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Julissa, cette chère Dominicaine

mamajuana

*** Petite péripéties dans le cadre de mon récent voyage à Punta Cana ***

Accoudé au bar en attendant ma tequila, une jolie Dominicaine s’approche derrière moi, sans tabou, ni gène. Cheveux brun, poitrine opulente, elle sent magnifiquement bon. C’est moi qu’elle veut et personne d’autre, ça c’est sur! Comme je suis franchement saoul à cause des 4 ou 5 mamajuanas que je me suis enfilés derrière la cravate, je lui sors mon gros jeu. En espagnol. Ça ressemblait à quelque chose comme ça :

Flash-Back: J’ai fourré devant le bébé (2003)

FourreDevantLeBebe

Septembre 2003

Merde, un gars que je connais entre dans l’autobus se dirigeant vers Montréal. Endroit où je me rends pour une date nocturne. Je déteste que les gens que je connais sachent mes allées et venues en ce qui attrait aux rencontres. Surtout celles faites tard.

La phrase « Je vais voir une amie » dite à treize heures est plus crédible que celle dite à 23 h 30. Mais n’allez pas non plus dire, « Je vais voir du monde, là ». Vous risquerez de devoir vous justifier sur leur identité. Donc je lui ai dit la vérité,

Oui allo! Êtes-vous là??…

… dirait Tristan Bavaria de Call-TV. Émission dans laquelle je dépense parfois beaucoup trop d’argent. Bref, ce n’est pas le propos du billet ici.

Je voulais simplement vous parler comme ça. Tout bonnement, sans raison. Vous dire que je ne vous ai pas encore abandonné. Manque d’inspiration, manque de date, manque d’intérêt. Manque d’argent aussi, ça coûte cher dater. L’été arrive, vous ne sentez pas? Ça va recommencer j’en suis sûr. Vous pouvez me suivre partout d’ici là. Twitter, Facebook et mon courriel, info@dateurenserie.net. Je prends toujours des invitations s’il y avait encore des gênée!

Né dans la mauvaise époque

Assis confortablement à mon bureau au travail, une dame âgée me tire de ma rêverie pour me demander une information. Comme je suis professionnel, je lui réponds adéquatement et avec le sourire.

S’en suit une discussion sur l’amour et les femmes de notre époque.

- Merci beaucoup jeune homme, votre femme est pas mal chanceuse de vous avoir en tout cas. Un beau grand gars souriant et poli. Vous devez être marié, non?
- Hey non madame, je suis encore célibataire.
- Ben je ne comprends pas pourquoi! Tu dois être bien trop difficile mon petit gars.
- C’est très simple. Plaire aux femmes de nos jours est devenu un exercice des plus complexes! Je m’explique. Il faut être indépendant mais être là quand elles ont besoin de nous. Mais si on est toujours là pour elles quand elles ont besoin, on est soumis.
- …

- Il y a aussi le fait que vous me trouvez bien poli et souriant mais les femmes veulent un garçon mystérieux. Un gars badboy. La petite barbe de trois jours. Mais sans l’attitude qui vient avec. Le bad boy au grand cœur. Tendre mais avec une colonne aussi. Me suivez-vous jusqu’à date?
- Oui oui, mon taxi arrive je crois je vais m’en all…

Je l’agrippe par le capuchon de son manteau d’automne beige.

- Non restez ici, il attendra! Ce n’est pas finit! Il faut savoir faire le party, mais savoir aussi être sérieux. Il faut aussi deviner si elle est du genre à vouloir qu’on paye la facture ou pas. Ne pas être trop intense. Ah ça, c’est le pire à ne pas faire. Même si on est intéressé à elle, il faut absolument faire en sorte qu’elle se tourmente un peu et deviner le moment exact où elle est dans son lit à pleurer votre indépendance pour lui envoyer un texto.
- C’est tout là? Je peux partir, s’il vous plait?
- Ouais madame Chose. Alors pour le sourire pis la politesse merci bien mais ça me donne juste une job ça, pas une blonde!

*****
Ouais c’est ça que je répondrais si je voulais perdre ma job. Pourquoi ce sont toujours les personnes âgées qui nous complimente au travail pour ceux qui sont dans le domaine public?

Défi de la semaine : Dites à votre commis de dépanneur qu’il est joli, ou à la caissière du Tim Horton que son sourire vous intimide!

D.

J’assume que je ne sais pas dire bye au gens

Vers 21 heures jeudi dernier, Madame Sarcastique m’invite à aller la voir après son souper.

- Je te texte en finissant, tu viendras me voir.
- Ok ouais, ça me tente mais pas trop tard, là!

C’est finalement que trois heures plus tard que j’ai finalement eu de ses nouvelles.

- Toujours partant?
- Bof, il est tard… si on se rejoint à la même endroit je veux bien.
- Ok… à quelle heure tu peux être là?
- Minuit trente environ. Et je suis en culotte de jogging et j’ai la même veste que l’autre jour. Et je ne suis pas peigné. Any problem?
- Non je m’en fous.

Pour une deuxième date, je ne pouvais pas faire pire côté apparence. J’ai toujours dis que la deuxième rencontre revêtait un caractère plus important que la première car elle confirme ou infirme les impressions de la first date. Une chose est sûre, ce soir les bonnes impressions – s’il y a lieu – n’allaient pas être physique.

Nous avons discuté pendant un peu plus d’une heure dans son véhicule, avec les sièges baissés. Elle était si belle, juste là près de moi, en position horizontale. Heureusement qu’il faisait noir car, j’aurais eu bien du mal à cacher cette fâcheuse érection dans mes sweatpants. Ça toujours été ma phobie, à la petite école, d’en avoir une pendant un exposé oral alors que je portais quotidiennement des culottes de coton ouaté. Mais ça, c’est une autre histoire.

J’ai bien tenté quelques approches mais, elle est si froide ou bien tellement sur la défensive (allez donc savoir!) qu’on ne sait pas trop si elle a envie ou non. Alors je reculais ou bien elle me repoussait. Ouais je reculais, j’aime mieux ça, c’est moins démotivant. Devant le statut quo qui prévalait entre nous depuis tout ce temps, j’ai décidé de partir. Il était déjà tard et je travaillais le lendemain. Non, en fait je m’en foutais de ça. J’étais simplement en maudit qu’elle ne m’empoigne pas clairement pour me chevaucher.

- Et ce soir, tu vas me dire bye comment?

Je me suis approché d’elle tranquillement. Et j’ai approché lentement mes lèvres près des siennes et j’ai continué vers sa joue gauche où j’y ai déposé un baiser.

- Bye, bon retour!, lui répondit-je tout en fermant la portière avant de me retourner le sourire aux lèvres, fier de mon coup. Très fier.

Sur le chemin du retour, elle m’a texté. C’est un classique ou quoi d’envoyer un feed-back d’après rencontre. On fait tous ça mais, pourquoi on ne se le fait pas en personne? M’enfin…

- Je voulais te frencher mais mon envie de voir comment tu allais me saluer était trop fort, ahah!

Ouais, ben la prochaine fois ma chère Sarcastique, tu le feras si tu le veux tant! Quant à moi, je n’arrive pas à lire la game.

Ou bien j’ai perdu la main. Ce qui serait encore pire…

D.