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Juste un léger trouble psychyatrique…

- Aweille, dis oui, ça m’excite full ça!
- Humm non, je ne suis vraiment pas sur, j’aime pas ça moi… Ça m’éteint plutôt même!
que je lui ai répondu.
- Mais là, je suis allée les louer, il faudrait bien qu’on les regarde…
- J’adore la porn, tu sais? J’en consomme parfois… Mais la porn

Trop belle?

J’étais en file à la Banquise avec une date très ennuyante. Pas trop mon genre en fait. Je lui avais donné une deuxième chance pourtant. La pauvre elle n’a pas su en tirer profit. Le genre avec des cheveux tressés en guise de bandeau. Je ne sais pas trop comment vous l’expliqué je ne suis pas coiffeur. Mais ça faisait hippie ou gitane. Pas ce qui m’allume vraiment. En fait, pas une fille poche mais, une fille que je trouve poche. Mon téléphone sonne. Mon dieu, toute une revenante.

En fait vous ne la connaissez pas. Un vrai pétard. Je ne l’ai jamais vu en personne mais elle m’appelle et me texte. Elle est toujours in and out mais plus souvent out.

- Oui allo?
- Allo ça va? Bla bla bla je suis en congé dimanche prochain ça te dis d’aller souper?
- Ouais, j’aimerais bien aller souper avec toi je suis libre, dis-je devant ma date plate sans gène.

Touloudoudoudoudou (petit carillon qui nous fait voyager dans le temps jusqu’au dimanche prévu)

Alors me voilà dans le Vieux-Montréal. Nous nous sommes stationné à deux endroits différents et elle vient de m’appeler pour me dire qu’elle était tout près. Je sais que dans quelques secondes, elle va tourner le coin et que je vais enfin la voir depuis tout ce temps. Une petite veste noire, des jeans, les cheveux blonds platine, ça ne peut qu’être elle au loin. Échange de sourires pas trop certain, elle me reconnaît.

Nous sommes allés dans un petit café avant notre souper. J’étais plutôt intimité par sa beauté. Des yeux brillants et un sourire parfait et blanc comme dans Occupation Double. Je me sentais comme dans le film Trop belle. Quant à elle, elle me parlait avec une aisance déconcertante. De ses voyages, ses expériences, ses activités, ses projets. Visiblement, je ne suis pas du tout dans le coup.

Pourtant, nous sommes tout de même aller mangé au Steak Frites. Elle est très amical alors difficile de savoir si elle est intéressée ou simplement gentille. Durant le service, le serveur ne manque pas de laisser quelques commentaires à mon invité comme quoi elle est belle. Pas de quoi s’affoler, il n’a rien d’un Gerard Butler. Moi non plus, mais bon.

Le ventre plein et un peu dégourdi par l’alcool nous avons marché vers son véhicule (ne vous inquiétez pas, j’ai dit dégourdi pas ivre mort). Elle m’a invité à monter pour aller me reconduire à ma voiture. Devant mon auto, elle aurait pu me pousser à coups de pied au derrière ou pire, me dire qu’on ne serait qu’amis mais elle s’est plutôt mise sur les 4 flasheurs. J’embrasse ou pas? Impression de déjà vu…

- Câlins?

Je me suis approché d’elle pour la prendre dans mes bras et lui donné deux becs sur les joues. Elle a tourné un peu sa tête m’invitant à l’embrasser. Un long baiser doux où nos langues venaient s’effleurer. C’était parfait. Avant de refermer la portière, je suis revenu sur mes pas pour lui en laisser un dernier à la volée. Plus heureux que ça, je sautais en claquant mes deux pieds ensembles.

Sur la route, elle m’a rappelé pour me dire qu’elle avait adoré sa soirée, que j’embrassais bien et qu’elle voulait me revoir mercredi, et je cite, ASSURÉMENT.

Trop beau pour être vrai tout ça, non? C’est bien ce que je disais… j’ai passé mon mercredi à boire avec Morsure.

D.

Petit bonheur matinal

spooning

Toum, douloudoum, douloudoudoudoudoudoum, doudouloudoudoudoudoudoudoudoudoudou, toudou, toutouloudoudoum

L’alarme de mon cellulaire fait cette chanson. Si on peut appeler ça une chanson. C’est aussi agressant le de lire que de l’entendre. Sinon plus. Surtout à 5h45. Je ne suis pas dans mon petit lit simple. N est à coté de moi. C’est son lit en fait. Nous ne sommes pas chez des inconnus dont nous avons squatté le lit. Détrompez-vous.

Je dois quitter car j’ai prévue prendre le traversier de 6h30 pour retourner dans mon petit patelin gagner ma vie. Mais j’ai froid un peu. Je me tourne vers elle et je passe mon bras droit sous son oreiller et je l’enlace de mon bras gauche qu’elle agrippe instinctivement comme enfant le fait avec la jambe de sa mère. Mon torse se réchauffe petit à petit contre son dos brûlant.

Je replace l’alarme à 6h17. Je prendrai celui de 7 heures. Juste quelques minutes de plus dans ce bonheur matinal.

À et 17, pas une minute de plus, l’alarme militaire se refait entendre. Je vous éviterai les onomatopées agressants. Et pourquoi pas une petite demi-heure encore. Je ne serai pas en retard.

Son corps s’emboîte si bien dans mes bras. Sa chaleur est juste parfaite. Apaisante, enveloppante. Pourquoi ne pas en profiter un peu plus.

Et un autre 30 minutes, puis un autre, jusqu’à 8h20. Je me rhabille avec l’enthousiasme de quelqu’un qui s’en va travailler. Ses bras sont toujours placés comme s’ils tenaient mon bras.

- Bonne journée, lui dis-je en l’embrassant sur le front.
- Mmmm mmm, bafouilla-t-elle endormie en guise de « toi aussi ».

Et elle s’est retournée pour cacher sa tête dans son oreiller.

Maudite chanceuse.

D.

Ça fait peur…

Alors cette fameuse St-Valentin? Vous l’avez fêtée? Vous qui êtes en couple depuis longtemps vous y pensez encore? Et les célibataires? Vous êtes sortis entre gars et entre filles pour boycotter cette fête de l’amour? Ou bien comme moi, vous avez choisi une personne pour prendre le rôle de la valentine l’instant d’une soirée?

Vendredi dernier, vers 15 heures, N et moi sommes partis sur la 40 en direction de la très romantique ville de Québec. Tant qu’à jouer le jeu on va le jouer comme du monde, non? Nous avions réservé au Grand Hôtel Times, un loft avec cuisinette. Et dans notre idée, cuisinette rimait avec le fait de se faire la bouffe, principalement une raclette. Alors, nous avions tout ce qui faut même un fil d’extension.

Arrivés à la réception, on nous fait signer un document comment quoi on ne fumerait pas dans la chambre. Pas le droit de fumer, pas le droit de faire de la raclette ça allait de soit. Il fallait cuisiner de quoi de romantique avec un simple four micro-ondes, un espace comptoir de 30 centimètres et un lavabo. Nous avons opté pour le poulet. Bon ce n’est pas un blogue de cuisine ici.

À la dernière bouchée notre magnifique volaille IGA, nous entamions notre deuxième bouteille de vin. Comme la piscine fermait à 22 heures elle est allé enfiler son maillot. Elle était belle. Je me suis approché d’elle. Nous ne nous sommes rien dit. Je lui ai enlevé son bikini dans le temps de le dire et je l’ai poussé sur l’immense lit king drapé de draps blancs. Je vous jure, ce n’est pas pour faire de la poésie, le lit était comme ça. Nous avons fait l’amour sans dire un seul mot au rythme de Pierre Houde, Richard Garneau et des Indiens qui criaient pendant la cérémonie d’ouverture des Jeux. Un bon résultat. Je te le dis.

Nous avons apporté notre deuxième bouteille à la piscine. Le party était pris. Rien à voir avec la St-Valentin. Plein de parents de jeunes joueurs de hockey en tournoi dans la capitale qui festoyaient pendant que leurs jeunes dormaient. Et des parents, ça fêtent fort. Même un s’est lancé tout habillé dans la piscine.

Quand la dernière goutte de la bouteille fut versée, nous sommes retourné à la chambre où un bon rosée Gallo et du sexe nous attendait. Pendant que je devait vérifier quelque chose d’important sur l’ordinateur, soit par combien le Canadien s’était fait battre, elle est allée s’étendre dans le lit.

- Ah ben, une autre défaite!
- …
- N?

Je me suis retourné. Elle dormait déjà en étoile dans le lit. L’alcool l’avait emmener dans les bras de Morphée. Pour la St-Valentin endiablée qu’elle m’avait promise, on repassera. J’ai du me résigner que c’était l’heure de dormir. Au diable le rosé et le gâteau au fromage qui restera sagement sur sa tablette du mini-frigo.

Blotti contre elle sous les grosses couvertures je me suis finalement dit que je n’étais pas si pire que ça au fond. Plutôt bien même. Un bonheur qui fait réfléchir. Un bonheur qui me travaille à quelque part qu’on n’a pas touché depuis longtemps…

Ça fait peur.

D.