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Parfois, il faut se laisser…

cestfini

Je sais que c’est dur. Tu vas t’en remettre, t’sais.

Je pourrais te sortir plein de belles phrases qu’on dit réconfortantes comme « Y’a juste le temps qui arrange les choses… ça va aller, c’est normal que tu aies de la peine. ». Mais pendant ce fameux temps-là, ça ne doit pas être facile à vivre. Je le sais, je l’ai déjà vécu. Souvent. Je sais de quoi je parle, crois moi.

Tu crois que c’est simple pour moi? J’ai de la peine de te laisser aller. Mais j’y ai pensé longtemps. En fait, j’y pense depuis plusieurs mois… mais une décision comme ça, ça doit être murie longuement. Parfois, la chimie se recrée tout naturellement. Ou pas.

Flash-back: Jouer avec les limites (2006)

© Vincent Besnault

Janvier 2006

Je devais respecter ses limites. Ne pas m’attendre à plus que quelques baisers de sa part. J’avais déjà entendu souvent les filles tenir ce genre de discours auparavant et je les avais toutes fait démentir. Je ne commencerais pas à rater mon coup ce soir.

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La jolie rouquine m’attendait

My heart goes pang?

Vendredi dernier, je revenais de New-York avec N. Nous nous sommes arrêtés dans une petite halte routière pour y mettre de l’essence. Comme mon anglais est très moyen et le sien beaucoup mieux, j’aime me présenter aux différents comptoirs caisse avec elle. Une dame fin quarantaine début cinquantaine fait office de commis. Elle est peu bavarde et ne se contente que de nous faire payer. En quittant le petit dépanneur, j’oublie de m’acheter un Red Bull (grand format SVP!) si utile pour les longues routes. Je retourne donc à l’intérieur du commerce, seul cette fois, alors que N. est déjà assoupie dans le véhicule.

La vieille dame se fit un peu plus intéressée qu’à ma première visite.

- Where are you from? You seem to have a sunburn on your face? Florida?

Flash-back: Ma pire date ever – Part II (2005)

grelotter

Pour ne pas que certaines lectrices me texte le soir en exigeant violemment la suite… voici la partie finale de ma pire date.

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La vapeur humide que le spa créait dans l’abri contrastait fortement avec le froid strident ressenti lors de ma course épique. La neige dans mes cheveux et sous mes pieds n’a pas mis de temps à fondre. Je suis rentré dans l’eau en retirant mon maillot. Mes idées perverses étant plus forte que le gel à l’extérieur, je n’avais rien perdu de mon flegme et j’ai pu mettre le condom aisément.

Ma première expérience dans l’eau fût plutôt ordinaire. Ma partenaire n’était pas très participante et la sensation dans l’eau… relativement faible. Nous sommes rentrés à l’intérieur pour un film.

Toc toc. Ça cogne à la porte. J’aperçois la silhouette d’un garçon costaud à l’air badboy derrière les rideaux. Celui-ci et ma conquête semblaient bien se connaître. C’est avec lui qu’elle parlait au téléphone une heure plus tôt, en cachette, à l’abri des oreilles sournoises. Il est invité pour le film et je me retrouve seul sur mon sofa.

Contrarié de la situation et tout de même fatigué après cette rude journée de route et cette épreuve aquatique, je suis allé me coucher dans sa chambre en laissant les deux amis dans le salon.

Je me suis réveillé au milieu de la nuit. Seul dans son grand lit. Dans la maison le silence total. Je suis descendu au rez-de-chaussée. Personne. Tout comme dans la cave. M’a-t-elle laissé seul dans sa grande maison pour sortir? Je suis remonté à l’étage où se trouve les chambres à coucher. J’ai ouvert une autre porte. Le noir total.

- Allô? T’es là?
- Oui…
- T’es toute seule?
- Oui oui…
- Tu aurais pu venir me rejoindre tu sais, c’est ton lit après tout.
- Elle n’est pas toute seule,
répondit le gars.
- Oups désolé.

Je ne me suis jamais senti autant niaisé de toute ma vie. J’étais définitivement de trop dans cette maison. Dans cette ville. Il fallait que je parte au plus vite d’ici. Je m’imaginais les pires scénarios hollywoodiens. Ce gars va me tuer au cours de la nuit et je dois m’enfuir. Pas question de se faire un petit déjeuner à trois.

Je suis retourné dans sa chambre pour consulter l’horaire des autobus. J’ai réglé mon alarme à 5h15 pour le premier départ de la journée qui était à 6 heures. En sortant de chez elle, le système d’alarme de sa maison a retentit. J’ai couru le plus vite pendant que j’ai pu, sous la neige abondante et le froid nordique. Un peu plus loin, j’ai téléphoné à un taxi en mentionnant les deux noms de rues situées au-dessus du panneau STOP. Je n’avais aucune idée où j’étais et encore moins où le terminus se trouvait.

À mon retour, 9 heures plus tard, j’avais un message d’elle sur mon MSN.

- Pas mal cave d’être partit sans dire bye. Je ne veux plus jamais te reparler!

Moi non plus, ça tombe bien!

D.