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Bonne année 2010

Je suis réveillé depuis à peine quelques minutes. Pas trop amoché. Pourtant, j’ai bu comme un trou. C’était la veille du jour de l’an et le Canadien a gagné. J’aime me donner des raisons morales pour boire. Vous ne m’en tiendrez pas rigueur j’en suis convaincu, hein? Et en plus, mon portefeuille est plein ce matin. Encore 5 beaux billets verts tout neufs. La barmaid a fermé sa caisse avant que je paye mon bar bill. « Ça va être notre secret », qu’elle m’a dit. Je l’aime cette barmaid.

Hier j’ai flirté. Avec tellement de monde que je ne connais pas du tout. Je ne pourrais même pas vous en parler de tout ces gens. Je pigeais une fille ici et là. Une Stéphanie, je crois, à qui j’ai parlé plus longtemps qu’aux autres. Je me suis retourné et elle était là. Le jour de l’an ça rime avec sexe dans ma tête. Pas dans la sienne visiblement. Son amie pas trop cute a vu mon jeu au loin. Elle l’a tirée par le bras :

- Il veut juste ton cul, bla bla bla. Reviens tout de suite.

Merde, elles sont toujours au rendez-vous pour tout gâcher ces filles-là!

Pas même 3h15, les lumières se sont allumées et la musique s’est tue. J’étais seul. La soirée qui aura duré 5 heures m’en aura paru 2. Les policiers avaient déjà envahi le party pour ralentir les ardeurs des plus fêtards dont je faisait partie. Quelques malchanceux ont été démasqués. Il faut 18 ans pour sortir, c’est la loi.

Les deux dernières années j’avais une fille à mon bras pour le retour à la maison. Le New Year Sex fait tellement du bien. Cette année je retourne bredouille chez moi. Je me sens comme le pauvre Vinnie qui ne s’est pas fait repêcher par l’équipe Canadienne. Une année on court après toi, l’autre on t’ignore. Faut s’y faire.

J’ai mis mon manteau et placé mon capuchon avec du poil sur ma tête. Je suis sorti l’air déconfit avec les mains dans les poches. À l’extérieur, j’entends un gros « Dddddd!!! » d’une voix féminine. Je me retourne. Elle est tellement belle parmi les flocons de neige qui commençaient à tomber paisiblement. On se « parle » depuis quelques semaines sur MSN. Cette fille est mon fantasme secret depuis 3 ans je crois. Et maintenant, c’est elle qui crie mon nom dans la rue. Je crois que j’ai fait bonne impression en 3 minutes.

Je suis retourné chez moi, peinard, en me trainant les pieds dans la neige en souhaitant que mon cellulaire vibre… Hélas.

*****

Aujourd’hui, dès la première heure de mon réveil, j’ai pensé à vous écrire. Je sais que je vous délaisse un peu par les temps qui courent. Je voulais simplement vous remercier pour la fidélité à laquelle vous me suivez. En février, quand j’ai débuté l’aventure de ce blogue, jamais je n’aurais pu imaginer que vous seriez si nombreux à suivre mes péripéties sans queue ni tête.

À vous tous, Merci! Je vous souhaite une bonne année ainsi que tout ce qui sera bon dans vos vies.

D.

Y’a de ces folles

Je pensais avoir tout vu. Mais j’ai encore des croutes à manger, je crois. Je vous explique un peu le topo.

Une fille me répond sur Réseau Contact. À date vous me suivez? C’est bon. La fille est jolie et cherche à faire une rencontre. Elle est au bon endroit et elle est tombée sur le bon gars. On s’échange nos MSN, le classique de la cruise internet.

Parle-parle, jase-jase, la fille me prend de court avec une rencontre. C’est bien la première fois.

- Mardi? Déjà? Euhm… ok!, que j’ai répondu encore un peu sous le choc.
- On peut s’appeler?

Ah le fameux téléphone! Je déteste quand une fille me demande ça. Ça ne me dérange pas plus que ça, mais avant de dormir. Pas quand je parle à tout plein de monde. Je suis du genre à dire tout haut ce que j’écris à quelqu’un d’autre.

Mais cette fille est insistante. Elle use de menaces enfantines… dans lesquelles je tombe.

- Dis-moi-le tout de suite là si tu ne veux pas me parler, hein. Je vais aller me coucher.
- Bon ok…

Et là, elle parle! Et mon dieu, elle parle tellement que je ne sais plus de quoi! Ni de quoi elle parle. Surement des hommes. Ah j’entends le mot ex… Ouais ça doit être de ça, elle parle des hommes. Mais ne me demandez pas ce qu’il a fait le pauvre, mais j’espère qu’il était sourd. Ah bon, c’est à mon tour de parler.

- Bla bla bla… allo? T’es là?
-…

La ligne a coupé… dommage! Je la texte. « Je crois que la ligne a coupé on dirait ». Elle rappelle. Elle est tenace, tsé. Elle veut entendre ma douce voix et c’est bien normal. Vous voudriez tous l’entendre.

- Bla bla bla… allo? Le signal a coupé encore!, que je dis… à personne, pour me déculpabiliser de raccrocher à nouveau. La ligne est mauvaise, je n’y peux rien. Dommage, je parlais depuis un bout et en plus, c’était brillant ce que je disais. Je reçois un texte. Elle est en maudit que la ligne coupe. En maudit après moi. Moi, le nouveau responsable des communications chez Télus.

- Bon regarde laisse faire ça. J’te laisse à tes petits n’amis. Textuellement dit comme ça. Un message texte, c’est souvent textuellement dit, non? Quelle drama queen! Après ce fâcheux incident, je me dis que j’allais laisser faire pour la rencontre.

Le lendemain matin, alors que je préparais mes bonnes toasts, je reçois un message sur MSN. Elle veut me voir ce soir (mardi), car elle a une mauvaise journée. Oh la pauvre. Elle a donc la mémoire courte.

Je lui ai dit tout simplement que j’étais désolé et que je n’avais pas apprécié sa réaction de la veille et que ce n’était pas ma faute si la ligne coupait. En parlant au Je, pour faire plaisir à mes plus psychologues lectrices. Je ne voulais pas imaginer une crise si j’étais un jour en couple avec elle. J’ai eu droit à une jolie réponse polie qui débutait bien ma journée.

- OK, va te faire foutre, bye!

Ah oui j’oubliais, avant que vous me disiez d’arrêter de flirter des mineures, la fille a 27 ans!

D.

Le syndrome du « Je vais être honnête mais… »

Avez-vous déjà été victime de cela? « De quoi tu parles? « , vous vous dites! C’est bien simple je vous explique.

Samedi soir, j’ai connu une nouvelle personne sur Réseau Contact. Rien d’exceptionnel jusqu’à date. On à discuté une bonne partie de la soirée mais je devais partir à 22h. Mascara, ombre à paupière, mini-jupe et bouche pulpeuse, je partais fêter l’halloween déguisé en vous savez quoi. Mais elle m’avait donné son numéro pour compléter la discussion par SMS. Ça cliquait.

Ça arrive de le sentir sur internet, ok?

Le lendemain, même chose. Discussion toujours aussi animée sur plein de sujet. On voit que cette fille est intéressée. Mais une fille étant ce qu’elle est, elle devait quitter pour écouter l’émission poubelle Occupation Double. Elle me dit à tantôt et tout baigne.

Le pauvre Mike fut évincé de l’aventure insipide. Il semblait tout triste le petit. Un joueur de hockey, ça a des sentiments. Comme tout le monde. Je le sais car je zappais durant les élections. Je vous le jure, je n’écoute pas ça. Bref, je la texte une niaiserie du genre « Hon pauvre Mike« . Et je reçois…

« Écoute je vais être honnête avec toi mais je crois que c’est mieux qu’on arrête »

Que s’est-il passé durant l’émission? Elle est en amour avec Mike et elle compte se le faire via le site de rencontre de Pier-Karl Péladeau?

Mystère et boule de gomme.

Je déteste maintenant tout ce qui débute par « Je vais être honnête mais…« . Ainsi que toutes les filles du monde mais ça c’est un autre débat!

D.

Flash-back: Ma première blonde (2000)

Reculons dans le temps pour un premier flash-back. Ne vous inquiétez pas les histoires actuelles de dates reviendront… il y en a juste pas ces temps-ci. C’est là vie. Mais je ne manque pas de contacts sur mon MSN, rassurez-vous. Les rencontres ne viennent simplement pas.

Je vous parle de ma première copine. C’est « première » pas mal toute au fond. Première blonde, premier câlin, premier « tennage » de main, premier baiser, premier taponnage. Pas LA Première Fois par contre, faudra attendre plus tard.

Novembre 2000.

Je suis jeune, j’ai 17 ans. Le pauvre petit cul, plein de boutons. 135 livres mouillées du haut de mes 5 pieds et neuf. Je fais dur et en plus, je suis gêné comme dix. De plus, dans l’école, je n’ai pas droit à avoir une casquette. Alors je peigne mes cheveux avec de l’eau dans la salle de bain et ça donne un résultat totalement affreux.

Il y a tout de même cette fille. En secondaire 2 ou 3. Pas la plus belle non plus, mais un charisme et une gêne inexistante. Toujours de bonne humeur. Elle me désirait la petite et moi ben trop gêné pour dire oui, je disais non. Plus j’avançais en âge plus j’étais stressé de ne pas avoir d’expérience. Alors je repoussais ça.

Quelques mois plus tard, à mon entrée au CÉGEP, je me suis acheté un ordinateur. J’ai installé tous les programme utiles à l’époque: MIrc, ICQ, Napster. Msn? Non pas tout de suite, ce n’est pas hot! Et je l’ai retrouvée. Évidemment bien heureuse de me parler. Et moi beaucoup moins gêné car j’étais caché derrière un écran. On s’est finalement revu quelques fois. À cette époque, il n’était pas question de premier soir ou quelque chose comme ça. Je ne savais même pas la sensation que donnaient des lèvres sur les miennes.

Une soirée, on a marché pendant presque 2 heures de temps. Elle m’a répété peut-être 15 fois qu’elle avait froid aux mains sans comprendre le signal. On peut-tu être naïf à ce point? Finalement, on s’est embrassé. C’était spécial, ça tournait vite dans ma bouche. Nouveau mouvement à apprendre.

- Il est quelle heure?
- Minuit 30, pourquoi?
- Savoir la date de notre début de couple.
- Ah.

Et c’était aussi facile que ça avant…

Mais ça s’est gâté par la suite… à suivre.

D.