Tag Archives: Sites de rencontres

Flash-back: Ma pire date ever – Part II (2005)

grelotter

Pour ne pas que certaines lectrices me texte le soir en exigeant violemment la suite… voici la partie finale de ma pire date.

*****

La vapeur humide que le spa créait dans l’abri contrastait fortement avec le froid strident ressenti lors de ma course épique. La neige dans mes cheveux et sous mes pieds n’a pas mis de temps à fondre. Je suis rentré dans l’eau en retirant mon maillot. Mes idées perverses étant plus forte que le gel à l’extérieur, je n’avais rien perdu de mon flegme et j’ai pu mettre le condom aisément.

Ma première expérience dans l’eau fût plutôt ordinaire. Ma partenaire n’était pas très participante et la sensation dans l’eau… relativement faible. Nous sommes rentrés à l’intérieur pour un film.

Toc toc. Ça cogne à la porte. J’aperçois la silhouette d’un garçon costaud à l’air badboy derrière les rideaux. Celui-ci et ma conquête semblaient bien se connaître. C’est avec lui qu’elle parlait au téléphone une heure plus tôt, en cachette, à l’abri des oreilles sournoises. Il est invité pour le film et je me retrouve seul sur mon sofa.

Contrarié de la situation et tout de même fatigué après cette rude journée de route et cette épreuve aquatique, je suis allé me coucher dans sa chambre en laissant les deux amis dans le salon.

Je me suis réveillé au milieu de la nuit. Seul dans son grand lit. Dans la maison le silence total. Je suis descendu au rez-de-chaussée. Personne. Tout comme dans la cave. M’a-t-elle laissé seul dans sa grande maison pour sortir? Je suis remonté à l’étage où se trouve les chambres à coucher. J’ai ouvert une autre porte. Le noir total.

- Allô? T’es là?
- Oui…
- T’es toute seule?
- Oui oui…
- Tu aurais pu venir me rejoindre tu sais, c’est ton lit après tout.
- Elle n’est pas toute seule,
répondit le gars.
- Oups désolé.

Je ne me suis jamais senti autant niaisé de toute ma vie. J’étais définitivement de trop dans cette maison. Dans cette ville. Il fallait que je parte au plus vite d’ici. Je m’imaginais les pires scénarios hollywoodiens. Ce gars va me tuer au cours de la nuit et je dois m’enfuir. Pas question de se faire un petit déjeuner à trois.

Je suis retourné dans sa chambre pour consulter l’horaire des autobus. J’ai réglé mon alarme à 5h15 pour le premier départ de la journée qui était à 6 heures. En sortant de chez elle, le système d’alarme de sa maison a retentit. J’ai couru le plus vite pendant que j’ai pu, sous la neige abondante et le froid nordique. Un peu plus loin, j’ai téléphoné à un taxi en mentionnant les deux noms de rues situées au-dessus du panneau STOP. Je n’avais aucune idée où j’étais et encore moins où le terminus se trouvait.

À mon retour, 9 heures plus tard, j’avais un message d’elle sur mon MSN.

- Pas mal cave d’être partit sans dire bye. Je ne veux plus jamais te reparler!

Moi non plus, ça tombe bien!

D.

Le come-back de Lau

Les yeux encore tout petits, j’ai pris mon cellulaire afin de regarder machinalement mes courriels. Il est toujours tout près sur la commode à la tête de mon lit. Un message attira mon attention. Il s’agissait en fait d’un message reçu via Facebook de la part de Lau. C’est une fille à qui je parlais – plutôt textais – il a deux ans sans pour autant avoir obtenu une rencontre avec elle.

«  Salut, je ne sais pas si tu te souviens de moi mais j’ai envie de reprendre contact avec toi »

Simple et direct. Je ne pouvais qu’agripper la perche qu’on venait de me tendre. C’est évident que je me souvenais d’elle. Elle était grande, un regard si profond, si sexually attractive. Ses lèvres de vrais aimants pour les miennes. Et des seins dans les lesquels on meurt d’envie de faire blublublu. Une top qui m’inspire poétiquement comme vous le voyez.

Aussi difficile de me faire dire oui par elle jadis, ça n’a pris que 30 minutes de discussion et j’étais déjà sous la douche pour finalement me diriger vers le Quartier Latin, là où elle m’attendait. La description que je vous ai donnée plus haut était amplifiée fois 10 en personne.

Nous sommes allés au St-Sulpice. Sur la terrasse, même s’il faisait froid, capuchon sur la tête, mains dans les manches. La chimie s’est installée l’instant d’un pichet.

Comme j’avais un truc important à vérifier sur mon portable, nous sommes allés dégriser au Presse Café juste à coté où le Wi-Fi est gratuit. Elle s’est assise à coté de moi. De plus en plus collé. La main sur la cuisse. Sans gène. Comme si elle avait compris que ça cliquait. Elle a osé en quelques secondes ce qui habituellement me prend des heures à tenter.

Rendus à ma voiture, je lui ai ouvert la portière et je l’ai embrassée. La tension est montée durant la route jusqu’à chez elle. Lorsqu’elle a fermé la porte de son appartement, je l’ai plaquée contre le mur pour l’embrasser plus passionnément. Mes mains glissant le long de son corps.

En me tenant par ma veste, elle m’a entraîné dans son lit tout en continuant à m’embrasser. Je l’ai poussée dedans. Quelques vêtements furent lancés au sol. Ceux du haut. Jamais le premier soir qu’elle m’avait dit plus tôt, malheureusement. Je respecte ça.

Ça ne l’a pas empêché par contre, de m’inviter à monter à cheval sur elle pour m’offrir ce moment que nous, les hommes, aimons tant. Et non, nous n’avons pas écouté le hockey.

Vive les come-back!

D.

Orgueil mal placé

Je faisais les cents pas devant un petit café dans le coin de Joliette. Le rendez-vous était prévu à 20 heures bien précises. J’y suis depuis 19h50, je préfère attendre que de faire attendre lors de ces premières rencontres. Elle n’a pas de cellulaire ou peut-être que si et qu’elle n’a pas voulu me donner son numéro de peur que je sois un maniaque qui l’harcellerait jour et nuit pour lui demander si sa culotte est en coton ou en dentelle, noire ou fushia. Bref, je ne peux pas la rejoindre alors je me fis à sa parole et elle sera là à 20 heures comme promis.

Elle est peut-être à l’intérieur du café. Je n’aime pas entrer dans des endroits inconnus seul. J’ai l’impression que tout le monde le constate que je ne viens pas de la place. C’est un petit café tranquille. Il a plusieurs sections. Les gens parlent tout bas, d’autres lisent. Rien avoir avec un Tim Horton. Je n’aime pas trop l’endroit, trop éclairé, trop calme. Je jète un coup d’œil dans tout les recoins, elle n’y est pas. Il n’est que 20h05, pas de panique.

Je vais attendre à l’extérieur et je lui proposerai d’aller à coté. Vue de l’extérieur, ça semble être un petit bar tranquille avec des bonnes bières compte tenu des affiches qui s’y trouvent. Et bon, de l’alcool, ça détend l’atmosphère plus que du café. Elle fini par arriver. Elle est jolie, grande et brune. Ça va jusqu’à présent, je n’ai pas un choc.

Le bar est complètement désert exception faite de quelques habitués accoudés au bar et qui connaissent la serveuse. Le bar étant ce qui semblait être avant une maison, nous choisissons une pièce où il y a un deux divans et une petit table au centre, comme dans votre salon. Elle s’assoie sur un et moi sur l’autre. Pas trop vite.

C’est ici que ça se complique. Je ne sais pas si c’est l’ambiance monotone, les divans en soft touch patchés avec du Duct Tape et pas très confortable ou le fait que j’irais me coucher mais la discussion est ennuyante.

On parle de nos anciennes relations, elle me parle de sa coloc je lui parle de mon travail et je l’écoute sur le sien. Des conversations qui pourraient être intéressante si elle avait le moindre dynamisme dans sa voix. Et je ne suis pas placé pour parler, elle ne me donne pas le goût d’en avoir plus. Ou vice versa? Peu importe, c’est plate. En plus, elle boit un café Baileys. Est-ce qu’il y a un verre plus ordinaire à commander un samedi soir à 21 heures? C’est bon, je vous assure, j’aime ça. Mais moi j’ai pris une bière. Prend un drink mais pas un café!

Bien cute la jeune fille mais on dirait que ça ne fit pas avec moi. Et il n’y a rien de mal à ça. J’achève ma bière et je vais lui proposer d’aller dehors tout simplement où je lui dirai que j’ai passé une belle soirée mais sans plus. Elle pleurera peut-être ou pas mais j’aurai été honnête.

Ma dernière gorgée coule lentement dans ma bouche lorsqu’elle me dit les mots magiques.

- Écoute je vais être honnête mais…

Quoi! C’est moi qui voulait le dire en premier. Elle m’a tellement prit de cours. Oui, bien sur,  je lui ai dit que moi non plus que ça ne cliquait pas. Mais j’ai été si surpris que j’ai balbutié quelque chose de façon poche, les lèvres encore collées sur mon verre de bière flatte. Je rageais intérieurement de ma réaction si bête. Au lieu de paraître du gars qui se fichait d’elle et qui partageait la même opinion sur la soirée ennuyante, j’ai eu l’air de faire pitié et que ma façon de réagir était de la comédie pour ne pas être seul dans mon bateau.

Je suis revenu chez moi sous la pluie en tapant la tête sur mon steering. Maudit orgueil mal placé.

D.

Flash-back: Regard révélateur (2002)

Août 2002

- Mes parents partent pour le week-end tu viens?
- Ah oui ça serait le fun!

Qu’est-ce que je viens de répondre là? Dans quoi je suis en train de m’embarquer? Tout en faisant mon sac à dos avec boxeurs, bas, brosses à dents et autres, je prends conscience que cette fille habite à une heure et 30 de chez moi mais que comme je n’ai pas de voiture encore je devrais prendre l’autobus, le métro et une fois de plus l’autobus. J’ai déjà pris le métro une fois ou deux mais jamais seul. Je vais me perdre, me faire attaquer, sans doute.

Cependant, cette fille est tellement sexy. Elle à 15 ans. C’est correct pour un gars de 19 ans, non? Elle est petite et mince. Des cheveux brun coupés au carré un peu plus haut que ses épaules. Elle m’a même envoyé des photos suggestives avec sa webcam cheap. En bikini, oui monsieur. Alors j’y vais quoi qu’il advienne.

Alors me voilà au métro Radisson. Il y a un stationnement bondé de autobus. Je ne dois pas me tromper… je ne voudrais pas arriver à Hull ou bien n’importe quel village perdu des Laurentides. Et si elle n’était pas au rendez-vous ou qu’elle m’avait donné un faux numéro de bus pour me jouer un tour? Gardez toujours dans l’optique que je n’ai rien vue dans la vie à 19 ans. Donc je capote. C’est le bout du monde pour moi.

L’autobus blanc menant à Chertsey se met en marche. On roule parmi les petits villages pendant une bonne heure et demie. L’autobus tourne dans un petit stationnement. Elle est la à m’attendre devant la porte. Un t-shirt moulant noir et une mini jupe en jeans. Je ne suis pas monté pour rien, l’envie est là plus que jamais.

Après le souper tardif, nous nous sommes assis au salon par formalité car plus les secondes s’écoulaient, plus la distance encore nous diminuait. Je l’ai prise dans mes bras et je l’ai lancé dans son lit. Nous avons fait l’amour comme un gars de 19 ans pas très expérimenté et une fille de 15 qui l’est tout autant.

Quand j’ai rouvert mes yeux le matin, elle me fixait avec ce drôle de regard. Ce sourire trop heureux d’être en ma présence.

- Salut… tu me regardes depuis longtemps?
- Quelques minutes… je t’aime!

Elle me la dit avec tellement de conviction. Tellement d’assurance que j’allais lui répondre « moi aussi ». Spontanément, je n’ai trouvé que « Merci » à lui répondre. « Merci », voyons donc! C’est pire que « pas moi désolé ». Tant qu’à y être « Moi, je te déteste»? Je n’ai vu qu’une seule issue à mon malaise…

- Humm… à quelle heure le prochain bus? J’ai de quoi après-midi.

Mettons.

D.