Tag Archives: SMS

Et si j’étais resté?

gsp

Je sens la fin qui approche. Celle de mon joli minois qui plait tant aux demoiselles. Du moins certaines. Deux ou trois toujours? Bref.

Une espèce de gars musclé que je n’ai pas vu arriver vient de me projeter au sol de toute ses forces dans l’appart de Sand. Le genre UFC. Le style Georges St-Pierre mais probablement moins fort que lui mais assurément plus que moi. Au moins le double à en juger la vitesse à laquelle mes fesses se sont retrouvées contre le sol. Mais il n’a pas finit avec moi, je le vois s’approcher de moi à travers les étoiles que ma chute a provoquées. Je ne peux pas me sauver à moins de sortir par le patio et me lancer du haut du troisième étage, ce qui serait ma mort assurée. Mort frappé ou écrasé?… telle est la question.

*****

Je passais pourtant une superbe soirée avec Sand jusqu’à présent. Un six pack de Miller Chill et une bouteille de vin que nous avions achetés à l’épicerie du coin. Une pizza cheap mais ô combien délicieuse devant le film The Doors avec Val Kilmer dans son jeune temps. La soirée idéale en ce samedi de pluie.

- Il est juste en anglais ça te dérange?
- Euhm, oui je suis complètement nul.
- J’ai les sous-titres au pire… mais anglais aussi.
- J’ai le choix?
- Non.

Une vraie princesse cette Sand. Je le sais, elle le sait. Elle en profite et je finis toujours par faire ses quatre volontés. GSP l’appelle.

- Chut ferme-là! qu’elle me dit. Oui, allo! en lui répondant
- Bla bla bla… je voulais juste m’assurer que tu étais seule.

Méchant crinqué ce mec. Un vrai jaloux possessif. Imaginez s’ils étaient en couple. On continue à boire et je n’en tiens pas vraiment rigueur. La soirée va bon train pendant quelques heures. Il ne nous reste plus d’alcool donc nous décidons d’aller chercher un autre 6 pack dans un dépanneur près de chez elle pour terminer la soirée. Un dépanneur arabe où on ne parle ni français ni anglais comme il s’en fait par millier à Montréal. Pour me remercier d’avoir payé la caisse de bière elle me surprend avec un baiser sur le seuil de la porte principale de son bloc appartement.

Dans son salon, on s’embrasse encore un peu tout en décapsulant notre prochaine bouteille. Son portable se remet à sonner. C’est encore le combattant extrême qui souhaite s’assurer que tout est ok.

- Tu es sur qu’il ne se pointera pas? J’ai un peu peur.
- Mais non! Il n’a même pas d’auto!

Rassuré, j’embrasse Sand tout en l’étendant sur son sofa. Ma bouche descend tranquillement sur son énorme poitrine que sa camisole dévoilait agressivement. À son tour elle se relève et se met à détacher ma ceinture.

Toc toc toc. La porte s’ouvre tranquillement. Sand ne barre jamais sa porte. C’est le mastodonte. Je me lève et je rattache ma ceinture en toute hâte en souhaitant qu’il n’ait rien vu. La seule phrase qui me vint en tête et qu’on entend toujours dans les films est « C’est pas ce que tu crois! » que je n’ai malheureusement jamais eu le temps de prononcer. J’étais déjà au sol.

*****

Gloung. Sur la Métropolitaine, je reçois un SMS de Sand.

- Ouf tu as bien fait de partir quand tu avais peur, il est arrivé 10 minutes après que tu sois parti.

Ouf, en effet! Imaginez si j’étais resté!

D.

Y’a-t-il quelque chose dans l’air?

Je ne sais pas si c’est le printemps hâtif qui vous allume et qui vous donne des envies de flirter mesdames mais, c’est littéralement la saison des come-back. Et j’aime ça vraiment! Ça augure bien pour l’été à venir. En voici trois que j’ai à vous raconter sommairement et que j’élaborerai – peut-être – dans de futurs textes.

Lau

Je ne vous ai jamais parlé d’elle. Une belle grande brune avec les lèvres à faire rêver. Et je ne vous parle pas de sa poitrine si immense qu’on les confondrait avec des têtes. Ok, je l’admets, parfois mon choix de métaphore est douteux.

Donc, il y a deux ans, on se textait à outrance mais elle ne pouvait jamais me rencontrer prétextant divers rendez-vous ici et là. Et comme ma patience en matière de date est très limitée je lui avais donné son 4%. Elle m’a récrit, il y a quelques semaines sur Facebook. Et… je vous raconterai!

J.

Ah, cette J. C’est la championne des come-back. Je n’ai même plus assez de doigts pour tout me les rappeler. Chaque fois qu’on se dit adieu, on sait toujours que c’est simplement un au revoir. Un petit SMS. Et puis deux et puis mille. Et… je vous raconterai.

Sand.

La méchante is back. Je ne sais pas si c’est ce texte qui l’a inspirée mais en revenant du match de hockey j’avais un petit « On fait de quoi bientôt D? »

Ouais, tellement! J’aime me torturer… et elle me fait faire de si bons textes! Je vous raconterai aussi… je l’espère!

*****

Et vous… ça vous arrive de renouer avec un vieux contact trouvé sur Facebook? Ou de texté un petit « Allô » à une ancienne flamme pour voir ce qu’elle va dire?

D.

Rencontre silencieuse

Au boulot, je suis un peu distrait. Je souris aux clients qui passent sans vraiment les regarder. Il fait beau, on croirait l’été et n’ai aucune envie d’avoir mes fesses assises sur une chaise. Pourtant, je dois les garder dans cette position jusqu’à 19 heures. Heure à laquelle la sirène sonne et que je crierai Yabadabadou.

Brrr brrr. Bordel, pas trop discret la vibration de mon cellulaire sur un bureau en bois. Tout le monde se tourne vers moi.

- Divertis moi, mon cours est ennuyant.

Je suis un clown de service moi encore. Cette fille est tellement belle mais tellement imprévisible. Depuis que je lui parle, nos conversations sont complètement décousues et elle répond hyper lentement et là, elle veut que la divertisse.

- Euhm… ok, tu fais quoi de bon ce soir?
- Tu me sors.
- Ok…

Et me voilà avec une date. Une fille dont je ne connais ni d’Ève ni d’Adam. Qu’est-ce que ça va bien donner. Une chose est sur, on va avoir des choses à dire. Je connais son ASV au moins. C’est sérieux.

J’ai mon petit papier m’indiquant le trajet dans ma main droite, la gauche sur mon volant. J’avance tranquillement sur les quatre flasheurs à la recherche de la bonne adresse. Elle s’approche de mon véhicule. Ne manque que la musique de film tellement cette fille est belle.

Nous n’avons pris qu’une bière. La discussion était moyenne et je croyais que c’était fichu. Elle m’a pourtant invité chez elle pour prendre une St-Ambroise qui trainait dans le fond de son frigo et écouter ZombieLand. Quelle romantisme. À peine la moitié de la bouteille de bu, qu’elle somnolait sur moi. J’ai donc décidé de partir.

- Tu viens me reconduire à la porte?
- …
- Tu peux me le dire si tu veux que je parte ou pas?
- …

Je lui parlais mais elle se tenais devant moi, immobile, sans mot même si ce que je disais se terminais avec un point d’interrogation. J’ai tourné la poignée de la porte et elle m’a agrippé et m’a approché vers elle pour m’embrasser. Après ce court baiser elle m’a repoussé vers l’extérieur de son appartement.

En quittant elle me regardait descendre silencieux les marches et lorsque je me suis retourné vers elle pour la saluer une dernière fois, elle a fermé la porte.

Jamais j’ai terminé une rencontre avec autant de questions en tête. Bizarre, mystérieuse mais tellement belle à la fois… Je n’ai pourtant pas l’impression de la connaître plus.

D.

Le comble

*** Joignez ma page Facebook! ***

Mon téléphone cellulaire fait un vacarme en vibrant sur le bureau en mélamine. Brrrrrr. Quelque chose comme ça. Un message texte.

- Ce soir, t’as envie d’aller prendre un verre?

Parfois on n’a pas à trop faire d’effort. Et ça tombe bien car ces temps-ci, je n’ai pas envie d’en faire. Me voilà donc en route le soir venu en direction de Montréal.

Je déteste aller chercher les gens. J’ai mon petit papier dans les mains avec l’adresse mais je peine à voir les numéros sur les portes. Vivement les bonnes vieilles boites aux lettres sur le bord du chemin. Alors j’avance tranquillement sur les quatre flasheurs les yeux plissés à essayer de trouver mon numéro chanceux.

Une grande fille aux cheveux longs s’approche tranquillement de mon véhicule. C’est elle. Elle s’assoit. Elle est belle et elle sent bon. Elle me propose un petit bar branché avec des chandelles sur les tables. Les divans sont en cuir bruns. L’ambiance est vraiment chaleureuse. Propice aux flirts. Dommage que j’aie oublié le nom.

On commande une bouteille de vin. Le serveur la dépose sur la table et je lui verse un verre.

- La bouteille n’est pas encore débouchée Monsieur, me dit le serveur
- Je sais, je blaguais.

Je ne blaguais pas du tout. Honte à moi, j’étais certain qu’elle était ouverte.

La discussion va bon train. Boulot, école, loisirs. Tous les sujets sont passés au peigne fin. Si bien qu’on approche le sujet un peu plus sexuel. On parle des choses que l’on aime ou aime moins. Nos langues sont plus pendues, alcool aidant.

- Je dois te dire quelque chose…
- Vas y…
- Ben j’ai l’herpès!

Et là j’embarque dans son jeu, étant persuadé que c’est faux.

- Ce n’est pas faux?
- Non…
- Tu es consciente que tout s’arrête ici là? Je suis vraiment fâché que tu ne me l’as pas dit avant. J’ai fait une heure de route pour venir te voir, disons que je me serais passé de ça!

J’ai déposé 10 dollars sur table et je suis parti en la laissant seule.

Réaction excessive de ma part? On peut la féliciter de son honnêteté mais est-elle un peu tardive? Pas que je méprise les gens souffrant de telles maladies mais ne croyez-vous pas que c’est un détail plus important à mentionner au départ que de dire que tu préfères le vin rouge plutôt que le blanc?

Bref, je croyais avoir tout vu mais là c’est le comble!

D.