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Que dire?

Salut N!

Tu sais, tu m’as faire des bons textes au début. Tomber sur la connaissance et vomir à une première rencontre, crois-moi, c’était au-delà de mon imagination. Le road trip aux États-Unis, ça aussi c’était cool.

Mais là, dormir en cuillère, être super bien ensemble, j’aime ça tu sais. Écouter des films en mangeant de la poutine le vendredi soir ou aller au restaurant, c’est le fun aussi. Mais bon sang, j’ai beau tourner les phrases d’un bord comme de l’autre, il y a rien d’original qui peut sortir de ces histoires. Nada. C’est classique, tout le monde le fait. Mais coté écriture, on repassera.

Alors, j’ai des suggestions pour toi. Tu me diras ce que tu en penses.

- Deviens jalouse possessive.
- Frappe moi.
- Deviens astronaute.
- Pu. Pète. Rote. Tout le temps.
- Revois avec ton ex, tient! Juste pour te tourmenter.
- Appelle moi 14 fois par jour. Simplement pour me demander ce que je fais, à qui je parle et s’il y a des filles avec moi.
- Pogne l’herp… ah non pas ça!

Ça ferait des bons textes, non? Mais fait quelque chose, je ne sais plus quoi écrire. Cesse d’être si… parfaite?

D.

Road trip aux États-Unis

Connaissez-vous une route plus longue et plus ennuyeuse que la 401, en Ontario. Avant je croyais la 30 d’une platitude des plus intenses mais cette portion de la transcanadienne en Ontario est un somnifère plus performant. On se reporte il y a deux weekends. Il est quoi? 5 heures du matin. Au moins. Je suis au volant de la voiture de N. Nous revenons d’Akwesasne dans l’État de New-York. Calmez-vous. C’est encore bien loin de la Grosse Pomme! C’est en fait à cheval sur l’Empire State et l’Ontario. Un road trip de 2 heures environ.

Y’a quoi à faire là-bas? Absolument rien en fait à part l’excitation enfantine de traverser les lignes et un Casino! Un Casino Mohawk, ça sonne plus sin city non? Comme nous sommes partis à 23 heures de Montréal, nous sommes arrivés là-bas vers 1 heures 30 du matin. 3 heures plus tard, 150 dollars chaque en moins dans nos poches et 52 bâillements, nous avons décidé de quitter. Mais pas question de faire toute la route sinon je meurs.

Il y a un Confort Inn à coté. Peut-être nous feront-ils un prix compte tenu qu’il est tard. Visiblement pas. 75 dollars US. Ma fatigue ne vaut pas ça encore. Allons voir en Ontario.

- N?…
- Oui?
- Ben, tu sais ce qui me réveillerait?
- Non?…
- Ben tsé…

Elle baissa sa tête et détacha mon pantalon. Et elle arrêta une minute plus tard.

- Je ne suis pas ben pis je ne suis pas dedans à fret de même…

Penaud j’ai remonté ma fermeture éclair et je me suis concentré sur la route tant bien que mal à la recherche d’un motel bas de gamme où dormir. Nous sommes finalement arrivés au Québec sans avoir trouvé un motel sur notre route ontarienne. Soudain, une pancarte bleue indiquant un hébergement avec une petite flèche flanquée d’un 5 capte notre attention. Le sommeil à moins de cinq kilomètres.

Le nom semblait plus classe que l’établissement. Un chinois qui baragouine l’anglais nous accueille et nous remet une petite clé. Chambre 4. Dans le temps de le dire je me retrouve nu sous les draps, fin prêt à dormir. Mais la toilette fait du bruit. Le fan mène un train d’enfer et crache des feuilles mortes que l’automne a laissées. Bref, coté qualité-prix, on repassera.

On retourne à la réception et nous demandons à être remboursés. Je négocie sauvagement en franglais avec le chinois en robe de chambre qui visiblement n’a pas envie, lui, de négocier et j’obtiens mon remboursement. Comptant car il ne comprend pas son terminal pour carte de crédit.

Plus jamais de Chinois qu’on s’est dit. Le soleil commençait à se pointé le bout du nez sur l’autoroute du Souvenir. À chaque motel où on sonnait, un asiatique unilingue anglais se pointait et proposait des tarifs allant jusqu’à 90 dollars pour dormir jusqu’à midi. Du vol. C’est à Brossard où notre profilage racial s’est arrêté. 50 dollars pour dormir jusqu’à 14 heures. Chinois ou pas, on prend! On se serait cru dans une chambre froide. Le décor était tiré des années 50 avec la traditionnelle couverture fleurie.

Fatigués de notre nuit interminable, on s’est collé sous la mince douillette. Ma pipe avortée en mémoire.

- Ça te tentes-tu?
- Non, toi?
- Non. Ben… pas tant…

D.

Cas problème: Se faire passer un Tadoussac

Samedi, je me réveille vers onze heure du matin. Pucké de ma veille parce que je n’ai presque pas fermé l’œil à cause que je tousse à m’époumoner et que j’ai sûrement pris trop de Red Bull pour rester concentré sur la route. Je me branche sur MSN et contre toute attente, C. me demande de faire un mini road trip. Ça tourne vraiment juste autour de ça avec elle. Enfin, direction Québec! J’accepte malgré mon état d’esprit douteux car je veux passer à l’acte j’aime Québec.

Je vais vous avouer que vous aviez une fois de plus raison en disant qu’un voyage en voiture était le meilleur moyen de connaître quelqu’un. Jamais je ne réussirais à l’endurer dans un voyage jusqu’à New-York, car j’ai eu du mal pour un voyage de deux heures seulement! Super gentille la fille, mais nous avons deux caractères tellement différents. Elle a tout vu et elle connait tout et c’est vraiment agaçant de rien pouvoir apprendre à personne. Pas que j’ai un complexe d’infériorité, mais je la soupçonne d’en avoir un de supériorité. Et un conseil d’ami, ne prêtez jamais votre voiture à quelqu’un que vous n’avez jamais vu conduire. Si je n’ai pas failli perdre la vie 10 fois c’est beau!

Deux heures et demie plus tard, à l’hôtel, j’avais tout oublié ces légers désagréments et je n’avais qu’une idée en tête. Besoin d’un dessin? Et non! Rien! Nada! Toutes mes tentatives ont littéralement échouées. « Tu t’attends à quoi là? » m’a-t-elle dit. Entre ça et une claque sur la gueule je prends la claque illico!

Marc Boilard appelle ça se faire passer un Tadoussac. En gros, il s’agit de partir loin (ex: Tadoussac) accompagné d’une fille avec laquelle tu crois avoir des chances sur le plan sexuel et qui, finalement, voulait juste se coller.

Et bien, je me suis fait passer pour un beau gros Ste-Foy hier! Extrêmement frustrant. Il me semblait que l’addition hôtel et vin égalait toujours sexe. Je ne pensais pas en arriver là, mais je crois que je vais devoir dire aux filles avant de les voir: « On va tu baiser ce soir?« .

D.

Faire une folie

Vous savez, je suis un peu spontané et j’ai tendance à faire des trucs complètement stupides que je regrette après, tel que partir à 3 heures du matin pour dormir avec une fille comme vous aviez pu lire dans le texte sur M. Je suis sur le point d’en faire un autre complètement trop déluré avec C. J’aimerais savoir si vous m’appuyez ou si vous avez plutôt l’intention de me dire que je ne suis qu’un sans dessein.

Elle adore faire des road trip. C’est également une activité que j’adore et que je n’ai pas assez souvent l’occasion de faire. Elle adore la ville de New-York. Je n’y suis jamais allé. J’aimerais bien par contre. On a déjà commencé à regarder des endroits pour la fin mars. New-York ça doit être très WOW!

Mais je me sens un peu pris entre deux. Dois-je me réjouir de faire un road trip à New-York avec une belle fille qui me plaît ou devrais-je trouver que ça va trop vite? J’ai tendance à croire que c’est simplement un gros voyage en char et que ça pourrait être très cool, mais en même temps , New-York c’est loin!

Avez-vous déjà fait ce genre de folies dans votre vie? Pas nécessairement un voyage, mais un truc pour lequel la majorité des gens vous dirait que vous êtes un peu trop audacieux. Dans le passé, j’ai déjà road trippé avec des inconnus en rayonnant pas trop loin autour de Montréal, mais partir deux jours, jamais!

Je pense que je pense trop, hein?

D.