ne survivrais pas au bout des trois prochaines semaines à venir, ceci dû à mon problème de cancer qui me gênait depuis fort longtemps. Ayant connu mon état de santé actuelle, ma décision est de faire don, à un organisme de charité, tout ce que j’ai hérité de mon mari défunt. Dans la crainte de trouver des personnes de bonnes moralités qui puissent user de cet argent à de bonnes fin, je vous ai choisi par mis ceux que Dieu a voulu bénir et c’est pourquoi j’ai décidé de vous léguer ma fortune de DEUX MILLION VINGT CINQ MILLE DOLLARS US (2.025.000 Us Dollars) Avec toute la modestie et la sincérité d’une donatrice. Le monde se pervers tellement sur la miséricorde de Dieu que j’ai pris cette décision parce que je n’ai pas eu d’enfant avec mon marie qui puissent hériter de cet argent, non plus je n’ai pas de famille car pour mettre fiancé avec un homme de couleur noire après la mort de mon époux CARLOS ASHLEY, [et bla bla bla bla... je verse une larme]

Aussitôt que je reçoive votre réponse, et votre disponibilité confirmer de recevoir cet argent et de l’utiliser honorablement, je vous donnerai le contact de l’institution en république du BURKINA-FASO [et bla bla bla bla encore... on fait tout confiance aux banques de là-bas...]

À plus tard
Mme JANET ASHLEY.
Que la Paix et la miséricorde de Dieu soient avec vous.

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Pareillement à vous!

D.