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Frencher pour frencher

Bordel, qu’est-ce que je suis en train de faire là moi? Croqueuse #1 est à cheval sur moi, on s’embrasse goulûment sur un banc de parc mais pas dans un parc. Vous comprenez? C’est le modèle banc de parc classique mais qui ne se retrouve pas dans un parc. C’est plus clair là hein?

On est en fait en arrière des HLM les plus crasses de Montréal. Sur Sanguinet près d’Ontario. Vous voyez lesquels hein? Et probablement que leurs habitants – crasses eux aussi – nous regardent d’un air mi-curieux, mi-gêné. Si vous y habitez, désolé pour l’insulte gratuite et je vous le confirme : c’était nous les deux personnes mercredi soir sans pudeur que vous avez espionnés en vous masturbant secrètement pendant que votre femme et vos chers enfants dormaient.

Je n’ai probablement jamais autant frenché qu’à ce moment précis de ma vie. Et pourtant c’est froid. Je le sais, elle me l’a dit avant. Je ne suis pas son type – trop bon gars parait-il – mais elle est curieuse et elle a envie d’embrasser. Pas nécessairement de M’embrasser.

Et moi, je la trouve bien mignonne et attirante alors je profite du fait qu’elle veuille bien. Mais c’est n’importe quoi. C’est froid, c’est de la fausse passion. C’est embrasser pour rien.

Je sais que quand je vais dire « ok on rentre », qu’il n’y aura plus d’autre fois. Dois-je étirer le moment? Je suis tiraillé entre le fait que frenché c’est le fun, mais que frencher une fille qui ne veut pas te revoir après… c’est très plate.

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Quand elle est débarquée de ma voiture, après lui avoir donné deux baisers sur les joues cette fois, je me suis m’y à réfléchir. Pourquoi je l’ai fais? Si ce n’est que pour essayer de lui faire changer d’idée avec des talents, je n’y vois pas d’autres raisons.

C’était complètement stupide de notre part. Un gars attiré par une fille inintéressée ne devrait pas la frencher. Et vice versa.

Pas d’accord?

D.

L’art de ne pas savoir dire bye aux gens

Que cela vous plaise ou non, j’ai rencontré une fois de plus une nouvelle lectrice. Les auteurs de blogues coquins sont de toutes parts sollicités pour des rencontres. Je n’ose pas imaginer le nombre de courriels de demande de rancarts que Melodie Nelson ou L’Infid-Elle reçoivent par jour. Moi ça tourne plus autour d’une par mois.

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Nuit de lundi à mardi

Il est présentement une heure du matin. Je roule dans un rang de campagne, avec du blé d’inde à perte de vue comme décor, en direction Verchères – qui se trouve pile à mi-chemin entre nos deux villes – pour une rencontre nocturne avec cette lectrice particulièrement jolie. Une brunette en plus de ça. Elle part déjà avec une bonne longueur d’avance, j’ai toujours préféré les brunes aux blondes. Il faut choisir son camp un jour ou l’autre. J’ai réussi à la convaincre après beaucoup trop de temps, de niaisage et de changement d’idée. Cependant, elle valait la peine de partir si tard malgré le boulot tôt le matin. J’imagine que je valais le coup aussi.

Elle m’attendait sur un coin de rue près de l’église. Le point le plus facile à trouver dans un village perdu. Je me suis garé derrière elle. En débarquant du véhicule, je me suis demandé ce que j’allais dire en premier. Je me questionne toujours sur la façon dont je vais débuter la discussion.

- Ouin, pas facile de trouver où t’étais!
- J’ai bien vu ça, tu commençais à pogner les nerfs au téléphone!
, qu’elle me répondit en riant. Ou bien elle ne riait pas, je ne sais plus. Le ton semblait moqueur en tout cas.

Appelons la, Madame Sarcastique. Plus de diminutif de prénom maintenant. Comme son nom l’indique, elle a clairsemé la rencontre de plusieurs sarcasmes. Moi-même à l’occasion, j’utilise ce genre d’humour mais elle, elle joue dans les ligues majeures. Et disons qu’à une première rencontre, ce n’est pas évident de faire la part des choses.

Nous avons marché dans les rues où elle m’a parlé de mon blogue, de comment elle l’avait découvert, de certains textes qui l’avaient marquée. Mais comme je n’aime pas entretenir le rapport blogueur-lectrice lors de mes rencontres, j’ai ricoché sur sa vie personnelle. Vers deux heures elle voulait retourner aux voitures. Je me disais qu’elle était déjà tannée de ma présence. Mais au lieu de partir elle s’est accotée sur le coffre de sa voiture et moi je me suis assis sur le capot de la mienne.

À partir de ce moment là, je ne me souviens plus trop ce qu’on racontait. Je ne pensais qu’à la façon subtile que je pourrais utiliser pour aller me positionner à côté d’elle et ensuite l’embrasser. Elle était tellement belle dans son jeans skinny et son gros kangourou d’une université ontarienne qu’elle a déjà fréquentée.

Mais j’ai tellement failli à ma tâche. De façon magistrale à part de ça.

Au moment de quitter je me suis dirigé vers la porte de mon véhicule. Elle est restée sur sa valise comme si elle attendait quelque chose. En mettant la clé dans la serrure de ma portière, elle m’a dit:

- Je ne sais pas trop comment tu dis bye avec tes autres dates.
- C’est super simple! Tu prends ta main comme ceci et tu l’envoie de gauche à droite… comme ça. Facile, non?

Elle a rit. Mais très jaune. Serin même. Sur le coup, j’étais très fier de moi. J’avais prouvé que je n’étais pas aussi facile que ce que mon blogue peut démontrer.

Sur le chemin du retour par contre, les lettres F-A-I-L tournaient en rond dans ma tête. Il fallait corriger mon erreur immédiatement en arrivant. Nous sommes arrivées en même temps sur MSN.

- Désolé pour le départ poche. Je t’avoue, j’ai choké. J’aurais aimé t’embrasser…
- Dommage! Une autre fois, on verra, hein?

FAIL FAIL FAIL et RE-FAIL!

D.

L’Asie, c’est beau!

Ce week-end, j’avais quelques heures à tuer entre deux couches de peinture – je me concocte une chambre de pacha. C’est beau rêver un peu, non? – . Quoi de mieux que d’utiliser cette période pour renouer avec les rencontres. Un nouveau dossier, une lectrice de surcroît. En plus, mon fantasme depuis toujours: une asiatique. Alors attendez que je calcule… Asiatique, jolie, lectrice de mon blogue, elle en écrit un aussi et n’a que le mot sexe en bouche… ça fait déjà… euhm… assez de points en tout cas pour que je me déplace à Montréal dans une fenêtre de temps plutôt courte!

Je suis arrivé avant elle au terminus. J’observais la porte et je cherchais un teint… jaune? Enfin, un teint asiatique et des yeux bridés. Soudain une jeune fille qui portait un short très court et un chandail bleu poussa la porte menant vers les abribus. J’ai appuyé sur le bouton vert de mon cellulaire dans le dernier message texte que j’ai reçu d’elle. Ça sonne.

- Allô?
- Allô, c’est toi là-bas avec la robe bleue?
- Ce n’est pas une robe!
- Je ne connais rien à la mode moi, regarde à ta gauche… oui voilà… la voiture noire, c’est moi.

Elle s’est assise dans mon véhicule. Son parfum était très invitant. Elle était identique à ses photos. Petite, mince et son chandail moulant dévoilait ses petits seins orientaux. J’aime l’Asie. Depuis toujours… je ne vous en ai jamais parlé? Ah…

Comme le temps nous manquait, nous ne sommes allés qu’au Parc Lafontaine. Je cherchais un endroit tranquille où marcher. Comme il venait de pleuvoir, l’endroit allait être pratiquement désert. C’était bien le cas à l’exception de quelques coureurs téméraires.

Assis sur un petit banc devant la marre, nous avons discuté de tout et de rien laissant à l’occasion de long silences ponctuer la conversation. Rien de gênant.

- C’est fou pareil la nature dans la ville comme ça, non?
- Bah, si on oublie les sirènes de police, j’imagine que oui.

Mes mains on finit par se perdre dans ses long cheveux noirs – un peu mêlés –. L’attente depuis tout ces mois de discussions virtuelles et messagetextuelles était devenue trop insupportable. Elle était là, à quelques centimètres de moi, le contact physique déjà crée. Je me suis approché d’elle et je l’ai embrassée. L’heure de partir avait malheureusement sonnée au moment où tout commençait à devenir intéressant. Je devais faire une seconde couche de peinture chez moi.

Dans ma voiture, ses cuisses dénudées par son short archi-court m’ont inspiré. Petit à petit, j’ai glissé ma main plus haut, repoussant les limites en attendant une résistance… qui n’est jamais venue. Bien au contraire. Par contre, vos shorts mesdames… ne pourraient-ils pas être un peu plus lousse? Tsé juste pour nous faciliter la tâche.

Elle a quitté mon véhicule en m’embrassant. On s’est promis de se reprendre très bientôt. Après une noire, je m’étais juré d’essayer de nouvelles nationalités. Je ne suis plus trop loin du but. À suivre… peut-être?

D.

Concours « Pire Date » – Dévoilement du gagnant

Sans plus tarder… toutes nos félicitations à Manylle qui se mérite une magnifique caméra Flip Mino HD. Elle a obtenu 42% des 285 votes. Merci aussi aux autres participants et leur histoire de date ratée… je me sens maintenant moins seul dans mon bateau! Les résultats du vote sont ici. Voici le texte de la gagnante!

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Superman (appelons-le comme ça, pour les besoins de la cause) travaillait avec Exhibitionniste. La première fois où je l’ai vu, c’était un mercredi soir au bar du coin. – Le mercredi c’est karaoké – j’étais complètement trop pleine de sangria avec une jupe jeans beaucoup trop courte.

Putain qu’il était beau. Grand et bien shapé, étudiant en architecture… Tout pour me plaire! On se lançait des petits regards, des Oops! J’ai touché ta main! Mon cœur frappait plus fort dans ma cage thoracique que le lapin rose de Duracell sur son p’tit criss de tambour.

On a finalement décidé de se faire un plan date; ciné, bain moussant. – Un running gag parce qu’un soir j’ai malencontreusement oublié mon Bubble Bath dans son char alors qu’il me ramenait chez moi.

Je voulais mourir tellement j’étais nerveuse! Juste à l’idée de le voir prendre son bras de vitesse pour le mettre en 5, j’en avais des sueurs! Merde qu’il était sexy, même s’il porte toujours sa boucle de ceinture Superman …

On est arrivé à temps pour la représentation de 21h pour Rush Hour 3. Je ne tenais pas en place tant j’étais énervée. J’avais les mains moites, je trouvais que Jackie Chan était particulièrement drôle, pis j’le faisais savoir à la salle tellement mon rire de cochon résonnait dans toute la pièce. J’étais tellement nerveuse que j’ai échappé mon gros pop corn extra beurre sur son chandail blanc, et mon pepsi format brontosaure sur ses genoux.

Moi j’ai trouvé ça drôle, mais lui y’avait l’air plutôt fâché…

Bon. Au moins il n’est pas repartit chez lui.

Arrivé chez moi, pas le temps de rien dire qu’il avait la langue dans ma bouche, les mains déboutonnant mon chemisier. Il y avait du linge un peu partout dans l’appart pendant que le bain chaud était en train de couler.

La mousse débordait, il y avait de l’eau partout dans la salle de bain. Plus je le suçais, plus je ne savais pas si mon excitation prenait le dessus sur le feeling de l’eau trop chaude sur ma peau ou si c’était le contraire.

Wow. Là, ça ne va pas!

- J’AI CHAUD!!! Lui dis-je en perdant pied en voulant sortir du bain.
- Es-tu correcte?

J’ai eu l’impression de m’écrouler sur le sol, nue et toute mouillée sur le linge de Superman. Je ne sais pas combien de temps s’est passé avant que j’reprenne conscience, mais quand j’ai ouverts les yeux, j’me suis dis: Sacrament! J’espère qu’il ne s’en ait pas rendu compte!

- Manylle? T’es au courant que tu viens de perdre connaissance?
- Ah… Non non. Je faisais juste m’étendre, le plancher est froid.
– Esti de conne! –

Pour lui montrer que tout allait bien, j’ai décidé de me lever comme pour dire: Ah! ¨Ça a fait du bien, j’me sens mieux maintenant! Bien oui… POUF! Dans les pommes – encore! –

Je crois qu’il m’a aidé à me relever, je m’en suis pas tellement rendue compte. Une fois réveillée, j’ai fais comme si tout était sous contrôle, qu’il n’avait pas à s’inquiéter.
Une fois que tout était revenu à la normal, je l’ai amené dans mon lit, toujours allumée de la pipe avortée plus tôt. Il avait l’air nerveux.

Là, le brasier s’est éteint. POCHE, POCHE, POCHE! C’est la première fois que je regardais le plafond, et l’horloge en alternance. Je rêvassais à mon examen du lendemain, voir si j’avais bien emmagasiné mes définitions anthropologiques.
Je le regardais, la face crispé – quoi? Il aimait ça lui?! – les yeux fermés, concentré. À quoi pouvait-il penser de même!?

On changea de position à quelques reprises avant qu’il me dise mal à l’aise:

- On arrête tu?
- Heu… Pardon???
- Ben, je sais pas, je pense que j’suis fatigué. Ça te dérange tu?

Franchement… Y’a tu vraiment quelqu’un qui aurait dit: Ben oui criss que ça me dérange! Baise-moi comme du monde! Finis ta job!!

- Ben… J’pense que tu vas t’en aller.
- Quoi? Ben là, excuse moi…
- Non, non. Tu comprends pas là. Sacre-moi ton camp! On arrête tu! Non mais criss!
- Autant me dire que j’t’écœure un coup partit!

Je l’ai mis dehors, sans même prendre le temps qu’il ait remit ses culottes. Je n’avais jamais été autant insultée. Je suis débarqué de mon nuage assez vite. Tout nu dans mon lit, démuni comme un petit chien, il me faisait pitié. Il fallait qu’il dégage, et ça, au plus vite.

Quelques moi plus tard, il m’a finalement avoué que j’étais un test… Il est gai!

Il pouvait bien tripper sur des gars en collants lui!

Manylle