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Flash-back: Jouer avec les limites (2006)

© Vincent Besnault

Janvier 2006

Je devais respecter ses limites. Ne pas m’attendre à plus que quelques baisers de sa part. J’avais déjà entendu souvent les filles tenir ce genre de discours auparavant et je les avais toutes fait démentir. Je ne commencerais pas à rater mon coup ce soir.

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La jolie rouquine m’attendait

Flash-Back: J’ai fourré devant le bébé (2003)

FourreDevantLeBebe

Septembre 2003

Merde, un gars que je connais entre dans l’autobus se dirigeant vers Montréal. Endroit où je me rends pour une date nocturne. Je déteste que les gens que je connais sachent mes allées et venues en ce qui attrait aux rencontres. Surtout celles faites tard.

La phrase « Je vais voir une amie » dite à treize heures est plus crédible que celle dite à 23 h 30. Mais n’allez pas non plus dire, « Je vais voir du monde, là ». Vous risquerez de devoir vous justifier sur leur identité. Donc je lui ai dit la vérité,

Juste un léger trouble psychyatrique…

- Aweille, dis oui, ça m’excite full ça!
- Humm non, je ne suis vraiment pas sur, j’aime pas ça moi… Ça m’éteint plutôt même!
que je lui ai répondu.
- Mais là, je suis allée les louer, il faudrait bien qu’on les regarde…
- J’adore la porn, tu sais? J’en consomme parfois… Mais la porn

Résumé de mon party de bureau

Gros seins siliconés. Le paradis – s’il est un – de la boule refaite se trouve à ma job.
Robes de soirée au décolleté plongeant. Plongeant comme dans le tremplin de 10 mètres.
Mon Ex qui me texte 6 mois plus tard. Elle choisi vraiment ses soirées. J’imagine qu’elle le sent.
Bar ouvert de 18 heures à minuit.
Plein de jeunes filles saoules qui se collent sur toi parce que trop d’UpperCut.

Mais…
Elles sont toutes en couple et/ou enceinte cette année ou quoi?

Alors on s’agace toute la soirée, on revient seul à la maison et on se réveille le lendemain avec ce mal de tête féroce et cette envie de baiser qui n’arrive pas à s’estomper. Et qui démange… juste là, là.

Bref, rien de différent de vos party à vous, n’est-ce pas?

D.

Flash-back: En manque à n’en plus voir clair (2004)

Juin 2004… époque où ce n’était pas encore tout le monde qui possédait une photo dans son ordinateur.

- Voir que tu n’as pas de photo?
- Bah je te dis que si… je suis désolée.
- Même pas des amis qui pourraient t’en envoyer une.
- Et non…
- Et là, tu veux que je m’en vienne te voir alors que je ne sais même pas de quoi tu as l’air?
- Grosso modo c’est ça.
- Ouan… bon ok je m’en viens.

Je me suis demandé intérieurement dans quoi je venais encore de m’embarquer! C’est ben mon genre ça, d’écouter mes envies plutôt que ma raison. Raison qui m’aurait dit de ne pas dépenser 20 dollars d’autobus et une journée entière pour voir une fille qui n’est peut-être pas mon genre.

Ma mère m’a toujours dit d’écouter ma petite voix intérieure. Ce n’est pas de ma faute si la mienne est dans mon scrotum. Bref.

J’ai pris l’autobus en direction de Montréal. Elle m’attendait près d’un parc à l’endroit et à l’heure que l’on avait convenus plus tôt. Elle était de dos. Une rousse d’environ cinq pieds et quatre. Plutôt bien roulée. Le sourire aux lèvres, j’ai tenté de lui faire un saut en la surprenant sournoisement.

Étrangement, c’est plutôt moi qui fut surpris. Les rousses vous savez, soit qu’elles sont très jolies ou très moches. Le juste milieu n’existe pas chez les rousses. Je vous laisse deviner la catégorie dans laquelle elle se trouvait. La mauvaise bien entendu.

- Hey allo D.
- Allo…, que je lui ai répondu en en reprenant mes esprits. Hey… tu ne sais pas quoi, j’ai eu un appel dans l’autobus et il y a un super gros party chez mes amis ce soir alors je ne pourrai pas coucher ici… j’espère que ça ne te dérange pas?
- Non c’est correct voyons donc!

Soulagement intérieur, elle n’y a vu que du feu. N’empêche qu’étant déjà là, je me suis dit j’étais aussi bien d’en profiter. Ce n’est quand même pas la fille la plus laide du monde.

Si bien que de fil en aiguille je me suis retrouvé à cheval sur elle. Quant elle, elle tentait de faire sortir ma petite voix intérieure à l’aide de ses mains.

Ah… ahh.. oufff…

Malaise.

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Nos sens sont si troublés lorsqu’on est en manque de sexe. J’étais bien heureux d’avoir feint le party chez des amis avant et non pas après. Ça parait toujours mieux!

D.