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Le syndrome du « Je vais être honnête mais… »

Avez-vous déjà été victime de cela? « De quoi tu parles? « , vous vous dites! C’est bien simple je vous explique.

Samedi soir, j’ai connu une nouvelle personne sur Réseau Contact. Rien d’exceptionnel jusqu’à date. On à discuté une bonne partie de la soirée mais je devais partir à 22h. Mascara, ombre à paupière, mini-jupe et bouche pulpeuse, je partais fêter l’halloween déguisé en vous savez quoi. Mais elle m’avait donné son numéro pour compléter la discussion par SMS. Ça cliquait.

Ça arrive de le sentir sur internet, ok?

Le lendemain, même chose. Discussion toujours aussi animée sur plein de sujet. On voit que cette fille est intéressée. Mais une fille étant ce qu’elle est, elle devait quitter pour écouter l’émission poubelle Occupation Double. Elle me dit à tantôt et tout baigne.

Le pauvre Mike fut évincé de l’aventure insipide. Il semblait tout triste le petit. Un joueur de hockey, ça a des sentiments. Comme tout le monde. Je le sais car je zappais durant les élections. Je vous le jure, je n’écoute pas ça. Bref, je la texte une niaiserie du genre « Hon pauvre Mike« . Et je reçois…

« Écoute je vais être honnête avec toi mais je crois que c’est mieux qu’on arrête »

Que s’est-il passé durant l’émission? Elle est en amour avec Mike et elle compte se le faire via le site de rencontre de Pier-Karl Péladeau?

Mystère et boule de gomme.

Je déteste maintenant tout ce qui débute par « Je vais être honnête mais…« . Ainsi que toutes les filles du monde mais ça c’est un autre débat!

D.

24 heures chrono: But recherché = sexualité

22h00: Des envies sexuelles ça frappent à tout moment. On ne s’y attend pas. À l’école, au boulot, sur la toilette, en train de faire ses emplettes ou, dans mon cas, en train de jouer à un jeu d’ordi on-ne-peu-moins-érotique. Paf, et une image de fille en train de me faire une fellation me prend directement la queue à deux mains.

22h05: Je débute une petite recherche sur ReseauContact. Ah et tient, pourquoi ne pas y’aller avec une spécification particulière. But = Sexualité. On ne se trompera pas.

22h45: Un popup apparait dans ma fenêtre. J’avais une réponse d’une demoiselle à qui je venais tout juste d’écrire. Elle me laissait son MSN que j’ai inscrit immédiatement pour l’ajouter à ma liste de contact.

22h46: Début de la discussion

23h00: Allons droit au but. Je lui fais part de mes intentions pour le soir même. Elle est partante, et on discute encore un peu.

Minuit: Je suis en route vers chez elle. Quel plan fou. C’est mon genre et j’aime ce genre de plan.

00h45: Les réparations sur les routes sont nombreuses et je dois prendre de multiples détours. Maudit jean Charest à marde, c’est beau de refaire les chaussées mais, toutes en même temps? Pas sur!

1h15: J’arrive finalement chez elle après m’être stationné très loin. Je cours un peu car le point de congélation est atteint et dans ma tête on est encore en août et je ne porte qu’un hoodie. Brrr. On discute assis dans son lit.

1h45: Je décide que je ne suis pas venu ici pour discuter je propose de dormir. On se met à l’aise et on éteint les lumières.

1h46: On s’embrasse et ensuite je ne sais plus. Ben quoi? La lumière fermée alors je n’ai rien vu. Par contre c’était bien bon.

5h30: L’alarme de mon cellulaire sonne m’annonçant que je dois partir. J’ai recouru jusqu’à ma voiture. Plus vite car il faisait encore plus froid.

On verra s’il y a une suite à ça.

D.

Où es-tu?

Je te cherche depuis quelque temps là. Ça fait un bon deux semaines que tu t’es poussée je ne sais pas où ni avec qui. Tu étais toujours là quand j’en avais besoin. Tu étais même l’unique responsable de mes succès sexuels!

Une amitié comme ça, c’est fort c’est sincère. Pourquoi tu m’as lâché? J’ai l’air fin moi devant les filles, je ne sais plus quoi faire.

Allez Érection, reviens. Ce n’est pas ben drôle!

*****

Mardi, moi et R. avions prévu un plan tout à fait charmant. Cinéma et motel. Un motel une étoile genre. Pas bien plus. Je ne sais même pas si elle brille encore. Le film était OSS 117. C’est bon mais je préférais le premier. C’est l’histoire de… ah pis non vous vous en tapez ce n’est pas le blogue de René Homier-Roy ici.

Fin du film, 20h30. Elle m’a suivi avec sa voiture jusqu’au motel. Pour les siestes de 4 heures je vous le recommande. Il s’agit du Motel Rideau. Sara vous fournira une photo dans les commentaires. La petite chinoise à la réception me donne ma clé dans un franglais approximatif et je me dirige vers la chambre 24 qui nous a été assignée.

Aussitôt la porte refermée, je plaque ma compagne de la soirée contre le mur et je la déshabille en un rien de temps. En passant, je parle de R. et non pas de la chinoise. Son unique rôle à cette asiatique dans notre histoire est me remettre la clé. Vous aviez saisi? Ensuite, nous sommes ensuite allés sous la douche question d’être un peu plus frais. Et l’eau, bien, c’est excitant.

C’est supposé… mon érection désertait toujours. Et R., elle, était visiblement dans un autre mood que moi. Et que se passe-t-il quand on ne bande pas? On se sent nul, l’orgueil en mange un coup et on bande encore moins. Elle rentre presque vers l’intérieur si bien qu’on a presqu’un vagin.

Je me suis dirigé dans le lit pensant que ça reviendrait. J’ai réussi à en avoir une… pendant une minute. Un genre d’érection-agace. Un trou dans un nuage, une lueur d’espoir. Et au meilleur moment, ça ramollit.

Demain sur les boites de lait vous verrez mon érection. D’un coup vous l’auriez aperçue.

D.

Où baiser?

Mardi midi, je suis revenu de chez Jess où j’ai joué à Docteur D. J’étais très fatigué car on dort très mal avec quelqu’un qui se mouche et qui tousse à toutes les trente secondes. Je n’avais que quelques heures devant moi pour faire une sieste. À 16 heures, je devais aller rejoindre R. aux Trois Brasseurs pour une rencontre plus officielle que celle que nous avions eu dans un état avancé au Café Campus précédemment. Un Super Tuesday.

Elle m’attendait adossée au mur extérieur de la station Berri-Uqam sur St-Denis. Ça me rassurait de voir qu’elle était aussi jolie que ce qu’elle laissait percevoir samedi dans la noirceur du bar et de la nuit. Pas de mohawk cette fois mais une jolie petite tuque. En fait, pas une tuque mais un genre de chapeau qui ressemble à ça et qui fait très estival quand même. Ai-je l’air de Jean Airoldi?

Après le copieux repas, direction cinéma. Signe que la technologie prend trop de place dans nos vies, il n’y a plus de commis pour les billets. Que des distributeurs automatiques. L’attente est plus longue, 50% des gens ne savent pas comment ça fonctionne. Bref un recul net du service offert. Une dame me demande de l’aide:

- Désolé, comment ça fonctionne?
- Choisissez le nombre de places que vous voulez.
- Juste une!
- Faites « Continuer » là!
- C’est pas 5 dollars le mardi?
- Ailleurs oui mais pas ici on dirait!
- Mais pourquoi…
- Je travaille pas ici moi, merde!

Bon je ne l’ai pas dit mais je l’ai pensé fortement. Plus elle prenait son temps à ne rien comprendre plus nous étions en retard pour notre film… que nous ne sommes pas allés voir. Honte à vous madame!

Après la bière et les shooters au Ste-Élisabeth, la tension sexuelle s’est fait sentir. Mais où la libérer? Montréal étant la ville à mi-chemin pour nous. Nous avons essayé le Parc Lafontaine mais il y avait encore des joueurs de pétanque et de balle en action. Aucune intimité. Surtout avec la police bien présente. Les toilettes?… dégoutantes. On oubli ça!

Résolus à se reprendre, je l’ai caressé tout le long du trajet jusqu’au métro. Vu qu’elle portait une jupe, j’avais le beau jeu. J’aurais bien aimé une fellation mais j’attire la police comme la peste. Mauvaise expérience passée. Vous êtes vous déjà arrêtés à tout ce qui pouvait se passer dans les voitures que vous croisiez?

Nous nous reprendrons certes. Où seriez-vous allés exception faite d’un motel crasse sur le Boulevard Taschereau?

D.