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Ma pire date depuis longtemps

J’ai récemment vécu le moment le plus embarrassant du monde. Les lecteurs qui affirment que j’invente des histoires vont avoir la preuve ici que ce que j’écris est la vérité car souvent ça ne fonctionne pas… et dans l’exemple suivant c’est flagrant. Un coup de poing dans la face. Au sens figuré bien sur. Si j’inventais, tout serait rose; les filles auraient des gros seins et se battraient entre elles dans la boue pour m’avoir.

Alors je parle depuis à peine 24 heures avec une fille rencontré sur Monclasseur. La discussion est bonne et mes très nombreuses photos lui plaisent toutes. J’allume ma webcam et elle est encore plus convaincue. Nous décidons d’emblée de nous voir. Pourquoi attendre de toute manière? Je commence déjà à mijoter l’idée d’un texte « 24 heures chrono ».

Je me rends donc en direction de chez elle où une quantité incroyable de construction routière ralenti mon air d’aller. « Elle est mieux de valoir la peine la petite », que je me disais.

Elle m’attend donc comme prévu à l’extérieur près de chez elle. Elle s’assoit dans mon véhicule, me regarde et me dit tout bonnement comme une autre personne dirait « comment ça va? »:

- Tu ne ressembles pas vraiment à tes photos…
- Quoi? Tu blagues? C’est négatif?
- Ben c’est différent, là. Je ne sais pas. Bof. Mais bon viens-tu prendre un café quand même? C’est plate que tu aies fait cette route pour rien, non?
- Prendre un café pour rien aussi, je vais y’aller.
- Bye.

Et c’est ainsi que se passa probablement une de mes pires rencontres et probablement la plus courte.

D.

J’embrasse ou pas?

Comme prévu dans mon billet précédent, je suis parti jeudi soir vers 20h en direction de ce nouveau dossier qu’on surnommera entre nous La Surfeuse. Ai-je besoin de vous dire pourquoi? Ce n’est pas parce qu’elle surf sur internet.

Cette rencontre est particulière car il s’agit d’une lectrice de ce blogue. Alors que toutes les filles ne devraient pas avoir envie de rencontrer un gars qui raconte ses histoires sur le web, elle, c’était tout le contraire. Et sachez en même temps que vous ratez quelque chose.

Je suis en route vers chez elle. Le plan de la soirée ressemble à quelque chose comme poutine et… rien. Nous avons misé le tout pour le tout sur la poutine, repas qui s’avérait être un point en commun du côté des péchés mignons. Comme elle allait toujours à la Banquise – un classique de la poutine à Montréal – j’ai proposé le restaurant Chez la Mère. Selon moi, la poutine y est meilleure. Le débat est lancé.

Je l’attendais sur un coin de la rue dans ma voiture. Une jolie silhouette s’approchait dans le noir. Grande, mince, les cheveux longs. Assise dans ma voiture, j’ai pu constater son magnifique sourire et ses yeux bleus que j’aimais déjà sur ses photos. Nous sommes partis en direction du restaurant sans trop savoir comment s’y rendre. Notre perte nous a permis de discuter un peu plus et de laisser évacuer mon stress.

Au restaurant on a beaucoup rit. On a discuté de la fameuse vierge et de son « Je t’aime » prématuré dont je vous ai parlé ici sur mon blogue. De ses relations avec les hommes. De tout et rien en fait. L’important c’est qu’on riait. La chimie s’installait. Je me sentais moi-même et je n’ai pas à me gêner de dire toutes les stupidités qui peuvent bien me passer par la tête. Je l’ai beaucoup agacé et on agace les gens qu’on aime…

- Non mais là, je t’aime, je dis ça de même! Ne capote pas!
- Haha!

Après notre repas gastronomique je suis allé la reconduire chez elle en prenant bien soin de me perdre partout et ce, même jusqu’à Terrebonne. J’avoue que j’ai peut-être poussé ma chance mais comme elle caressait ma main pendant que je lui tenais la cuisse, j’ai compris qu’elle ne m’en tenait pas vraiment rigueur.

Arrivés devant chez elle j’ai garé ma voiture sur le bord du trottoir. Je ne savais pas si c’était le moment. Elle non plus. Elle faisait semblant de vouloir partir avec son sac sur elle, mais repartait toujours sur un autre sujet. Quand soudain vint un silence.

- Toujours awkward ces moments là, hein?
- Ouais, faudrait que je détache ma ceinture et que je t’embrasse. C’est ça?
- Ouais, tu as tout compris!

Je me suis approché d’elle en prenant son visage dans mes mains. Elle m’a agrippé par mon chandail pour me rapprocher encore plus et nous nous sommes embrassés. Nos lèvres fusionnaient parfaitement. Elle m’avait averti que je ne serais pas déçu. Elle n’est pas menteuse.

Elle a quitté le véhicule en lançant plein de feuilles mortes sur le siège passager.

- Je te déteste! que je lui dis avec le sourire.
- Ouais c’est ça, à bientôt!

D.

Méli-mélo du mercredi

T’étais où toé?

Ah parfois il faut des petites pauses. Je n’ai pas daté depuis le début de la semaine dernière. Je vous raconterai dans le bloc juste en dessous. Mais je vais mieux. Je crois que samedi j’ai simplement vécu une solitude profonde. Je me suis alors mis à penser à l’amour et à Jess par la bande car c’est elle qui se rapproche le plus de mon image de l’amour depuis longtemps. Je suis en vie et je n’ai pas tenté de me tailler les veines.

La date la plus courte du monde

Elle ne mérite pas une page complète, ça serait étirer l’élastique pour rien. J’ai été rencontrer une fille. En débarquant de nos véhicules respectifs, j’ai immédiatement senti une froideur malgré le fait qu’elle était très jolie.

Imaginez deux coins de rues. Nous avons marché cela aller-retour. Et puis chacun chez soi. Pathétique, hein? Quand ça ne clique pas ça ne clique pas! Des deux cotés là! Précisons-le car j’imaginais déjà ma fan numéro un, Chose-là, me laisser un commentaire de merde.

1 étoile sur 5

Parlant de merde, il y a certaines personnes qui s’amusent à laisser des 1 sur 5 dans la note au bas de mes textes. Je n’ai pas la prétention d’être le meilleur blogueur du monde. Mais j’ai un certain succès et j’ose croire que mes textes ne valent pas tous de la merde. Surtout que je reçois parfois la moins bonne note sur chacun de mes textes en l’espace de 30 secondes ce qui signifie que le plaisantin ne lit pas ce qu’il est écrit. On me déteste donc d’avance.

J’aime faire réagir.

R.

Elle a un chum… tant mieux pour elle!

Date jeudi soir

Je suis supposé rencontrer une jolie lectrice qui m’a laissé un message sur mon courriel. Je vous en redonnerai des nouvelles car elle m’a donné l’accord d’en faire un billet! Ou des… je l’espère!

À suivre…

D.

Blues d’automne

Je suis assis confortablement sur mon fauteuil d’ordinateur. Je fixe la page blanche de mon document Word qui, je le sais va se remplir. Je viens d’ouvrir une bouteille de rouge mais je n’ai malheureusement rien à célébrer ce soir. Un Tommasi 2006. Un cadeau de fête de mon employeur. Ça fait 9 mois qu’elle traine dans le garde-manger. Je m’étais dis que je la garderais pour une occasion spéciale mais elle n’est jamais venue.

Je suis de retour d’une balade en voiture. Quand je décide de faire des balades seul à cette heure si tardive c’est que j’ai des idées à remuer. Je ne pense qu’à Jess depuis le début de la soirée. De mon courriel stupide que je lui ai envoyé.

J’ai mis le contact dans ma Hyundai froide. L’automne est déjà bien ancré. Il n’a vraiment pas mis de temps. J’ai réglé la température là où le bleu et le rouge se rejoignent. Pas trop chaud ni trop froid. J’ai fermé la radio car à cette heure il n’y que de la musique de club à toutes les chaînes.

Je me suis arrêté sur le bord de la chaussée, j’ai pris la petit tablette de papier dans ma boite à gants et j’ai gribouillé quelques mots. Pour m’aider à réfléchir et pour pouvoir coucher sur papier plus tard ce à quoi j’ai réfléchis. Je suis reparti. Direction Tim Hortons. Avec un Cappuccino glacé, ça pense mieux.

- Bonjour, puis-je prendre votre commande?
- Ouais, un moyen Cappuccino glacé. Ah et puis non, un grand.

Je voulais faire une longue balade.

J’ai pris le même trajet que moi et Jess avions pris la première fois lorsqu’elle était venue me voir ici. Repenser à nos débuts. Revenir en arrière. Penser que c’est possible de le faire. Elle était tellement belle assise à côté de moi. Je suis allé boire mon breuvage sur le quai là où nous nous étions embrassés la première fois. Me remémorer ce moment une seconde fois. Écouter le bruit des vagues formé par le vent d’automne. Tout ça, ça m’aide à réfléchir. C’est comme ça, laissez-moi mon petit bonheur.

Parlant de bonheur, je vais me servir une seconde coupe. Voilà qui est fait.

Je suis revenu par la même route que lorsque je l’ai reconduit à son véhicule. En fait, je refais toujours le même trajet quand je me promène en auto. Je refais toujours les mêmes choses. Ce soir je n’ai pas eu le choix, une route était barrée. J’ai changé ma routine. J’ai tourné à gauche plutôt que de continuer. Aussi tordu que ça puisse paraitre, j’ai vu un signe dans ça. Et si j’étais l’unique responsable de mon malheur, que mes échecs amoureux étaient causés par le fait que je fais toujours les mêmes erreurs. Quand on cherche des réponses et des signes on les déniche un peu partout.

C’est bien beau tout ça mais je repense toujours à elle. Je me demande ce qu’elle a fait de ma brosse à dents. Elle l’a surement mise à la poubelle. C’est surement la troisième coupe de vin qui me fait réfléchir à des choses aussi futiles.

750 millilitres de vin, c’est beaucoup pour une seule personne. Je ne la boirai pas toute cette bouteille. Je l’avais gardée pour une occasion spéciale.

Je l’avais gardé pour nous deux.

D.