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Concours « Pire Date » – Dévoilement du gagnant

Sans plus tarder… toutes nos félicitations à Manylle qui se mérite une magnifique caméra Flip Mino HD. Elle a obtenu 42% des 285 votes. Merci aussi aux autres participants et leur histoire de date ratée… je me sens maintenant moins seul dans mon bateau! Les résultats du vote sont ici. Voici le texte de la gagnante!

*****

Superman (appelons-le comme ça, pour les besoins de la cause) travaillait avec Exhibitionniste. La première fois où je l’ai vu, c’était un mercredi soir au bar du coin. – Le mercredi c’est karaoké – j’étais complètement trop pleine de sangria avec une jupe jeans beaucoup trop courte.

Putain qu’il était beau. Grand et bien shapé, étudiant en architecture… Tout pour me plaire! On se lançait des petits regards, des Oops! J’ai touché ta main! Mon cœur frappait plus fort dans ma cage thoracique que le lapin rose de Duracell sur son p’tit criss de tambour.

On a finalement décidé de se faire un plan date; ciné, bain moussant. – Un running gag parce qu’un soir j’ai malencontreusement oublié mon Bubble Bath dans son char alors qu’il me ramenait chez moi.

Je voulais mourir tellement j’étais nerveuse! Juste à l’idée de le voir prendre son bras de vitesse pour le mettre en 5, j’en avais des sueurs! Merde qu’il était sexy, même s’il porte toujours sa boucle de ceinture Superman …

On est arrivé à temps pour la représentation de 21h pour Rush Hour 3. Je ne tenais pas en place tant j’étais énervée. J’avais les mains moites, je trouvais que Jackie Chan était particulièrement drôle, pis j’le faisais savoir à la salle tellement mon rire de cochon résonnait dans toute la pièce. J’étais tellement nerveuse que j’ai échappé mon gros pop corn extra beurre sur son chandail blanc, et mon pepsi format brontosaure sur ses genoux.

Moi j’ai trouvé ça drôle, mais lui y’avait l’air plutôt fâché…

Bon. Au moins il n’est pas repartit chez lui.

Arrivé chez moi, pas le temps de rien dire qu’il avait la langue dans ma bouche, les mains déboutonnant mon chemisier. Il y avait du linge un peu partout dans l’appart pendant que le bain chaud était en train de couler.

La mousse débordait, il y avait de l’eau partout dans la salle de bain. Plus je le suçais, plus je ne savais pas si mon excitation prenait le dessus sur le feeling de l’eau trop chaude sur ma peau ou si c’était le contraire.

Wow. Là, ça ne va pas!

- J’AI CHAUD!!! Lui dis-je en perdant pied en voulant sortir du bain.
- Es-tu correcte?

J’ai eu l’impression de m’écrouler sur le sol, nue et toute mouillée sur le linge de Superman. Je ne sais pas combien de temps s’est passé avant que j’reprenne conscience, mais quand j’ai ouverts les yeux, j’me suis dis: Sacrament! J’espère qu’il ne s’en ait pas rendu compte!

- Manylle? T’es au courant que tu viens de perdre connaissance?
- Ah… Non non. Je faisais juste m’étendre, le plancher est froid.
– Esti de conne! –

Pour lui montrer que tout allait bien, j’ai décidé de me lever comme pour dire: Ah! ¨Ça a fait du bien, j’me sens mieux maintenant! Bien oui… POUF! Dans les pommes – encore! –

Je crois qu’il m’a aidé à me relever, je m’en suis pas tellement rendue compte. Une fois réveillée, j’ai fais comme si tout était sous contrôle, qu’il n’avait pas à s’inquiéter.
Une fois que tout était revenu à la normal, je l’ai amené dans mon lit, toujours allumée de la pipe avortée plus tôt. Il avait l’air nerveux.

Là, le brasier s’est éteint. POCHE, POCHE, POCHE! C’est la première fois que je regardais le plafond, et l’horloge en alternance. Je rêvassais à mon examen du lendemain, voir si j’avais bien emmagasiné mes définitions anthropologiques.
Je le regardais, la face crispé – quoi? Il aimait ça lui?! – les yeux fermés, concentré. À quoi pouvait-il penser de même!?

On changea de position à quelques reprises avant qu’il me dise mal à l’aise:

- On arrête tu?
- Heu… Pardon???
- Ben, je sais pas, je pense que j’suis fatigué. Ça te dérange tu?

Franchement… Y’a tu vraiment quelqu’un qui aurait dit: Ben oui criss que ça me dérange! Baise-moi comme du monde! Finis ta job!!

- Ben… J’pense que tu vas t’en aller.
- Quoi? Ben là, excuse moi…
- Non, non. Tu comprends pas là. Sacre-moi ton camp! On arrête tu! Non mais criss!
- Autant me dire que j’t’écœure un coup partit!

Je l’ai mis dehors, sans même prendre le temps qu’il ait remit ses culottes. Je n’avais jamais été autant insultée. Je suis débarqué de mon nuage assez vite. Tout nu dans mon lit, démuni comme un petit chien, il me faisait pitié. Il fallait qu’il dégage, et ça, au plus vite.

Quelques moi plus tard, il m’a finalement avoué que j’étais un test… Il est gai!

Il pouvait bien tripper sur des gars en collants lui!

Manylle

Flirt malsain

T’es belle, tu me fais de l’œil. Y’en a plein d’autres autour de toi mais tu ressort visiblement du lot. Je me tire une chaise devant toi, pour te parler, pour te toucher. Tu dis rien, je le savais que tu voulais. Tu veux tout le temps, tu dis oui à tout le monde. Mais c’est moi ton préféré. Je le sais que je vais t’avoir, hein? Rassure-moi donc.

*****

Le contact étant ainsi fait entre toi et moi, j’ai l’impression d’être seul au monde maintenant. Je te touche là où tu aimes. Sur ton petit bouton. Oui oui, celui-là. Le petit rouge, ne fait pas semblant que tu n’es pas au courant, belle agace. Ça fonctionnait au début mais là, je ne pogne plus!

Tu émets des petits sons quand je te touche. Ça m’excite beaucoup quand je les entends tu sais? Je suis persuadé que tu peux les faire plus forts. Plus longtemps. Plus vite. Tu me fais languir depuis trop longtemps maintenant, ma belle. Laisse toi donc aller un peu plus… Juste pour moi.

Dans un dernier espoir, j’effleure ton petit bouton rouge et j’appuie plus fort.

Tu cris, tu cris… et ça y est!

Le « L » manquant pour faire Wheel. J’accède enfin au jeu bonus de la machine à sous du casino: Wheel of fortune. Merci ma belle!

*****

- Tu parles à une machine tu sais D.?

- Oui N., tout à fait…

Juste accroc au sexe vous pensiez?

D.

Overdose

Ah rassurez-vous je n’ai pas fait de l’héroïne dans le fond d’une ruelle perdue d’un quartier malfamé. Ni quelconque autres drogues d’autres cette fois-ci. Je parle d’overdose de boules. Ben de seins là. Je ne pensais jamais me rendre jusque-là.

Je vais toujours au moins une fois par été aux glissades d’eau du Mont St-Sauveur. C’est un moment amusant car en plus de jouer dans l’eau, je peux zieuter des filles en bikini. Et aujourd’hui, météo aidant, il y avait de jolies pointures.

J’en ai vu de toutes sortes. Des vrais, des faux. Des dures, des tombants. Des petits comme des gros. Des biens ronds tout comme des formes un peu hésitantes. Des poitrines italiennes, asiatiques, noires et des blanches.

À gauche, à droite. À chaque battement de paupière, une nouvelle paire faisait sont apparition dans ma mire. Rien à faire, c’était une invasion. La Normandie du Sein.

Mais ELLE. Celle assise sur la terrasse avait une longueur d’avance sur toute les autres. J’ai siroté ma Miller Chill en lui jetant un œil furtif plus souvent qu’à mon tour. Ses cheveux bruns avec des mèches blondes mouillés flottaient au vent. Même si elle était sur sa chaise, elle semblait vraiment grande. Un ventre plat et tout bronzé comme dans les annonces du Ab King Pro. Et sa poitrine… juste de l’écrire, j’en ai des spasme dans les doigts. Et elle s’est levée. Rejoindre son copain, plus grand, plus sexy, plus tatoué que moi.

Les autres filles se ressemblaient toute après ça. Des milliers de totons se ballotant dans des maillots multicolores sans intérêt parmi lesquels deux seuls captaient encore mon attention au loin. Si bien qu’à trop en voir et à ne plus retrouver le buzz parfait comme un surfeur recherche sa vague parfaite, je suis presque devenu écœuré et overdosé à la fin de ma journée.

Alors ce soir, cure de désintox. J’éteins mon cell, je ne sors pas et j’écoute la lutte.

J’espère ça va me revenir!

D.

Revoir son ex… encore

- Alors tu vas raconter notre soirée quand sur ton blogue?, qu’elle m’a texté le lendemain.

Mon Ex écrit tellement bien. Au moins dix fois plus que moi. Alors, quand elle me dit que j’écris bien et qu’elle veut que j’écrive sur elle, ça me stresse. Je veux être à la hauteur de ses attentes. De vos attentes. Des miennes. Ça va comme suit.

*****

T’es la devant moi. À deux ou trois mètres. Tu t’apprêtes à retourner chez toi par le métro Berri-Uqam parce que ton chum t’attend. T’es une bonne petite blonde alors tu ne le fais pas languir. Même si je crois – j’espère – que tu veux rester encore un petit peu. Que tu veux que ça soit moi ton lift.

Et moi, je suis la devant toi. J’ai les mains dans mes poches parce que je sais pas quoi en faire. T’es tellement belle, j’ai juste envie de les mettre sur ton visage et de t’embrasser. L’idée m’a d’ailleurs passé par la tête au moins 300 fois. Je veux dire, dans les dernières 300 secondes.

- Bon retour!
- Ouais!

Pas de bec, pas de câlin. Complètement figé devant toi. Et je suis retourné vers mon véhicule. Comme un maudit chokeux. J’ai attendu un peu au coin. Au cas ou tu reviendrais. La lumière est rouge mais je pourrais bien traverser pareil. Or, j’attends. Un peu, au cas.

Pourtant, plus tôt dans la soirée, ma confiance débordait au Ste-Élizabeth. La Boréal à 3,75 dollars aidait pas mal, faut l’avouer. Les allusions au fait qu’on allait s’embrasser étaient omniprésentes. Je n’avais rien à perdre de te le dire au fond. Tu rougissais et ça te rendait nerveuse. J’aimais ça. De savoir que ça ne te rendait pas indifférente, ça ne me donnait pas le goût de changer de sujet.

Cependant, au Presse Café pour dégriser, je me suis trouvé un peu nul pour un Dateur en série quand tu m’as caressé le coté. Je ne sais pas comment l’appeler cette partie du corps-là. Celle qu’on touche pour dire à l’autre « Viens t’en plus près de moi. ». On va dire le dos, ok? Je n’ai rien fait. J’aurais pu, j’ai choké.

Pis encore là, la porte pesante du métro vient tout juste de se refermer sur toi. J’ai envie de te courir après mais je continue à marcher dans l’autre direction. J’ai gardé mon cellulaire dans ma main. Je sais que tu vas me texter dans 5 minutes pour me dire quelque chose.

- Drôle de soirée hein?
- Drôle? Qu’est-ce que tu as trouvé drôle?
- Ben les allusions au fait qu’on allait se frencher?
- Tu aurais voulu?
- Je t’aurais laissé faire.

Damn

*****

Et vous… l’auriez-vous fait? Vous reprendriez-vous un autre soir?

D.

24 heures chrono: Pentagone amoureux

Parce que moi les triangles… je n’aime pas ça!

Vendredi soir

17h00: Tergiversations avec Sand à propos de la soirée qu’on devait passer. Quand c’est simple on (j’) aime ça faire ça compliqué. Je suis déjà supposé être parti depuis belle lurette.

17h30: J me propose de terminer la soirée avec elle. Comme je ne pense pas dormir chez Sand compte tenu de son UFC qui me fait peur, j’accepte.

17h45: Après quinze minutes de discussions avec J, le plan est finalement refusé. Selon moi.

17h46: Je propose à N. (dossier réouvert en passant) de terminer la soirée avec elle.

17h47: Acceptation de sa part.

18h00: Départ vers Montréal pour les Francos. Je ne veux pas rater Pépé goes français.

19h00: Arrivée chez Sand. Elle sent très bonne. Je respire un bon coup, reprends mes esprits et mets le véhicule en marche.

20h00: Je trouve enfin un stationnement. Coin Amherst et René-Levesque. Les Francos débutent près du Complexe Desjardins. Trente minutes nous séparent de la scène. C’était le plus proche.

20h30: Je peux enfin boire une bière. Pépé est bon. « Ne la laisse pas tomber… elle est si fragile. Être une femme libéré tu sais c’est pas si facile! »

20h35: Je reçois un SMS de mon Ex: Es-tu aux Francos? Je répond par l’affirmative… pas de réponse.

20h45: Je m’assois par terre pour écouter la fin du spectacle mais l’endroit ne me plais pas vraiment et je suis caché par deux personnes debout. Je me relève immédiatement. Quelqu’un me frappe dans le dos. C’est mon Ex. J’étais assis juste à coté d’elle. Allo-ça-va-oui-toi. Je suis avec une fille et elle est avec son chum. On fait la conversation très courte mais mon rythme cardiaque a tout de même monté d’un cran. Elle s’en est surement rendue compte. Je suis gêné.

21h30: On décide d’aller boire dans un petit bar.

22h00: En retournant vers le véhicule, on aperçoit une pauvre petite fille malade et infirme chanter avec une voix d’or. Je m’apprête à lui lancer un 2 dollars mais, voyant ses parents non loin d’elle, je remets mon 2 piasses dans mes poches. Je n’encourage pas l’exploitation d’enfants.

22h30: Réception d’un SMS de J: J’imagine qu’on laisse tombé? Pensant que c’était déjà officiel et que j’étais en voiture, je ne réponds pas.

23h00: Direction Miss Villeray pour une brosse torride avec Sand. C’est la première qu’on y va. J’adore.

Minuit: Réception d’un texto de N. Les nombreuse téquila que je me suis engloutis m’avais fait oublié mon rendez-vous nocturne avec elle. Elle est très fâchée. Mais je négocie son amitié par un dîner le lendemain. Elle accepte à contrecœur.

00h30: Réception d’un SMS de mon Ex. Elle était contente de m’avoir vu et elle aimerait qu’on se revoit sous peu. Comme je la marierais sur-le-champs j’accepte sans hésiter.

2h30: Je suis complètement démoli. Je rentre chez Sand dormir. J’ai envie de lui faire l’amour mais ma tête veut exploser et il fait chaud. J’opte pour l’option de m’enfoncer dans son gros oreiller mou.

8h30: Ma tête menace vraiment d’exploser. À chaque battement de cœur, un énorme coup se fait sentir à l’intérieur de celle-ci.

10h00: Je quitte Sand. pour voir N. Le dîner se passe au Boston Pizza. La serveuse est complètement sexy et le sourire me revient.

21h50: J. lis le blogue de N. Elle est en beau ta*****k. Je suis un trou du cul.

21h55: Je finis par l’assumer.

D.