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Flashback: Célibataire! (2005)

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Dernier article, 29 août 2012. Ouain, faudrait bien que je m’occupe de vous! Alors, allons-y d’un flashback du jeune vingtenaire que j’étais en 2005. Ok je viens d’inventer ce mot… c’est moi ou « naire » se rajoute à notre groupe d’âge seulement quand ça commence à faire mal. Trentenaire… ouch!

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Je suis en train de danser à la Boite à Marius sur ma chaise comme il se doit sur le hit de l’heure : Célibataire, d’Hugo Lapointe, le frère de l’autre. La chanson vient me chercher parce que t’sais, je suis célibataire. Comme la toune! Qui ne s’est jamais époumoné sur cette chanson dans l’espoir d’accrocher l’intérêt d’une autre personne célibataire dans la place? Personne? Ah bon… pourtant, ça marche! Du moins, marchait.

Flash-Back: Je n’y pouvais rien (2004)

BaiserPisteDanse

Septembre 2004

Je l’aime. Vraiment, j’en suis sur. Je l’attends depuis ce matin sur MSN. Qu’est-ce qu’elle peut bien attendre pour se connecter. A-t-elle vraiment quelque chose de mieux à faire que de me parler? Travailler? Ouin peut-être.

Hier soir, au bar – je dis « au bar » car ce n’est pas comme s’il y en avait 25 dans mon coin – on s’est embrassé. Sur une toune de

Flash-back: En manque à n’en plus voir clair (2004)

Juin 2004… époque où ce n’était pas encore tout le monde qui possédait une photo dans son ordinateur.

- Voir que tu n’as pas de photo?
- Bah je te dis que si… je suis désolée.
- Même pas des amis qui pourraient t’en envoyer une.
- Et non…
- Et là, tu veux que je m’en vienne te voir alors que je ne sais même pas de quoi tu as l’air?
- Grosso modo c’est ça.
- Ouan… bon ok je m’en viens.

Je me suis demandé intérieurement dans quoi je venais encore de m’embarquer! C’est ben mon genre ça, d’écouter mes envies plutôt que ma raison. Raison qui m’aurait dit de ne pas dépenser 20 dollars d’autobus et une journée entière pour voir une fille qui n’est peut-être pas mon genre.

Ma mère m’a toujours dit d’écouter ma petite voix intérieure. Ce n’est pas de ma faute si la mienne est dans mon scrotum. Bref.

J’ai pris l’autobus en direction de Montréal. Elle m’attendait près d’un parc à l’endroit et à l’heure que l’on avait convenus plus tôt. Elle était de dos. Une rousse d’environ cinq pieds et quatre. Plutôt bien roulée. Le sourire aux lèvres, j’ai tenté de lui faire un saut en la surprenant sournoisement.

Étrangement, c’est plutôt moi qui fut surpris. Les rousses vous savez, soit qu’elles sont très jolies ou très moches. Le juste milieu n’existe pas chez les rousses. Je vous laisse deviner la catégorie dans laquelle elle se trouvait. La mauvaise bien entendu.

- Hey allo D.
- Allo…, que je lui ai répondu en en reprenant mes esprits. Hey… tu ne sais pas quoi, j’ai eu un appel dans l’autobus et il y a un super gros party chez mes amis ce soir alors je ne pourrai pas coucher ici… j’espère que ça ne te dérange pas?
- Non c’est correct voyons donc!

Soulagement intérieur, elle n’y a vu que du feu. N’empêche qu’étant déjà là, je me suis dit j’étais aussi bien d’en profiter. Ce n’est quand même pas la fille la plus laide du monde.

Si bien que de fil en aiguille je me suis retrouvé à cheval sur elle. Quant elle, elle tentait de faire sortir ma petite voix intérieure à l’aide de ses mains.

Ah… ahh.. oufff…

Malaise.

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Nos sens sont si troublés lorsqu’on est en manque de sexe. J’étais bien heureux d’avoir feint le party chez des amis avant et non pas après. Ça parait toujours mieux!

D.

L’art de ne pas savoir dire bye aux gens

Que cela vous plaise ou non, j’ai rencontré une fois de plus une nouvelle lectrice. Les auteurs de blogues coquins sont de toutes parts sollicités pour des rencontres. Je n’ose pas imaginer le nombre de courriels de demande de rancarts que Melodie Nelson ou L’Infid-Elle reçoivent par jour. Moi ça tourne plus autour d’une par mois.

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Nuit de lundi à mardi

Il est présentement une heure du matin. Je roule dans un rang de campagne, avec du blé d’inde à perte de vue comme décor, en direction Verchères – qui se trouve pile à mi-chemin entre nos deux villes – pour une rencontre nocturne avec cette lectrice particulièrement jolie. Une brunette en plus de ça. Elle part déjà avec une bonne longueur d’avance, j’ai toujours préféré les brunes aux blondes. Il faut choisir son camp un jour ou l’autre. J’ai réussi à la convaincre après beaucoup trop de temps, de niaisage et de changement d’idée. Cependant, elle valait la peine de partir si tard malgré le boulot tôt le matin. J’imagine que je valais le coup aussi.

Elle m’attendait sur un coin de rue près de l’église. Le point le plus facile à trouver dans un village perdu. Je me suis garé derrière elle. En débarquant du véhicule, je me suis demandé ce que j’allais dire en premier. Je me questionne toujours sur la façon dont je vais débuter la discussion.

- Ouin, pas facile de trouver où t’étais!
- J’ai bien vu ça, tu commençais à pogner les nerfs au téléphone!
, qu’elle me répondit en riant. Ou bien elle ne riait pas, je ne sais plus. Le ton semblait moqueur en tout cas.

Appelons la, Madame Sarcastique. Plus de diminutif de prénom maintenant. Comme son nom l’indique, elle a clairsemé la rencontre de plusieurs sarcasmes. Moi-même à l’occasion, j’utilise ce genre d’humour mais elle, elle joue dans les ligues majeures. Et disons qu’à une première rencontre, ce n’est pas évident de faire la part des choses.

Nous avons marché dans les rues où elle m’a parlé de mon blogue, de comment elle l’avait découvert, de certains textes qui l’avaient marquée. Mais comme je n’aime pas entretenir le rapport blogueur-lectrice lors de mes rencontres, j’ai ricoché sur sa vie personnelle. Vers deux heures elle voulait retourner aux voitures. Je me disais qu’elle était déjà tannée de ma présence. Mais au lieu de partir elle s’est accotée sur le coffre de sa voiture et moi je me suis assis sur le capot de la mienne.

À partir de ce moment là, je ne me souviens plus trop ce qu’on racontait. Je ne pensais qu’à la façon subtile que je pourrais utiliser pour aller me positionner à côté d’elle et ensuite l’embrasser. Elle était tellement belle dans son jeans skinny et son gros kangourou d’une université ontarienne qu’elle a déjà fréquentée.

Mais j’ai tellement failli à ma tâche. De façon magistrale à part de ça.

Au moment de quitter je me suis dirigé vers la porte de mon véhicule. Elle est restée sur sa valise comme si elle attendait quelque chose. En mettant la clé dans la serrure de ma portière, elle m’a dit:

- Je ne sais pas trop comment tu dis bye avec tes autres dates.
- C’est super simple! Tu prends ta main comme ceci et tu l’envoie de gauche à droite… comme ça. Facile, non?

Elle a rit. Mais très jaune. Serin même. Sur le coup, j’étais très fier de moi. J’avais prouvé que je n’étais pas aussi facile que ce que mon blogue peut démontrer.

Sur le chemin du retour par contre, les lettres F-A-I-L tournaient en rond dans ma tête. Il fallait corriger mon erreur immédiatement en arrivant. Nous sommes arrivées en même temps sur MSN.

- Désolé pour le départ poche. Je t’avoue, j’ai choké. J’aurais aimé t’embrasser…
- Dommage! Une autre fois, on verra, hein?

FAIL FAIL FAIL et RE-FAIL!

D.