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Le come-back de Lau

Les yeux encore tout petits, j’ai pris mon cellulaire afin de regarder machinalement mes courriels. Il est toujours tout près sur la commode à la tête de mon lit. Un message attira mon attention. Il s’agissait en fait d’un message reçu via Facebook de la part de Lau. C’est une fille à qui je parlais – plutôt textais – il a deux ans sans pour autant avoir obtenu une rencontre avec elle.

«  Salut, je ne sais pas si tu te souviens de moi mais j’ai envie de reprendre contact avec toi »

Simple et direct. Je ne pouvais qu’agripper la perche qu’on venait de me tendre. C’est évident que je me souvenais d’elle. Elle était grande, un regard si profond, si sexually attractive. Ses lèvres de vrais aimants pour les miennes. Et des seins dans les lesquels on meurt d’envie de faire blublublu. Une top qui m’inspire poétiquement comme vous le voyez.

Aussi difficile de me faire dire oui par elle jadis, ça n’a pris que 30 minutes de discussion et j’étais déjà sous la douche pour finalement me diriger vers le Quartier Latin, là où elle m’attendait. La description que je vous ai donnée plus haut était amplifiée fois 10 en personne.

Nous sommes allés au St-Sulpice. Sur la terrasse, même s’il faisait froid, capuchon sur la tête, mains dans les manches. La chimie s’est installée l’instant d’un pichet.

Comme j’avais un truc important à vérifier sur mon portable, nous sommes allés dégriser au Presse Café juste à coté où le Wi-Fi est gratuit. Elle s’est assise à coté de moi. De plus en plus collé. La main sur la cuisse. Sans gène. Comme si elle avait compris que ça cliquait. Elle a osé en quelques secondes ce qui habituellement me prend des heures à tenter.

Rendus à ma voiture, je lui ai ouvert la portière et je l’ai embrassée. La tension est montée durant la route jusqu’à chez elle. Lorsqu’elle a fermé la porte de son appartement, je l’ai plaquée contre le mur pour l’embrasser plus passionnément. Mes mains glissant le long de son corps.

En me tenant par ma veste, elle m’a entraîné dans son lit tout en continuant à m’embrasser. Je l’ai poussée dedans. Quelques vêtements furent lancés au sol. Ceux du haut. Jamais le premier soir qu’elle m’avait dit plus tôt, malheureusement. Je respecte ça.

Ça ne l’a pas empêché par contre, de m’inviter à monter à cheval sur elle pour m’offrir ce moment que nous, les hommes, aimons tant. Et non, nous n’avons pas écouté le hockey.

Vive les come-back!

D.

Orgueil mal placé

Je faisais les cents pas devant un petit café dans le coin de Joliette. Le rendez-vous était prévu à 20 heures bien précises. J’y suis depuis 19h50, je préfère attendre que de faire attendre lors de ces premières rencontres. Elle n’a pas de cellulaire ou peut-être que si et qu’elle n’a pas voulu me donner son numéro de peur que je sois un maniaque qui l’harcellerait jour et nuit pour lui demander si sa culotte est en coton ou en dentelle, noire ou fushia. Bref, je ne peux pas la rejoindre alors je me fis à sa parole et elle sera là à 20 heures comme promis.

Elle est peut-être à l’intérieur du café. Je n’aime pas entrer dans des endroits inconnus seul. J’ai l’impression que tout le monde le constate que je ne viens pas de la place. C’est un petit café tranquille. Il a plusieurs sections. Les gens parlent tout bas, d’autres lisent. Rien avoir avec un Tim Horton. Je n’aime pas trop l’endroit, trop éclairé, trop calme. Je jète un coup d’œil dans tout les recoins, elle n’y est pas. Il n’est que 20h05, pas de panique.

Je vais attendre à l’extérieur et je lui proposerai d’aller à coté. Vue de l’extérieur, ça semble être un petit bar tranquille avec des bonnes bières compte tenu des affiches qui s’y trouvent. Et bon, de l’alcool, ça détend l’atmosphère plus que du café. Elle fini par arriver. Elle est jolie, grande et brune. Ça va jusqu’à présent, je n’ai pas un choc.

Le bar est complètement désert exception faite de quelques habitués accoudés au bar et qui connaissent la serveuse. Le bar étant ce qui semblait être avant une maison, nous choisissons une pièce où il y a un deux divans et une petit table au centre, comme dans votre salon. Elle s’assoie sur un et moi sur l’autre. Pas trop vite.

C’est ici que ça se complique. Je ne sais pas si c’est l’ambiance monotone, les divans en soft touch patchés avec du Duct Tape et pas très confortable ou le fait que j’irais me coucher mais la discussion est ennuyante.

On parle de nos anciennes relations, elle me parle de sa coloc je lui parle de mon travail et je l’écoute sur le sien. Des conversations qui pourraient être intéressante si elle avait le moindre dynamisme dans sa voix. Et je ne suis pas placé pour parler, elle ne me donne pas le goût d’en avoir plus. Ou vice versa? Peu importe, c’est plate. En plus, elle boit un café Baileys. Est-ce qu’il y a un verre plus ordinaire à commander un samedi soir à 21 heures? C’est bon, je vous assure, j’aime ça. Mais moi j’ai pris une bière. Prend un drink mais pas un café!

Bien cute la jeune fille mais on dirait que ça ne fit pas avec moi. Et il n’y a rien de mal à ça. J’achève ma bière et je vais lui proposer d’aller dehors tout simplement où je lui dirai que j’ai passé une belle soirée mais sans plus. Elle pleurera peut-être ou pas mais j’aurai été honnête.

Ma dernière gorgée coule lentement dans ma bouche lorsqu’elle me dit les mots magiques.

- Écoute je vais être honnête mais…

Quoi! C’est moi qui voulait le dire en premier. Elle m’a tellement prit de cours. Oui, bien sur,  je lui ai dit que moi non plus que ça ne cliquait pas. Mais j’ai été si surpris que j’ai balbutié quelque chose de façon poche, les lèvres encore collées sur mon verre de bière flatte. Je rageais intérieurement de ma réaction si bête. Au lieu de paraître du gars qui se fichait d’elle et qui partageait la même opinion sur la soirée ennuyante, j’ai eu l’air de faire pitié et que ma façon de réagir était de la comédie pour ne pas être seul dans mon bateau.

Je suis revenu chez moi sous la pluie en tapant la tête sur mon steering. Maudit orgueil mal placé.

D.

Méli-Mélo du lundi

Monclasseur

Je viens de me réinscrire sur Monclasseur. Je sens le printemps m’envahir et les rencontres innombrables remplir mon agenda. Bon, ne reste qu’à avoir des réponses positives. Ce qui visiblement n’est pas le cas pour l’instant. Beaucoup d’appelées, peu d’élues qui disent!

N

Moi et N ont a une relation plutôt amical-plus-plus. Elle va bien je vais bien. Rien à rajouter. C’est un dossier ouvert encore pour l’instant. Simplement que le statut est un peu plus défini entre nous deux.

Nous avons terrassé hier à Montréal. Il fait bon d’enlever une couche de vêtement tout en buvant une bonne bière au Sainte-Élizabeth. L’été est arrivée, enfin! Et vous, vos endroits fétiches?

La muette

Je l’ai flushé. J’ai eu à la rappeler il y a deux semaines. En fait, je voulais la revoir. Elle m’a fait le coup de ne rien dire au bout du fil. Vraiment gênant, croyez-moi! J’aurais bien fait un texte sur cette histoire mais elle ne me donne pas beaucoup de matériel, hein?

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C’est ça qui est ça?

C’est ça qui est ça! 10-4.

D.

Ma pire date depuis longtemps

J’ai récemment vécu le moment le plus embarrassant du monde. Les lecteurs qui affirment que j’invente des histoires vont avoir la preuve ici que ce que j’écris est la vérité car souvent ça ne fonctionne pas… et dans l’exemple suivant c’est flagrant. Un coup de poing dans la face. Au sens figuré bien sur. Si j’inventais, tout serait rose; les filles auraient des gros seins et se battraient entre elles dans la boue pour m’avoir.

Alors je parle depuis à peine 24 heures avec une fille rencontré sur Monclasseur. La discussion est bonne et mes très nombreuses photos lui plaisent toutes. J’allume ma webcam et elle est encore plus convaincue. Nous décidons d’emblée de nous voir. Pourquoi attendre de toute manière? Je commence déjà à mijoter l’idée d’un texte « 24 heures chrono ».

Je me rends donc en direction de chez elle où une quantité incroyable de construction routière ralenti mon air d’aller. « Elle est mieux de valoir la peine la petite », que je me disais.

Elle m’attend donc comme prévu à l’extérieur près de chez elle. Elle s’assoit dans mon véhicule, me regarde et me dit tout bonnement comme une autre personne dirait « comment ça va? »:

- Tu ne ressembles pas vraiment à tes photos…
- Quoi? Tu blagues? C’est négatif?
- Ben c’est différent, là. Je ne sais pas. Bof. Mais bon viens-tu prendre un café quand même? C’est plate que tu aies fait cette route pour rien, non?
- Prendre un café pour rien aussi, je vais y’aller.
- Bye.

Et c’est ainsi que se passa probablement une de mes pires rencontres et probablement la plus courte.

D.

J’embrasse ou pas?

Comme prévu dans mon billet précédent, je suis parti jeudi soir vers 20h en direction de ce nouveau dossier qu’on surnommera entre nous La Surfeuse. Ai-je besoin de vous dire pourquoi? Ce n’est pas parce qu’elle surf sur internet.

Cette rencontre est particulière car il s’agit d’une lectrice de ce blogue. Alors que toutes les filles ne devraient pas avoir envie de rencontrer un gars qui raconte ses histoires sur le web, elle, c’était tout le contraire. Et sachez en même temps que vous ratez quelque chose.

Je suis en route vers chez elle. Le plan de la soirée ressemble à quelque chose comme poutine et… rien. Nous avons misé le tout pour le tout sur la poutine, repas qui s’avérait être un point en commun du côté des péchés mignons. Comme elle allait toujours à la Banquise – un classique de la poutine à Montréal – j’ai proposé le restaurant Chez la Mère. Selon moi, la poutine y est meilleure. Le débat est lancé.

Je l’attendais sur un coin de la rue dans ma voiture. Une jolie silhouette s’approchait dans le noir. Grande, mince, les cheveux longs. Assise dans ma voiture, j’ai pu constater son magnifique sourire et ses yeux bleus que j’aimais déjà sur ses photos. Nous sommes partis en direction du restaurant sans trop savoir comment s’y rendre. Notre perte nous a permis de discuter un peu plus et de laisser évacuer mon stress.

Au restaurant on a beaucoup rit. On a discuté de la fameuse vierge et de son « Je t’aime » prématuré dont je vous ai parlé ici sur mon blogue. De ses relations avec les hommes. De tout et rien en fait. L’important c’est qu’on riait. La chimie s’installait. Je me sentais moi-même et je n’ai pas à me gêner de dire toutes les stupidités qui peuvent bien me passer par la tête. Je l’ai beaucoup agacé et on agace les gens qu’on aime…

- Non mais là, je t’aime, je dis ça de même! Ne capote pas!
- Haha!

Après notre repas gastronomique je suis allé la reconduire chez elle en prenant bien soin de me perdre partout et ce, même jusqu’à Terrebonne. J’avoue que j’ai peut-être poussé ma chance mais comme elle caressait ma main pendant que je lui tenais la cuisse, j’ai compris qu’elle ne m’en tenait pas vraiment rigueur.

Arrivés devant chez elle j’ai garé ma voiture sur le bord du trottoir. Je ne savais pas si c’était le moment. Elle non plus. Elle faisait semblant de vouloir partir avec son sac sur elle, mais repartait toujours sur un autre sujet. Quand soudain vint un silence.

- Toujours awkward ces moments là, hein?
- Ouais, faudrait que je détache ma ceinture et que je t’embrasse. C’est ça?
- Ouais, tu as tout compris!

Je me suis approché d’elle en prenant son visage dans mes mains. Elle m’a agrippé par mon chandail pour me rapprocher encore plus et nous nous sommes embrassés. Nos lèvres fusionnaient parfaitement. Elle m’avait averti que je ne serais pas déçu. Elle n’est pas menteuse.

Elle a quitté le véhicule en lançant plein de feuilles mortes sur le siège passager.

- Je te déteste! que je lui dis avec le sourire.
- Ouais c’est ça, à bientôt!

D.