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Flash-back: Ma pire date ever – Part I (2005)

grelotter

Je fais un petit saut dans le temps pour participer aussi à ma façon au concours que j’ai lancé et qui se termine lundi prochain. La course est extrêmement serrée, les participants ont besoin de vos votes! Les textes sont disponibles ici.

Alors voici ma pire date à vie. Pas facile de choisir dans l’océan de dates ratées que j’ai eu, mais j’ai choisi celle-ci. Tout ça se passe en 2005. Un 19 février pour être plus précis. M’enfin, si je me fis à La liste. Ça va comme suit. Aweille mon Réj, part moi une toune triste! Ouais celle-là, c’est bon!

*****

Mon cellulaire sonne à 7h15. Je reprends le peu d’esprits qu’il me reste après cette nuit alcoolisée. Pourquoi sonne-t-il un samedi matin? Les idées se replacent peu à peu dans ma tête comme un casse-tête. Un téléphone nocturne, une fille du Saguenay sur qui je suis virtuellement amoureux, un rancart planifié avec elle, des parents absents pour le weekend, un trajet de 9 heures en bus, un départ dans 45 minutes. Bon sang, qu’est-ce que j’ai bu hier?

Je prépare mes choses à la hâte et je m’en vais au terminus d’autobus qui me mènera à Montréal, ensuite à Québec et finalement Jonquière. Dans quoi je viens de m’embarquer!

- Bonjour, aller-retour pour Jonquière, svp.
- 120 dollars.
- Quoi? Tabarnak!!!,
fulminais-je dans ma tête en lui tendant ma carte de crédit.
- Je vous ai entendu, soyez poli.
- Vous êtes télépathe? Comme Sookie Stackhouse?
- Non ça parait simplement dans ta face,
dit-elle en me remettant le papier à signer.

Le trajet se passa correctement mais longuement. Sans Ipod, sans livre. Je ne savais même pas ce qu’était un SMS à l’époque. De la route, des arbres. Beaucoup d’arbres. Et que des kilomètres de bitume enneigé à contempler. J’essaye de dormir un peu. Sur le dos ou sur le côté avec un coton ouaté en guise d’oreiller de fortune. Pas moyen de fermer l’œil. Je plonge dans mes pensées et je m’invente des jeux dans ma tête. Pendant neuf heures. J’ai dû refaire le monde des dizaines de fois.

JONQUIÈRE, sur une petite pancarte verte. Enfin.

Elle m’attendait à la sortie de l’autobus. Elle se ressemblait mais, en mieux. Nous avons marché jusqu’à chez elle. Après les présentations et les discussions d’usages, nous nous sommes embrassés. Son portable a sonné. Elle s’est excusé et elle est allée parler dans la pièce d’à côté, la porte verrouillée, comme si elle voulait cacher quelque chose. Pendant trente longue minutes. Précisons longues car l’attente est toujours insupportable lorsque nous sommes bandés.

Elle est finalement sortie et nous sommes allés dans le spa pour poursuivre ce que nous avions débuté auparavant.

- Tu as des condoms?, qu’elle me dit pendant que je détachais le haut de son bikini.
- Oui mais merde, ils sont dans mon sac à l’intérieur.

Je suis sortie de l’eau les épaules près des oreilles tellement il faisait froid. Le vent pinçait sur mon corps encore mouillé. Mon maillot collé sur ma peau laissait voir une érection fort convaincue.

Près de la porte patio avec mon préservatif en main, je regardais l’abri Tempo qui résistait de peine et de misère aux bourrasques glaciales.

- Elle est mieux de valoir la peine, celle-là! Un, deux, trois, go!

J’ai pris une bonne respiration et j’ai couru, les pieds dans la neige, vers le spa.

La suite mercredi… Ça vous laisse le temps d’imaginer le pire!

D.

Les paris sont ouverts

D. je veux savoir de quoi. Je revois ce soir un ancien kick du Cégep. Dois-je m’attendre à quelque chose?

J’ai reçu ce courriel dans ma boite de réception au travail de la part de J. Certaines privilégiées (elle ne sont pas plus que 150) ont mon adresse e-mail professionnelle. J’ai répondu avec mon tact habituel quelque chose comme ça.

Chère J,

rase ton chaton car ce soir tu vas t’envoyer en l’air ou bien tu te retrouvera à genou avec quelque chose dans la bouche.

D.

S’en suit une série de courriels et de textos où elle me garanti que les intentions du jeune homme sont pures et dénudés de pulsions sexuelle rudes. Elle justifie ses propos complètement loufoques avec des arguments tels que:

1) Il veut simplement me faire visiter son nouvel appart.
2) Je ne suis pas son genre de fille, voyons!
3) S’il avait voulu de moi il se serait déjà manifesté avant.
4) Ça fait trois ans qu’on s’est vu!

Ses arguments tiennent autant la route qu’un vélo sur une patinoire fraichement zambonisée.

- Tu ne trouves pas ça étrange qu’un gars effectue un come-back pour te faire visiter son nouvel appartement au même moment où toi, t’es nouvellement célibataire et que tu prends possession de ton nouveau condo, qui plus est, est situé près de chez lui.
- Tu veux parier?
- Je ne refuse jamais un pari.
- Si tu gagnes tu auras la récompense de ton choix. Mais comme je gagnerai, j’aurai droit à quoi?
- À rien.
- Pourquoi?
- Parce que c’est sur que ce mec va vouloir voir tes gros seins en béton et que tu vas perdre ma grande!
- On verra bien.
- Haha
, en pensant à son joli visage recouvert de… m’enfin, vous comprenez.

J’attends le verdict… Et vous? Vous croyez qu’un mec peut faire un come-back auprès d’une jolie fille sans arrières pensées?

(Au risque de copier La Clique du Plateau) Commentaire inutile à m’envoyer: Tu dois être jaloux pour écrire ce texte-là, hein?

D.

24 heures chrono: Pentagone amoureux

Parce que moi les triangles… je n’aime pas ça!

Vendredi soir

17h00: Tergiversations avec Sand à propos de la soirée qu’on devait passer. Quand c’est simple on (j’) aime ça faire ça compliqué. Je suis déjà supposé être parti depuis belle lurette.

17h30: J me propose de terminer la soirée avec elle. Comme je ne pense pas dormir chez Sand compte tenu de son UFC qui me fait peur, j’accepte.

17h45: Après quinze minutes de discussions avec J, le plan est finalement refusé. Selon moi.

17h46: Je propose à N. (dossier réouvert en passant) de terminer la soirée avec elle.

17h47: Acceptation de sa part.

18h00: Départ vers Montréal pour les Francos. Je ne veux pas rater Pépé goes français.

19h00: Arrivée chez Sand. Elle sent très bonne. Je respire un bon coup, reprends mes esprits et mets le véhicule en marche.

20h00: Je trouve enfin un stationnement. Coin Amherst et René-Levesque. Les Francos débutent près du Complexe Desjardins. Trente minutes nous séparent de la scène. C’était le plus proche.

20h30: Je peux enfin boire une bière. Pépé est bon. « Ne la laisse pas tomber… elle est si fragile. Être une femme libéré tu sais c’est pas si facile! »

20h35: Je reçois un SMS de mon Ex: Es-tu aux Francos? Je répond par l’affirmative… pas de réponse.

20h45: Je m’assois par terre pour écouter la fin du spectacle mais l’endroit ne me plais pas vraiment et je suis caché par deux personnes debout. Je me relève immédiatement. Quelqu’un me frappe dans le dos. C’est mon Ex. J’étais assis juste à coté d’elle. Allo-ça-va-oui-toi. Je suis avec une fille et elle est avec son chum. On fait la conversation très courte mais mon rythme cardiaque a tout de même monté d’un cran. Elle s’en est surement rendue compte. Je suis gêné.

21h30: On décide d’aller boire dans un petit bar.

22h00: En retournant vers le véhicule, on aperçoit une pauvre petite fille malade et infirme chanter avec une voix d’or. Je m’apprête à lui lancer un 2 dollars mais, voyant ses parents non loin d’elle, je remets mon 2 piasses dans mes poches. Je n’encourage pas l’exploitation d’enfants.

22h30: Réception d’un SMS de J: J’imagine qu’on laisse tombé? Pensant que c’était déjà officiel et que j’étais en voiture, je ne réponds pas.

23h00: Direction Miss Villeray pour une brosse torride avec Sand. C’est la première qu’on y va. J’adore.

Minuit: Réception d’un texto de N. Les nombreuse téquila que je me suis engloutis m’avais fait oublié mon rendez-vous nocturne avec elle. Elle est très fâchée. Mais je négocie son amitié par un dîner le lendemain. Elle accepte à contrecœur.

00h30: Réception d’un SMS de mon Ex. Elle était contente de m’avoir vu et elle aimerait qu’on se revoit sous peu. Comme je la marierais sur-le-champs j’accepte sans hésiter.

2h30: Je suis complètement démoli. Je rentre chez Sand dormir. J’ai envie de lui faire l’amour mais ma tête veut exploser et il fait chaud. J’opte pour l’option de m’enfoncer dans son gros oreiller mou.

8h30: Ma tête menace vraiment d’exploser. À chaque battement de cœur, un énorme coup se fait sentir à l’intérieur de celle-ci.

10h00: Je quitte Sand. pour voir N. Le dîner se passe au Boston Pizza. La serveuse est complètement sexy et le sourire me revient.

21h50: J. lis le blogue de N. Elle est en beau ta*****k. Je suis un trou du cul.

21h55: Je finis par l’assumer.

D.

Et si j’étais resté?

gsp

Je sens la fin qui approche. Celle de mon joli minois qui plait tant aux demoiselles. Du moins certaines. Deux ou trois toujours? Bref.

Une espèce de gars musclé que je n’ai pas vu arriver vient de me projeter au sol de toute ses forces dans l’appart de Sand. Le genre UFC. Le style Georges St-Pierre mais probablement moins fort que lui mais assurément plus que moi. Au moins le double à en juger la vitesse à laquelle mes fesses se sont retrouvées contre le sol. Mais il n’a pas finit avec moi, je le vois s’approcher de moi à travers les étoiles que ma chute a provoquées. Je ne peux pas me sauver à moins de sortir par le patio et me lancer du haut du troisième étage, ce qui serait ma mort assurée. Mort frappé ou écrasé?… telle est la question.

*****

Je passais pourtant une superbe soirée avec Sand jusqu’à présent. Un six pack de Miller Chill et une bouteille de vin que nous avions achetés à l’épicerie du coin. Une pizza cheap mais ô combien délicieuse devant le film The Doors avec Val Kilmer dans son jeune temps. La soirée idéale en ce samedi de pluie.

- Il est juste en anglais ça te dérange?
- Euhm, oui je suis complètement nul.
- J’ai les sous-titres au pire… mais anglais aussi.
- J’ai le choix?
- Non.

Une vraie princesse cette Sand. Je le sais, elle le sait. Elle en profite et je finis toujours par faire ses quatre volontés. GSP l’appelle.

- Chut ferme-là! qu’elle me dit. Oui, allo! en lui répondant
- Bla bla bla… je voulais juste m’assurer que tu étais seule.

Méchant crinqué ce mec. Un vrai jaloux possessif. Imaginez s’ils étaient en couple. On continue à boire et je n’en tiens pas vraiment rigueur. La soirée va bon train pendant quelques heures. Il ne nous reste plus d’alcool donc nous décidons d’aller chercher un autre 6 pack dans un dépanneur près de chez elle pour terminer la soirée. Un dépanneur arabe où on ne parle ni français ni anglais comme il s’en fait par millier à Montréal. Pour me remercier d’avoir payé la caisse de bière elle me surprend avec un baiser sur le seuil de la porte principale de son bloc appartement.

Dans son salon, on s’embrasse encore un peu tout en décapsulant notre prochaine bouteille. Son portable se remet à sonner. C’est encore le combattant extrême qui souhaite s’assurer que tout est ok.

- Tu es sur qu’il ne se pointera pas? J’ai un peu peur.
- Mais non! Il n’a même pas d’auto!

Rassuré, j’embrasse Sand tout en l’étendant sur son sofa. Ma bouche descend tranquillement sur son énorme poitrine que sa camisole dévoilait agressivement. À son tour elle se relève et se met à détacher ma ceinture.

Toc toc toc. La porte s’ouvre tranquillement. Sand ne barre jamais sa porte. C’est le mastodonte. Je me lève et je rattache ma ceinture en toute hâte en souhaitant qu’il n’ait rien vu. La seule phrase qui me vint en tête et qu’on entend toujours dans les films est « C’est pas ce que tu crois! » que je n’ai malheureusement jamais eu le temps de prononcer. J’étais déjà au sol.

*****

Gloung. Sur la Métropolitaine, je reçois un SMS de Sand.

- Ouf tu as bien fait de partir quand tu avais peur, il est arrivé 10 minutes après que tu sois parti.

Ouf, en effet! Imaginez si j’étais resté!

D.

Y’a-t-il quelque chose dans l’air?

Je ne sais pas si c’est le printemps hâtif qui vous allume et qui vous donne des envies de flirter mesdames mais, c’est littéralement la saison des come-back. Et j’aime ça vraiment! Ça augure bien pour l’été à venir. En voici trois que j’ai à vous raconter sommairement et que j’élaborerai – peut-être – dans de futurs textes.

Lau

Je ne vous ai jamais parlé d’elle. Une belle grande brune avec les lèvres à faire rêver. Et je ne vous parle pas de sa poitrine si immense qu’on les confondrait avec des têtes. Ok, je l’admets, parfois mon choix de métaphore est douteux.

Donc, il y a deux ans, on se textait à outrance mais elle ne pouvait jamais me rencontrer prétextant divers rendez-vous ici et là. Et comme ma patience en matière de date est très limitée je lui avais donné son 4%. Elle m’a récrit, il y a quelques semaines sur Facebook. Et… je vous raconterai!

J.

Ah, cette J. C’est la championne des come-back. Je n’ai même plus assez de doigts pour tout me les rappeler. Chaque fois qu’on se dit adieu, on sait toujours que c’est simplement un au revoir. Un petit SMS. Et puis deux et puis mille. Et… je vous raconterai.

Sand.

La méchante is back. Je ne sais pas si c’est ce texte qui l’a inspirée mais en revenant du match de hockey j’avais un petit « On fait de quoi bientôt D? »

Ouais, tellement! J’aime me torturer… et elle me fait faire de si bons textes! Je vous raconterai aussi… je l’espère!

*****

Et vous… ça vous arrive de renouer avec un vieux contact trouvé sur Facebook? Ou de texté un petit « Allô » à une ancienne flamme pour voir ce qu’elle va dire?

D.