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Flash-back: Une petite histoire cute (2002)

Février 2002

Ça fait maintenant plus d’un an que je suis célibataire. J’avais l’habitude d’avoir des petites blondinettes aux 2-3 mois. J’étais une machine, je disais « Je t’aime » comme d’autres disent « Bonjour ». Et là, j’apprivoise petit à petit le célibat. J’y prends goût, même. Je dirais que c’est à partir de cette époque que j’ai façonné ma personnalité de Dateur en série. Aux alentours de l’âge de 20 ans.

C’est par un vendredi qu’une amie me demande d’aller voir son spectacle de danse à l’école secondaire.

- Ah come on, viens donc!
- Bof tu sais moi la danse…
- Y va avoir plein de belles filles!
- Ben c’est ça je dis… j’aime ça moi la danse!

Alors je me suis assis au 2ème balcon avec La Rousse déjà mon amie à l’époque. Au moins, je pourrai jaser avec quelqu’un si les ballets classiques ou la danse moderne des jolies adulescentes ne viennent pas chercher ma fibre artistique.

Les lumières se ferment et l’animatrice se présente sous le spot blanc lumineux au centre de la scène de l’auditorium.

Elle est belle et elle dégage une énergie qui réussit à m’atteindre malgré ma position éloignée . Les jeunes filles ont beau danser en tenue sexy et serrée, je n’attends qu’elle revienne entre deux danses pour l’écouter parler.

- La Rousse! C’est qui ça! Je dois lui parler un jour dans ma vie!
- C’est une telle bla bla bla, elle a un chum je crois.

Moment gâché.

Six mois plus tard

Une amie à moi dans le temps vient me saluer. Elle est avec celle qui avait capté mon attention il y a 6 mois. J’ai peu de temps, je dois la faire rire. Elle doit se souvenir de moi.

- Allo!… miam… attends je finis ma pointe de pizza. Elle sourit. Allo! C’est donc toi la meilleure-animatrice-de-spectacles-de-danse-d’école-du-monde?

Le contact était créé. Je savais que je n’avais pas de temps pour la flirter alors elle devait retourner chez elle et savoir qui j’étais.

Deux jours plus tard, elle m’écrivait sur Mirc. Et on a eu un magnifique 3 mois ensemble. La clé c’est l’humour, n’oubliez-le jamais messieurs dames!

D.

Flash-back: Ma première fois (2001)

Juillet 2001

- Allo, ça va?
- Ouais, toi?
- Ouais! On devient fuckfriend?
- Ok!

C’est un peu comme ça que j’ai déniché la fille avec qui j’ai eu ma première relation sexuelle. Enfin, c’est l’essentiel de la conversation. Je vous épargne son film et son groupe favori.

J’ai 18 ans. Et demie même mais, ça, on ne le dit plus un moment donné. Je suis puceau, encore. Je sais ce que c’est l’amour. Je sais ce que c’est se faire larguer, se faire tromper et avoir de la peine. Mais je ne sais pas ce qu’est de faire l’amour et je ne suis motivé que par cela ces temps-ci. Sachez donc que cette offre tombe pile.

10h50. Je suis assis sur le petit banc de bois devant le terminus. J’attends impatiemment celle qui dans les faits devrait me donner la chance d’être enfin un homme. Car n’est pas un homme encore celui qui n’a jamais inséré son Alice au Pays des Merveilles. Désolé pour la métaphore, j’ai été inspiré par ma soirée cinéma.

Je suis un peu stressé. Je sais que c’est ce soir. La soirée charnière. Le soir où il y aura dorénavant le Avant et le Après. Elle doit débarquer dans quelques secondes. Une minute tout au plus. Je vois l’autobus qui s’approche au loin. Les gens sortent un à un de l’autobus voyageur. Comme la photo qu’elle m’avait envoyée était minuscule je comptais sur le fait qu’elle me reconnaisse. Je souriais à tout le monde. Au cas. Soudain, une grande brune répondit à mon sourire.

- Salut!

Elle me plait bien. Pour une première fois du moins c’est parfait. Nous avons marché jusqu’au pit de sable. Une marche d’au moins 45 minutes. Un endroit tranquille, idéal pour boire en paix et retirer quelques vêtements. Ce soir c’est Goldschlagger. Personnellement je n’aime pas mais, j’en ai besoin pour enlever les inhibitions et me donner le courage de passer à l’acte. Nous nous sommes installés sur une couverture et nous avons, en vain, tenté de faire un petit feu.

Quelques grains de pluie se sont mis à tomber. Le contexte parfait pour un rapprochement. Allongés sur le sable, protégés par l’énorme couverture carreautée, nous nous sommes embrassés. Et ce, si passionnément que nous avons retiré notre linge.

La pluie qui coulait sur mon dos était froide. Elle contrastait avec les nuits chaudes et humides des derniers jours.

- T’es prêt? m’a-t-elle dit.
- Ouais! Il est temps.

Les cheveux tout mouillés, j’ai poussé mon dernier soupir dans son oreille. En moins de trente secondes, j’étais devenu un homme.

C’est ça les premières fois.

D.

Flash-back: Ma 2ème blonde (2001) – Part II

Ma relation avec Bo-T15 est on ne peut moins sérieuse. En effet, j’approche du 2 mois de relation. Ben quoi, c’est sérieux ça non? 2 mois c’est presque des noces de Jell-O. Faque, hein?

C’est par un soir de veillée Pascale. Je connais mes fêtes religieuses. Je viens d’ailleurs tout juste depuis quelques mois d’avoir le pouvoir de dire « Non Maman, je vais plus à l’Église ». La majorité m’aura apporté ça de plus. Bref, cette fête est entre le Vendredi Saint et Pâques. Étrangement, c’est toujours un samedi.

Sur MIrc, elle se connecte. On n’a pas MSN ni de cell comme je vous disais alors on se rejoignait là!

- Tu fais quoi ce soir mon amour, que je lui ai dit
- Ah je vais chez ma grand-mère pour Pâques, ça ne me tente pas. J’aimerais mieux être avec toi tu sais?
- Ah t’es cute, moi aussi j’aimerais ça être avec toi!
- Ah je t’aime!
- Ah moi aussi!

Quétaine, mais ça, on le voit pas quand on aime!

La soirée passe, les minutes sont longues sans ma belle Bo-t15. Soudain, son frère se connecte. Tiens, il n’est pas chez grand-maman lui? Peut-être qu’il ne l’aime pas autant que sa soeur.

Il vient me parler.

- Tu n’es pas avec ma sœur ce soir?
- Hey, non elle est parti chez ta grand-mère!
- Pas vraiment man… elle est en haut avec un gars…
- Quoi?
- Ben je pensais que tu le savais…

Vers 23 heures, elle se reconnecte. Je fais l’innocent mais je bouille intérieurement.

- Allo mon amour!
- Allo D. mon chéri!
- alors chez ta grand-mère?
- Ah c’était long et plate, en plus ma cousine est conne j’étais plus capable de l’endurer je voulais être juste avec toi!
- Ah c’est gentil… et c’est pour ça que tu me mens en pleine face?
- De quoi tu parles?
- Ben du gars avec qui tu étais dans ta chambre…
- Ah ce n’est pas ce que tu crois…

Je pensais qu’on disait juste ça dans les films « ce n’est pas ce que tu crois« . C’est ici que ma vie a commencé à en avoir l’air d’un.

D.

Flash-back: Un heureux jour de l’an (2000)

Exit Sand! Voici un flash-back cute pour boucher les trous.

Décembre 2000

Maintenant que j’ai brisé la glace avec une première fille, je suis soudainement devenu très charmeur. Je devais le cacher profondément à l’intérieur de moi. J’étais très actif sur le channel #(insérez ici le nom de ma ville) via MIrc. Il n’était pas rare que nous nous retrouvions 400 personnes connectées parmi lesquelles nous avions plusieurs Beauté16 et Sexygirl18 qui attiraient mon attention. Si elles daignaient se décrire en me disant : « yx bruns, cx brun, 5p6, 110 lbs » j’étais tout de suite fou amoureux d’elles. Ce n’était pas bien dur. Si j’étais chanceux, j’avais droit à une photo scannée.

Une s’est démarquée du lot. Nous nous sommes donné rendez-vous et je l’ai rencontrée le jour de mes 18 ans dans un bar de ma ville vers la fin décembre. Le 28 plus spécifiquement. Ça s’en vient, prenez des notes. Vous pourrez m’envoyer vos cartes de fête.

Elle n’était pas nécessairement belle, pas nécessairement brillante ni nécessairement majeure pour être dans un bar mais suffisamment intéressée à moi pour que j’en tienne rigueur. Et l’intérêt de l’autre était mon unique critère à cette époque.

Ce soir là, j’ai bu comme un déchaîné. Au moins là… un pichet! Une vraie dérape qui m’a coûté 20 dollars. 20 dollars étant une fortune pour un garçon vivant sur son prêt-bourse. À la fin de la soirée, nous nous sommes même téléphonés Je l’ai oublié sur la ligne car j’ai du aller parler au gros téléphone blanc. Mais j’avais un rancart avec elle. Le 31 décembre. J’ai commencé à sortir les veilles de jour de l’an l’année d’après, mes amis ayant tous eu officiellement 18 ans.

Elle était seule chez elle. Nous avions l’appartement pour la soirée et la nuit. Elle m’a servi une bouteille de Tornade ou de Boomerang. Un truc in en l’an 2000. J’étais un nouveau buveur, il m’en a fallu que deux pour être totalement à l’aise avec cette nouvelle conquête. C’est dans son lit que nous nous sommes embrassés pour la première fois. Nous avons prit un bain. Le genre de petit bain standard dans lequel on peine à relaxer complètement lorsqu’on est seul. À deux, c’est pire. Ce plan n’a pas duré longtemps.

Nous avons fait le décompte de la nouvelle année sous ses draps et nous nous sommes endormis collés.

Mon premier dodo avec quelqu’un. Visiblement la fin de l’an 2000 a été prolifique en ce qui a trait aux nouvelles expériences. Couché contre elle, le sourire aux lèvres, j’entrevois 2001 du bon œil. Le petit gars gêné et sans expérience est maintenant derrière moi.

D.

Flash-back: Ma première blonde – Part III (2000)

Lorsqu’on est jeune et qu’on n’a pas d’expérience, on planifie le jour et presque l’heure de notre premier moment en intimité. C’est ce que ma blonde et moi s’étions dits. Ça faisait quand même trois semaines que nous étions un couple. Il était temps de connaître les joies du sexe. Mais pas l’acte au complet quand même. Il faut y aller molo. Pas avant trois mois. Ça me semblait un délais raisonnable, non?

- Dimanche après-midi, mon père ne sera pas là! Viens!
- Parfait oui!

Et je suis parti le dimanche après-midi, avec mon vélo 21 vitesses grip shift. J’étais à la mode avec mon vélo. Elle pouvait bien sortir avec moi. J’ai donc enclenché ma vitesse au maximum, celle qui force le plus mais qui me rend le plus vite. Quand le sexe nous prend par les sentiments.

Je suis arrivé chez elle après 30 longues minutes de bicycle après m’être fait dépasser par une horde de motocyclistes. Il m’en faudrait bien une. On est passé directement à la chambre. Notre temps est compté, pas une seconde à perdre.

Rappelez-vous de votre première fois. Pas trop habile, on touche, on goûte, on découvre. C’est vraiment formidable. Ce n’est pas l’extase mais c’est spécial et nouveau. On n’est pas exigeant, tout est bon car on ne connait rien d’autre.

À la fin de l’après-midi, j’ai du la laisser prendre son autobus qui la ramenait chez sa mère nouvellement déménagée à l’autre bout du monde pour moi à l’époque, soit environ 20 minutes de route.

Le vendredi suivant, alors qu’on devait se voir, je suis allé lui parler sur MIrc avec un enthousiasme sans borne.

- Allo mon amour!!!
- Allo…

Les trois petits points qui tuent… Trois petits points et c’est fini.

D.