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On est comme on est…

J’ai longtemps cru que je serais un vrai lover. L’homme d’une seule femme. Que l’amour serait mon idéal premier. De toute manière, dans mon entourage, il n’y a que de belles réussites amoureuses. Ma mère et mon père ont été ensembles jusqu’à ce qu’il décède en 1995. Mes sœurs ainées vivent depuis quelques années de longues relations avec leur copain. Je ne puis qu’être ainsi, que je me disais.

Voilà que depuis près de deux mois, je vois N. Vous êtes tous émerveillés croyant que j’avais enfin trouvé l’amour que je cherchais tant et que je cesserais de vous raconter des histoires loufoques dont j’étais visiblement le seul à vivre.

J’ai cessé d’avoir deux ou trois dossiers à la fois. Sous les conseils de mes amis, j’ai tâché de m’investir dans une seule fréquentation. C’est chouette. Ce n’est pas trop compliqué de voir qu’une seule fille, vous savez?

Mais il manque quelque chose dans cette monogamie non-officielle. Il ME manque quelque chose, de la nouveauté, du piquant. Ah, pas qu’elle ne m’en apporte pas, au contraire. Je fais plein d’activités, le sexe est bon et audacieux. Oui, oui, audacieux. Je ne m’en plains pas. C’est même elle qui n’en a pas assez, la coquine. Mais… c’est comme si ma soif de nouveauté était insatiable. Que j’avais envie de voir tout ce que le monde a à m’apporter.

Je me rends compte que le titre de ce blogue est très bien choisi. Dateur en série. C’est que je suis et ce que j’ai toujours été. Je ne le serais peut-être pas toujours. J’espère que non. Ce n’est pas un mode de vie socialement acceptable mais pour l’instant, je dois assumer je m’y plais. C’est dans ça que j’ai envie de continuer. Pour trois mois? Six? Un an ou deux? Je ne sais pas.

Je suis désolé N. de pas avoir été ce que tu souhaitais. Je ne suis qu’un Dateur en série.

On est comme est.

D.

Se faire prendre

Lundi dernier, j’étais paisiblement installé dans mon lit avec N, On s’amusait avec mon nouveau portable. Parfois juste les moments à ne rien faire de constructifs sont amusants lorsqu’on est bien avec quelqu’un. Naviguer sur Youtube et compagnie est une de ces choses-là. Écrasés, collés, de la bonne musique. Rien de plus. Mais pourquoi plus quand c’est déjà parfait?

Dans mon navigateur Firefox – quelqu’un utilise encore Internet Explorer ici? – j’ai des petits boutons qui me permettre d’accéder à mes sites favoris. Réseau Contact, Google, Facebook et… Dateur en série. Vous me voyez déjà venir, hein?

- J’ai quelque chose à te montrer sur Facebook!
- Ok go!

Étant un utilisateur médiocre du TouchPad de mon portable, j’ai cliqué malencontreusement sur le site à droite de celui du célèbre site de socialisation. La page s’ouvre. Les images d’un IPhone, de deux condoms bleus flash s’affichent sur mon écran. Profession: Dateur en série. Merde!

- Oh, c’est quoi ça?
- Ah… rien, rien, un site que je lis de temps en temps, lui dis-je tout en cliquant sur le bon site.

On navigue, on baise et on dort. Pas de question sur le mystérieux site.

Le lendemain soir elle m’écrit tout bonnement sur MSN.

- Tu écris bien!
- De quoi tu parles?, répondis-je l’air innocent. J’aurais joint l’émoticon de l’innocence mais je ne l’ai pas.
- Le Dateur en série là. Tu écris bien moi je trouve. Je suis allée voir en arrivant chez moi. Ça m’intriguait trop.
- J’imagine que tu ne veux plus me parler jamais, hein? Je ne suis qu’un sale courailleux n’est-ce pas?
- Ben ça, j’en doutais déjà un peu. Mais non sérieusement, ça me permet de mieux te comprendre. Je comprends pourquoi tu as si peur de l’engagement maintenant.

Je vous ai déjà dit que N. était la meilleure fille du monde?

Maintenant oui.

D.

Petit bonheur matinal

spooning

Toum, douloudoum, douloudoudoudoudoudoum, doudouloudoudoudoudoudoudoudoudoudou, toudou, toutouloudoudoum

L’alarme de mon cellulaire fait cette chanson. Si on peut appeler ça une chanson. C’est aussi agressant le de lire que de l’entendre. Sinon plus. Surtout à 5h45. Je ne suis pas dans mon petit lit simple. N est à coté de moi. C’est son lit en fait. Nous ne sommes pas chez des inconnus dont nous avons squatté le lit. Détrompez-vous.

Je dois quitter car j’ai prévue prendre le traversier de 6h30 pour retourner dans mon petit patelin gagner ma vie. Mais j’ai froid un peu. Je me tourne vers elle et je passe mon bras droit sous son oreiller et je l’enlace de mon bras gauche qu’elle agrippe instinctivement comme enfant le fait avec la jambe de sa mère. Mon torse se réchauffe petit à petit contre son dos brûlant.

Je replace l’alarme à 6h17. Je prendrai celui de 7 heures. Juste quelques minutes de plus dans ce bonheur matinal.

À et 17, pas une minute de plus, l’alarme militaire se refait entendre. Je vous éviterai les onomatopées agressants. Et pourquoi pas une petite demi-heure encore. Je ne serai pas en retard.

Son corps s’emboîte si bien dans mes bras. Sa chaleur est juste parfaite. Apaisante, enveloppante. Pourquoi ne pas en profiter un peu plus.

Et un autre 30 minutes, puis un autre, jusqu’à 8h20. Je me rhabille avec l’enthousiasme de quelqu’un qui s’en va travailler. Ses bras sont toujours placés comme s’ils tenaient mon bras.

- Bonne journée, lui dis-je en l’embrassant sur le front.
- Mmmm mmm, bafouilla-t-elle endormie en guise de « toi aussi ».

Et elle s’est retournée pour cacher sa tête dans son oreiller.

Maudite chanceuse.

D.

Méli-mélo du samedi

E

On ne s’est pas revu encore. Par contre, on s’envoie, je dirais… au moins 30 emails par jours. Elle fait refresh de son Hotmail aux 3 minutes et moi, j’appuie sur F9 aussi souvent pour rafraichir ma page question de voir s’il n’y aurait pas un E rouge signifiant qu’un nouveau message d’elle m’attend. On est cute, hein? Mais on est pas très productif au boulot par contre. À suivre… si tu veux! (Allez SVP, j’aimerais ça avoir de quoi à écrire sur toi!)

Morsure se met à bloguer

Lui qui se moquait de moi tous les jours avec mon blogue a décidé d’extérioriser ses trop-pleins du mépris de la société. Il le fait dans One Inglorious Bastard. J’aime déjà ça et il n’y a seulement que deux textes. Laissez-lui de bons commentaires. Il ne faut pas le dire mais il est un peu show-off. Alors il va aimer ça être populaire sur la toile. En plus, c’est le fun car j’aurai un ami pour aller dans un Blog-off… si jamais ça existe encore et que je décide de me pointer le bout du nez là! Sinon je pourrai toujours organiser des soirées Speed Dateur En Série. Copyright sur ça!

Y’a-t-il un crack informatique dans la salle?

Depuis quelques temps, mon blogue affiche par défaut le nombre 2 dans le post-it pour montrer le nombre de commentaires. Bien entendu, il y en a aucun. Lorsque vous en laissez, le nombre s’ajuste correctement. Mais pourquoi 2 pour commencer?

Vacances

Je suis en vacances à Go… 1-2-3 GO! Jusqu’au 17! Et oui La Criminologue… encore! C’est la vie! En passant, elle écrit un très bon blogue aussi, si vous aimez le milieu carcéral et les analyses des bas fonds humain.

Jon Lajoie

Je l’aime bien lui. Je vais le voir en show lundi justement avec Morsure et l’Obsédée au Metropolis. Si vous vous demandez de qui je parle, voici sa page!

Pis les dates D. dans tout ça?

Ouais ouais, j’y arrive. Ben il y E. qui m’intéresse pas mal. Mais elle m’a dit de ne pas me gêné de rencontrer d’autres filles car elle veut y aller tranquillement. Je sais que les filles disent souvent le contraire de leur pensée mais, pas elle. Bref, j’en ai peut-être une ce soir. Peut-être, j’ai dit, virez pas fou avec ça!

Tu n’as plus rien à dire?

Ben non! Bonne journée!

D.

Flash-back: Ma première blonde – Part III (2000)

Lorsqu’on est jeune et qu’on n’a pas d’expérience, on planifie le jour et presque l’heure de notre premier moment en intimité. C’est ce que ma blonde et moi s’étions dits. Ça faisait quand même trois semaines que nous étions un couple. Il était temps de connaître les joies du sexe. Mais pas l’acte au complet quand même. Il faut y aller molo. Pas avant trois mois. Ça me semblait un délais raisonnable, non?

- Dimanche après-midi, mon père ne sera pas là! Viens!
- Parfait oui!

Et je suis parti le dimanche après-midi, avec mon vélo 21 vitesses grip shift. J’étais à la mode avec mon vélo. Elle pouvait bien sortir avec moi. J’ai donc enclenché ma vitesse au maximum, celle qui force le plus mais qui me rend le plus vite. Quand le sexe nous prend par les sentiments.

Je suis arrivé chez elle après 30 longues minutes de bicycle après m’être fait dépasser par une horde de motocyclistes. Il m’en faudrait bien une. On est passé directement à la chambre. Notre temps est compté, pas une seconde à perdre.

Rappelez-vous de votre première fois. Pas trop habile, on touche, on goûte, on découvre. C’est vraiment formidable. Ce n’est pas l’extase mais c’est spécial et nouveau. On n’est pas exigeant, tout est bon car on ne connait rien d’autre.

À la fin de l’après-midi, j’ai du la laisser prendre son autobus qui la ramenait chez sa mère nouvellement déménagée à l’autre bout du monde pour moi à l’époque, soit environ 20 minutes de route.

Le vendredi suivant, alors qu’on devait se voir, je suis allé lui parler sur MIrc avec un enthousiasme sans borne.

- Allo mon amour!!!
- Allo…

Les trois petits points qui tuent… Trois petits points et c’est fini.

D.