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Revoir son ex… encore

- Alors tu vas raconter notre soirée quand sur ton blogue?, qu’elle m’a texté le lendemain.

Mon Ex écrit tellement bien. Au moins dix fois plus que moi. Alors, quand elle me dit que j’écris bien et qu’elle veut que j’écrive sur elle, ça me stresse. Je veux être à la hauteur de ses attentes. De vos attentes. Des miennes. Ça va comme suit.

*****

T’es la devant moi. À deux ou trois mètres. Tu t’apprêtes à retourner chez toi par le métro Berri-Uqam parce que ton chum t’attend. T’es une bonne petite blonde alors tu ne le fais pas languir. Même si je crois – j’espère – que tu veux rester encore un petit peu. Que tu veux que ça soit moi ton lift.

Et moi, je suis la devant toi. J’ai les mains dans mes poches parce que je sais pas quoi en faire. T’es tellement belle, j’ai juste envie de les mettre sur ton visage et de t’embrasser. L’idée m’a d’ailleurs passé par la tête au moins 300 fois. Je veux dire, dans les dernières 300 secondes.

- Bon retour!
- Ouais!

Pas de bec, pas de câlin. Complètement figé devant toi. Et je suis retourné vers mon véhicule. Comme un maudit chokeux. J’ai attendu un peu au coin. Au cas ou tu reviendrais. La lumière est rouge mais je pourrais bien traverser pareil. Or, j’attends. Un peu, au cas.

Pourtant, plus tôt dans la soirée, ma confiance débordait au Ste-Élizabeth. La Boréal à 3,75 dollars aidait pas mal, faut l’avouer. Les allusions au fait qu’on allait s’embrasser étaient omniprésentes. Je n’avais rien à perdre de te le dire au fond. Tu rougissais et ça te rendait nerveuse. J’aimais ça. De savoir que ça ne te rendait pas indifférente, ça ne me donnait pas le goût de changer de sujet.

Cependant, au Presse Café pour dégriser, je me suis trouvé un peu nul pour un Dateur en série quand tu m’as caressé le coté. Je ne sais pas comment l’appeler cette partie du corps-là. Celle qu’on touche pour dire à l’autre « Viens t’en plus près de moi. ». On va dire le dos, ok? Je n’ai rien fait. J’aurais pu, j’ai choké.

Pis encore là, la porte pesante du métro vient tout juste de se refermer sur toi. J’ai envie de te courir après mais je continue à marcher dans l’autre direction. J’ai gardé mon cellulaire dans ma main. Je sais que tu vas me texter dans 5 minutes pour me dire quelque chose.

- Drôle de soirée hein?
- Drôle? Qu’est-ce que tu as trouvé drôle?
- Ben les allusions au fait qu’on allait se frencher?
- Tu aurais voulu?
- Je t’aurais laissé faire.

Damn

*****

Et vous… l’auriez-vous fait? Vous reprendriez-vous un autre soir?

D.

24 heures chrono: Pentagone amoureux

Parce que moi les triangles… je n’aime pas ça!

Vendredi soir

17h00: Tergiversations avec Sand à propos de la soirée qu’on devait passer. Quand c’est simple on (j’) aime ça faire ça compliqué. Je suis déjà supposé être parti depuis belle lurette.

17h30: J me propose de terminer la soirée avec elle. Comme je ne pense pas dormir chez Sand compte tenu de son UFC qui me fait peur, j’accepte.

17h45: Après quinze minutes de discussions avec J, le plan est finalement refusé. Selon moi.

17h46: Je propose à N. (dossier réouvert en passant) de terminer la soirée avec elle.

17h47: Acceptation de sa part.

18h00: Départ vers Montréal pour les Francos. Je ne veux pas rater Pépé goes français.

19h00: Arrivée chez Sand. Elle sent très bonne. Je respire un bon coup, reprends mes esprits et mets le véhicule en marche.

20h00: Je trouve enfin un stationnement. Coin Amherst et René-Levesque. Les Francos débutent près du Complexe Desjardins. Trente minutes nous séparent de la scène. C’était le plus proche.

20h30: Je peux enfin boire une bière. Pépé est bon. « Ne la laisse pas tomber… elle est si fragile. Être une femme libéré tu sais c’est pas si facile! »

20h35: Je reçois un SMS de mon Ex: Es-tu aux Francos? Je répond par l’affirmative… pas de réponse.

20h45: Je m’assois par terre pour écouter la fin du spectacle mais l’endroit ne me plais pas vraiment et je suis caché par deux personnes debout. Je me relève immédiatement. Quelqu’un me frappe dans le dos. C’est mon Ex. J’étais assis juste à coté d’elle. Allo-ça-va-oui-toi. Je suis avec une fille et elle est avec son chum. On fait la conversation très courte mais mon rythme cardiaque a tout de même monté d’un cran. Elle s’en est surement rendue compte. Je suis gêné.

21h30: On décide d’aller boire dans un petit bar.

22h00: En retournant vers le véhicule, on aperçoit une pauvre petite fille malade et infirme chanter avec une voix d’or. Je m’apprête à lui lancer un 2 dollars mais, voyant ses parents non loin d’elle, je remets mon 2 piasses dans mes poches. Je n’encourage pas l’exploitation d’enfants.

22h30: Réception d’un SMS de J: J’imagine qu’on laisse tombé? Pensant que c’était déjà officiel et que j’étais en voiture, je ne réponds pas.

23h00: Direction Miss Villeray pour une brosse torride avec Sand. C’est la première qu’on y va. J’adore.

Minuit: Réception d’un texto de N. Les nombreuse téquila que je me suis engloutis m’avais fait oublié mon rendez-vous nocturne avec elle. Elle est très fâchée. Mais je négocie son amitié par un dîner le lendemain. Elle accepte à contrecœur.

00h30: Réception d’un SMS de mon Ex. Elle était contente de m’avoir vu et elle aimerait qu’on se revoit sous peu. Comme je la marierais sur-le-champs j’accepte sans hésiter.

2h30: Je suis complètement démoli. Je rentre chez Sand dormir. J’ai envie de lui faire l’amour mais ma tête veut exploser et il fait chaud. J’opte pour l’option de m’enfoncer dans son gros oreiller mou.

8h30: Ma tête menace vraiment d’exploser. À chaque battement de cœur, un énorme coup se fait sentir à l’intérieur de celle-ci.

10h00: Je quitte Sand. pour voir N. Le dîner se passe au Boston Pizza. La serveuse est complètement sexy et le sourire me revient.

21h50: J. lis le blogue de N. Elle est en beau ta*****k. Je suis un trou du cul.

21h55: Je finis par l’assumer.

D.

Secrétaire demandée…

… pour la confirmation de mes rendez-vous… et peut-être avoir du sexe facile au bureau mais ça, c’est une autre affaire. Je vous explique.

La semaine dernière

Moi et J on discutait comme des débiles par textos comme on le fait toujours pendant la nuit jusqu’à ce que je me rende compte que je travaille à 8h30 le lendemain.

- T’es disponible dimanche J?
- Ça m’irait mieux lundi!
- Parfait, je te réserve mon lundi soir!

À date tout va bien? Vous voulez un résumé à la maison? Non? C’est bon!

Dans la nuit de samedi à dimanche

Je suis accoté sur un mur près du Ste-Élisabeth à l’abri des regards, juste à coté d’une grosse machine qui fait beaucoup de bruit. Moi et J sommes sortis avec nos gangs respectives mais nous nous sommes donné des petits rendez-vous coquins sporadiquement dans la soirée à l’extérieur sans que personne le sache en feignant une visite à la salle de bain.

- Ça fonctionne toujours pour lundi?, que je lui ai dit entre deux baisers.
- Ouais bien sur!

Lundi soir.

Toujours pas de nouvelles. Je la texte vers vingt heures pour savoir si elle vient toujours. Elle me répond par la négative car elle n’a pas eu de nouvelles de la journée lui confirmant que la soirée fonctionnait toujours. Elle s’était donc prévue d’autres occupations.

Je vous lance la question. Avez-vous besoin d’une re-re-reconfirmation la journée même pour qu’une soirée fonctionne? Pourquoi proposer à l’avance si on doit valider le jour du rendez-vous? À quelle intervalle doit-on rappeler la soirée à l’autre pour ne pas qu’elle soit oubliée? Et dans ce cas, pouvez-vous me dire à quoi sert un putain d’agenda?

D.

Retrouvailles d’école

Demain soir auront lieu mes retrouvailles d’école. Ça fait maintenant dix ans que j’ai terminé biologie, économie familiale, technologie et enseignement religieux et tous ces cours qui font de moi une personne meilleure dans la vie d’aujourd’hui. Ça passe si vite. Rien pour me rajeunir. Je vois le 30 ans GROS DE MÊME s’en venir à grandes enjambées.

Comme je suis un homme d’action, je me suis impliqué dans le comité organisateur. Nous avons statué que ce serait un party non-accompagné. Bonne idée, vous croyez?

Ma mère me racontait qu’elle connaissait quelqu’un qui avait renoué avec une ancienne flamme lors d’une soirée retrouvailles. Elle avait laissé son copain actuel pour finalement se marier avec l’amourette de jeunesse rencontré dans la soirée.

J’étais très effacé comme personne dans le temps. J’étais boutonneux, je bégayais, j’étais maigre comme dans Vision Mondial. Tout ce qu’une adolescente recherche chez un gars, quoi! J’espère faire bonne impression demain soir et qui sait, à mon tour, briser un couple. Bah quoi, c’est mon rêve.

Et vous, des anecdotes de conventum étudiants? Racontez-les moi!

D.